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mardi 4 mars 2014

Copé, le « desesperado »

Copé, le « desesperado »

Incroyable scénario, hier matin au siège de l'UMP ! Sous une mise sombre et un masque fermé se cachait Jean-François Copé le « desesperado », se prétendant victime d'une « véritable chasse à l'homme » et décidé à tirer sur tout ce qui bouge pour sauver sa peau. Nul n'imaginait que la « déclaration solennelle » annoncée la veille, tournerait ainsi au « sulfatage » généralisé. Sommant le milieu politique et le monde médiatique de se soumettre à une loi de transparence absolue, Jean-François Copé a fait sienne l'injonction « Tous à poil ! » qu'il avait brocardée en d'autres circonstances. Du coup, il a moins cherché à se justifier qu'à faire peser des soupçons sur l'ensemble de la société politico-médiatique.
Jean-François Copé a curieusement opté pour une politique de la terre brûlée en choisissant de plaider « tous coupables ». On peut comprendre l'irritation du président de l'UMP devant les « révélations » de l'hebdomadaireLe Point. On lui concédera même que la presse manque parfois de réserve dans des « accroches » qui relèvent plus du marketing que de l'information mesurée. Mais il n'y a pas là matière à crier à l'inquisition.
D'autant plus que Jean-François Copé n'a pas été le dernier à recourir aux artifices de la communication et à pratiquer, dans son langage « décomplexé », des amalgames douteux. Sans oublier que l'élection à la présidence de l'UMP ne fut pas un modèle de transparence. Voici donc Jean-François Copé, le « mal-aimé », lancé dans une improbable croisade où il risque de se retrouver bien esseulé.
Il y avait comme de la retenue, hier, dans les réactions des membres de l'UMP un peu pris en otages par les fulminations de Copé. Ses deux propositions de loi n'ont pas soulevé l'enthousiasme. Tout au plus sèment-elles le trouble dans une campagne que la droite aurait pu souhaiter à l'abri des remous nationaux. Jean-François Copé a abusivement parlé, hier, au nom de l'UMP et même des Français. Il lui sera sûrement reproché, avec son appel véhément au « tous derrière moi », d'avoir maladroitement alimenté l'affligeante rengaine du « tous pourris ».

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