TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mardi 1 janvier 2013

Merkel prédit une année 2013 encore plus dure que 2012

La chancelière allemande appelle ses concitoyens à la «patience» et au «courage» dans ses voeux pour la nouvelle année. Elle estime que la crise de l'euro est «loin d'être surmontée». «L'environnement économique ne sera pas plus facile, mais plus difficile l'an prochain.» Dans son allocution pour la nouvelle année, qui doit être diffusée à la télévision ce lundi soir, la chancelière allemande Angela Merkel douche tout espoir d'une sortie du tunnel en 2013. Elle appelle même ses concitoyens à la «patience» et au «courage» pour affronter la crise. «Cela ne doit pas nous décourager, mais au contraire nous stimuler», juge toutefois la dirigeante de la première économie européenne.

Tandis que François Hollande ne boudait pas son plaisir lors du dernier sommet européen à Bruxelles, mi-décembre, en affirmant que «la crise de l'euro est derrière nous», Angela Merkel le contredit sans détour. «Les réformes que nous avons décidées (en Europe) commencent à produire leurs effets. Mais nous avons encore besoin de beaucoup de patience. La crise est encore loin d'être surmontée», estime la chancelière. Au passage, elle prend aussi le contrepied de son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, qui estimait dans un entretien au magazine Bild la semaine dernière que «le pire est passé».
Même si l'Allemagne bénéficie d'une conjoncture meilleure que la plupart de ses partenaires européens, elle commence à se laisser gagner par la morosité ambiante. Le pays a ainsi enregistré une croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 0,2% au troisième trimestre, après +0,3% au deuxième trimestre et +0,5% au premier. La Bundesbank a d'ailleurs révisé à la baisse, début décembre, ses prévisions de croissance en 2012 et 2013. La banque centrale anticipe une hausse de 0,7% du PIB pour 2012, contre 1% précédemment, et une progression de seulement 0,4% pour 2013 contre 1,6% jusqu'à présent. Elle prévoit toutefois un retour à une croissance plus soutenue en 2014. Dans ce contexte, Angela Merkel - qui cherchera à obtenir un troisième mandat lors des élections de septembre - s'est tout de même félicitée de la chute du chômage, au plus bas depuis la réunification.

Espoir d'un rebond en 2014

L'espoir allemand d'un rebond en 2014 est partagé par l'Espagne, à nouveau engluée dans la récession depuis fin 2011. Le chef du gouvernement espagnol,Mariano Rajoy,a déclaré vendredi qu'il s'attendait à une année 2013 «très difficile» pour son pays, mais a affirmé espérer que la situation économique s'améliorera au second semestre. «Nous devons poursuivre les réformes que nous avons engagées», a-t-il déclaré à la sortie du dernier Conseil des ministres de 2012. Frappée par un taux de chômage record de 25%, secouée par le sauvetage de ses banques trop exposées au secteur immobilier sinistré, l'Espagne a étéfortement chahutée sur les marchés cette année.
«Austérité et réformes sont les deux ingrédients d'une politique dont l'unique objectif est de retrouver la croissance pour pouvoir créer des emplois le plus vite possible», selon Mariano Rajoy. Une recette qui finira par porter ses fruits, assurent certains économistes. Jacques Attali, le président de la fondation PlaNet, a estimé la semaine dernière que les années 2014 et 2015 pourraient être «de bonnes années» sur le plan économique. L'expert prévoit ainsi que «la crise économique aux Etats-Unis va s'estomper», que «la Chine va redémarrer» et que «l'Europe va recevoir les fruits de ses énormes réformes».
VOILÀ QUI DIFFÈRE SINGULIÈREMENT DU "DISCOUR" DU NUL DE TULLE 

0 commentaires: