Une blague ? Non ! Mais une provocation, assurément. Le président de ce " club " n'est autre que Rachid Nekkaz qui avait déjà fait parler de lui en 2007, lors de la précédente présidentielle. Cet homme d'affaires parisien, qui a fait fortune dans les nouvelles technologies et l'immobilier, avait tenté d'être candidat mais sans pouvoir réunir les parrainages.
Dénonçant ce mode de sélection, il avait acheté celui d'un maire avant de le déchirer en direct sur le plateau de la chaîne d'infos LCI. Et c'est bien dans le même esprit de dénonciation du système qu'on le retrouve en 2012 avec cette " loterie " comme il nous l'explique.
Cette proposition est-elle vraiment sérieuse ?
Complètement, je suis prêt à acheter les 500 signatures nécessaires, et à verser les 1.352,50 € 500 fois. Mais je ne le fais pas pour me présenter.
Pour qui, alors ?
Mais comment être sûr que vous n'allez pas les conserver à votre profit ?
Parce que je compte réunir tous les élus qui me suivront sur un plateau de télévision, et c'est à ce moment-là, en direct, qu'ils parraineront leur candidate.
Pourquoi les femmes, les " parrainages " seraient-ils sexistes ?
Ils le sont, je vous l'assure. Et pour une raison bien simple : 80 % des élus pouvant délivrer ce parrainage sont des hommes. Je mets donc ma fortune personnelle au service de la lutte contre le sexisme. Cependant, mon objectif est aussi, et surtout, de dénoncer le système des parrainages.
C'est-à-dire ?
Selon moi, ce système est une violation des libertés. On peut se présenter à n'importe quelle élection en France, sauf à la présidentielle où il y a cette entrave. Il faudrait plutôt un parrainage citoyen, en réunissant une pétition de 100.000 concitoyens par exemple. En " achetant " les parrainages, je veux montrer le ridicule de ce système où les notables se cooptent entre eux.
Mais est-ce légal ?
Non, j'encourt dix ans de prison et 15.000 € d'amende… 500 fois, même, si j'atteins mon objectif.
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