TOUT EST DIT

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mercredi 21 mars 2012

Delphine Batho (PS) refuse de quitter son logement du parc social parisien

Bertrand Delanoë l'assure : pas de "copinage" entre socialistes concernant l'attribution de logements dépendant de la ville de Paris."Depuis l'arrivée aux affaires de l'actuelle majorité municipale, aucun logement n'a été attribué à un élu", affirme-t-on dans l'entourage du maire. Reste que plusieurs personnalités politiques occupent, depuis de nombreuses années, des logements du parc immobilier de la ville de Paris, parmi lesquelles Delphine Batho, députée socialiste des Deux-Sèvres et porte-parole de François Hollande.
En novembre 2011, c'était Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort et président du MRC, qui se faisait épingler par la mairie de Paris. En effet, l'ancien ministre occupe, depuis 1983, un appartement dans le 5e arrondissement de Paris pour un loyer très éloigné des prix que les Parisiens sont obligés de payer sur le marché privé : 1 519 euros pour un logement de 120 m².

Une situation qui n'est pas illégale, mais qui est critiquée par Bertrand Delanoë. "J'ai besoin de logements pour les Parisiens dont les revenus justifient qu'ils y aient accès . Dès lors que M. Chevènement rendra son logement du parc social de la ville de Paris, il pourra être attribué à une famille réellement éligible", assurait au Monde le maire de Paris à l'automne 2011. Dans les colonnes du Nouvel Observateur du 1er décembre, Jean-Yves Mano, adjoint au maire de Paris en charge du logement, enfonçait le clou : "Au nom du principe républicain d'égalité, [M Chevènement] devrait comprendre que son appartement pourrait être loué à une famille qui a en besoin." L'ancien ministre, qui était alors candidat à l'élection présidentielle, a fait la sourde oreille à la requête et même porté plainte contre la ville de Paris . Il n'est pas le seul à profiter des faibles loyers de la Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP).

108 M2 POUR 1524 EUROS PAR MOIS
Delphine Batho, députée depuis 2007, occupe un appartement de 108 m2 pour 1 524 euros par mois. Interrogée sur l'occupation d'un appartement de la ville par la porte-parole du candidat socialiste, le maire de Paris a affirmé, lundi 19 mars, en marge du conseil de Paris que ses déclarations à charge contre l'ancien ministre "étaient également valables" pour la jeune parlementaire.
Mme Batho, dont le mandat de député lui assure une indemnité de 7 100 € brut mensuels, auxquels s'ajoutent 6 412 € brut de frais de représentation et 9 138 € pour rémunérer ses collaborateurs, justifie son occupation d'un logement de la RIVP en arguant du fait que "des locataires avec des revenus nettement supérieurs ne paient pas de surloyer pour le même type de logement". Surloyer dont elle s'acquitte, après en avoir fait la demande à son bailleur, mais qui laisse son loyer loin de ce que doivent payer les locataires du secteur privé (plus de 37 % d'écart selon la Chambre régionale des comptes).
Quant au conventionnement de l'appartement qu'elle occupe et qui selon la RIVP pourrait bénéficier à une famille plus modeste, la socialiste rétorque qu'elle n 'a "pas entendu que le bailleur souhaitait transformer les 6 000 logements intermédiaires liés à la mixité sociale de son parc de logements." Pourtant, depuis 2008 " toutes les attributions de logements se font sous la condition de ressource PLS (prêt locatif social)" rappelle-t-on à la RIVP.
"DES AMALGAMES INJUSTIFIÉS"
La députée estime cependant que c'est sa "personnalité et non sa situation locative qui serait visée par des amalgames injustifiés." Dans un rapport publié en juin 2011, la Chambre régionale des comptes (CRC) explique l'acharnement de quelques élus à se maintenir dans les appartements de la RIVP : "La comparaison avec le secteur privé est sans équivoque, les loyers des logements, même avec surloyers, restant nettement inférieurs à ceux du marché à Paris. Par conséquent, très peu de locataires assujettis quittent leur logement", constatent les magistrats.
La RIVP a invité les politiques à "résilier leur bail pour des motifs déontologiques. Cette action n'a suscité aucune réponse positive" rapportent les magistrats de la CRC.

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