TOUT EST DIT

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samedi 3 juillet 2010


Sarkozy, à la manière d'Escalettes

"Admis ou pas ?" A l'aube des grandes vacances, la question court sous les préaux. Avant de tomber dans les bras de juillet, il faut savoir de quoi septembre sera fait. Les candidats à la réussite rongent leur frein, encore quelques jours d'angoisse.

Le verdict des examens approche... sauf dans la classe Matignon. Le superproviseur, Nicolas Sarkozy, y a repéré une poignée de "cancres" et le claironne abondamment. Il tait encore leurs noms, tout en pointant "des comportements inadmissibles". Assez pour qu'on esquisse la liste des futurs "recalés". Rama Yade, Christian Blanc, Alain Joyandet, Fadela Amera - voire un "bon élève" comme Eric Woerth - doivent se sentir visés.

Mais la sanction, sous forme de "remaniement", ne tombera qu'à l'automne... une fois bouclée la réforme des retraites. Claude Guéant, en "surgé" vachard, en rajoute une couche : "Préparons-nous à un gouvernement resserré".

En attendant, penauds, les ministres piquent du nez. Le dernier trimestre va être long... Comment bien travailler, aussi, se sachant déjà exclus par le conseil de discipline ! Cet étrange "management" semble l'apanage des présidents débordés. Ainsi Jean-Pierre Escalettes, plutôt que d'évincer Domenech avant la Coupe du monde, préféra lui annoncer qu'il serait viré après. On connaît le résultat.

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