TOUT EST DIT

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dimanche 9 mai 2010

À qui la faute ?


L'indice Dow Jones, jeudi dernier, a connu une chute historique, absurde et incompréhensible. En l'espace de quelques heures, il a cédé plus de 1 000 points, soit une baisse de 9 %. Du jamais vu sur la place new-yorkaise. Seul un évènement extraordinaire peut justifier pareille dégringolade. Al Qaida au Capitole, Obama assassiné, la Chine qui entre en guerre ? Mais non. L'actualité, ce jour-là, n'offrait que des calamités quelconques. La crise budgétaire grecque, qui a bon dos, ne saurait tout expliquer.

On s'en remet donc à la Securities and Exchange Commission, gendarme de la Bourse américaine, pour y voir clair. La SEC - comme un coup de trique - ouvre aussitôt une enquête cinglante. À l'image du crash aérien, le krach financier autorise deux hypothèses. Il s'agit de choisir entre l'erreur humaine et la défaillance technique.

Tous les regards se tournent vers un trader de Citigroup que désigne la rumeur. On soupçonne le maladroit d'avoir tapé "b" au lieu de "m". Transformant les millions en milliards, il aurait ainsi, par son faramineux ordre de vente, déclenché l'hystérie des marchés.

Voilà où nous en sommes. Un obscur "pianiste" commet une faute de main à Wall Street, et le concert des nations part en vrille !

La seconde hypothèse évoque "un problème informatique". Gérées par internet à la vitesse grand V, les transactions ne sont pas à l'abri d'un "bug". Le système permet une spéculation plus rapide que l'éclair, mais ne dispose d'aucun garde-fou. Les ordinateurs s'emballent, la planète aussi.

Ici, on ignore encore si l'erreur incombe à la machine ou au courtier. Dans l'un et l'autre cas, de toute façon, il y a du souci à se faire...


Gilles Debernardi

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