TOUT EST DIT

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dimanche 18 avril 2010

Les aéronefs légers à nouveau autorisés en vol

Le nuage pollué par des cendres volcaniques étant situé à haute altitude, les aéronefs légers volant à vue près du sol - avions, hélicoptères, ULM, ballons, ailes volantes, etc. - ont été autorisés à reprendre l'air au-dessus du territoire français, une mesure qui concerne environ 100 000 pratiquants pendant un week-end de beau temps. Ceux-ci évoluent, en effet, à basse altitude (moins de 4.000 mètres), très loin des dangers du nuage volcanique. La règle de vol qui s'applique est celle du VFR (Visual Flight Rules), qui impose de rester hors des nuages et d'être, sauf exception bien définie, en vue du sol.

Il semble, en effet, qu'il y ait eu un "malentendu" au niveau interministériel où la distinction a été oubliée. La Direction générale de l'aviation civile a modifié la réglementation qui est diffusée en temps réel par Notam (Note to Airmen). Malheureusement, le site Internet du service de l'information aéronautique, probablement saturé, est tombé en panne et c'est en consultant les sites étrangers, comme celui de la FAA américaine, que les consignes sont accessibles. Celles-ci précisent bien qu'un avion équipé de réacteurs qui décollerait de Toussus-le-Noble ou de Pontoise près de Paris ou de Bron près de Lyon ne pourra obtenir ensuite du contrôle aérien une autorisation de voler en IFR (aux instruments). COMBIEN LA FRANCE A-T-ELLE DE CES GROS PORTEURS DE TROUPE ? NE POURRAIT-ELLE PAS LES UTILISER ?
MORIN QUE FAITES VOUS DONC ???

Hollande compare Sarkozy à VGE, président le temps d'un seul mandat

L'ancien patron du PS François Hollande compare Nicolas Sarkozy à l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, parlant de "dérive monarchique" et de mode de gouvernance "épuisé" au bout d'un seul mandat à l'Elysée, dans un entretien au Monde daté de dimanche-lundi.

"Je n'exclus plus que Nicolas Sarkozy soit contraint à renoncer. Son système est épuisé et les fondamentaux qui avaient fait son succès en 2007 se sont fissurés", affirme le député et président du conseil général de Corrèze, qui a dirigé le Parti socialiste de 1997 à 2008.

"Je suis frappé par l'analogie entre la fin du giscardisme et celle du sarkozysme", poursuit-il. "Tous les deux avaient brandi la rupture, brisé des codes, pratiqué l'ouverture. Tous les deux ont été bousculés par la crise et ont connu cette dérive monarchique avec des entourages qui ont fini par se détruire de l'intérieur".

"La victoire ne se construit pas sur une décomposition", fait-il valoir.

Dans l'interview, ce candidat déclaré aux primaires PS pour 2012 fixe aussi les grands thèmes que la gauche doit, selon lui, promouvoir pour gagner la prochaine présidentielle.

"C'est un quinquennat de redressement qu'il nous faut préparer", dit-il. "Nous devons donner du sens, annoncer trois ou quatre priorités: éducation, emploi, écologie, et surtout dire comment nous les financerons. La réforme fiscale est la condition de toutes les autres".

Dans un récent entretien avec l'AFP, François Hollande s'était dit partisan de la suppression du bouclier fiscal mais aussi d'un changement "profond" de la fiscalité des revenus, appelant notamment à "supprimer une bonne partie des niches fiscales" et à "fusionner CSG et impôt sur le revenu".

Enfin, sur le thème de l'emploi, il propose, dans Le Monde, de lancer "un nouveau contrat de travail de cinq ans qui organisera un partenariat entre un jeune et un senior, un entrant et un futur sortant" du marché du travail.

LE PAUVRE HOMME NE SE REND PAS COMPTE QU'IL EST TOUT AUSSI GRILLÉ QUE SARKOZY, PORCINET NE SERA JAMAIS ÉLU PRÉSIDENT D'UNE RÉPUBLIQUE, MÊME FRANÇAISE. SON INCAPACITÉ À PORTER UNE ANALYSE CLAIRE DE SON PARTI NOUS EN A DONNÉ LA PREUVE; AUBRY LA COCHONNE L'A REMPLACÉ, ON RESTE DANS L'OVIN, LA FANGE N'EST PAS LOIN S'ILS ARRIVENT AU POUVOIR.

Un si « petit » volcan...


Combien de temps encore ? La réponse ne concerne pas seulement les centaines de milliers de passagers bloqués dans le monde. C'est tout un mode de vie qui est perturbé par une « panne » géologique. En commençant par l'économie. Que les compagnies aériennes perdent environ 150 millions d'euros par jour n'est déjà pas négligeable. Il faut ajouter l'industrie du tourisme et les services liés. Et, moins spectaculaire mais essentiel : le fret aérien. Il n'assure que 3% du transport international en volume mais presque 50% en valeur. Dans une mondialisation travaillant à flux tendu, une pièce qui ne peut être acheminée à temps met la compétitivité d'une entreprise en péril.
Inutile de spéculer sur le « coût » de cette éruption, de toute façon proportionnel à la durée de l'activité volcanique. Un coût total qui ne sera pas exclusivement économique. Tous les experts officiels assurent que ce gigantesque nuage de poussière n'aura pas de retombées climatiques. D'autres font des rapprochements historiques. Le réveil d'« Eyjaföll », qualifié de « petit volcan », précéderait toujours « Katla », un « gros » qui a laissé de cuisants souvenirs. Ses panaches de cendres seraient responsables des saisons folles et des maigres récoltes entre 1783 et 1788. Avec pour conséquence le renchérissement du pain (la base de l'alimentation à l'époque) : pour beaucoup d'historiens, une des causes indirectes de la Révolution française.
Certes, nous ne sommes plus au XVIIIe siècle et nos sociétés sont autrement organisées. Mais reste la même impuissance face aux phénomènes naturels. L'Homme agit toujours comme s'il était le seul maître des événements, bétonne les plages, coupe à blanc sans se soucier de l'érosion, construit dans les zones inondables... Jusqu'à la catastrophe qui, rarement, sert de leçon. Elle sera vite oubliée, la quête du profit contribuant à l'amnésie collective.
Et voilà qu'un « petit volcan » islandais cloue à terre toute l'aviation civile ! Longtemps inimaginable ou, à la rigueur, seulement un cas d'école ! Mais aujourd'hui une réalité parfaitement gérée par Eurocontrol, organisme de surveillance indépendant dont est membre l'Union européenne. Au mépris de toutes les pressions économiques, le centre de Bruxelles a su imposer son gigantesque « principe de précaution » relayé par tous les Etats fermant leurs aéroports. Une louable efficacité à méditer par ces compagnies aériennes si avenantes dans leurs publicités et incapables d'informer leurs passagers. Enfin, que dire de ces voyagistes dont la seule hantise est de perdre de l'argent, convoquant leurs clients aux guichets d'enregistrement pour des vols annulés.

«Ségolène Royal est une enfumeuse de première»

Dominique Paillé, le porte-parole de l'UMP, qui s'en prend à la présidente de Poitou-Charentes, Jean-Luc Mélenchon qui veut faire «payer les riches», Daniel Cohn-Bendit qui ne regrettera pas le président polonais... Lefigaro.fr a sélectionné les moments marquants de l'actualité politique de la semaine.


Les retombées mondiales des cendres d'un volcan islandais

Un volcan projette des cendres et c'est tout le monde moderne qui se retrouve paralysé. Dans une société fondée sur la liberté de voyager loin et vite, la liste des conséquences de l'arrêt du trafic aérien européen est longue.

«Les dommages infligés au trafic aérien mondial par les cendres volcaniques dépassent ceux subis après les attentats du 11 septembre 2001», selon l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI). La liste des conséquences des perturbations liées à l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll n'a donc pas fini de s'allonger.

Le chaos a tout d'abord des répercussions sur la cérémonie d'obsèques à Cracovie du président polonais Lech Kaczynski et de son épouse. Le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel, le chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero et le premier ministre sud-coréen Chung Un-Chan notamment ne pourront pas s'y rendre. En revanche, le président slovène Danilo Turk a décidé de partir samedi en voiture, tout comme l'ex-président ukrainien Viktor Iouchtchenko. Le président roumain Traian Basescu a choisi lui l'hélicoptère de Bucarest à Oradea (nord-ouest de la Roumanie), puis de rallier Cracovie en voiture, par la Hongrie et la Slovaquie. Son homologue tchèque, Vaclav Klaus, prendra le train, puis la voiture dimanche. D'autres attendent l'évolution de la situation pour se décider, comme le président autrichien Heinz Fischer ou le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso.

Angela Merkel a atterri samedi après-midi à Rome, d'où elle s'est rendue en voiture à Bolzano, dans le nord de l'Italie. De retour d'un voyage aux Etats-Unis, elle a déjà été contrainte de passer la nuit de vendredi à samedi à Lisbonne faute de pouvoir atterrir à Berlin.

Plusieurs ministres des Affaires étrangères n'ont par ailleurs pas pu arriver à temps à Téhéran pour participer à la conférence internationale sur le désarmement nucléaire.

A Madrid, c'est une réunion des ministres européens des Finances et une rencontre avec leurs homologues asiatiques qui a été largement perturbée. La ministre française de l'Economie Christine Lagarde et le secrétaire d'Etat allemand aux Finances Jörg Asmussen ont choisi de quitter précipitamment la capitale espagnole, sans donner les conférences de presse prévues à la mi-journée.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet recherchait quant à lui des «alternatives» à l'avion pour regagner Francfort, en Allemagne, on indiqué ses services.

Le blocage aura en tout cas permis au premier ministre norvégien de se familiariser avec l'iPad. Bloqué à New York, Jens Stoltenberg a pu donner ses instructions à ses ministres grâce à la tablette multimédia d'Apple qu'il venait juste d'acheter pendant une visite aux Etats-Unis.

Depuis Prague, le président portugais Anibal Cavaco Silva a décidé quant à lui de rejoindre l'Espagne en voiture. Il devait dormir samedi soir à Strasbourg, avant de pousser dimanche jusqu'à Barcelone pour prendre un avion à destination de Lisbonne. Si l'aéroport de Barcelone devait être fermé avant son arrivée, il envisage de poursuivre en voiture jusqu'à la capitale portugaise. A bord de trois autocars, la délégation qui l'accompagne devait suivre le même parcours.

En Grande-Bretagne, la fermeture de l'espace aérien provoque déjà des inquiétudes quant à une éventuelle pénurie de certains aliments, en particulier des fruits et légumes frais selon l'un des responsables de l'Association des transporteurs de fret (FTA). «Même si tout retourne à la normale bientôt, il y aura des perturbations dans les approvisionnements pendant une à deux semaines le temps que tout se remette en place», selon ce responsable.

La fermeture des aéroports a également empêché cinq soldats allemands blessés en Afghanistan, ainsi que leur ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg, de rentrer directement chez eux. Ils devront d'abord passer par la Turquie.

Plus grave, la livraison des organes destinés à des greffes était ralentie en Allemagne. A la Fondation allemande pour la greffe d'organes, on expliquait que les organes habituellement transportés par avion étaient pour le moment distribués au niveau régional, en coordination avec l'organisation européenne Eurotransplant. «Les coeurs, les poumons et les foies, normalement transportés par air, sont pour le moment distribués par région et par des moyens de transports terrestres», expliquait Nadine Koerner, porte-parole de la Fondation.

Des manifestations sportives ont également été victimes du nuage de cendres. Ainsi le cycliste espagnol Alejandro Valverde a déclaré forfait à la veille de l'Amstel Gold Race, qui se tient aux Pays-Bas. Le chaos a conduit au report de deux demi-finales d'épreuves européennes de handball féminin prévues ce week-end en Allemagne.

Le nuage menace également la tenue des rencontres des demi-finales de Ligue des champions et de Ligue Europa prévues la semaine prochaine. En Ligue des champions, Barcelone doit se rendre en Lombardie affronter l'Inter de Milan mardi, alors que Lyon est attendu en Bavière sur le terrain du Bayern de Munich mercredi. Deux équipes anglaises voyagent elles aussi jeudi en Ligue Europa : Liverpool doit se rendre en Espagne affronter l'Atletico Madrid et Fulham doit voyager en Allemagne pour affronter Hambourg.

Côté personnalités du spectacle, la chanteuse américaine Whitney Houston a dû prendre un ferry depuis la Grande-Bretagne pour l'Irlande, où elle donne une série de concerts à partir de samedi.

Des personnalités françaises ont dû prendre leur mal en patience. L'actrice Josiane Balasko est depuis vendredi soir dans l'impossibilité de quitter Shanghai, où elle participait à un festival du cinéma français.

En Grèce pour le festival du film français d'Athènes, Stéphane Bern et l'équipe du programme «Le Fou du Roi» de la radio France Inter vont également devoir prolonger leur séjour. L'émission de lundi sera diffusée en direct de la capitale grecque.

Si la situation fait perdre au moins 200 millions de dollars (148 millions d'euros) par jour aux compagnies aériennes, selon l'Association internationale du transport aérien (IATA), elle a déjà coûté plus de 5.000 dollars (3.700 euros) au comédien britannique John Cleese. L'ex-Monty Python a dépensé cette somme pour aller d'Oslo à Bruxelles... en taxi, dans l'espoir de pouvoir rallier Londres.

C'est Mozart qu'on assassine !


Le ministère de la Culture, les régions, les départements et les communes consacrent environ dix milliards d'euros aux affaires culturelles. Il ne s'agit pas d'animer nos vies avec des fêtes mais de financer des activités et de favoriser les conditions d'une expression artistique. Or, un vent mauvais souffle ces jours-ci sur les affaires culturelles. Les caisses se vident. L'État se désengage et les collectivités locales coupent le robinet. La culture en fait les frais car elle n'est pas prioritaire. La fermeture des services culturels semble un moindre mal face à d'autres urgences sociales...

Aujourd'hui, les craintes sont nombreuses à s'exprimer car la baisse des subventions menace à la fois la tenue des grands festivals et le quotidien de tous les citoyens. Le mécénat se nourrit de quelques avantages fiscaux consentis aux nantis lettrés qui savent bien que le vrai luxe est celui de la beauté de l'art. Mais la générosité éclairée des mécènes ne suffit pas à l'entretien des artistes. Car la société a besoin de cultures générales pour irriguer son quotidien à tous les niveaux. Ce sont les bibliothèques qui font battre le coeur des villes et des villages, ce sont les cours de dessin et de danse, les ateliers de théâtre et de vidéo qui font des têtes bien faites, ce sont la création de spectacles vivants et la permanence d'expositions qui font venir le monde dans les yeux de tout le monde, ce sont les festivals de tous les arts qui favorisent les rencontres entre les hommes de bonne volonté et nourrissent la paix sociale... Et c'est là que se noue notre identité.

Sans cette vitalité du voyage intérieur qui permet à chacun de se construire, que reste-t-il ? Des superproductions planétaires et de la télé en panne de réalité... Face au cauchemar de l'ignorance, au moment où la violence s'empare de l'école, quand les anciens se désolent de la perte des repères, il faut redire que le combat de l'intelligence se mène avec les armes de la connaissance. Au moment où les choix budgétaires s'annoncent dans la douleur du renoncement, il faut se rappeler une constante de l'Histoire. La commande publique a toujours été le moteur essentiel de la culture. Les pyramides, comme le Taj Mahal, le théâtre de Molière comme l'architecture de Versailles, la danse de Lully comme la musique de Beethoven, les cathédrales comme les places républicaines au coeur des villes, la Tour Eiffel comme le Louvre et tout ce qu'il contient, tout a été rendu possible au nom d'une puissance publique. Si les pouvoirs publics privent aujourd'hui les affaires culturelles de leurs fonds, c'est la société qui s'asphyxie, c'est Mozart qu'on assassine en chaque enfant... La culture n'est pas un accessoire pour faire joli. Elle n'est ni de droite ni de gauche. C'est l'air que nous respirons.

Dublin-Paris, un périple maritimo-ferroviaire de 36 heures

L'envoyé spécial du "Monde" en Irlande a tenté de rallier Paris depuis Dublin, à l'heure où le trafic aérien est paralysé en Europe, les trains, les ferries et les hôtels pris d'assaut.

Jeudi 15 avril.

"Mais il est où, ce satané nuage ?" A l'extérieur de l'aéroport international de Dublin, tout le monde a les yeux fixés vers un ciel exceptionnellement immaculé pour la saison. Pas une trace des poussières volcaniques qui ont provoqué l'annulation de tous les vols au départ de la capitale irlandaise, dont le mien, qui devait me ramener à Paris dans la soirée après un reportage à Belfast.

C'est le début de la course au logement, le plus près possible des guichets d'enregistrements. Les hôtels les mieux placés sont tous déjà plein : il faut se rabattre sur une énorme boîte à dormir un peu plus éloignée. Devant la réception, la file d'attente est si longue qu'un Anglais en a presque perdu tout sens de l'humour. Quand on lui fait remarquer qu'au moins la soirée sera tranquille, sans le bruit de tous ces avions, il grimace nerveusement. "Le plus agaçant, lâche-t-il, c'est qu'on ne peut s'en prendre à personne, ni au gouvernement, ni aux compagnies aérienne." Un Niçois, coincé depuis le matin, a trouvé son coupable : "C'est le principe de précaution. Quand on ne veut plus prendre de risques, il est fatal que ça finisse par tout bloquer."

Dans le hall, qui n'a jamais dû être aussi bondé, s'improvise un grand concours de la stratégie de rechange. Comment faire quand on veut quitter une île, elle-même accolée à une autre île, et qu'on ne peut plus voler ? Chacun expose son itinéraire bis, avec un sens de la géographie parfois fantaisiste, sous l'œil incrédule des fanatiques de l'aérien, qui comptent bien sur une reprise des vols dès vendredi.

Ma sortie de secours est décidée après un laborieux furetage sur Internet : un ferry Dublin-Liverpool, demain matin, puis, après sept heures de traversée, un train jusqu'à Londres, une nuit sur place, et le premier Eurostar pour Paris où je dois être avant 10 heures. Les billets sont réservés et payés avant la ruée du matin. Dans le hall, deux Irlandaises qui doivent être impérativement à Pise samedi soir, passent d'un plan à l'autre sans parvenir à arrêter un choix.

Vendredi 16 avril

De bon matin, le chauffeur de taxi était déjà rigolard en arrivant à l'hôtel : "Je n'ai jamais vu un aéroport aussi calme". Mais en approchant de l'embarcadère des ferrys, il pousse carrément des cris d'enthousiasme : "Alors ça, c'est du jamais vu à Dublin". Une file humaine aux dimensions effectivement impressionnantes longe les grilles du port. Tous les déçus de la veille et les pessimistes du jour semblent s'être donné rendez-vous là. La queue est si longue à écluser que les trois bateaux présents, bondés, partent chacun avec une heure de retard. Le plus moderne accueille une foule inhabituelle d'hommes d'affaires qui devaient visiblement faire l'aller-retour en Grande-Bretagne dans la journée, et on choisit de limiter les dégâts en montant dans un navire qui fonce.

Le mien, le "Liverpool Viking" est presque aussi lent qu'un drakkar. Ce qui permet d'apprécier la traversée de la mer d'Irlande, sans la moindre vaguelette, sous un ciel toujours ironiquement bleu. "On se croirait sur un lac, commente un voyageur qui vise Edimbourg par des chemins détournés et qui voudrait bien que son retour soit beaucoup plus rapide. Ce n'est pas comme ça que les cendres vont s'évacuer." Dans le bateau, tout le monde n'a pas encore d'idée très précise de ce qu'il fera, une fois le pied posé sur le sol anglais. "On décidera sur place, dit un couple de Hollandais. On aura déjà progressé d'une île, cela fera moins d'eau entre nous et Rotterdam."

L'arrivée à Liverpool, par la Mersey, est superbe. Indéniablement, une entrée dans un port cela en jette autrement plus que les mobiliers interchangeables des grands aéroports. Le débarquement permet d'ébaucher une grande règle d'équivalence dans la vie des voyages : le temps nécessaire à ce qu'un passager à pied puisse quitter un ferry est aussi interminablement long que celui qu'il faut à un usager de l'avion pour récupérer son bagage sur les tapis roulants. Mais ce délai n'empêche une bonne partie des passagers du bateau d'attraper le train pour Londres, dans lequel ils se reconnaissent et se congratulent fièrement de la justesse de leur stratégie maritimo-ferroviaire.

De Londres, l'hôtel réservé a déjà prévenu par téléphone : inutile d'espérer dormir dans la chambre promise ce matin. Les occupants sont encore là parce qu'ils n'ont pas réussi à prendre un Eurostar, complet, au lieu de l'avion. Il reste seulement la chambre de secours, minuscule, sans sanitaires, et dont la fenêtre ferme mal. "Cela ne vous dérange pas ?" De toute manière, il n'y a pas le choix, Londres affiche complet. Pour se lever à l'aube, cela fera l'affaire.

Samedi 17 avril.

La gare St-Pancras est agitée d'une affluence inhabituelle à six heures du matin. Moqués il y a quelques mois pour leur inaptitude à supporter une fine pellicule de neige glacée, les Eurostar prennent leur revanche ces jours-ci. Sous leur tunnel, au moins, ils ne craignent pas la poussière qui paralyse les avions. Je roule vers Paris où j'arriverai avec trente-six heures – et deux nuits d'hôtel – de plus que prévu. A Dublin, l'aéroport est toujours fermé ce samedi matin.
Jérôme Fenoglio

OH LA LA !!! QUEL EXPLOIT !!! JE RESTE INTERDIT ET BÉAT D'ADMIRATION DEVANT NOTRE INTRÉPIDE ENVOYÉ SPÉCIAL, QUI, AU PRIX DE SA VIE A OSÉ BRAVER LES ÉLÉMENTS DÉCHAINÉS
UTILISANT DES MOYENS DE TRANSPORTS D'UN AUTRE ÂGE POUR PARVENIR JUSQU'À SON JOURNAL AFIN DE NOUS RELATER PAR LE MENU CE PÉRIPLE AU COMBIEN DIGNE D'UN ULYSSE MODERNE, AYANT POUR TOUTE ARME QUE SES CARTES DE CRÉDIT, UN TÉLÉPHONE PORTABLE DERNIER CRI, LE TOUT PAYÉ PAR SON EMPLOYEUR. SERA-T-IL DIGNE DU PULITZER ? VOILÀ LA QUESTION.

Un chaos sans précédent dans le ciel européen

Aéroports fermés, espaces aériens interdits, voyageurs bloqués : l'Europe vit depuis trois jours une situation sans précédent, paralysée par un nuage de cendres volcaniques. "Sans disposer de chiffres précis pour le moment, nous estimons que l'impact dépasse celui du 11 septembre 2001 en termes de vols annulés et d'inconvénients causés aux aéroports", a déclaré le porte-parole de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI), Denis Chagnon. * Le ciel européen paralysé

Depuis jeudi, les compagnies aériennes ont été contraintes d'annuler près de 30 000 vols – 10 400 vendredi et 17 000 samedi –, précise Eurocontrol, l'organisme intergouvernemental européen de sécurité du trafic aérien. Les uns après les autres, les gouvernements ont fermé leurs espaces aériens et leurs aéroports, bloquant des dizaines de milliers de voyageurs

Vingt et un pays européens, la plupart dans le nord de l'Europe étaient ainsi paralysés samedi (Lire l'article "La situation pays par pays"). "C'est sans précédent d'avoir une aussi grande partie de l'Europe ainsi affectée", souligne Kenneth Thomas, un expert d'Eurocontrol. Dans le sud de l'Europe, certains pays, jusque là épargnés comme l'Espagne, commencent à rencontrer des difficultés. "Tant que nous aurons des hautes pressions sur l'Atlantique et que le volcan restera en éruption, la situation risque de ne pas beaucoup évoluer", a-t-il prédit.

* La France pas épargnée

La paralysie du transport aérien en France s'est encore étendue samedi avec la fermeture jusqu'à lundi 8 heures de la plupart des aéroports de l'Hexagone (Lire l'article "La plupart des aéroports français fermés jusqu'à lundi"). Ce chaos inédit dans le ciel français a conduit le gouvernement à mettre en place une "cellule de crise". La situation aérienne complique d'autant plus le chassé-croisé des vacanciers déjà perturbé par la grève à la SNCF

* Une situation qui pourrait durer plusieurs jours

Selon l'Institut météorologique d'Islande, les vents devraient continuer à souffler le nuage vers l'Europe dans les 4 à 5 prochains jours au moins. "Nous sommes au troisième jour de paralysie", et "nous ne voyons pas la lumière au bout du tunnel", a déclaré Steve Lott, porte-parole de l'Association internationale du transport aérien (IATA) à Washington. "Le plus gros problème, c'est que nous ne disposons d'aucune échéance, contrairement à un cas de tempête de neige dont la fin est prévisible, ce qui permet de préparer la reprise des opérations", a-t-il expliqué

* Un coût évalué à 147 millions d'euros par jour

Plusieurs compagnies aériennes, comme la Belge Brussels Airlines ou la low cost Ryanair, ont anticipé ces mauvaises prévisions et annoncé samedi à leurs clients l'annulation de tous leurs vols jusqu'à lundi. Chaque annulation de vol coûte de l'argent aux compagnies aériennes(Lire l'article "Les politiques d'indemnisation varient selon les compagnies"). L'IATA, qui représente 230 compagnies aériennes assurant 93 % du trafic commercial international, estime les coûts pour le secteur à plus de 200 millions de dollars (147,3 millions d'euros) par jour. Or nombre de compagnies européennes ne sont pas en très bonne situation financière. Brussels Airlines a déjà fait savoir samedi qu'elle allait demander une aide, conformément à la législation européenne. "Après les banques, on s'attend à devoir aider les transporteurs aériens", a confié samedi un responsable européen sous couvert de l'anonymat.

samedi 17 avril 2010

Paralysé, Roissy se mue en royaume de la débrouille

"Des chiiips !" Sélène, 3 ans, se pend à la grosse valise de sa mère avec un regard enjôleur. Malina Marty se rendait à l'aéroport de Roissy en RER, avec ses bagages et ses deux filles, vendredi 16 avril, quand elle a reçu le SMS d'Air France, à 14 h 32, sur son Blackberry : "Le vol AF 2048 du 16/04 est annulé." Il est maintenant 16 h 30, Sélène veut des chips pour le goûter, et sa mère fait la queue depuis une heure et demie, sans savoir quand elles partiront à Barcelone.
Deux jours après le début de l'éruption du volcan islandais Eyjafjöll, le nuage de cendres baladeur bloque toujours la plupart des vols européens. Malina Marty, cadre dans une banque, craint que cela lui coûte cher. Elle a loué un appartement en Espagne pendant une semaine pour faire une surprise à ses parents, Boyan et Nelly, qui vont avoir 60 ans et sont bulgares. Elle a aussi invité son frère et sa belle-soeur et payé les billets de toute la famille. Elle fait grise mine quand elle apprend que l'aéroport de Sofia est, lui aussi, fermé : "Ma surprise d'anniversaire est ratée."

L'aéroport Charles-de-Gaulle est officiellement "fermé", mais les passagers peuvent s'y rendre. Bon nombre d'entre eux, en cette journée de départs en vacances - à 20 000 passagers par jour en moyenne, contre 16 500 en temps normal - ont choisi de tenter leur chance.

"ON N'EST PAS DES CHIENS"

Un homme s'échauffe en brandissant sa carte de handicapé : "Je suis là depuis cinq heures du matin. On n'est pas des chiens !" Son vol pour Tunis a été annulé par deux fois, dit-il, et son fils est reparti avec ses bagages. Une hôtesse propose de l'emmener vers un comptoir d'embarquement, car le vol pourrait finalement décoller. "Mais non, c'est mort !", vocifère-t-il. L'avion pour Tunis s'envolera pourtant. Une vingtaine de départs et une dizaine d'arrivées ont été autorisés par la direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Les accès d'énervement restent cependant rares. Fatalistes, la plupart des voyageurs font preuve de calme, en patientant aux comptoirs des compagnies. L'aéroport paraît même fantomatique. Les guichets d'embarquement sont vides, les boutiques désertes, les portes automatiques des arrivées immobiles. Sur les panneaux lumineux, la mention "annulé" se répète en rouge. Les deux vendeurs du Relay H, au sous-sol du terminal 2F, se sont ennuyés ferme, ce vendredi. Ils ont à peine réalisé 10 % de leur chiffre d'affaires habituel.

Les loueurs de voiture, en revanche, ont fait des affaires. François Gruchet, un pharmacien de Grasse, et sa femme Angélique attendent les clés d'un véhicule, trop heureux d'en avoir enfin trouvé un, après trois tentatives vaines.

Ce couple de quadragénaires bronzés a quitté Tahiti, mercredi soir, a patienté sept heures à Los Angeles et devait prendre, vendredi matin, un vol de Roissy à Nice "pour aller chercher les enfants". Donné partant à 15 heures, le vol a été annulé deux heures plus tard. Après vingt heures d'avion, ils s'apprêtent donc à parcourir 960 km en voiture. En plein départs en vacances.

Etienne, Joël et les autres en feront à peine moins pour atteindre Milan, en s'entassant à sept dans leur Peugeot 807. Cette bande d'Angevins, venue en voiture à Roissy, n'a pas trouvé d'autre solution pour aller passer ces dix jours tant attendus en Calabre, chez une amie. De Milan, ils prendront l'avion pour Lamizia Terme, au lieu de passer par Rome. Alitalia leur rembourse le Paris-Rome et le Milan-Paris du retour. Ils se relaieront pour conduire. "Je m'en doutais que ça allait être "Koh-Lanta", notre truc", rigole Martine. L'humeur reste joyeuse.

Maria Bonifacio, 46 ans, venue vendre sacs et chapeaux à Paris, espère retrouver bien vite Florence et la Toscane. Elle ne comprend pas pourquoi elle resterait bloquée à Paris, "puisque le nuage de cendres est censé se trouver au nord de l'Europe". Son billet échangé, elle va s'inscrire sur la liste d'attente, espérant encore partir samedi matin. Elle ignore que la DGAC va prolonger la fermeture des trois aéroports parisiens. Si elle ne retrouve pas d'hôtel, elle fera "il barbone !" (le clochard).

Quant à Erkan Tuncay et Izzet Tanyol, deux hommes d'affaires turcs qui pensaient regagner Istanbul vendredi soir, ils cherchent aussi un hôtel en banlieue.

De son côté, Bruno Victor-Pujebet, après neuf heures d'avion entre Nouméa, en Nouvelle-Calédonie, et Osaka (Japon), puis quatorze heures de vol entre Osaka et la France, a atterri à Lyon au lieu de Roissy. Il a calé quand on lui a proposé un retour en car à Paris et a préféré tenter le TGV, malgré les grèves à la SNCF.

Eurostar a mis en place huit trains supplémentaires pour Londres. Mais à Roissy, un petit malin se balade avec une pancarte, proposant quatre places en voiture pour Calais. "C'est 80 euros par personnes, j'en ai déjà trois. Venez, on sera à Calais à 20 h 30." Il paraît que le dernier ferry était à 23 heures.
Béatrice Gurrey

Un lycéen strasbourgeois a forcé 154 Twingo en un an

Un lycéen de 21 ans, qui avait ouvert pas moins de 154 Twingo entre avril 2009 et avril 2010, a été interpellé jeudi 15 avril à Strasbourg, apprend-on auprès de la police. Ce Mosellan, qui agissait surtout dans le quartier des facultés, opérait exclusivement sur des Twingo. Il disposait d'une technique qui lui permettait d'entrer dans les voitures en pliant les portières.
Il a reconnu les faits qui lui étaient reprochés et a expliqué qu'il pénétrait dans ces véhicules pour y boire et y fumer à l'abri. Il en profitait aussi pour faire main basse sur les divers objets qui pouvaient s'y trouver, comme des clés USB ou de la menue monnaie.

Le jeune homme avait enseigné sa technique à deux complices, ce qui a provoqué sa perte : ses deux émules ont été interpellés en état d'ivresse le 8 avril. Ils ont avoué aux policiers qu'ils avaient forcé 38 Twingo pour l'un, et 5 pour l'autre, en expliquant "la formation" qu'ils avaient reçue de la part du lycéen mosellan. Tous les trois ont reçu une convocation au tribunal.

ÊTRE AU LYCÉE À 21 ANS DÉNOTE DÉJÀ D'UN CERTAIN ÉTAT GÉNÉRAL DE "L'ADOLESCENT", ENSUITE LE FAIT DE FORCER 154 TWINGO PROUVE QUE LEUR SYSTÈME DE VERROUILLAGE LAISSE À DÉSIRER.

Pour un euro de plus


Les généralistes n'auront plus besoin de faire leur jogging autour du ministère de la Santé pour protester. Nicolas Sarkozy a sifflé hier la fin de la partie. Comme promis de longue date, la consultation passera bien de 22 à 23 euros au 1er janvier prochain. Qu'une si modeste augmentation à si longue échéance puisse satisfaire les syndicats laisse néanmoins pantois. Certes, à raison de quarante actes par jour, ce "geste du président" peut améliorer le quotidien des praticiens. Mais quand même... À rapprocher ces chiffres des honoraires du vétérinaire, de la facture du plombier ou de la note du coiffeur, on voit bien que nos médecins de famille, aujourd'hui baptisés de "proximité", ne sont pas les mieux payés. Voilà belle lurette qu'ils n'ont plus les moyens de s'offrir une assistante, un comptable ou des services informatiques. S'ils soignent toujours à toute heure les petits maux de patients de plus en plus exigeants, ils doivent aussi traiter eux-mêmes les bobos de leurs matériels et de leurs locaux. Bref, ce n'est pas une sinécure. On comprend en l'occurrence qu'ils aient exigé la qualification de "spécialistes en médecine générale" en reconnaissance de leurs mérites, même s'il y a de l'oxymore dans la fonction ! N'est-ce pas docteur ? Qu'ils aient droit au tarif plancher des spécialistes -non généralistes...- devenait légitime. Même si l'on ne doit jamais perdre de vue dans un pays où la santé est financée par la collectivité, que toute dépense supplémentaire s'ajoute à la dette abyssale du système. Le seul vrai bénéficiaire de la mesure pourrait être le président de la République. Pour un petit euro de plus, il pourrait calmer le prurit d'un électorat qui l'a lâché aux régionales pour avoir travaillé toujours plus sans voir se pointer le moindre fifrelin.

Une boule de feu géante traverse le ciel des Etats-Unis

Une énorme boule de feu a traversé le ciel de plusieurs Etats du Midwest des Etats-Unis, mercredi 14 avril. Selon CNN, les autorités du Missouri, de l'Illinois, de l'Indiana et du Wisconsin ont été inondées de témoignages décrivant une "gigantesque boule de feu", visible pendant une quinzaine de minutes aux alentours de 22 heures.
"La boule de feu a été vue traversant le ciel d'ouest en est. Bien avant d'atteindre l'horizon, elle a éclaté en plusieurs morceaux et a disparu", rapporte le National Weather Service. Une longue détonation a retenti, des maisons et des arbres ont tremblé, précise le service météorologique américain.

Le National Weather Service n'apporte aucune explication officielle à ce phénomène. Il souligne néanmoins qu'une pluie de météores du nom de "Gamma Virginids" s'est produite entre le 4 et le 21 avril, avec un pic mercredi et jeudi. "Une grande météorite pourrait avoir provoqué cette boule de feu", souligne l'organisme. Le terme "météore" désigne la traînée lumineuse produite par l'entrée dans l'atmosphère d'une météorite.

L'Élysée face aux critiques des ex de Matignon

La défaite de l'UMP aux régionales a réveillé les ambitions des anciens premiers ministres.

Il faut toujours se méfier des «ex». Depuis son élection en 2007, Nicolas Sarkozy a pris l'habitude de vivre avec les humeurs (bonnes et surtout mauvaises) des anciens premiers ministres. À tour de rôle et à des degrés variables, Édouard Balladur (80 ans), Alain Juppé (65 ans), Jean-Pierre Raffarin (61 ans) et Dominique de Villepin (56 ans) se relaient dans les médias pour délivrer des conseils, administrer des leçons ou carrément attaquer le président de la République.

Course à l'échalote

Depuis la déroute des régionales, cela a pris des allures d'offensive antisarkozyste. Surtout de la part des trois anciens chefs de gouvernement de Jacques Chirac, pas mécontents de prendre leur revanche sur leur cadet de l'Élysée. Loin de chasser en meute, Juppé, Villepin et Raffarin (qui sera l'invité dimanche du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI») se succèdent dans les médias pour dire tout le mal qu'ils pensent, pêle-mêle, du style Nicolas Sarkozy, de sa gouvernance, de ses réformes, du bouclier fiscal, de l'abandon de la taxe carbone. Entre eux, c'est un peu la course à l'échalote ! Et, cerise sur le gâteau, Juppé a même rejoint Villepin sur la ligne de départ de la présidentielle de 2012 en posant sa candidature au cas où… Sarkozy ne se représenterait pas.

À l'Élysée, on relativise la portée des critiques en distinguant les intentions de quatre personnalités bien différentes. Le président entretient d'ailleurs des rapports différents d'un ancien premier ministre à l'autre. Le cas Villepin est vite réglé : «Lui, on ne le calcule pas. C'est un bloc de haine. Isolé et dont le seul but dans la vie est de faire perdre Nicolas», soupire un conseiller.

Pour les trois autres (Balladur, Juppé et Raffarin), la situation est différente. Conscient que les anciens hôtes de Matignon sont en quête de hauteur et de reconnaissance, Nicolas Sarkozy les «traite», selon l'expression de l'Élysée. Le meilleur exemple est bien sûr Édouard Balladur, qui a présidé les travaux préparatoires sur la réforme de la Constitution et sur celle des collectivités. Le chef de l'État téléphone environ toutes les trois semaines à son ancien mentor et déjeune une fois par trimestre avec lui. L'occasion pour le président de fumer un cigare avec son ami et de tester quelques idées. En retour, l'ex-député de Paris lui parle franchement. Après les régionales, il lui a conseillé de «droitiser» sa politique et a évoqué sans détour la faiblesse de certains ministres : Bernard Kouchner ou Brice Hortefeux.

Jean-Pierre Raffarin ? Nicolas Sarkozy apprécie le côté chaleureux de celui qui fut son patron entre 2002 et 2004. Mais leur relation est «étrange», confie une connaissance commune. «Jean-Pierre aime faire sa petite cuisine de son côté. Au fond, Nicolas le juge trop politicien. À part sur les collectivités, où il prend en compte son expertise, le président ne le juge pas à son niveau», analyse un observateur qui connaît bien les deux hommes. Depuis 2007, Raffarin a accumulé plus de déboires que de satisfaction avec Sarkozy. La présidence de l'UMP, que le sénateur de la Vienne espérait récupérer, lui est passé sous le nez. Idem pour celle du Sénat en 2008. Sarkozy a bien essayé de se rattraper en lui proposant d'être commissaire européen ou ambassadeur de France en Chine (son pays préféré), mais quelque chose s'est cassé entre eux. «En général, quand Raffarin n'est pas content, il le dit à Nicolas, sauf quand il fait sa tribune contre la réforme de la taxe professionnelle dans le JDD. À ce jour, c'est le plus grand franchissement de la ligne jaune», constate-t-on à l'Élysée.

Rapport de forces inversé

Reste le cas Juppé. Pour comprendre la relation entre Sarkozy et le maire de Bordeaux, il ne faut jamais oublier que le premier a été le subalterne du second. En 1988, Sarkozy était secrétaire national à la jeunesse au RPR et Juppé son patron en tant que secrétaire général. Aujourd'hui, le rapport de forces s'est inversé. «Même si les critiques portées contre lui à intervalle régulier l'agacent, Nicolas sera toujours compréhensif avec Juppé», dit-on à l'Élysée, où personne ne croit vraiment à une candidature du maire de Bordeaux à la présidentielle. Un visiteur du président prédit même qu'Alain Juppé reviendra au gouvernement à l'automne. À Bercy, dans l'hypothèse où Christine Lagarde irait à Matignon.

LA DIVISION N'EST PAS LA MEILLEURE DES SOLUTIONS, MÊME SI L'UMP EST UN PARTI DÉMOCRATIQUE. COMME DIT LE PROVERBE: "AUTANT DE TÊTES AUTANT D'AVIS". AFFICHER SES DIVISIONS MÈNE À L'ÉCHEC. LES SOCIALISTES EN SONT L'EXEMPLE.

Scientifiques en ébullition

Le Centre d'observation des cendres volcaniques (VAAC, Volcanic Ash Advisory Center) de Toulouse est en ébullition : depuis mercredi, les prévisionnistes informent en temps réel l'aviation civile de l'évolution du nuage de cendres générés par le volcan islandais en éruption. La décision de fermer une vingtaine d'aéroports en France a été prise sur la base des analyses de spécialistes de Météo-France à Toulouse. Pour cela, ils examinent 24 heures sur 24 les images du satellite géostationnaire Meteosat. Le volcan Eyjafjallajökull relève de la compétence du VAAC de Londres qui fournit les informations sur le suivi des cendres volcaniques à Toulouse, qui couvre pour sa part l'Europe continentale, le Moyen-Orient, l'Afrique jusqu'au Piton de la Fournaise sur l'Ile de la Réunion. Etablir des prévisions pour les cendres volcaniques est un exercice difficile car la quantité de cendres émise par le volcan n'est pas connue. La tâche est compliquée car une perturbation atmosphérique se mêle aux nuages de cendres.

Les éruptions


EN 79 APRÈS JC, l'éruption du Vésuve a détruit Pompéi et Herculanum.
EN 1883, l'explosion du Krakatoa en Indonésie, est considérée comme le plus grand phénomène terrestre jamais observé. L'éruption, accompagnée d'un gigantesque tsunami, a fait plus de 36 000 morts.
EN MAI 1980, le Mont St. Helens aux Etats-Unis (N-O), entre en éruption faisant 57 morts. Des explosions et des tremblements de terre font s'écrouler le flanc nord du volcan.
EN NOVEMBRE 1985, en Colombie, des coulées de boue dévastent la ville d'Armero (25 000 morts), après l'éruption du Nevado del Ruiz.
EN JUIN 1991, aux Philippines, le réveil du Pinabuto fait plus de 800 morts, des dizaines de milliers d'hectares sont sinistrés, plus d'un million de personnes déplacées.
EN DÉCEMBRE 1991, a commencé pour l'Etna (Sicile) une des éruptions majeures des trois derniers siècles, par la durée (473 jours jusqu'au 1er avril 1993), la distance parcourue par la lave et sa quantité (plus de 250 M de m³).
EN AOUT 1997, Plymouth, la capitale de la petite colonie britannique de Montserrat, dans les Caraïbes, est rayée de la carte, suite à l'éruption de La Soufrière, un volcan toujours en éruption.
EN JANVIER 2002, l'éruption du volcan Nyiragongo qui surplombe Goma (République démocratique du Congo), a détruit le centre-ville ainsi que plusieurs quartiers résidentiels et une partie des infrastructures a été carbonisée.

Un jour sans ailes


L'avion a disparu et nous sommes perdus.
Hier fut une nouvelle. Celle qui raconte le mauvais tour d'un drôle de nuage, facétieux et maléfique, jouant avec les nerfs de ces fragiles Terriens, désorientés comme des fourmis qu'on aurait détournées de leurs itinéraires rituels. Et nous, tout étonnés, de regarder ce désordre imprévisible et soudain, déclenché 6 000 mètres sous les volutes du monstre islandais.
Par quelque sortilège, Antoine de Saint-Exupéry aurait pu, d'un souffle, déposer son Petit Prince sur une planète agitée par l'incompréhensible. Incrédule, le petit ange lui aurait demandé pourquoi, diable, il lui dessinait un mouton tout gris avec de la cendre dans la laine. Avide et curieux, il aurait voulu comprendre comment un seul volcan - et très gros et très puissant, d'accord - d'une île de l'Atlantique s'était débrouillé pour désorganiser de la sorte tout un continent. Et même au-delà, jusqu'à la lointaine Chine... Un tel désordre défiait la raison dans un siècle où un seul petit clic suffisait, parfois, à contrôler le cours des choses.
Les hommes semblaient surpris. Paralysés ? Plus que ça ! Pétrifiés parce qu'ils ne pouvaient plus voler. Le Petit Prince aurait trouvé l'idée jolie. Après tout, c'est un peu de liberté qu'on leur avait prise : elle méritait bien toute cette effervescence. Les voir, comme ça, tout démunis, cela les rendait infiniment sympathiques. Pour une fois, ils étaient égaux devant une infortune qui les dépassait. Il aurait souri, aussi, en imaginant les dirigeants les plus puissants du monde confisqués d'aéronefs, impuissants à forcer la voie des airs. Un peu d'humilité devant l'inattendu les ramènerait-ils sur la terre ferme ? Il ne fallait pas trop rêver tout de même, hein Antoine...
Et puis, il aurait été un peu triste aussi en écoutant toutes ces histoires petites et grandes, de rendez-vous ratés, de vacances gâchées, d'affaires compromises. Toutes ces déceptions devant le coup du sort. Toute cette humanité-là, on ne pouvait la résumer à un petit sanglot d'un bout de monde privilégié qui pouvait bien assumer sa petite part de contrariétés. Mais ce n'était pas si simple. La détresse n'a pas besoin d'être tragique et spectaculaire pour être ce qu'elle est. Le deuil ordinaire d'un moment volé, d'un instant de bonheur enfui.
Et puis il eut une inquiétude quand la nuit de ce jour sans ailes vint. Il se disait bien que ce n'était pas si grave, mais il se demandait : que feraient-ils tous ces gens désemparés quand ils n'auraient plus rien à mettre dans les réservoirs de leurs géants d'aluminium ? Et il préféra penser qu'ils auraient alors beaucoup d'imagination...

La bombe a explosé


La bombe a déjà éclaté ! La bombe, c'est le déficit du système des retraites, annoncé depuis longtemps. Le découvert est passé en deux ans de 10 milliards à 30 milliards d'euros. Si l'on continue à ce rythme, les besoins de financement seront de 75 à 100 milliards d'euros en 2050. Cela paraît très loin, mais si l'on s'en tient simplement à 2015, c'est-à-dire à cinq ans d'ici, le déficit sera de 40 milliards. Pourquoi ? Parce que nous avons la chance de vivre plus longtemps que jamais dans l'histoire de l'humanité. Ainsi, l'espérance de vie des Français, en 1950, était de 66 ans. En 2010, elle est de 81 ans. Ce phénomène engendre des retraités en plus grand nombre et de plus grande longévité. Mais, par ailleurs, et c'est la deuxième cause, nous avons la « malchance » (?) de subir la crise qui, accroissant le chômage, entraîne la diminution des cotisations et a rapproché de quinze ans les échéances.

Tout cela, nous le savons avec encore plus de précisions, depuis la publication, cette semaine, du rapport du Conseil d'organisation des retraites, le Cor. Il s'agit d'un groupe d'experts qui, sans se préoccuper des opinions diverses, analysent la situation froidement, lucidement, comme des experts honnêtes et compétents savent le faire.

Les données sont incontestables car, s'il est un domaine où l'on peut prévoir avec certitude, c'est bien celui de la démographie. On sait que le nombre des naissances d'aujourd'hui fera le nombre des travailleurs et des retraités de demain. On connaît le nombre de cotisants aux caisses de retraites. Aujourd'hui, pour 10 retraités, ils sont 18. Demain, ils ne seront plus que 12. Comment compenser l'apport perdu des 6 cotisants qui vont manquer ? Tel est le problème qu'il faut résoudre si l'on veut éviter l'effondrement des prestations de retraites dans les proches années.

Le système devient déficitaire non par suite d'une mauvaise gestion, mais à cause de l'évolution démographique de notre société. Cependant, politiques, patrons, syndicats et nous tous, nous serons responsables de la misère de nos retraités si l'on ne fait pas ce qu'il faut pour sortir de la catastrophe financière qu'est devenu le système public des pensions. Depuis le temps qu'on en parle, il est devenu urgent de définir, puis de décider les réformes, et d'arrêter le calendrier de leur progressive application.

Non à la démagogieoui à la solidarité

La démagogie n'a pas sa place ici. La vérité dure à entendre doit être dite : il faudra recourir à toutes les possibilités, jouer sur tous les tableaux pour rétablir l'équilibre, c'est-à-dire pour continuer à verser des retraites dignes de ce nom. Il faudra uniformiser les systèmes sans oublier l'équité entre le public et le privé, les hommes et les femmes. Il faudra tenir compte de la pénibilité du travail, augmenter des impôts, relever des cotisations, revoir même certaines exonérations bénéficiant aux retraités pour que les actifs cessent de supporter cette triste injustice : « Payer toujours plus cher les honnêtes pensions de leurs parents, voir s'éroder leur retraite future et n'en tirer de contrepartie, ni en emplois ni en salaires. » (1).

Comme le font les citoyens de nombreux pays européens, il faudra aussi travailler plus longtemps dans l'année et plus d'années dans une vie. Ainsi, si l'on voulait rétablir l'équilibre en dix ans, ce n'est pas de deux ans qu'il faudrait décaler l'âge effectif de départ à la retraite, mais de cinq ans.

La tâche est considérable et la réforme difficile. On le voit, il ne s'agit pas d'une question de droite ou de gauche, de patrons ou d'employés, de syndiqués ou de non syndiqués, de responsables politiques ou de simples citoyens ; tout le monde est concerné. Il s'agit de ce que Gaëtan de Capèle appelle « l'un des derniers ciments intergénérationnels de la nation » (2) ; c'est-à-dire de l'avenir des relations entre générations. Il s'agit donc de la paix sociale pour demain. Il s'agit, en un mot, d'une grande cause nationale, du bien public, du bien commun, c'est-à-dire de cette solidarité, signe de la fraternité, que la République a inscrite dans sa devise.

(1) Jean-Francis Pécresse, Les Échos, 14 avril 2010.

(2) Gaëtan de Capèle, Le Figaro, 14 avril 2010.

Un ex-Monty Python débourse 3800 euros pour faire Oslo-Bruxelles en taxi

Bloqué à Oslo par le nuage de cendres volcaniques qui cloue au sol la quasi-totalité des avions en Europe du nord, l'ex-Monty Python John Cleese s'est payé une course en taxi... jusqu'à Bruxelles, rapporte la télévision norvégienne TV2 vendredi.

«Nous avons essayé toutes les alternatives, mais il n'y avait plus de place à bord des bateaux et de trains. C'est à ce moment là que mon extraordinaire assistant a jugé que le plus simple serait encore de prendre un taxi", raconte par téléphone la légende de l'humour britannique au média norvégien.

La facture? Plus de 30.000 couronnes (3.800 euros) pour 1.500 kilomètres, selon John Cleese, qui se trouvait dans la capitale norvégienne pour participer à un talk-show.

«Ca va être intéressant. Je ne suis pas pressé»

Parti peu après 08H00 vendredi matin, l'humoriste était accompagné de trois chauffeurs qui se relaieront au volant de cette course inhabituelle.

"Ca va être intéressant. Je ne suis pas pressé", dit le comédien britannique, qui espère rallier Londres d'ici 14H00 GMT samedi, en passant par l'Eurostar à Bruxelles.

"Je penserai à cette blague que vous connaissez sans doute: Comment fait-on rire Dieu? Parlez-lui de vos projets", plaisante John Cleese.

Alors que bus et trains ont rapidement fait le plein après l'annulation de la plupart des vols en Europe du Nord, de nombreux voyageurs bloqués en Scandinavie se tournent vers les taxis, même pour des grandes distances, comme un Oslo-Paris commandé par un client dans la capitale norvégienne.

La principale compagnie de taxis à Stockholm fixe à 7.260 couronnes suédoises (environ 750 euros) le prix d'un trajet vers Oslo et à 9.000 couronnes (950 euros) une course pour Copenhague.

Amandine : 250 CV et enfin du travail !

En novembre 2009, Amandine nous confiait son désarroi. Titulaire d’un master professionnel, elle ne trouvait pas de travail. Sa persévérance a payé : elle a enfin un employeur.

« Juste pour vous dire que tout se passe vraiment bien. Je suis très bien intégrée à Atlantic Ovo, une entreprise morbihanaise d’une trentaine de salariés spécialisée dans les produits laitiers et avicoles, à Kernascléden. J’occupe un poste d’assistant production qualité. Le travail est très intéressant et j’espère passer les mois à venir aussi bien que ma première semaine. Je pense que je vais m’épanouir professionnellement dans ce poste. » Ce message optimiste nous a été adressé par Amandine Foulard.

Souvenez-vous ! Début décembre 2009, nous publiions dans ce même espace le témoignage d’Amandine. Il disait entre autres : « Malgré un master 2 sur le goût et l’innovation dans l’agro-industrie, je suis à la recherche d’un emploi depuis 11 mois. J’ai envoyé 140 candidatures. J’ai reçu à peu près 90 % de réponses car j’assure des suivis et je relance les entreprises….»

Publié dans OUEST FRANCE, j'avais, à l'époque été ému par son cas, cela faisait beaucoup de CV pour rien, mais, après constat je me pense: la France du travail étant si frileuse, si CONservatrice de ses immobilismes, qu'à 250 CV le prix à payer pour un job aujourd'hui est d'un commun !

vendredi 16 avril 2010

Clivages

Si la peur est, comme on le dit, mauvaise conseillère, alors on peut craindre le pire du rapport du conseil d'orientation des retraites. Bien sûr, il a le mérite de mettre en évidence la cruelle réalité des déficits qui donnent le vertige. On voyait le trou pour plus tard. En fait nous y sommes déjà. Ces chiffres de la peur renforceront l'intime conviction des Français, déjà inquiets, qu'il faut agir. Ils craignent des mesures forcément douloureuses. Mais lesquelles ? Les clivages sur les causes du mal donc sur les remèdes sont, pour l'instant, assez nets pour éloigner un consensus.

Le gouvernement pressé par Nicolas Sarkozy, s'appuie sur ce rapport qui sonne le tocsin, pour décréter l'urgence. Sans préjuger de son projet, on voit bien que, sous couvert de s'attaquer aux causes structurelles, démographie et espérance de vie, il prépare son cocktail à base de durée de cotisation et de recul de l'âge légal de 60 ans. Il sait bien que cela ne suffirait pas, mais le président pourrait toujours se prévaloir d'avoir accompli une partie du sale boulot.

Les autres secteurs du rapport n'ont pas l'intention d'en faire leur livre de chevet. Le Medef parce qu'il n'y trouve pas le scénario catastrophe, le plus prévisible à ses yeux. Les syndicats et l'opposition parce qu'ils imputent à la crise et au chômage, facteurs conjoncturels, une partie du déficit et que les scénarios envisagés ne sont que science-fiction. Mais nul ne peut se dispenser de proposer, surtout quand on aspire, comme le PS, à revenir bientôt au pouvoir.

Face au siège sarkozyste sur le verrou des 60 ans, syndicats et opposition lui en tendent un autre. Alors que le président exclut de jouer sur l'augmentation des recettes, ils proposent d'agir sur tous les leviers de financement, y compris la taxation des revenus du capital. Pan sur le bouclier fiscal ! Mais il faut aller plus loin et ne pas se limiter au leurre des 60 ans. Travailler plus longtemps ? Sans doute, mais c'est alors le travail qu'il faut réinventer en proposant, notamment aux seniors, des formules plus souples, plus valorisantes. Quand on se paye le luxe d'un tel trou, inutile de faire l'autruche, la tête dedans.

Cinq syndicats appellent à un grand 1er Mai unitaire

Dans une déclaration commune publiée vendredi 16 avril, la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l'UNSA (autonomes) ont appelé ensemble les salariés à "un grand 1er Mai unitaire", pour affirmer "leurs attentes d'un monde plus juste où, partout, chacun a droit à un travail décent", le jour de la Fête du travail.
Alors qu'un "sommet social" doit avoir lieu en mai à l'Elysée et que la concertation sur la réforme des retraites a commencé, les cinq organisations syndicales considèrent que "l'action reste une priorité pour le monde du travail" et que les luttes en cours, "souvent unitaires, doivent s'inscrire dans la durée".

"Suppressions d'emploi, difficultés à trouver un travail, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, difficultés salariales, avenir des retraites, sont les préoccupations des salariés", souligne la déclaration commune. Intitulé "pour un grand 1er Mai unitaire", ce texte invite les salariés à "manifester très nombreux le 1er Mai".

ALORS LÀ, C'EST GÉNIAL LES ROUGES SERONT ENCORE UNE FOIS DANS LA RUE LE 1ER MAI, DÉFILÉ DE COMMUNISTES RINGARDS, QUI REFERONT POUR LA ENIÈME FOIS LA LUTTE FINALE, VIVEMENT QUE CETTE CLASSE PRÉHISTORIQUE DISPARAISSE DE NOS RUE, ELLE PUE LA MORT. SA DOCTRINE A FAIT LONG FEU.

Le désamour entre Nicolas Sarkozy et les Français se concrétise

Les deux tiers des Français (65 %) ne souhaitent pas que Nicolas Sarkozy se représente en 2012, contre 33 % qui le souhaitent, selon un sondage BVA pour Canal + diffusé vendredi 16 avril. Selon cette enquête, le premier ministre François Fillon serait le mieux placé si le chef de l'Etat ne se représentait pas.
Seuls 68 % des sympathisants de droite souhaitent que le chef de l'Etat se représente alors que 88 % des sympathisants de gauche ne le veulent pas. S'ils sont nombreux à ne pas souhaiter la candidature de Nicolas Sarkozy, une majorité écrasante (82 %) pensent qu'il se représentera. S'il renonçait, François Fillon aurait la faveur des Français (33 %), devant l'ancien premier ministre Dominique de Villepin (31 %) et Alain Juppé, assez loin derrière avec 21 %.

QU'IL NE SE REPRÉSENTE PAS ! LES FRANÇAIS NE LE MÉRITENT PAS. ILS N'AIMENT QUE LES DÉGONFLÉS.