TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mardi 30 septembre 2014

David Rachline

David Rachline

Pour la première fois de son histoire, le Front national envoie deux sénateurs le représenter à la chambre haute du Parlement français : David Rachline et Stéphane Ravier, respectivement maires de Fréjus et du 7e secteur de Marseille. Après les municipales et les européennes, le renforcement institutionnel du Front national se confirme. De très bon augure pour les prochaines élections départementales et régionales. Ses listes recueillent un nombre de voix très supérieur au nombre de ses élus propres (plus de dix fois plus), témoignant d’une capacité nouvelle à attirer des élus de proximité qui ne sont pas étiquetés Front national ou Rassemblement Bleu Marine. Comme nous l’espérions (voir notre interview du 6 septembre) notre ami David Rachline (le sénateur-maire qui affiche Présent sur son bureau) fait son entrée au Sénat à l’âge de 27 ans. Il est le plus jeune sénateur de cette assemblée.
— C’est une première pour le Front national et c’est une première pour la France ?
— C’est la démonstration que le Front national est en mesure de rassembler encore plus largement que ce que l’on imaginait. C’est un signal fort envoyé par les grands électeurs. Même les grands électeurs voient que nos idées et nos convictions sont en phase avec les Français. Le Front national est en phase avec les Français et avec les élus locaux. Nous multiplions nos scores jusqu’à 11 fois, ce qui est absolument considérable. Cela témoigne de la capacité du Front national à rassembler et à porter ses idées dans les plus hautes assemblées.
Nos voix viennent d’un peu partout mais elles viennent surtout des territoires abandonnés de la République, des endroits où reculent les services sociaux, où avancent les communautarismes et dont on n’entend finalement jamais parler. Il y a un certain nombre de grands électeurs, de municipalités, de maires qui se sentent abandonnés au profit des grandes agglomérations. Nous sommes partisans d’un équilibre entre les territoires, c’est ce que nous allons défendre demain au Sénat. Nous nous y sommes engagés.
— Comment allez-vous peser au Sénat ?
— Nous allons peser en provoquant le débat. Nous allons imposer au Sénat les débats qu’attendent les Français. Et tous ceux qu’attendent les grands électeurs du Var, comme la baisse des dotations de fonctionnement aux municipalités ou les problématiques d’aménagement du territoire. On va enfin parler d’immigration, de politique sociale au Sénat, de sujets qui étaient tus jusqu’alors. Sur tous ces sujets, nous allons mettre la pression et nous opposer véritablement au gouvernement, ce que n’a pas été capable de faire l’UMP. Les patriotes font leur entrée au Sénat.
— Vous êtes le plus jeune sénateur comme Marion est la plus jeune femme  député. Est-ce que cela a une signification ?
— C’est le signe du renouveau de la classe politique et de ses vieux crocodiles et ce n’est pas trop tôt ! Les Français aspirent à cela et y participent. C’est aussi la preuve de la confiance que le Front national fait à la jeunesse. Non pas seulement en mettant les jeunes en avant sur les photos mais en leur donnant les moyens d’accéder réellement et pleinement aux responsabilités politiques.