TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

jeudi 20 mars 2014

La crise de la dette européenne est-elle officiellement terminée?

la troïka composée de l'UE, de la BCE et du FMI, a conclu un accord avec la Grèce concernant le versement d’une nouvelle tranche de prêt dans le cadre du plan de sauvetage existant, et ce sans qu’aucune nouvelle mesure d’austérité ne soit exigée. Il s'agit d'une tranche de prêt de 8,5 milliards d'euros, dont la plupart seront utilisés pour couvrir les échéances de remboursements de prêts du mois de mai, qui se montent à 9,3 milliards d’euros. Les créanciers de la Grèce s’accordent pour dire que le pays a rempli ses objectifs budgétaires, et qu’il n’est désormais plus nécessaire de lui imposer des baisses de dépenses. Le budget primaire (c’est à dire avant le service de la dette) de la Grèce est en excédent de 812 millions d’euros. Les clauses du dernier plan de sauvetage prévoient que la Grèce pourra dépenser 70% de son excédent budgétaire sur des programmes sociaux. 500 millions d’euros pourraient donc être redistribués au peuple grec.
Certains voient dans cette opération la fin officielle de la crise de la dette européenne, qui a commencé il y a plus de quatre ans ... en Grèce, justement.
Mardi, les taux d’intérêts que la Grèce devait payer sur ses obligations à 10 ans se montaient à 6,7%, une misère pour un pays qui s’est déclaré en faillite il y a seulement 4 ans. A ce moment-là, les taux d'intérêt servis sur les obligations souveraines grecques à 10 ans pouvaient atteindre 30%.
L'idée que la crise de la dette arrive officiellement à sa fin est renforcée par les faibles taux d'intérêt que l'Espagne (3,3%) et le Portugal (4,4%), deux autres pays qui ont bénéficié de plans de sauvetage, doivent payer sur leurs dettes désormais.
La Bourse d'Athènes est à son plus haut niveau en trois ans et mardi, la Banque du Pirée est parvenue à lever 500 millions d’euros sur le marché financier. C’est la première banque grecque à retourner sur les marchés financiers depuis cinq ans, et les obligations à 3 ans qu’elle a proposées ont été souscrites pas moins de 6 fois, ce qui signifie que l’engouement des investisseurs était très fort.
Aujourd'hui, l'Europe est redevenue la coqueluche des marchés, affirme Marc Fiorentino de MonFinancier. Com. « Cela illustre aussi l’instinct grégaire des investisseurs qui passent leur temps à adorer ce qu’ils ont brûlé et à brûler ce qu’ils ont adoré », écrit-il.
Toutefois, le magazine allemand Focus est moins enthousiaste concernant les progrès de la Grèce:
« La Grèce ne remboursera jamais ses dettes, parce que les soi-disant réformes ont amené la dette extérieure à 170% du PIB grec. Alors que la France et l'Italie continuent de s’affaiblir, la Grèce n'est rien de plus qu’un cas désespéré. Et que fait le ministre grec des Finances? Dans un entretien avec le Handelsblatt, il a annoncé que son pays allait lever des fonds sur les marchés financier au cours de la seconde moitié de cette année. Espérons que les investisseurs du marché suivront ».

0 commentaires: