TOUT EST DIT

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lundi 11 mars 2013

Hollande sous la pression de l'opinion

Les jours se ressemblent pour François Hollande. Toujours la même litanie de mauvaises nouvelles à annoncer, de mauvais sondages à banaliser, de déclarations de ses ministres à corriger, de tensions à régler au sein de sa majorité. La semaine dernière: lettres de cadrage envoyées aux ministres, record d‘impopularité, déclarations équivoques sur Hugo Chavez de Victorin Lurel, mises en garde de la gauche du PS. Le chef de l'État a fort à faire. Il y a quelques semaines, il a confié à son ami Bernard Poignant qu'il se sentait «sous pression». «Sous pression du système médiatique, je dirais même numérique», complète et précise le maire de Quimper. Des journaux qui pratiquent le «hollande bashing» aux réseaux sociaux, le président est en première ligne partout. Il doit faire face.
Au moins, la communication de l'Élysée aura réussi une chose: faire d'un déplacement du président un événement. L'originalité de la visite de François Hollande en Côte-d'Or? Elle durera deux jours. Le chef de l'État doit se rendre lundi et mardi à Dijon et sa région, dans la ville de son ami François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat. L'Élysée entend ainsi mettre en scène, à quelques jours de son émission télévisée sur France 2, la (re)prise de contact du président avec la population. «C'est un sujet qui le préoccupe», observe François Rebsamen. «La fonction isole…» Le président est au plus bas dans l'opinion. «On s'y attendait… mais peut-être pas à ce point-là», admet le maire de Dijon.

François Hollande veut renouer des liens de proximité. «L'idée est de laisser le temps au président de bien prendre le pouls, de bien écouter, d'échanger et de s'expliquer», explique-t-on à l'Élysée. «C'est une demande forte et ancienne du président», ajoute-t-on pour récuser l'hypothèse d'une inflexion dans la communication du chef de l'État. Les élus de la majorité sont quand même quelques-uns à trouver que le président est trop coupé de la réalité et à critiquer son entourage trop «techno». «Il est bon, après une séquence où François Hollande s'est beaucoup intéressé à l'international, que nous ayons un président du quotidien qui réponde aux préoccupations des Français», explique François Kalfon, l'un des fondateurs du courant de la Gauche populaire.
J'ai besoin de pognon !
Hollande est en reconquête. Le problème, c'est qu'elle a commencé depuis plusieurs mois en réalité. Déjà, lors de sa grande conférence de presse de l'automne, voulait-il redonner du sens à son action. Pour l'instant, il n'a pas réussi à reprendre le fil.
Ce type de déplacement a vocation à se répéter «tous les mois, toutes les six semaines», évalue-t-on dans l'entourage du chef de l'État. Mais dégager deux jours dans l'agenda du président n'est pas toujours aisé… L'Élysée attend de voir aussi si cette communication se révèle utile. S'il aime le terrain et ne résiste jamais à la possibilité d'un bain de foule, François Hollande n'est pas un adepte des voyages qui durent longtemps. Durant la campagne présidentielle, le candidat a souvent préféré les allers et retours d'une journée quand ils étaient possibles.

Moments d'échange

Visite de quartier, signature d'emplois d'avenir (qui ne servent à rien), rencontre avec des jeunes, visite d'entreprise et d'administration, rencontre avec des élus et des habitants… Avec un programme surchargé pour ces deux jours, François Hollande aura l'occasion de soigner son image et de décliner sa politique économique. «Il est nécessaire qu'il aille à la rencontre des forces vives du pays, les entreprises, les salariés, qui innovent, qui participent au développement économique, assure un poids lourd de la majorité. J'ai beaucoup de respect pour les salariés de Goodyear par exemple et le malheur qui s'abat sur eux. Mais il n'y a pas que Goodyear en France. Il est important que le président voit cette France qui refuse le déclin.» Pas de misérabilisme à attendre sur ces entreprises qui ferment.
Pendant deux jours, des moments d'échange sont prévus. Peut-être François Hollande sera-t-il exposé aux reproches d'une partie de son électorat? «Il y a beaucoup d'attente pour lui parler, lui dire des choses», confirme François Rebsamen. Le chef de l'État rencontrera aussi des élus. Il s'était engagé à ne pas en recevoir officiellement à l'Élysée, pour se démarquer de son prédécesseur. «Et il tient son engagement», soupire un proche, qui n'en voit pas l'intérêt. «Les maires sont des maillons indispensables pour de nombreuses politiques. Il est attentif à leurs messages», explique le premier secrétaire du PS, Harlem Désir.

Une main mise sur les médias aux ordres ne changera rien. On en a marre de voir en continu ce gugus.
quand je pense que les espagnols sont dans la rue pour demander la démission de leur gouvernement,et nous on subi sans rien dire


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