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mercredi 9 mai 2012

Défié par l'UMP dans son fief, Bayrou risque son siège

Du coup, plusieurs responsables PS proposent de ne pas présenter de candidat face au chef centriste.

Pour évoquer le cas de François Bayrou, les cadres de l'UMP, réunis lundi pour un bureau politique extraordinaire, ont tourné leurs pouces vers le bas. Pour la séquence législative des 10 et 17 juin, la droite sera donc sans pitié pour le président du MoDem. «Celui-ci ayant pris la décision d'appeler à voter François Hollande, le voici donc dans le camp de la majorité présidentielle. Nous sommes aujourd'hui, face à cela, conduits à présenter un candidat issu de l'UMP dans sa circonscription», a justifié lundi Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP. Pour l'anecdote, raconte un participant, Jacques Toubon se serait même proposé d'y aller...

Le coup de grâce au chef centriste?

Pour le député centriste sortant des Pyrénées-Atlantiques, élu depuis 1986 de la 2e circonscription, le coup est rude. En janvier, la commission d'investiture de l'UMP avait en effet décidé, par «élégance» disait-on alors, de ne pas investir de candidat face à lui. Désormais, la droite entend-elle par cette décision donner le coup de grâce au chef centriste dans son propre fief?
À la lecture des résultats du premier tour de la présidentielle, le 22 avril, le siège de François Bayrou apparaît en effet menacé. Dans les sept cantons de sa circonscription, le Béarnais a recueilli en moyenne 20 % des suffrages, contre près de 37 % en 2007. La dégringolade est aussi nette dans son village natal de Bordères, où son épouse habite: 36 %, contre 59 % il y a cinq ans. En fait, Bayrou pourrait voir son salut venir des socialistes. Plusieurs figures nationales du PS se sont déclarées «favorables» pour l'aider, par exemple en ne présentant pas de candidat dans cette circonscription qui, le 22 avril, avait pourtant largement voté pour François Hollande (29,8 %). «Je pense que cela peut tout à fait se concevoir», a ainsi déclaré, mardi sur RTL, Pierre Moscovici. Qualifiant de «courageux» le choix personnel du chef du centriste de voter pour François Hollande au second tour, le député du Doubs a reconnu que «son vote a été important, c'était un choix pas facile, à titre personnel, je suis favorable à ce que quelque chose soit fait» pour lui.

En attente d'une décision du PS

Lundi soir, déjà, l'ancien premier ministre Laurent Fabius, dans l'émission «Mots croisés», avait abondé dans le même sens. De même que la députée d'Indre-et-Loire Marisol Touraine. Rappelant que le PS devait tenir un bureau national mercredi, où le sujet pourrait être abordé, elle a jugé sur i-Télé «normal» que la «situation [de Bayrou] y soit évoquée», afin que ce dernier ne soit «pénalisé pour son soutien à François Hollande», a-t-elle ajouté.
D'ici là, en attendant une éventuelle décision du bureau national du PS, la socialiste Nathalie Chabanne est déjà officiellement en campagne depuis fin janvier. À gauche, toujours, Eurydice Bled pour Europe Écologie-Les Verts, ou encore Daniel Labouret pour le Front de gauche, sont également sur les rangs. Lors du premier tour de la présidentielle, Nicolas Sarkozy avait recueilli 21,4 % dans cette circonscription. Toujours dans le Béarn, la situation de Jean Lassalle, député MoDem de la circonscription voisine, est tout aussi préoccupante. Le 22, Bayrou n'y a pas dépassé les 18 %.

ALLER, FAUT DÉGAGER CE CONNARD, TROP D'AVILISSEMENT POLITIQUE LE PRÉCÈDE.

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