Après la diffusion par Le Monde.fr des images de Brice Hortefeux à l'université d'été de l'UMP, plusieurs membres du gouvernement et de l'UMP ont émis de vives critiques sur le rôle que joue aujourd'hui Internet dans la diffusion d'images et d'informations. Ces images, qui montrent un dérapage de M. Hortefeux sur les origines maghrébines d'un militant de l'UMP, ont été visionnées plus d'un million de fois par le biais des sites d'information et des réseaux sociaux.
Pour plusieurs ténors de la majorité, cette diffusion en ligne pose problème. Interrogé lundi matin sur France 2, Jean-François Copé a estimé qu'il faudrait "un débat public sur la question d'internet et de la liberté". Sur France info, Henri Guaino dénonçait vendredi "une transparence absolue qui est le début du totalitarisme". Patrick Devedjian et Eric Besson ont, eux aussi, estimé qu'il s'agissait d'un "piège", "d'un buzz extraordinaire (...) à partir de pas grand-chose".
Ces déclarations ne sont pas uniquement une marque de soutien au ministre de l'intérieur, après les demandes de démission de la gauche et la polémique déclenchée par ces images. Elles s'inscrivent dans un cadre plus global, celui d'une vision politique de la Toile.
Internet, zone de non-droit ?
En novembre 2007, Nicolas Sarkozy se félicitait de la signature des accords de l'Elysée entre fournisseurs d'accès à Internet et ayants droit, s'enthousiasmant de "l'avènement d'un Internet civilisé. Internet, c'est une 'nouvelle frontière', un territoire à conquérir. Mais Internet ne doit pas être un 'Far West' high-tech, une zone de non-droit (...)". Cette image, le président de la République l'a employée à plusieurs reprises. En juin 2008, lors de la présentation du projet de loi Hadopi, Nicolas Sarkozy évoque à nouveau Internet en ces termes : "Comment pourrait-il y avoir dans notre société des zones de non-droit ? Comment peut-on réclamer en même temps que l’économie soit régulée et qu’Internet ne le soit pas ?"
Christine Albanel, alors ministre de la culture, et Franck Riester, le rapporteur UMP du projet de loi Hadopi, ont également employé l'expression "zone de non-droit" à de nombreuses reprises, tout comme Henri Guaino, monté au créneau pour la défense d'Hortefeux.
Cependant, si, sur plusieurs points, le droit français n'est pas totalement adapté aux évolutions du Web, Internet est loin d'être un espace de non-droit. Les textes régissant le droit d'auteur, le droit de la presse ou le commerce ont été adaptés à ce nouveau média. La diffamation ou l'incitation à la haine raciale sont, par exemple, punis tout aussi sévèrement en ligne que dans un journal ou dans la rue ; la contrefaçon est réprimée de la même manière sur le Web que dans un magasin, et le commerce en ligne est soumis aux mêmes obligations qu'un commerçant ayant pignon sur rue.
Internet, zone de l'amateurisme et du trucage ?
C'est l'argument qui est revenu le plus fréquemment dans les premières heures de la défense de Brice Hortefeux. La vidéo aurait été truquée, coupée ou sortie de son contexte. Internet est "un immense espace (...) dans lequel on peut finalement diffuser n'importe quelle image, la tronquer dans tous les sens", estime ainsi Jean-François Copé, pour qui les images de Seignosse ont été tournées "avec un téléphone portable". En réalité, les images ayant été tournées par des journalistes de Public Sénat avant d'être diffusée par le Monde.fr, et n'ont aucunement été coupées ou truquées, comme le prouve la version intégrale de la scène diffusée a posteriori par Public Sénat.
S'il y a eu par le passé des exemples de documents ayant été tronqués ou manipulés pour en masquer le sens – l'exemple le plus célèbre étant cet extrait d'entretien de Barack Obama volontairement coupé pour en altérer la signification – les cas de trucages massifs restent rares. Et surtout, ces modifications ont un impact relativement faible, car les démentis et les preuves de manipulation circulent tout aussi vite, sur les blogs et les réseaux sociaux, le plus souvent avec l'appui des médias dits "traditionnels".
Mais pour l'UMP, il semble exister un fossé entre "les médias" et "Internet" : aux premiers, la mission noble d'information, au second, la "poubelle de l'info", selon le mot d'Alain Finkelkraut. Interrogé vendredi sur France Inter, Jean-François Copé estimait que "le vrai sujet" est la manière dont "l'ensemble du monde médiatique s'est emballé sur cette histoire. Il y a derrière ça un débat de fond qui est celui du rôle que nous allons laisser à Internet en matière de diffusion de l'information." Une vision partagée également par le sociologue des médias Dominique Wolton, et qui fait bondir Pierre Haski, cofondateur du site d'information Rue89, qui avait diffusé la vidéo du "off" de Nicolas Sarkozy à France 3 : "Ah bon ? Journaliste disposant de la carte de presse numéro 35028 (ça me fait un certain nombre d'heures de vol…) et travaillant sur un média 100 % Internet dont tous les journalistes ont la carte de presse, j'ai du mal à comprendre". Plus ironique, le dessinateur Michaelski résume d'une case l'histoire des principales vidéos "à scandale" de ces dernières années... Pour montrer qu'elles ont toutes été diffusées par des médias "traditionnels".
Ce n'est d'ailleurs pas la première fois que la majorité dénonce des "images volées diffusées sur Internet", alors qu'il s'agit d'une vidéo réalisée par des journalistes dans le cadre d'un reportage. En 2007, après la diffusion d'une séquence dans laquelle il traitait de "salope" l'ancienne députée centriste Anne-Marie Comparini, Patrick Devedjian avait tout d'abord affirmé qu'il s'agissait "d'images volées lors d'une conversation privée et diffusée sur Dailymotion", avant de reconnaître que les images avaient été tournées par la télé lyonnaise TLM et de présenter ses excuses.
Zone de non-droit et de trucage, le Net représenterait ainsi un risque majeur, puisqu'on peut y diffuser des informations fausses et y diffamer librement – Nadine Morano avait d'ailleurs porté plainte en début d'année contre des internautes qui avaient écrit des propos jugés insultants dans les commentaires d'une vidéo hébergée par Dailymotion. Cette vision de la Toile hérisse Renaud Revel, rédacteur en chef de L'Express : "Si le monde change (...) si certaines atteintes à la liberté d'expression sont aujourd'hui révélées, dénoncées, dans le monde entier et si les opinions publiques s'émancipent et peuvent aujourd'hui jouer les contre-pouvoirs, c'est parce qu'une fenêtre s'est ouverte. Et celle-ci s'appelle Internet", écrit-il.
Damien Leloup
mardi 15 septembre 2009
L'affaire Hortefeux illustre la méfiance de l'UMP vis-à-vis du Net
lundi 14 septembre 2009
La 3D n'a plus de secret pour les lunettes d'Eyes3Shut
D'ici 3 ans, 25 à 30% des films dans le monde seront visionnés en 3D. C'est le patron du fabricant français de lunettes 3D, Eyes3Shut, qui l'affirme. Il espère bien également profiter de l'offensive des géants de l'électronique pour faire décoller la TV 3D.
Dans le sillage
des majors d'Hollywood, les fabricants de TV ne jurent plus que par la 3D. Ce serait, dit-on, la prochaine révolution de l'électronique grand public après celle des écrans HD. Mais au cinéma comme devant un poste de TV, un spectacle diffusé en 3D exige l'utilisation de lunettes spécifiques. Eyes3Shut, une petite entreprise française, spin-off de Telecom Bretagne, en a fait l'une de ses spécialités. Fort de ses premiers succès avec plusieurs grands distributeurs de cinéma en Europe, Eyes3Shut compte bien s'imposer également sur les nouveaux marchés engendrés par la TV 3D. Reste à savoir si le téléspectateur suivra. En attendant, la confrontation avec les géants américains du secteur semble la laisser parfaitement sereine.
Les lunettes 3D : aujourd'hui au cinéma, demain devant la TV
Après le cinéma, la 3D s'invite à la télé. C'est l'une des tendances de l'IFA 2009, grand-messe européenne de l'électronique grand public qui vient de refermer ses portes à Berlin. Tous les fabricants sont sur le coup, de Sony à Panasonic, en passant par Philips, LG, JVC, ou Samsung. Les premiers modèles sont prévus outre-atlantique en fin d'année, et en Europe d'ici à la fin du premier semestre 2010. En amont, plusieurs acteurs des médias (Disney, News Corp, Arte...) pourraient proposer la diffusion de programmes en 3D dès le début de l'année prochaine.
Au cinéma, la 3D a déjà dépassé la simple anecdote. Le succès public engendré par son arrivée a encouragé l'industrie à produire davantage de films 3D. « En 2009, une dizaine de films 3D étaient distribués en salles, 25 seront proposés l'an prochain », pronostique Thibaut de Bougrenet, président et co-fondateur d'Eyes3Shut.
L'entreprise, spin-off du département Optique de Telecom Bretagne, conçoit, fabrique et commercialise des lunettes 3D, accessoire indispensable si l'on veut plonger dans la troisième dimension, au cinéma comme à la télévision. « J'ai signé avec les plus grands distributeurs de cinéma en Europe », annonce Thibaut de Bougrenet en ajoutant étudier également un contrat de partenariat avec l'un des fabricants de télévision.
Les lunettes 3D : comment ça marche ?
Deux procédés s'affrontent : le premier est dit « actif ». C'est celui retenu par Eyes3Shut et une firme américaine, XpanD. Cette dernière est d'ailleurs à l'origine des lunettes utilisées pendant la projection de Là-haut, création des studios Disney-Pixar. C'est aussi l'option que semblent privilégier la plupart des grands constructeurs de TV (Sony, Panasonic, Samsung). L'écran affiche successivement une image pour l'oeil droit, puis une autre pour l'oeil gauche. Les lunettes, munies d'un récepteur infrarouge, sont équipées sur chaque verre d'un obturateur LCD qui fonctionne de façon synchronisée avec l'écran. La monture pèse une cinquantaine de grammes.
Le second procédé, dit « passif », concerne soit des lunettes munies de filtres de couleur, soit des lunettes polarisantes fabriquées par RealD, autre firme américaine qui contrôle 80% du marché des lunettes 3D aux Etats-Unis. Le principal inconvénient des lunettes passives est lié à la luminosité. « Elles pompent plus de 90% de la lumière émise par l'écran, quand les nôtres en consomment 79%», précise Thibaut de Bougrenet. Pour le patron d'Eyes3Shut, il ne fait aucun doute que les lunettes actives vont s'imposer sur le marché, que ce soit au cinéma, ou devant la télévision.
Véritable marché ou miroir aux alouettes ?
Reste à savoir si l'expérience spectaculaire vécue de façon ponctuelle dans une salle de cinéma pourra être transposée, au quotidien, devant un récepteur TV et dans un environnement familial. En attendant, l'entreprise estime pouvoir réaliser un chiffre d'affaires de 10 à 20 millions d'euros d'ici trois ou quatre ans, essentiellement grâce au cinéma. « D'ici trois ans, 25 à 30% des films dans le monde seront visionnés en 3D », prédit Thibaut de Bougrenet. Cette estimation repose sur un simple constat : dès qu'une salle bascule en numérique, elle peut faire de la 3D. « Les Etats-Unis, comme l'Europe comptent environ 35 000 salles de cinéma. Or, 12 000 sont déjà équipées en numérique outre-atlantique contre seulement 2000 en Europe. En France, les exploitants qui sont déjà passés en numérique ont réservé plus d'un tiers de leurs salles à la 3D en raison de la demande croissante du public et de l'augmentation de l'offre de films en 3D », poursuit le patron d'Eyes3Shut. Outre le 7ème art et la télévision, l'entreprise compte également investir les marchés professionnels : les parcs d'attraction puis l'industrie. A l'instar des entreprises qui s'équipent pour répondre à des besoins internes, notamment dans le secteur médical ou la communication. Quant à la télévision 3D sans lunettes, « elle n'a aucun avenir », tranche Thibaut de Bougrenet.
A QUAND LA 3D SANS LUNETTES ?
Bruxelles proclame la fin de la récession en zone euro
La Commission européenne prévoit désormais une reprise économique dès le troisième trimestre dans la zone euro, tout en restant prudente pour la suite. En France, elle table sur un recul du PIB
de 2,1% cette année, contre -3% prévus avant. C'est la meilleure performance prévue pour une grande économie de la zone euro cette année.
L'Europe sort de la pire récession qu'elle ait connue depuis plus de 60 ans, a estimé lundi 14 septembre la Commission européenne, qui prévoit désormais une reprise économique dès le troisième trimestre, tout en restant prudente pour la suite. En publiant des prévisions de conjoncture actualisées, l'exécutif européen s'est montré plus optimiste qu'auparavant pour la deuxième moitié de l'année 2009 dans les 16 pays de la zone euro.
Il s'attend désormais à une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de 0,2% dès le troisième trimestre et de 0,1% au quatrième, après des reculs de 2,5% au premier trimestre et de 0,1% au deuxième. Dans ses précédentes prévisions, publiées en mai, la Commission anticipait encore une contraction de l'économie aux troisième et quatrième trimestre, avant une croissance nulle au premier trimestre 2010 et une reprise seulement au deuxième trimestre de l'an prochain.
"Aujourd'hui, pour la première fois depuis la crise de Lehman Brothers", la banque américaine qui avait fait faillite il y a un an, entraînant une aggravation de la crise économique, "nous présentons ces prévisions avec un certain optimisme", a indiqué le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia. "La situation s'est améliorée, principalement grâce aux fonds exceptionnels injectés dans l'économie par les banques centrales et les pouvoirs publics", a-t-il ajouté.
Bruxelles a cependant maintenu sa prévision d'un recul du PIB de 4% dans la zone euro et dans l'UE pour l'ensemble de 2009, car l'activité s'est détériorée plus que prévu à la fin 2008 et au début 2009. La Banque centrale européenne (BCE) prévoit de son côté un recul du PIB de 4,1% cette année.
1,44 million d'Européens ont perdu leur emploi au 2e trimestre
Mais la Commission s'est montrée plus optimiste qu'en mai pour certains pays, en particulier la France et l'Allemagne, qui ont connu un retour surprise à la croissance au deuxième trimestre. En France, elle table désormais sur un recul du PIB de 2,1% cette année, contre -3% prévus avant. C'est la meilleure performance prévue pour une grande économie de la zone euro cette année. L'OCDE a également revu début septembre à la hausse ses prévisions pour la France, tablant également sur une contraction du PIB de 2,1% en 2009 contre 3% auparavant.
Pour l'Allemagne, Bruxelles table désormais sur une contraction de l'économie de 5,1%, contre -5,4% attendus avant. En revanche, la Commission a dégradé encore ses pronostics pour l'Espagne, l'Italie et les Pays-Bas. Ces pays devraient connaître respectivement des reculs de 3,7%, 5% et 4,5% de leur PIB.
Bruxelles prévient aussi que "l'incertitude reste élevée" concernant la solidité de la reprise. "S'il est possible que la reprise surprenne par son intensité à très court terme, il reste à voir dans quelle mesure elle sera durable", souligne l'exécutif européen, qui prévient que "la relance pourrait donc être volatile et décevante". En particulier, la crise n'a pas fini de produire tous ses effets sur l'emploi et les finances publiques, qui continuent à se dégrader, a prévenu M. Almunia.
Selon des chiffres publiés lundi, quelque 1,443 million de personnes ont perdu leur travail au deuxième trimestre dans l'Union européenne, dont 702.000 dans la zone euro. C'est le quatrième trimestre consécutif de baisse de l'emploi dans l'Europe en récession. Et le chômage, qui réagit toujours avec décalage par rapport à l'évolution de la conjoncture, devrait continuer à grimper dans les prochains mois.
Reprenant le message lancé par les ministres des Finances du G20, M. Almunia a souligné que les Européens devaient "continuer à mettre en oeuvre les mesures de relance annoncées pour cette année et pour 2010 et accélérer l'assainissement du secteur financier". Il a aussi rappelé qu'ils devaient "définir une stratégie claire, crédible et coordonnée de sortie de crise pour ramener progressivement les finances publiques sur une trajectoire durable".
samedi 12 septembre 2009
La France est-elle menacée d'illettrisme ? «C'est le rapport global à la langue qui est désormais en question», observe Luc Ferry. «Oui, mais c'en est
«C'est le rapport global à la langue qui est désormais en question», observe Luc Ferry. «Oui, mais c'en est fini dans les jeunes générations de la religion de l'orthographe», lui répond François de Closets.
Le Figaro Magazine - Il y a trente ans, personne n'aurait imaginé que l'on puisse parler d'illettrisme pour la France, or vous citez dans votre livre des chiffres abominables...
Luc Ferry - Des chiffres qui ont très longtemps été niés par certains de mes prédécesseurs qui ne voulaient pas se mettre à dos l'Education nationale, être accusés de noircir le tableau ou, pire encore, d'être « droitiers ». La sonnette d'alar me, pour moi, a été une enquête conduite en 1995 à la suite d'une découverte quasi miraculeuse : 9 000 copies corrigées de certificats d'études primaires datant de 1923, 1924, 1925 que les archives départementales de la Somme avaient oubliées dans des sacs de jute au fond d'un grenier. Claude Thélot, directeur de l'évaluation et de la prospective, homme plutôt de gauche et enclin à croire à un constant progrès, a entrepris de confronter les performances des élèves de l'époque avec ceux d'aujourd'hui. En bon polytechnicien, il a éliminé les biais, mis en parallèle les programmes, ajusté les échantillons d'élèves, or les résultats ont été calamiteux. Là où on faisait cinq fautes d'orthographe dans les années 20 (on se souvient de la phrase fatidique : 5 fautes = 0 !), on en commet aujourd'hui 17. Globalement en France, 35 % des enfants entrant en sixième présentent des difficultés de lecture à des niveaux différents : 8 à 10 % sont illettrés ; 15 % ânonnent ; 10 % déchiffrent si lentement qu'ils seront exclus de ce que j'appellerai la lecture par plaisir. Mais nous sommes allés plus loin avec le Conseil d'analyse de la société en croisant les statistiques du ministère de l'Education et celles du ministère de la Défense concernant les JAPD, journées d'appel pour la défense : les 35 % d'enfants en difficulté lors de leur entrée en sixième se retrouvent malheureusement dans le même état à l'âge de 18 ans. Si l'orthographe n'est qu'un indice, se pose donc la question autrement préoccupante du rapport global à la langue, réalité que l'on a voulu nier durant des années. Ce qui est très grave, car lorsqu'un enfant est en difficulté pour la lecture, il l'est dans toutes les autres matières.
François de Closets - L'illettré qui n'est pas capable d'écrire les mots pour exprimer une pensée est, en quelque sorte, en deçà de l'orthographe. Mais je fais une différence essentielle entre les fautes de grammaire et les fautes lexicales. Les premières sont évidemment beaucoup plus graves. En outre, elles ne font pas appel aux mêmes capacités. La grammaire est cohérente, logique, elle suppose un raisonnement. Au contraire, l'écriture des mots comporte énormément d'arbitraire, voire d'absurdité. Elle fait appel à la mémoire, la sienne ou celle du dictionnaire.
On observe donc depuis quelques années un effondrement des compétences orthographiques, grammaticales comme lexicales, que je crois irréversible. Or il est impossible de revenir aux bonnes vieilles méthodes de la IIIe République et trop tard pour simplifier notre orthographe. Notre chance, c'est que l'écriture change. Les jeunes écrivent plus que jamais, mais cette écriture électronique ne sert plus seulement à figer le verbe, elle nourrit des conversations écrites et non verbales. L'écrit se trouve donc désacralisé à l'égal de l'oral. Quant à l'orthographe, elle est aussi dévalorisée par la trituration du SMS. C'en est fini dans les jeunes générations de la religion de l'orthographe. A des ados qui passent leur temps à « chatter » par ordinateur (les Canadiens appellent cela plaisamment le « clavardage »), on peut difficilement reprocher de n'avoir pas respecté tel ou tel accent. Ils n'y prêtent guère attention.
On voit bien le danger : que chacun finisse par accommoder le français à sa guise. Pour éviter cela, il faut faire la distinction entre ce qui est essentiel et ce qui ne l'est pas. La conjugaison des verbes et l'usage des traits d'union, ce n'est pas pareil. L'Education nationale a essayé à deux reprises sans aucun succès en édictant des « tolérances », c'est-à-dire en faisant la liste d'erreurs qui, pour être fautives, n'étaient pas pour autant sanctionnées. Je le regrette car les enseignants en sont réduits à ne plus relever les fautes, devenues trop nombreuses. C'est le laxisme. Je préfère la tolérance.
Mais je pense qu'on ne pourra pas maintenir la rigueur impitoyable qui taxe de faute la moindre erreur. Pour l'écriture privée s'entend. La chose imprimée, elle, doit être parfaite. On en reviendrait donc à l'usage du XVIIIe siècle où l'orthographe professionnelle était très stricte mais où les plus grands auteurs, les Diderot, les Voltaire en prenaient à leur aise avec l'écriture des mots dans leur correspondance. Mais il faudra se battre sans rien céder sur le sens des mots, sur la syntaxe et se fier aux correcteurs automatiques pour les chausse-trapes, avec un « p » ou deux « p », de notre orthographe.
Luc Ferry - Vous dénoncez l'absurdité orthographique, elle existe parfois, mais il ne faut pas non plus confondre apparence et réalité. Charrette avec deux « r » et chariot avec un seul vous semblent aberrants, mais derrière l'anomalie, il y a une histoire sédimentée. Vouloir rationaliser l'orthographe, c'est lui faire perdre ses significations historiques. Par ailleurs, votre distinguo entre sphère professionnelle et privée en matière orthographique n'est guère viable. Vous y avez beau jeu, car vous, vous maîtrisez la culture écrite. Lorsque les pères fondateurs de l'art contemporain ont cassé la figuration, que ce soit Picasso et Kandinsky, pour prendre les deux grands du cubisme et de l'abstrait, ils savaient peindre. La campagne de Leningrad vu par Kandinsky est une merveille d'impressionnisme, du niveau de Sisley, Pissarro ou Monet ; de même pour Picasso dont les dessins témoignent d'un savoir-faire hors pair. Rien de comparable entre une licence poétique ou orthographique, un message en style SMS lorsqu'on a les bases, et l'indigente situation en matière de langue et de culture du malheureux qui ne les possède pas. Là est le problème.
Alors, quels remèdes ? D'abord, ce n'est pas en supprimant 3 heures de cours à l'école primaire que cela va s'arranger. C'est au lycée qu'il fallait alléger les horaires et surtout pas dans le primaire, car c'est là que tout se joue. 80 % des enfants qui n'apprennent pas à lire au CP n'apprennent jamais à lire. Chiffre terrible. Il serait bon que le président de la République ou la Fondation Carla Bruni-Sarkozy s'intéressent à cette question et en fassent une cause nationale.
François de Closets - Vous imaginez une action dès l'école maternelle ?
Luc Ferry - Non. Il ne faut pas voler aux enfants leur propre enfance. C'est au CP, au moment de cet apprentissage qui induit le premier échec scolaire, qu'il faut agir, en dédoublant les cours préparatoires de toutes les écoles dif fi ciles de France. Cela ne coûte rien budgétairement. Pour des raisons de traitement social du chômage, on recrute massivement des assistants d'éducation. C'est là qu'il faut les utiliser. Il faut aussi, comme en Finlande, mettre un tuteur qui suivra l'élève lors de sa scolarité primaire. Tout cela, je l'avais mis en place, mais tout fut supprimé après mon départ du ministère.
François de Closets - Je ne vous contredirai pas sur le traitement de l'illettrisme, mais je pense que le regard de la société sur l'orthographe va changer. Traditionnellement en France, on corrige avant de lire. Que votre style soit pesant, votre vocabulaire rudimentaire et votre pensée insipide, tout peut passer, tout sauf la faute d'orthographe. Pour un mot de travers on peut perdre la face.
Luc Ferry - Pensez-vous ! Tout le monde s'en tape, et c'est bien là le problème !
François de Closets - Pas « tout le monde » : les moins de trente ans. Car cette stigmatisation du fautif reste vivace dans les générations plus âgées. La preuve ? Des millions de Français ont connu comme moi des problèmes avec l'orthographe. Pourtant, il suffit que j'en fasse l'aveu pour que cela surprenne. Quelle hypocrisie ! Mais qui ne pourra plus durer. Les jeunes qui auront appris dès l'école l'écriture informatique, qui ne con naîtront plus cette extrême crispation sur l'orthographe, retrouveront le bonheur d'écrire sans fautes, comme au XVIIIe siècle.
vendredi 11 septembre 2009
La gauche demande la démission de Brice Hortefeux
Le dérapage de Brice Hortefeux lors de l'université d'été de l'UMP a déclenché une vague de réactions négatives à gauche et au sein des association antiracistes. Dans une vidéo diffusée par Le Monde.fr, le ministre de l'intérieur pose pour une photo en compagnie d'un jeune militant d'origine maghrébine, et déclare : "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."
"La question n'est même pas de savoir s'il faut ou pas qu'il démissionne du gouvernement, mais que fait-il encore au gouvernement à cette heure-ci ?", a réagi Benoît Hamon, porte-parole du Parti socialiste. "Le président de la République doit le démettre immédiatement", a-t-il ajouté. Olivier Besancenot a lui aussi déclaré que le ministre de l'intérieur devrait démissionner.
Martine Aubry s'est dite "choquée et consternée" par les propos "insultants". "Les Français ne peuvent accepter qu'un ministre puisse s'exprimer ainsi. Je ne tolérerai pas que des propos racistes soient tenus dans notre pays", a affirmé la première secrétaire socialiste. "A ce niveau, je ne demande pas au ministre de démissionner, mais au président de la République, en tant que garant des valeurs et de l'unité nationale, de le lui demander", a ajouté Razzy Hammadi, secrétaire national chargé des services publics.
Pour la porte-parole des Verts, Djamila Sonzogni, "on sait dorénavant ce que M. Hortefeux a dans le ventre, et ça ne sent pas bon". "Il vaudrait mieux changer de poste, c'est clair", a ajouté Jean-Luc Mélenchon. Najat Belkacem, proche de Ségolène Royal, a dit attendre "au moins des excuses publiques" de la part du ministre.
"CONSTERNATION" DE SOS-RACISME
Les associations antiracistes comme SOS-Racisme disent elles aussi avoir appris "avec consternation" les propos de M. Hortefeux. Après avoir vu ces images, Patrick Lozès, président du Conseil représentatif des associations noires, s'est dit "triste que des paroles de cette nature puissent être prononcées par un représentant du gouvernement français". "Ce que j'ai vu ne m'a pas semblé être une plaisanterie, a-t-il déclaré. Ces paroles sont aux antipodes des valeurs qu'un ministre est censé représenter. D'autant qu'il vient de sanctionner un préfet taxé de racisme. Si ces propos ont bien été tenus, il faudra appliquer la même règle au ministre de l'intérieur."
Le préfet Paul Girot de Langlade, soupçonné de propos racistes alors qu'il était l'objet d'un contrôle à l'aéroport de Roissy, a été mis à la retraite d'office mercredi, en conseil des ministres. Il avait accusé son ministre de tutelle d'avoir "orchestré" cette affaire afin de "se refaire à bon compte une virginité de parfait antiraciste". Interrogé par France Info après les propos de Brice Hortefeux, Paul Girot de Langlade a estimé qu'il n'était pas "le plus raciste des deux". "Moi, il [le ministre de l'intérieur] m'a mis à la retraite d'office, alors j'attends de voir maintenant ce que vont faire les associations antiracistes face à ce dérapage verbal."
"POLÉMIQUE HONTEUSE" SELON L'UMP
Sur TF1, François Fillon a estimé que Brice Hortefeux était victime d'une "campagne de dénigrement". "Aucun propos ne peut lui être reproché", a-t-il ajouté, alors que le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, a évoqué "une polémique honteuse". "[C'est la preuve] que la gauche est prête à tout pour nous nuire", s'est insurgé M. Bertrand.
En janvier 2009, Brice Hortefeux avait plaisanté sur les origines de Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, qu'il avait présentée comme "une compatriote" avant d'ajouter : "Comme ce n'est pas forcément évident, je le précise." L'intéressée avait défendu le ministre en assurant qu'elle n'y avait vu aucun "propos tendancieux".
jeudi 10 septembre 2009
Carlier Hondelate souffre du syndrome de la Grosse tete [fun] 090909
Il lâche des tracts par avion contre la "politique de chiottes" de Ségolène Royal
Environ 200 à 500 tracts ont été lâchés par avion, mardi soir, vers 19 h, au-dessus de l’aéroport de Poitiers-Biard (Poitou-charentes).
"Alors que les passagers du vol Ryanair du soir attendaient dans l’aérogare de Poitiers Biard, un petit avion de tourisme a largué u
ne pluie de tracts sur les pistes", raconte le site de La Nouvelle République.
Résultat?
Des centaines de petits papiers imprimés se retrouvent sur le sol. Ils contiennent des messages d'insultes à l'attention de Ségolène Royal, la présidente de la région Poitou-Charentes, et à Martine Aubry, la première secrétaire du PS.
"Les deux élues sont mises dans le même sac. Le tract insultant stigmatise 'la politique de chiottes' de la première avant d’accuser la seconde d’avoir 'précipité la crise avec vos 35 heures de merde'", précise le site de La Nouvelle République.
La suite sur le site de La Nouvelle République: "Ségolène Royal insultée par un lâcher de tracts"
mercredi 9 septembre 2009
Greenspan : les crises ont pour origine «la nature humaine»
L'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Alan Greenspan estime que la crise actuelle est le fruit d'«excès spéculatifs» inévitables en période de prospérité.
«Il y aura d'autres crises, mais elles seront différentes», assure Alan Greenspan dans une interview publiée mercredi
sur le site internet de la BBC. Celui que l'on avait coutume de surnommer «le maestro», pour sa capacité de 1987 à 2001 à enrayer les crises financières, et qui se retrouve aujourd'hui sous le feu des critiques pour ne pas avoir su prévenir la crise des «subprimes», refuse d'en endosser la responsabilité. «C'est la nature humaine qui en est à l'origine», estime-t-il, et «tant que personne ne trouve le moyen de la changer, nous aurons encore d'autres crises». Et d'ajouter : «Deux crises n'ont jamais rien en commun excepté la nature humaine». D'après lui, à chaque fois que les hommes sont confrontés à des périodes de croissance économique, ils espèrent à tort que celle-ci durera le plus longtemps possible. «C'est une capacité inextinguible de l'être humain, lorsqu'il est face à de longues périodes de prospérité, de présumer qu'elles dureront toujours». D'où la formation de bulles financières, immobilières ou autre, qui finissent tôt ou tard par imploser.
Surveiller les excès de régulation
Un an après la faillite de la banque d'investissement américaine Lehman Brothers, qui a précipité la finance mondiale dans la crise entraînant une récession globale, Greenspan jette ainsi un œil fataliste sur les événements qui sont arrivés après son départ à la tête de la Fed. Il affirme que les banquiers «savaient qu'ils sous-estimaient les risques et qu'à un moment il y aurait une correction (…) mais un trop grand nombre d'entre eux ont cru qu'ils seraient capables de s'en sortir juste avant». L'ancien dirigeant de la Fed estime de surcroît que les gouvernements devront désormais davantage surveiller les fraudes et augmenter les exigences de capital des banques, un point défendu le week-end dernier au G20 Finances de Londres par le secrétaire américain au Trésor Tim Geithner.
Il a cependant mis en garde contre la tentation de trop réguler en réaction à la crise. «On ne peut pas avoir un commerce mondial libre avec des marchés nationaux régulés très restrictifs», a-t-il dit.
L'ex-patron de la Fed avait pour habitude de surveiller les ventes de sous-vêtements pour hommes aux Etats-Unis. Selon sa logique, les Américains ne renouvelaient leurs stocks de culottes et caleçons qu'en période de croissance économique.
Pour Alan Greenspan, l'ancien timonier de la Réserve fédérale américaine, les ventes de slips sur le territoire américain sont un indice économique comme un autre, à l'image des ventes de logements, de l'indice ISM manufacturier ou encore des chiffres du chômage. Comme le rappelle un article paru sur le Huffington Post, celui qu'on surnommait le «gourou des marchés» et «Maestro», avant que la crise des subprimes ne vienne entacher sa réputation, s'intéressait tout particulièrement aux données dites «prolétaires» pour prendre le pouls de l'économie. Les ventes de slips en faisaient partie. Il estimait ainsi que l'homme, contrairement à la femme, considérait cet achat secondaire, et qu'il était prêt à faire l'impasse si les conditions économiques se détérioraient.
Or selon des données de la société de recherche Mintel, les ventes de sous-vêtements pour hommes devraient chuter de 2,3% en 2009, ce qui, si on reste à la logique de Greenspan, n'augurerait rien de bon pour l'économie. «L'indice du slip» serait-il donc l'indicateur économique ultime ? Selon Matt Hall, un porte-parole du fabricant Hanesbrands qui est cité par le Huffington Post, rien n'est moins sur. «Les récessions ont un impact sur toutes les catégories de vêtements et les sous-vêtements des hommes n'échappent pas à la règle» indique-t-il, ajoutant que les hommes «ne portent pas moins de sous-vêtements qu'autrefois». Sauf Greenspan peut-être.
AH LA SALOPE !!!
"En s'attaquant avec vulgarité à la rédaction d'Europe 1, Ségolène Royal dérape une fois de plus en cherchant à se faire passer pour la victime de je ne sais quel complot."
"Ainsi, celle qui se veut le chantre de la fraternité, ne supporte plus ni la critique ni les interrogations et n'hésite plus désormais, sans doute pour exister à la veille de son show de Montpellier, à mettre en cause l'honnêteté professionnelle des journalistes."
"Quant à sa colère feinte contre Paris Match ayant reproduit des photographies d'elle prises dans une gare en public, comment peut-elle s'en offusquer ? Comment peut-elle laisser croire qu'elle n'aurait pas vu le photographe?"
Rappelant qu'elle avait posé il y a plusieurs années "en chemise de nuit dans une maternité pour ce même magazine", Yves Jégo lâché: "A cette époque, Madame Royal semblait moins soucieuse de la défense de la vie privée des élus."
Europe 1 répond aux attaques de Ségolène Royal
Ségolène Royal a accusé mardi la radio Europe 1 de lui lancer des "boules puantes" dès qu'"elle en a l'occasion", notant que la station appartenait au groupe Lagardère comme l'hebdomadaire Paris-Match, contre lequel elle affirme avoir porté plainte pour des "photos volées".
Europe 1 avait présenté un sujet sur le thème: "la maison Royal serait-elle en péril financier?", affirmant notamment que la présidente de la région Poitou-Charentes était obligée de "réduire la voilure" faute de moyens.
"Nous assumons totalement le sujet diffusé ce matin", a réagi Europe 1. Les informations diffusées lors du sujet ont été vérifiées "auprès de l'intéressée, Ségolène Royal" lundi soir, a ajouté la station.
Les kamikazes voulaient faire exploser sept avions en vol
Les trois Britanniques qui ont préparé en août 2006 des bombes confectionnées avec des liquides ont contraint les aéroports du monde entier à changer leurs procédures de contrôle.
Abdulla Ahmed Ali, Tanvir Hussain et Assad Sarwar avaient l'intention de faire exploser plusieurs avions de ligne avec des explosifs liquides dissimulés dans des bouteille
s de soda. C'est la conclusion retenue lundi soir par le jury de la cour de justice de Woolwich (est de Londres) un an après un premier jugement qui n'avait pas été aussi tranché. Reconnus coupables, les trois hommes, des musulmans britanniques âgés de 28 à 29 ans, risquent des peines de prison à perpétuité. Pour quatre autres accusés, le jury a estimé qu'en revanche les preuves étaient insuffisantes pour prouver leur participation au complot.
Ce verdict très attendu met fin à l'une des plus importantes enquêtes antiterroristes jamais menées en Grande-Bretagne, avec un travail conjoint de la police antiterroriste et des services secrets MI5. Depuis l'affaire, tous les aéroports de la planète ont été contraints de changer leurs contrôles de sécurité.
Bouteilles de soda
L'arrestation des trois hommes et la découverte de leur projet en août 2006 avaient provoqué d'importantes perturbations dans les transports aériens, en obligeant les compagnies à interdire le transport de liquides dans les bagages. Depuis, les contraintes se sont un peu relâchées, et seules les bouteilles de plus de 100 ml sont interdites en cabine.
Le jour de son arrestation, Adbdulla Ahmed Ali, le leader du groupe, avait en poche une clé USB informatique sur laquelle il avait rassemblé des informations sur 7 vols à destinations de grandes villes américaines et canadiennes, tous décollant de l'aéroport d'Heathrow à Londres dans une fenêtre de 2 heures 30. Le plan prévoyait que les sept kamikazes fassent exploser leurs bombes en vol après le décollage du dernier avion.
L'artificier du groupe, Assad Sarwar, avait entassé les ingrédients nécessaires pour fabriquer les bombes dans son appartement près de Buckingham, et le groupe avait loué un appartement à Walthamstow, une banlieue du nord-est de Londres pour l'assemblage final. Pour contourner les contrôles à l'aéroport, le groupe comptait emporter les produits dans de petites bouteilles de soda et de
boissons énergisantes, puis de faire le mélange détonant au dernier moment, une fois en vol. Sur une des vidéos de surveillance installée par la police dans l'appartement londonien, on voit deux des comploteurs remplacer le contenu d'une bouteille à l'aide d'une grosse seringue, afin de laisser la capsule intacte. Les détonateurs miniatures avaient l'apparence des petites piles bâtons, et étaient insérés dans des appareils photo. Les bombes auraient été de petites tailles, mais largement assez puissantes pour déchiqueter la carlingue d'un avion de ligne.
Au moment de l'arrestation du groupe le 10 août 2006, il ne restait plus que deux semaines de préparatifs avant le lancement des opérations suicides.
Le MI5 surveillait activement Abdulla Ahmed Ali, depuis son retour du Pakistan en 2005, où il avait rencontré des équipes liées à al-Qaida.
mardi 8 septembre 2009
lundi 7 septembre 2009
Les livres les plus piratés en 2009
A votre avis, quels ont été les dix livres les plus téléchargés illégalement en 2009 ? Je n’en avais aucune idée jusqu’à ce que j’en découvre la liste sur le site Freakbits, satellite de BitTorrent qui permet le partage de fichiers P2P. Voici donc :
1. Kamasutra
2. Adobe Photoshop Secrets
3. The Complete Idiot’s Guide to Amazing Sex
4. The Lost Notebooks of Leonardo da Vinci
5. Solar House – A Guide for the Solar Designer
6. Before Pornography – Erotic Writing In Early Modern England
7. Twilight – Complete Series
8. How To Get Anyone To Say YES – The Science Of Influence
9. Nude Photography – The Art And The Craft
10. Fix It – How To Do All Those Little Repair Jobs Around The Home
Autrement dit de l’érotisme, des conseils pratiques pour la retouche photo, du sexe, de l’énergie solaire, du cul, des vampires, de la pornographie et du bricolage. Soyez sans illusion sur le quatrième : les Carnets secrets de Léonard de Vinci sert de support à un jeu de rôles… S’il est vrai que le piratage des livres est une phénomène encore relativement faible, il pourrait très vite s’accroître avec la montée de la numérisation des titres, comme on l’explique sur La Feuille.
En rapportant la nouvelle, LivresHebdo se félicite de ce que, hormis Twilight, on n’y trouve pas de roman, et que la littérature soit absente de cette liste. C’est bizarre mais j’éprouve le sentiment exactement contraire. Le jour où l’on apprendra que les oeuvres de Vladimir Nabokov, Roberto Bolano et Pierre Michon sont massivement piratées sera un grand jour. Quelle meilleure consécration que ce plébiscite populaire dont jouissent la musique et le cinéma ? Ce jour-là, nous lèverons notre verre ; puis, après l’avoir consciencieusement vidé, nous soutiendrons toute action judiciaire destinée à protéger auteurs, traducteurs, éditeurs et ayants droit. Mais non, ce n’est pas un paradoxe…
dimanche 6 septembre 2009
Pas de hiatus entre François Fillon et Nicolas Sarkozy sur la taxe carbone
Dans son discours de clôture de l'université d'été de l'UMP à Seignosse, dans les Landes, dimanche 6 septembre, François Fillon a tenté de dissiper le quiproquo autour des modalités de mise en œuvre de la taxe carbone. "Je demande que l'on juge, non sur des rumeurs et des spéculations, mais au vu des arbitrages complets que le président de la République présentera dans les prochains jours", a-t-il déclaré au
terme d'un Campus de l'UMP marqué par le débat sur cette taxe controversée.
En annonçant un prix de 14 euros par tonne de CO2, François Fillon semblait avoir arrêté mercredi le montant de départ de la taxe carbone, qui doit être mise en place dès 2010. Mais l'Elysée a repris la main en annonçant que le chef de l'Etat ne prendrait de décision que la semaine prochaine. "Avec le président de la République, nous sommes en train de bâtir une fiscalité verte à l'échelle de la nation. C'est une première, et j'aurais tort de vous cacher que l'entreprise est complexe. Les conseils sont les bienvenus, mais pas la démagogie !", a lancé François Fillon à la tribune. "Ceux qui confondent le prix de la tonne de carbone avec un baromètre des relations entre le président et le premier ministre vont en être pour leurs frais", a-t-il prédit.
Rappelant les principes qui sous-tendront cette taxe, il a rappelé que celle-ci sera "progressive". "Je ne vois pas comment on pourrait s'écarter au démarrage du prix de la tonne de CO2 sur le marché aujourd'hui. Ce sera la base de départ", a-t-il insisté. Il a aussi répété que ce nouvel impôt vert ne se traduirait "pas par une hausse des prélèvements obligatoires", grâce à "un ambitieux transfert de fiscalité". "Il s'agit de taxer plus la pollution et de taxer moins les revenus, le travail et les investissements", a-t-il assuré.
Enfin il a ajouté que la taxe carbone serait "équitable" et prendrait en compte "la situation de nos concitoyens aux revenus les plus modestes", ceux "qui n'ont pas à leur disposition de transports en commun" ainsi que celle "spécifique de certaines professions, comme celles des agriculteurs ou des pêcheurs". Il a aussi exclu toute hausse des prélèvements et toute politique de rigueur mais a promis de poursuivre "l'effort continu de réduction des dépenses de l'Etat".
Le comédien Sim est mort
Le comédien et humoriste Sim, de son vrai nom Simon Berryer, e
st mort, dimanche 6 septembre, d'une ambolie à Saint-Raphaël (Var), à l'âge de 83 ans. Depuis quelques années, Sim limitait ses engagements à la série Louis la Brocante, au côté de Victor Lanoux. Le dernier épisode auquel il a participé doit être diffusé le 24 septembre. Il avait été hospitalisé pour une pneumonie il y a quelques jours.
Personnalité du théâtre et de la télévision depuis ses débuts dans les années 1960 au côté de Jean Nohain, l'acteur a tourné de nombreux films dont Cartouche de Philippe de Broca, Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais elle cause de Michel Audiard, Les Mariés de l'an II de Jean-Paul Rappeneau, Pinot simple flic de Gérard Jugnot, et récemment Astérix et Obélix aux Jeux Olympiques de Thomas Langmann.
"UN RIGOLO QUI RÉFLÉCHIT PARAÎT ÉVIDEMMENT BAROQUE"
C'est bien la télévision et la radio qui feront de lui l'un des comiques français les plus populaires. Découvert par Jean Nohain, l'un des pionniers de la télévision, il est un fidèle de l'émission 36 chandelles. Surtout, La baronne de la Tronche-en-biais, personnage burlesque qu'il incarne travesti en femme et avec force mimiques, fait se tordre de rire les téléspectateurs.
"J'ai eu ma période de grimaces avec la baronne de la Tronche-en-biais", dira-t-il plus tard. "C'était du gros comique qui m'a ouvert les portes des grandes émissions de variétés où je n'ai cessé de raboter, peaufiner, raffiner". Pilier des Grosses têtes de Philippe Bouvard sur RTL dans les années 1970, Sim assure qu'il "n'aime pas les rires gras" et qu'il est "contre les mots orduriers". Personnage comique et populaire, Sim se voulait "un rigolo qui réfléchit" ce qui, soulignait-il, "paraît évidemment baroque".
samedi 5 septembre 2009
vendredi 4 septembre 2009
Noël Mamère: "Ségolène Royal est une irresponsable pour des raisons démagogiques et populistes"
Le député-maire (Verts) de Bègles défend la taxe carbone et y dénonce, selon lui, "l'attitude irresponsable, électoraliste et démagogique" de certains responsables politiques.
"Ce n'est pas un impôt!"
Pour lui, la contribution climat-énergie n'est "pas un impôt", mais "une incitation à changer nos comportements".
"Il faut la redistribuer intégralement"
C'est ce que déclare Noël Mamère. Pour lui, le produit de cette taxe doit être intégralement "redistribuer au ménages les plus pauvres et aux très petites entreprises".
jeudi 3 septembre 2009
mercredi 2 septembre 2009
Un an après son lancement, le navigateur de Google peine à s'imposer
Chrome, le navigateur Internet lancé le 1er septembre 2008 par Google, est aujourd'hui le quatrième navigateur le plus utilisé dans le monde, d'après une étude réalisée en août par Net applications. Avec environ 3 % de parts de marché, le logiciel de Google se place loin derrière Internet Explorer, en perte de vitesse mais toujours utilisé par deux internautes sur trois, et Firefox, le navigateur libre de Mozilla, qui représente près d'un quart des parts de marché. Il talonne toutefois le logiciel Safari d'Apple, à 4 %.
Si la progression de Chrome est restée constante tout au long de l'année écoulée, le navigateur tire moins bien son épingle du jeu que Firefox, qui a lui aussi gagné 4 % d'utilisateurs dans le même temps. Les deux logiciels se sont partagé la majorité des utilisateurs ayant abandonné Internet Explorer, le logiciel de Microsoft ayant connu une baisse d'utilisation de plus de 7 % sur un an.
DES ACCORDS AVEC LES CONSTRUCTEURS
Pour développer sa présence sur ce secteur, Google a annoncé mardi un partenariat avec Sony. Les ordinateurs portables VAIO du constructeur japonais seront désormais équipés de Chrome comme navigateur par défaut, alors qu'ils étaient jusqu'ici livrés avec Internet Explorer. Ni Sony ni Google n'ont dévoilé les conditions financières de l'accord. Google a annoncé envisager des accords similaires avec d'autres fabricants.
La pré-installation d'un navigateur était traditionnellement un élément-clé de son succès, de nombreux utilisateurs préférant conserver un programme avec lequel ils sont familiers. Microsoft est pour cette raison dans le collimateur de la Commission européenne : saisie par les développeurs du navigateur Opera, elle a annoncé mi-janvier qu'elle soupçonnait Microsoft d'abus de position dominante. Le fait qu'Internet Explorer soit préinstallé sur tous les PC équipés de Windows (90 % environ des ordinateurs dans le monde) constitue, selon la Commission, un avantage déloyal pour les autres navigateurs. Microsoft avait répliqué en mars en annonçant que la prochaine version de son système d'exploitation, Windows 7, permettrait de désactiver l'installation d'Internet Explorer.
UN SYSTÈME D'EXPLOITATION GOOGLE
Pour Google, le navigateur Chrome ne constitue cependant qu'une première étape. L'entreprise a confirmé début juillet qu'elle travaillait également à un système d'exploitation complet, baptisé Google Chrome OS et prévu pour fin 2010. Visant le marché des "netbooks", les mini-ordinateurs portables, Chrome OS devrait s'inspirer des principes du navigateur : rapidité et simplicité, au détriment des fonctions les plus avancées, comme l'ajout d'extensions (ou plug-in).
Alors que les ventes d'ordinateurs sont en net recul depuis 2008, les mini-ordinateurs portables constituent le seul secteur qui continue de croître. Mais là encore, Google partira avec du retard sur ses concurrents. Outre Windows XP, qui équipe environ 90 % des netbooks, selon plusieurs études du cabinet NPD, plusieurs systèmes d'exploitations libres et gratuits sont apparus ces derniers mois, comme Jolicloud, Moblin ou Ubuntu Netbook Remix.
"Le vrai problème de la taxe carbone, c'est qu'elle est trop faible"
La taxe carbone s'impose comme l'un des sujets chauds de la rentrée. A quel niveau doit-elle se situer ? Doit-elle être compensée ? Existe-t-il des alternatives ? Le point, avec Jacques Le Cacheux, économiste à l'OFCE et auteur de plusieurs études sur le sujet.
Bercy a annoncé que les ménages recevraient une compensation pour la taxe carbone. Est-ce que ça ne risque pas de nuire à l'objectif de cette taxe ?
Le but de la taxe carbone, c'est de changer les comportement, en rendant la tonne de CO2 plus chère. Et donc en augmentant le prix des produits les plus polluants, comme le carburant, pour dissuader les gens de les consommer. La compensation va se faire de manière forfaitaire, peut-être avec certains critères comme le niveau de revenu ou la situation familiale. Cela signifie que vous recevrez la même somme, que vous consommiez des produits polluants ou non. C'est simple: si vous diminuez votre consommation d'énergies fossiles, vous faites un bénéfice. Si vous l'augmentez, vous perdez de l'argent.
Oui, mais j'en perds moins que s'il n'y avait pas de compensation...
Ce n'est pas faux. Mais la décision de consommer tel ou tel produit dépend davantage de son prix relatif que de votre revenu : si ce prix augmente, vous êtes incité à en consommer moins. Surtout, le gouvernement ne peut pas donner l'impression de simplement chercher à remplir les caisses de l'Etat, surtout avec un impôt qui peut paraître socialement injuste, notamment parce que la part des budgets consacrés aux dépenses énergétiques est plus élevée pour les revenus modestes. Compenser la taxe carbone est donc nécessaire.
Au nom de la justice sociale, Ségolène Royal s'est prononcée contre la taxe carbone. Elle lui préfère une "taxe Total", sur le principe du pollueur-payeur. Est-ce une alternative crédible ?
Ça n'a pas de sens. Encore une fois, l'idée de la compensation, c'est que la taxe carbone n'est pas un impôt supplémentaire, mais un instrument pour modifier les comportements. C'est comme si Ségolène Royal disait qu'il faut dissuader les fumeurs d'acheter des cigarettes, mais qu'elle renonçait à augmenter le prix du paquet. Il est impératif de frapper le produit dont vous voulez dissuader l'usage. Et de frapper fort. Le vrai problème de la taxe carbone, c'est qu'elle est trop faible : 15 euros la tonne, cela correspond à 3 centimes par litre de carburant. Ce n'est pas assez dissuasif. Il faut aller plus loin, à 50 euros au moins, avec une montée en puissance sur deux ou trois ans. Pas sur dix ans, car dans dix ans, il sera trop tard.
Cette taxe devrait être portée à 5000€ par an pour chaque possesseur de 4x4 en zone urbaine, les agriculteurs devraient en être dispensés (pour les véhicules agricoles), les personnes résidant loin de leur lieu de travail et ne bénéficiant pas de transport en commun valables (train réguliers, RER, autocars...etc) devraient eux aussi en être dispensés.
Une taxe sur les GROS POLLUEURS (ceux qui déversent leurs déchets dans le Rhône ou ailleurs) devrait être calculée au tonnage de déchets, le prix de la tonne étant plus ou moins calculée sur le préjudice (impact) sur la nature ( 10 000€/ Tonne).
Une contribution annuelle pour tous les autres citoyens serait à ce compte amenée à un coût raisonnable pour les ménages ( entre 10 et 500 €/an) en fonction d'une estimation faite par les assureurs.
C'est une voie, pas la seule, mais c'en est une.
Les projets d'Airbus pour remplacer l'A320
Le modèle le plus vendu de la gamme Airbus pourrait être à terme remplacé par un avion mono-couloir et par un bi-couloir, plus large, demandé par certaine
s compagnies aériennes. Français et Allemands négocient ferme.
Selon nos informations, Airbus réfléchit à donner non pas un mais deux successeurs à son best seller l’Airbus A320 de 150 sièges. Il s’agirait, confie un haut responsable d’Airbus, d’un appareil mono couloir (« single aisle » disent les spécialistes anglo-saxons) comme aujourd’hui mais aussi d’un bi-couloir (« double aisle »). Ce dernier répondrait aux demandes de certaines grandes compagnies aériennes ainsi que de low costs (ces transporteurs à bas prix et bas coûts), désireuses de pouvoir embarquer et débarquer les passagers plus rapidement pour mieux rentabiliser l’exploitation de l’avion.
Cette hypothèse s’inscrit aussi dans le cadre des négociations entre Français et Allemands sur la répartition de la charge industrielle au sien du consortium. Les Allemands ont laissé aux Français une part majeure sur le nouveau programme A350 qui doit rivaliser avec le Boeing 787. Or, les problèmes de ce dernier profitent à son concurrent européen qui voit ses commandes décoller. A Toulouse où il doit être produit, on se frotte les mains. Et à Hambourg, on demande des compensations. Cet été, le Financial Times Deutschland écrivait que les Français avaient du coup accepté – notamment pour que l’A350 reçoive les aides publiques prévues, y compris de Berlin – que le successeur de l’A320 soit réalisé outre-Rhin. Mais en cas de double modèle, Toulouse, de plus en plus spécialisé dans les fuselages larges de la gamme, espère garder le modèle à deux couloirs, en misant sur le fait que c’est celuides deux qui aura le plus de succès. Interrogé sur l’inconvénient financier de lancer deux avions au lieu d’un, Jacques Delys, du cabinet spécialise ID Aero évoque une hypothèse : celle d’une remotorisation de l’A320 actuel d’une part et pour le modèle bi-couloir, d’une réutilisation de l’A350 avec une aile plus petite : « au total, cela ne serait pas plus cher que le coût d’un seul programme entièrement nouveau ».
Officiellement, aucune date n’est donnée pour un éventuel successeur à la famille des Airbus A320, avec ses dérivés raccourcis (A318 et A319 de 105 et 125 sièges) ou allongé (A321 de 185 sièges). Pas question en effet de tuer la poule aux œufs d’or. Airbus vient de livrer son quatre millième modèle – un petit A319 à la compagnie aérienne brésilienne TAM - ce qui en fait le deuxième avion le plus construit au monde derrière le Boeing 737 et ses 6100 exemplaires. Mieux : avec plus de 6400 commandes depuis son 1er vol en 1984 et son lancement commercial en 1988, l’A320 est l’un des appareils qui a rencontré le plus grand succès de toute l’histoire de l’aéronautique civile. Le B737 affiche plus de 8200 commandes mais il a été lancé vingt ans plus tot. Pas question donc pour Airbus, la grande filiale du groupe européen d’aéronautique , d’espace et d’armement EADS, de casser la dynamique. Car les clients risqueraient en cas d’annonce d’un successeur de préférer attendre ce dernier plutôt que d’acheter le modèle actuel à moins d’un besoin urgent.
Pour autant, Airbus comme Boeing – qui ne donne pas de date non plus - savent qu’il leur faudra tôt ou tard lancer un nouveau modèle ou au moins une version amplement modernisée. En vingt-cinq ans, les technologies ont évolué , les besoins des compagnies aériennes aussi. Pourtant, les deux avionneurs ont déjà beaucoup à faire. Airbus tente de stabiliser une fois pour toute la production industrielle de son très gros porteur A380, de viabiliser le programme cahotique d’avion militaire de transport A400M (à hélices) et prépare son futur A350 pour contrer le Boeing 787. C’est ce dernier quimobilise en ce moment les ressources de l’avionneur américain, qui a vu en ce programme très novateur les clés de son rebond face à Airbus mais connaît ces derniers mois des problèmes à répétition. Les mois de retard s’accumulent même si Boeing vient de donner un nouveau calendrier.












