TOUT EST DIT

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lundi 12 janvier 2015

Vivement 2017 !

L’année 2017 sera le signal que la présidence socialiste touche à sa fin puisque nous entrerons dans une année électorale où la droite, ayant désigné son champion, reprendra les rênes du pouvoir ou de ce qu’il en restera. D’ici là, que dire ? Que faire ? Prendre son mal en patience en assistant un peu plus à l’effondrement d’un pouvoir réduit à ses dorures et à ses titres, colifichets aussi coûteux qu’inutiles ? Si l’urgence n’était pas aussi grande, ce spectacle pourrait avoir un caractère divertissant. En effet, quoi de plus réjouissant que de voir ces victoires municipales et sénatoriales en 2014, permettant d’anticiper les reconquêtes départementales et régionales de 2015 ? Le temps du socialisme local a vécu et c’est heureux.
Laissons un instant de côté ces considérations politiciennes qui font vibrer les états-majors et les militants, mais transforment si peu le quotidien de nos concitoyens. Les politiques veulent souvent faire croire qu’ils ont le pouvoir d’influer jusque sur la course du Soleil elle-même. Cela n’est évidemment qu’un théâtre d’ombres que tous les ex-ministres pourraient confirmer dans un éclair de lucidité.
La France doit cesser de se voir telle une immense pyramide où tout découlerait du sommet ; cette construction est périmée, inefficace et désormais dangereuse. Le général de Gaulle ne l’avait-il pas compris en proposant aux Français un référendum portant sur la régionalisation et la réforme du Sénat ? Il fallait desserrer l’étau de l’État, aérer notre organisation territoriale, simplifier nos institutions. Les conservateurs de tous bords lui firent payer son audace.
En 2015, la solution viendra des femmes et des hommes de ce pays ; celles et ceux qui, chaque jour, se lèvent, travaillent, paient leurs impôts, sans jamais défiler, se plaindre ou se répandre sur les réseaux sociaux.
Nos gouvernants ne veulent pas voir que les Français ont évolué, qu’ils ne sont ni bloqués en 1960 ni à l’époque du Roi-Soleil ou dans un âge d’or mythique. La retraite à 60 ans, le rôle de l’État ou le travail le dimanche ne sont plus des totems intouchables. Les Français de 2015 savent qu’ils devront travailler plus longtemps, que l’État ne peut pas tout et que l’ouverture des magasins le dimanche dans les grandes villes du pays n’est pas une aberration. Ils savent également que les expériences menées sur nos enfants au nom d’un extrémisme égalitariste sont vouées à l’échec. L’État socialiste, n’ayant que les mots “respect des différences” à la bouche, ferait bien de prendre en compte celles qui, à l’école, permettent de se former et de se construire au contact des autres. Supprimer les notes et tout ce qui pourrait différencier les élèves les uns des autres est une hérésie pédagogique et un mensonge fait à ces enfants.
La meilleure nouvelle pour l’année à venir est certainement la baisse des prix du pétrole, de 50 % en 2014, qui devrait avoir un effet considérable sur le pouvoir d’achat des ménages. Essentiel dans notre vie de tous les jours, voici un exemple parfait d’une situation sur laquelle l’État n’a aucune prise : surabondance de l’offre liée à l’essor du pétrole de schiste produit aux États-Unis et au maintien d’un niveau de production élevé par les pays de l’Opep. En l’espèce, la seule mission de l’État français est de garantir la baisse des prix à la pompe pour tous les consommateurs.
En 2015, je souhaite que l’État se retire progressivement de la vie des Français, en réduisant massivement le nombre de ses normes, car c’est là que sont les réserves de croissance, nichées dans chaque foyer où sont nos futurs entrepreneurs. La France de ce début de XXIe siècle est prête pour tenir son rang au milieu des nations du monde, comme elle le fait déjà depuis plus de vingt ans mais toujours avec un bras attaché dans le dos, son droit du travail, et un boulet au pied, son système fiscal.
« Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain : / Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie. » (Pierre de Ronsard.) La vie est aujourd’hui, n’attendons pas une hypothétique reprise venue d’en haut, elle est en nous. 2015 est une étape vers la reconquête de la France par son peuple comme le sera 2016. Dès aujourd’hui, tournons nos yeux et nos coeurs vers l’avenir et crions “vivement 2017 !”, que la France renaisse après cinq années d’abandon.