TOUT EST DIT

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lundi 12 janvier 2015

Le retour de la censure politique

Dans la France de Hollande, la polémique est quasiment un délit. Le dénigrement est désormais interdit. De même que la nostalgie d’une France fière de son identité.
Depuis quelques mois, l’opinion publique se crispe. Elle se crispe parce que François Hollande s’échine à opposer une moitié des Français à l’autre. Il a commencé en prenant le parti des fonctionnaires contre les cadres du secteur privé assommés fiscalement. Ensuite, en imposant sans concertation le mariage homosexuel et en cassant les codes de la filiation, il a amené la France à divorcer d’avec elle-même. Enfin, en s’attaquant systématiquement aux traditions judéo-chrétiennes de la France au profit des rites musulmans, il a donné un élan aux pires communautarismes qui rongent la République et l’unité du pays.
Mais gare maintenant à ceux qui pointent du doigt la manière dont le chef de l’État accentue le déclin français. Son déclin économique, diplomatique, scientifique ou académique. Mais surtout le déclin de l’identité nationale. Ce qu’Éric Zemmour a très bien défini dans son best-seller, le Suicide français. Plus son livre battait des records de vente, plus la police de la pensée a été envoyée sur le front médiatique pour tenter de réfuter les thèses incontestables du polémiste, contredire ses chiffres et crier à la falsification. Avec cette fois-ci une grosse différence, c’est que, lorsqu’un héraut de la bien-pensance était diligenté pour démolir les thèses de Zemmour, son livre connaissait un regain de succès. Pour beaucoup de nos concitoyens, acheter et lire le Suicide français était un acte et une preuve de résistance. Résistance à cet insupportable multiculturalisme dont on nous rebat les oreilles. Résistance à ces théories héritées de Mai 68 pour déconstruire la société. Résistance enfin à ce prêt-à-penser que la plupart des médias audiovisuels ou subventionnés diffusent sans discernement.
Chacun sait comment tout cela s’est terminé. Éric Zemmour, qui, depuis dix ans, faisait la meilleure émission d’iTélé, a été limogé sans préavis, victime de la censure politique. Et le vent du boulet ne lui est pas passé loin sur RTL où il assure plusieurs chroniques par semaine. Ce que Coluche pouvait dire il y a trente ans sur les immigrés, les fonctionnaires ou les politiques à une heure de grande écoute, un journaliste de renom n’a plus le droit de le dire sur une chaîne d’information. Cela en dit long sur la régression du débat intellectuel dans notre pays, sur notre incapacité à discuter de sujets de fond qui déterminent la survie de l’identité française et sur la chape de plomb qui pèse désormais sur des sujets tabous comme l’immigration, le communautarisme, l’islam conquérant, la christianophobie, la dégradation dramatique de l’Éducation nationale ou l’assistanat.
Ce combat que mènent les censeurs contre tous ceux qui veulent ouvrir les yeux des Français n’est pas terminé. À peine sorti en librairie, le roman de Michel Houellebecq, Soumission, qui met en scène une islamisation de la France dès 2022, est déjà caricaturé, ridiculisé et cloué au pilori par les tenants de la bien-pensance et nos élites autoproclamées. Ce romancier de talent se défend de faire de la provocation. Il décrit simplement en accéléré et de manière romancée l’évolution possible de notre pays, si rien ne change. Bien sûr, son livre fait peur. Mais c’est une manière de crier au désespoir dans cette France où tout est devenu guimauve et Bisounours. Comme Éric Zemmour, Michel Houellebecq prend un gros risque. Celui d’être censuré, interdit de plateaux de télévision et mis au ban des médias. Ou pis encore, d’être marginalisé.
Il est très loin le temps où, sous la monarchie absolue, un homme comme Voltaire pouvait s’écrier : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. »Belle époque que celle des Lumières où, dans les salons littéraires et philosophiques, chacun faisait valoir ses idées en toute liberté, et prenait goût à débattre et à écouter ses contradicteurs. Dans la France de François Hollande, le débat, la polémique, l’échange d’idées est quasiment un délit. Le chef de l’État l’a dit clairement pendant ses voeux aux Français. Le dénigrement de la France, c’est-à-dire de sa politique, est désormais interdit. De même que la nostalgie d’une France fière de son identité, de sa souveraineté et de sa diversité. La police de la pensée veille. Valeurs actuelles le sait bien pour être systématiquement la cible d’associations proches du Parti socialiste et l’objet de cambriolages ou de filatures. Mais sur tous ces sujets qui touchent à l’identité française, nous ne lâcherons jamais rien. Parce que vous, nos lecteurs, méritez de connaître la vérité. Et parce que comme l’écrivait Juvénal il y a déjà deux mille ans : « La censure épargne les corbeaux et s’acharne sur les colombes. »