TOUT EST DIT

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dimanche 9 novembre 2014

Découverte en Grèce d’un fossile du plus grand serpent venimeux ayant jamais existé

Une balade il y a 4 millions d'années dans les prairies de ce qui est aujourd'hui la Grèce aurait peut-être été la plus mauvaise et la plus dangereuse des idées : là, caché dans la végétation, rampait le plus grand serpent venimeux ayant jamais existé.
Le Laophis crotaloides, c'est son nom, mesurait en effet entre 3 et 4 mètres de long et pesait la bagatelle de 26 kilogrammes. Rappelons que le plus long serpent venimeux actuel, le cobra royal (Ophiophagus Hannah), peut certes mesurer jusqu'a 5,5 m, mais son poids normal, situé entre 6,8 et 9 kilogrammes l'aurait fait paraitre bien maigrichon face au Laophis. Ce qui rend le Laophis encore plus étrange était qu'il ne vivait pas sous les tropiques, où la plupart des grands reptiles se trouvent aujourd'hui, mais dans des prairies tempérées où les hivers étaient frais. « Nous avons quelque chose qui, en fonction de son placement latitudinal et de la reconstruction du climat, est proprement démesuré », a ainsi dit Benjamin Kear, chercheur et paléo-biologiste à l'université d'Uppsala en Suède.
L'histoire de cette énorme vipère commence en 1857, quand le paléontologue Sir Richard Owen -celui qui a inventé le mot « dinosaure »- a décrit 13 vertèbres fossilisées de serpent trouvées près de Salonique, en Grèce. Owen a appelé ce spécimen Laophis crotaloides et l'a signalé comme étant la plus grande vipère ayant jamais existé dans le Quarterly Journal of The Geological Society
Mais les 13 vertèbres originales ont été perdues, et personne n'avait jamais retrouvé aucun autre fossile pour soutenir la découverte du scientifique britannique. Jusqu'à ce qu'une seule nouvelle vertèbre, à peine longue de 3 cm, ait été trouvée près de Salonique, confirmant l'existence de l'énorme vipère d'Owen. Cependant, le nœud du problème ne vient pas seulement de la taille record de l'animal, mais pourquoi un tel monstre se trouvait en Europe tempérée. Il y a environ 4 millions d'ans, le climat se refroidissait, et les écosystèmes modernes de prairie commençaient à émerger, a précisé M. Kear. Les résultats ont été présentés par Georgios Georgalis, étudiant en troisième cycle et chercheur, à l'Université Aristote de Salonique le 6 novembre lors de la réunion de 2014 de la société de paléontologie des vertébrés à Berlin.