TOUT EST DIT

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vendredi 12 septembre 2014

Un encouragement au terrorisme christianophobe

La relaxe, ordonnée mercredi par le tribunal correctionnel de Paris, des neuf militantes Femen responsables d’une opération commando menée contre Notre-Dame en février 2013 pour « fêter » le renoncement de Benoît XVI, associée à la condamnation pour « violences » de trois vigiles qui avaient tenté de les arrêter, n’est pas seulement un scandale. C’est aussi, et surtout, un véritable encouragement à la haine et au terrorisme christianophobes. Un message d’ailleurs reçu 5/5 par Inna Shevchenko, leur chef de file en France, qui a d’ores et déjà promis de recommencer.

Écran de fumée

Elles étaient poursuivies pour des dégradations sur la cloche « Marcel », où des éclats de plus d’un centimètre avaient été relevés dans un procès-verbal. Or, suivant la plaidoirie de leur avocat Me Ghnassia, le tribunal a estimé que ces dégradations avaient pu être causées par des passants ou lors de l’acheminement de la cloche.
C’était d’ailleurs une erreur du Parquet, qui a fait appel mercredi de leur relaxe, de n’avoir retenu que cette seule qualification. En effet, expliquait très justement dans le Figarovox Julie Graziani, porte-parole d’Ensemble pour le bien commun, « en faisant le choix de ne retenir qu’une dégradation sur des biens matériels, le Parquet a non seulement préparé le chemin de la relaxe mais a créé un écran de fumée dissimulant la gravité des faits. (…) La qualification adéquate des faits ressortait de la provocation à la haine religieuse, qui est une sous-catégorie de l’incitation à la haine raciale ».

Incitation institutionnelle

Ce jugement est d’autant plus révélateur de la christinianopobie ambiante et en voie d’institutionnalisation que les gardiens de la cathédrale, qui n’ont fait que leur travail ont, eux, écopé d’amendes avec sursis ! Et c’est là le deuxième message : ceux qui s’opposeront à ce genre d’actes – même si c’est leur métier – s’exposeront à des condamnations.
Ainsi, observait très justement l’AGRIF, « avec ce jugement on mesure que si certains rappellent sans cesse que non seulement le blasphème et le sacrilège ne sont pas des délits, en fait ils deviennent au contraire de plus en plus une pratique à protéger ! Ceci n’a plus rien à voir avec une laïcité de respect. C’est un laïcisme de haine antichrétienne, un racisme institutionnellement encouragé ». Tout cela, sous le regard passif et lâche d’une Eglise de France qui se refusait mercredi à tout commentaire officiel.