TOUT EST DIT

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vendredi 12 septembre 2014

La soupe qui vient

La soupe qui vient

L’actualité politique française n’annonce rien de bien réjouissant dans les années à venir. On peut toujours se tromper mais je ne crois pas trop à une dissolution qui serait suicidaire à la fois pour les députés socalistes et pour le chef de l’Etat lui-même. Non, j’imagine plutôt, hélas, en espérant me tromper, un changement de cap à la suite d’une crise, d’un mouvement de grève, et une gauchisation du discours et de l’action dans les derniers mois du mandat qui d’ailleurs favorisera une nouvelle plongée dans les profondeurs du pouvoir socialiste. Côté opposition se profile une lutte à mort Juppé-Sarkozy, non pas autour d’idées et de projets mais dans la perspective de la conquête du pouvoir élyséen. Je ne crois pas trop non plus à une nouvelle poussée du fn qui cristallise déjà le dégoût de la politique à un niveau très élevé, mais plutôt à une reprise de l’extrême gauche contestataire. Ce qui caractérise l’ensemble des milieux de la politique nationale, c’est la fuite en avant dans le déni du réel. Aux extrêmes, on fustige bien sûr la "mondialisation", l’Amérique, nos partenaires européens qui réussissent grâce à leur travail et leurs efforts (l’Allemagne évidemment), "le capitalisme financier", etc. C’est la vieille technique du bouc émissaire. Dans l’opposition, tout n’est que tactique politicienne, calculs à la petite semaine, haines intestines, rapports de pouvoir. Les problèmes des Français, le chômage de masse (3,4 à 6 millions de personnes frappées), l’exclusion des jeunes du monde du travail, l’effondrement du système scolaire, l’insécurité (voir la petite joggeuse massacrée à Sevran), la ghettoïsation des banlieues: silence, motus. Le monde politique et médiatique, dans un tourbillon de folie, ne bruisse que de mauvais coups, de donneurs de leçon attitrés qui se comportent comme des sagouins, scandales salaces, petites phrases volées ou sorties de leur contexte, lynchages nauséeux… Pas l’ombre d’une idée, d’une prise de conscience… Que du réchauffé, de la mauvaise soupe… On attend un signe d’espoir infime, je ne sais pas, par exemple une trentaine de parlementaires, de différents partis, avec un peu d’imagination, d’autonomie, de courage politique, qui signeraient ensemble les bases d’un programme de rénovation républicaine, quelque chose de ce genre, un appel aux Français. Nous ne sommes pas assez stupides pour espérer un remède miracle; mais juste une petite lueur nous ferait tant de bien… Pour l’instant, niet. Bon, un peu de nostalgie pour finir. C’est vrai, non, elle est belle cette chanson? et tellement prophétique!