TOUT EST DIT

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dimanche 7 septembre 2014

Hollande, président du bide, demande un peu de respect (par pitié)

Valérie Trierweiler fut un temps la compagne de François Hollande. Première Dame sans être concubine pour des raisons d’optimisation fiscale, la journaliste de Paris Match bénéficiait toutefois d’un staff dédié à l’Élysée et d’une page sur le site elysee.fr pour faire part de ses états d’âme.
Sa page disparue, elle a décidé de se confier au monde entier au travers d’un livre,Merci pour ce moment, peu flatteur pour le Président de la République qui demande – tenez-vous bien – un peu de respect pour la fonction présidentielle.
contrepoints 642 sondage enferFrançois Hollande est le président le plus impopulaire de la Vème République, un véritable fait d’armes pour celui qui a été élu simplement parce que plus personne ne supportait Nicolas Sarkozy. Mais alors que son prédécesseur n’a rien fait pour que la France aille mieux, lui accélère sur la mauvaise pente où il fait glisser le pays non lentement, mais surement.
Sans s’attarder sur les ministres dont il s’entoure, comme Jérôme Cahuzac ou Thomas Thévenoud, le respect dû à la parole publique est bien faible quand ses auteurs n’ont aucun respect pour la parole donnée. Où est la moralisation de la vie politique ? Où est l’inversion de la courbe du chômage ? Où sont la croissance à plus de 2%, les économies budgétaires, la pause fiscale ?
Non content d’enchaîner les promesses non tenues, le Président qui se pense normal a le tort de mépriser ses opposants et détracteurs, mais aussi ceux qu’il prétend défendre : il appellerait même les plus démunis « les sans-dents ». Ce dont il se défend évidemment avec toute l’honnêteté qu’on connait aux hommes politiques français.
Il ne sauve même pas les apparences. Outre son flagrant manque d’éloquence, de charisme et de prestance, François Hollande ne fait même pas l’effort de s’habiller correctement : ses pantalons sont trop longs, ses cravates sont de travers, ses costumes sont mal taillés et ses poches trop remplies. Et il s’évertue à refuser l’usage du parapluie, malgré les intempéries que sa présence semble provoquer.
contrepoints 640 Hollande présidenceEt le voilà aujourd’hui, alors que son ex-compagne, la femme à qui il a fait assez confiance pour partager son quotidien à l’Élysée, révèle un peu plus l’homme qu’il est vraiment, qui demande le respect. Loin de commander le respect, il le quémande, il le mendie.
Mais à y bien réfléchir, le seul qui manque de respect à la fonction présidentielle, c’est lui. Ce n’est pas à la fonction qu’on manque de respect, mais bien à l’homme. Et pour cause : ce que François Hollande montre de lui n’a rien de respectable. Alors que plus personne ne lui fait confiance et qu’il n’a aucune légitimité, alors que les citoyens souhaitent clairement son départ, lui joue tristement les prolongations comme un artiste pendant un mauvais numéro. François Hollande, le président du bide.
« Je suis à mi-mandat et il n’y a pas de sondage, aussi difficile soit-il, que je regarde en face, qui puisse interrompre le mandat que donne le peuple au président de la République », a-t-il dit.
Aucun sondage ne saurait remettre en cause le sondage qu’on appelle élection. Pourtant, c’est lors des élections que l’on trouve la plus forte proportion de Français qui ne se prononcent pas ; tout compte fait, seulement 36% des Français en âge de voter l’ont élu. C’est plus que ses scores de confiance, mais bien loin des 51% qui lui accorderaient théoriquement une légitimité même mince.
Aujourd’hui, moins de 20% des Français ont de lui une opinion favorable. Il affirme regarder en face les sondages, et décide envers et contre tout de rester au pouvoir, alors qu’un dirigeant intègre se connaissant la même popularité aurait des difficultés à se regarder dans une glace.
«Je ne me départirai pas de mes responsabilités, je ne dévierai pas de cette règle de conduite», a-t-il insisté.
S’il pense réellement que la fonction présidentielle doit être respectée, il serait temps pour François Hollande de tirer sa révérence et de s’épargner (et épargner aux Français) le supplice d’une autre moitié de mandat.
Mais à sa décharge, malgré l’étendue de sa perfectibilité et bien qu’il ne soit ni tout à fait respectable, ni l’homme providentiel que certains Français attendent encore, tout n’est pas sa faute – loin de là.
Le mandat de François Hollande n’est que l’aboutissement d’un long processus qui, politiquement et économiquement, fait de la France un pays en voie de sous-développement où on gouverne malgré et contre le peuple.
La France est prisonnière d’une vision où l’initiative privée, par essence dangereuse, doit être régulée, dirigée, écrasée par l’intervention d’un État qui, contre toute logique, bénéficie encore du bénéfice du doute. La véritable conquête du pouvoir, ce n’est pas tant la façon dont certains individus ont pris du poids dans la vie politique politique, mais la façon dont la politique a pris du poids dans la vie des individus.
François Hollande n’est qu’un président de plus, un avatar supplémentaire de la social-démocratie qui limite partout où elle sévit la liberté et le bonheur des citoyens. Particulièrement mauvais, il faut bien le reconnaître.