TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

mardi 17 septembre 2013

Nicolas Sarkozy, the one and only !


"L'État est incompétent en matière d'art", disait Gustave Courbet. LaFrance est aujourd'hui comme un artiste dans la phase tétanique qui précède le processus de création. Elle rumine, jauge, estime, évalue les forces en présence, elle regarde par la fenêtre le monde s'agiter et tout ça est très bien si tant est qu'elle finisse par cracher quelque chose, son oeuvre, celle qui dira si la France peut encore marcher dans l'histoire.
S'il y a eu vingt-six ans de léthargie présidentielle avec François Mitterrand et Jacques Chirac, les Français ne peuvent s'en prendre qu'à eux-mêmes, et si c'est désormais un apparatchik inopérant qui les gouverne, c'est aussi de leur faute. Ce qu'il faut espérer, ce que j'espère, c'est que l'élection des nuls, la Manif pour tous, les hésitations géopolitiques, la place que l'on laisse à l'Allemagne dans le leadership européen et l'extraordinaire vacance réformatrice (alors que tout le monde sait, les rapports professant sensiblement la même chose depuis vingt ans, par où il faut passer pour remettre le pays dans la course) sont les manifestations d'une errance précréative.
La gauche, ses sociologues, ses politologues et ses idéologues
De ce point de vue, la gauche n'est d'aucune utilité. Elle est nuisible. Ses énarques prétentieux, persuadés de parler du haut d'un magistère intellectuel et moral, ont quarante ans de retard. Leur vision du monde est idéologisée et stupide, frustrée, inexpérimentée. Ils ne comprennent rien aux grands changements qui nous dévorent, ne savent pas ce qu'est une entreprise, une innovation, un marché, un brevet, une peinture, ils ne pensent qu'à redistribuer, c'est-à-dire, dans leurs actes, à spolier, et ne se soucient jamais, parce que ça leur échappe, de développer, de construire. Les socialistes, ce sont des gens qui arrivent une fois que le travail est fait, et qui soit le détruisent, soit en réquisitionnent 50 %, et qui eux-mêmes ne travaillent jamais. Il suffit d'apercevoir les débats internes à la gauche : leurs penseurs - où il y a plus de sociologues que d'écrivains, plus de politologues que de philosophes, et toutes sortes de militants mal dans leur peau qui croient penser parce qu'ils répètent ce qui est écrit dans Le Monde diplomatique - produisent indéfiniment des dogmes dans le dogme qui se transforment en un amas de boue législative et réglementaire dont l'objectif final est d'exproprier les Français qui essaient de travailler pour nourrir une population maintenue au calme par des subventions.
Le piège à éviter, c'est celui tendu par François Hollande qui essaie de faire croire qu'il n'est pas un si mauvais président et que ce qui advient depuis le 6 mai 2012 n'est pas une catastrophe. Comme le pointe avec justesse Nicolas Beytout, "entre ballons d'essai, fausses rumeurs, couacs et volte-face, tout semble faux, truqué, biaisé. Pas franc" (L'Opinion du 13 septembre). François Hollande est un illusionniste qui n'a pas le courage de faire les choix qui s'imposent et laisse s'embourber une machine administrative défectueuse qu'il serait pourtant facile de réparer.

Supprimer les 35 heures et les 35 tonnes de règlements !

Pour quitter ces sables mouvants, étant entendu que le centre n'existe pas, il faudra que la droite s'y colle. Elle n'a pourtant aucun crédit aux yeux de l'opinion, ce qui est bien compréhensible : comme le souligne Pascal Salin dans Le Monde du 13 septembre, "après des décennies de socialisme de gauche et de droite, il était devenu évident que la France était à la traîne et que son modèle social était à bout de souffle. Nicolas Sarkozy, lorsqu'il a été élu, était donc porteur de très grands espoirs et il avait une chance extraordinaire d'entrer dans l'histoire". Or la rupture n'a pas eu lieu : les 35 heures n'ont pas été supprimées, pas plus que les 35 tonnes de règlements en tout genre qui broient les initiatives individuelles. On peut invoquer la crise, bien sûr, mais on peut aussi constater que, malgré sa fougue que j'ai mille fois louée, Nicolas Sarkozy s'est laissé enfermer dans l'hégémonie intellectuelle que la gauche a réussi à installer, notamment ce mythe qui "consiste à présenter la France comme une société malade d'une grave fracture sociale, avec pour seul remède un effort massif de dépenses publiques et de redistribution" (Bernard de Montferrand, La France malade volontaire). À cette thèse compassionnelle il est certes presque impossible de répondre, car qui oserait le faire serait immédiatement taxé soit d'ultralibéralisme (ce qui n'est pourtant pas un crime), soit d'insensibilité aux souffrances du peuple, alors que tout démontre que plus de dépense publique ne fait pas plus de croissance ni moins de chômage (la France étant tout de même leader à la fois en matière de dépense publique et de chômage).

Arrêter de laisser la CGT gouverner à la place du gouvernement

Il faudra donc en 2017 quelqu'un qui ait suffisamment de coffre, de talent oratoire, de capacité de séduction et de conscience du changement induit par la mondialisation pour battre François Hollande et sauver le pays. Il faudra que quelqu'un soit capable de dissiper le rideau de fumée que la gauche et la presse (c'est pareil) ont dressé entre les Français et le réel. Il faudra quelqu'un qui sache dire leur fait aux minorités privilégiées, quelles qu'elles soient, dont les "avantages acquis" aux frais des autres empêchent la collectivité dans son ensemble de réussir. Il faudra quelqu'un qui soit très profondément en rupture avec cette idée selon laquelle l'État sous toutes ses formes doit être présent partout. Dans le monde de demain, un État moderne est un État qui se limite strictement à faire ce qu'il est seul capable de faire, ce qui peut certes couvrir de nombreux domaines, mais pas autant que le pensent les parlementaires de gauche. Il faudra arrêter avec les concertations faussement inspirées du modèle allemand et qui reviennent à laisser la CGT gouverner à la place du gouvernement : une couleur en commission termine toujours par un beige. La faiblesse attise la haine, écrit Nietzsche : à l'Élysée, apparemment, on sait qui est l'adversaire à abattre, puisqu'on tente par tous les moyens de le mettre hors d'état d'agir. Il s'agit de Nicolas Sarkozy.

0 commentaires: