TOUT EST DIT

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lundi 29 mars 2010

Les frais bancaires sont-ils abusifs ?

Incidents de paiement, agios sur découvert, forfaits de services..., les frais facturés par les établissements sont régulièrement pointés du doigt. La ministre de l'Economie a commandé un rapport sur le sujet avec pour objectif d'éviter les abus. Les duellistes de la rédaction prennent part au débat.

AD : Sous la pression des pouvoirs publics et des associations de consommateurs, les banques ont commencé à faire le ménage dans leurs politiques tarifaires. On a assisté à partir de 2004 à la mise en œuvre d’une série de mesures : accessibilité des tarifs sur Internet et en agence, envoi d’une synthèse annuelle des frais facturés, plafonnement des incidents de paiement, etc… Des efforts louables mais qui restent insuffisants. Le plus grand flou continue d’entourer le sujet des forfaits bancaires notamment.

VN : La ministre de l’Economie Christine Lagarde a demandé un rapport sur les frais bancaires précisément car il y a un problème de transparence de ces frais. Le consommateur paie souvent pour des services qu’il n’utilise pas, notamment à cause des offres "packages". Certains services gratuits sont ainsi devenus payants, sans que le consommateur n’en soit alerté. La ministre attend donc de ce rapport "une série de recommandations", comme elle l’a déclaré, afin de protéger les consommateurs.

AD : Le rapport commandé par Christine Lagarde soulève toutefois quelques interrogations. Il peut paraître pour le moins étonnant que cette mission ait été confiée en partie à Georges Pauget, l’ancien directeur général du Crédit agricole. En tout état de cause, ce manque de clarté dans les frais bancaires ne permet pas de faire jouer la concurrence. Le palmarès 2010 réalisé par l’association de consommateurs CLCV et le magazine Mieux Vivre Votre Argent a certes montré une baisse, en moyenne, des tarifs bancaires. Mais d’un établissement à l’autre, les écarts peuventLes banques en ligne en profitent

VN : Le plus grave, c’est que ces écarts de l’enquête CLCV- Mieux vivre n’ont pas de justification économique. Pour la même offre, les prix peuvent varier de plus de 220% d’une banque à l’autre. Les premiers prix d’un panier de services à la carte destinés à des "petits consommateurs" peuvent ainsi passer de 41 euros à plus de 130 euros d’une banque à l’autre.

AD : C’est d’ailleurs un argument que banques en ligne n’hésitent pas à marteler. Certes, ces établissements sélectionnent leurs clients mais ils facturent peu (carte bancaire gratuite, etc…). Un positionnement efficace : Boursorama a ainsi vu passer le nombre d’ouvertures de comptes à vue de 1.500 par mois début 2009 à 3.500 en fin d’année.

VN : Les banques en ligne sont effectivement une bonne façon de réduire les frais bancaires, mais pas d’éviter leurs variations. Les frais annuels des banques en ligne peuvent varier de un à quatre d’un établissement à l’autre. Alors que Fortuneo Banque propose des services annuels à 18 euros, Monabanq propose les mêmes services à plus de 72 euros. Par ailleurs, les banques en ligne sélectionnent les clients : il faut un minimum de revenus ou d’épargne dans l’établissement pour y ouvrir un compte courant. Ces banques s’adressent à des clients autonomes, et qui ont l’habitude d’utiliser Internet. Tout le monde ne peut pas être client de ce type de banque. être énormes ; parfois jusqu’à trois fois plus cher.

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