TOUT EST DIT

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lundi 5 octobre 2009

Bruce Willis au secours du groupe de spiritueux Belvédère

L'acteur américain a décidé de s'investir financièrement dans la société française et d'entrer au conseil d'administration. Belvédère, qui est endettée à hauteur de 550 millions d'euros, doit présenter un plan de rééchelonnement de la dette devant le tribunal de commerce de Dijon ce 12 octobre.

Emblème international de la marque Sobieski, Bruce Willis, de passage à Paris, a confirmé aux dirigeants de Belvédère son intention de s'investir personnellement et financièrement dans la société afin d'accélérer le développement de la vodka 'Sobieski ' mais également les autres marques du groupe dans le monde.

Il souhaiterait devenir un actionnaire de référence aux côtés des dirigeants et s'associer à la stratégie marketing du groupe. A cet effet, il entrera au conseil d'administration de Belvédère. Sa nomination sera proposée à la prochaine Assemblée Générale. A Paris, lundi matin, l'action du groupe bondissait de 12,62%, à 35,25 euros.

Conscient de la guerre économique dans laquelle les dirigeants de Belvédère sont actuellement engagés, Bruce Willis souhaite apporter son soutien total au développement de la société.

Belvédère, endetté à hauteur de "550 millions d'euros", a été placé sous procédure de sauvegarde en juillet 2008 avec un délai de six mois, afin de lui permettre de procéder à sa restructuration financière. Ce délai avait été prolongé en janvier dernier.

Le 2 septembre, des créanciers de Belvédère avaient fait part de leur opposition au plan de sauvegarde du groupe, estimant dans un communiqué que "dans un contexte de crise économique, les prévisions de croissance et de rentabilité de l'entreprise et les opérations financières prévues sont hautement irréalistes".

Le 14 septembre, le tribunal de commerce de Dijon a reporté au 12 octobre son audience d'homologation du plan de rééchelonnement de la dette présenté par le groupe français de spiritueux Belvédère, a-t-on appris auprès du PDG du groupe, Jacques Rouvroy.

"La loi prévoit que les créanciers doivent être consultés sur le plan dans un délai de trente jours précédant l'audience par les mandataires désignés par le tribunal, mais de nombreux créanciers résidant à l'étranger, pour certains d'entre eux le délai n'était pas expiré", a expliqué M. Rouvroy.

"Néanmoins, le tribunal a examiné l'ensemble du plan et plus précisément certains aspects", a fait valoir M. Rouvroy, sans préciser lesquels.

"Compte tenu du déroulement de cette audience et des éléments en sa possession, la société considère que tout sera réuni pour que le tribunal rende son jugement le 12 octobre", a-t-il ajouté.