TOUT EST DIT

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mercredi 21 janvier 2015

L’heure de la résistance a sonné

Oui, la France est en guerre pour protéger son mode de vie et sa civilisation. Dans cette guerre, chacun doit se mobiliser contre l’islam radical et la terreur.
Ne nous y trompons pas. La semaine passée, à trois reprises, c’est la France tout entière qui a été attaquée. Bien sûr Charlie Hebdo a concentré la plus grande part de cet assaut de terreur. Bien sûr ce journal satirique, qui a très tôt alerté sur les dangers du communautarisme islamique, a été décapité de manière horrible. Bien sûr à travers cet attentat odieux et insupportable, c’est aussi la liberté d’opinion qui a été mise en cause. Mais il ne faut pas oublier que pendant cette semaine quatre personnes présentes dans une épicerie casher ont été fauchées. De même que trois représentants des forces de l’ordre. C’est donc la France dans sa diversité d’opinions, de croyances ou de couleurs qui a été ensanglantée.
Nous sommes tous tristes. Nous sommes tous en colère. Nous sommes tous révoltés. Mais nous le sommes encore plus à Valeurs actuelles où, dans ces colonnes, nous avons tenté d’alerter à plusieurs reprises l’opinion et les pouvoirs publics sur le fait que notre civilisation et notre mode de vie sont menacés par l’islamisation rampante du pays. Nous avons expliqué que la théorie des loups solitaires ne tenait pas debout et démontré qu’il existe bien une odieuse meute de loups très organisée, capable de semer la terreur sur tout le territoire. Nous avons enfin ressassé que la naissance d’un État islamique puissant et armé constituait une menace aussi importante que ce qu’était le nazisme il y a soixante-quinze ans.
Face à cette attaque inédite depuis la fin de la guerre d’Algérie, la France devrait être unie dans la riposte. Elle devrait l’être dans la prise de conscience de ce choc de civilisation qui frappe notre pays, et qui va continuer à le meurtrir. Elle devrait l’être dans les moyens à mettre en oeuvre. Hélas — trois fois hélas ! — elle ne l’est pas. Elle ne l’est pas parce que la plupart de nos dirigeants politiques ne veulent pas pointer du doigt un certain islam. Elle ne l’est pas parce que ceux qui nous dirigent se refusent à voir la réalité en face. Elle ne l’est pas parce qu’une immense marche républicaine n’occultera jamais le fait que, dans des centaines d’écoles, des enfants ont fait le V de la victoire au lieu de se recueillir pendant la minute de silence. Elle ne l’est pas parce qu’à Besançon des feux d’artifice ont salué l’attentat de Charlie Hebdo. Elle ne l’est pas parce que dans de multiples cités, des jeunes ont crié que “le prophète était vengé” !
La France devrait être unie comme jamais dans cette période. Et l’opposition a fait preuve d’une responsabilité remarquable. De la même manière que chacun doit s’estimer fier de la manière dont les pouvoirs publics ont fait le job pour mettre ces islamistes hors d’état de nuire. Mais si désormais la France n’est pas unie dans le combat qui demeure, c’est parce que « la République est morte », comme l’a expliqué Michel Houellebecq dans l’Obs du 8 janvier après s’être lentement « suicidée » ainsi que l’a démontré Éric Zemmour dans son dernier livre.
La République est morte dès lors qu’elle laisse des femmes enfermées dans des linceuls noirs toute la journée. La République est morte dès lors qu’elle permet à des imams de professer que l’instruction publique est un danger pour les enfants. La République est morte dès lors que nos organismes sociaux ne se battent pas contre la polygamie pratiquée en France en contradiction avec nos lois. La République est morte à partir du moment où notre pays a laissé se développer un communautarisme, poison de notre pacte national (comme l’explique, page 87, notre chroniqueur Robert Redeker, victime d’une fatwa). La République est morte. Il n’en reste plus qu’un fantôme avec ses institutions, ses dirigeants, ses parlementaires et ses énarques. Mais elle est morte avec la suppression du service militaire, la disparition des hussards noirs de nos écoles, la “hallalisation” des banlieues et le piétinement de la laïcité.
La France est pourtant belle quand elle est rejointe par des chefs de gouvernement étrangers pour défiler contre cette terreur islamiste. La France est pourtant forte quand elle salue le courage et la bravoure des forces de l’ordre qui veillent sur nos libertés sans les entraver. La France est remarquable et remarquée quand le glas de Notre-Dame salue la mémoire de journalistes de Charlie Hebdo qui n’ont pourtant pas ménagé les catholiques. C’est dans ces moments d’unité nationale que la République peut renaître. À condition d’en finir avec l’attitude béate qui consiste à parler de loups solitaires ou de déséquilibrés. À condition de dire et de crier que ce qui se passe est bien une guerre de civilisation. À condition d’entrer en résistance contre toutes les lâchetés qui ont permis que de telles horreurs arrivent. À condition, enfin, de cesser d’ânonner que l’islam est compatible avec la République.