TOUT EST DIT

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samedi 28 juillet 2012

La sodomie est-elle contre-nature ?

Le plaisir socratique, toléré et chanté depuis l’Antiquité, suscite encore un intense rejet de la part des autorités catholiques et musulmanes - sans parler de leurs talibans respectifs. Ainsi ce dimanche 13 mai, quelques milliers de catholiques traditionalistes (1500 selon police, 6000 selon les organisateurs) manifestaient autour de la statue de Jeanne d’Arc, chantant des chants à la gloire de la Pucelle, pour dénoncer les « promesses destructrices pour la patrie » de François « le rouge ». Et d’abord, le mariage gay. « Nous n'entendons pas que M. Hollande puisse renverser les repères moraux de la société française » a déclaré leur porte-parole. Ils étaient appelés par l’Institut Civitas, l’héritier de la « Cité catholique »,  mouvement fondé en 1945 par Jean Ousset, disciple du nationaliste extrême Charles Maurras et proche de Mgr Marcel Lefebvre, l'archevêque catholique intégriste fondateur de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X.
Les catholiques intégristes ne sont pas seuls à condamner les amours homosexuelles. De fait, pour le catéchisme officiel diffusé par l’Église, l’homosexualité est « contraire à la loi naturelle » et « ne saurait recevoir d’approbation en aucun cas ». Un principe naturaliste que certains prêtres, comme l'actualité nous en informe régulièrement, ont beaucoup de mal à respecter, allant parfois hélas, souvent, jusqu'à violenter des jeunes ouailles : ainsi une dépêche AFP nous apprend que Mgr William Lynn, le plus important responsable de l'Église catholique américaine, risque d'être condamné en juillet à une peine de trois à six ans de prison pour avoir couvert deux prêtres pédophiles sodomites.
Ce même dimanche, à la télévision belge, suite au meurtre d’un jeune homo pendant la « gay pride » de Bruxelles, un professeur de religion islamique a, lui aussi, décrété l’amour bougre « antinaturel » et l'a damné. Cet « anti-naturalisme » prétendu de la passion homosexuelle, une autre façon de dire cette atteinte à l'ordre divin, semble bien discutable. C’est pourtant bien dieu, ou la nature, ou l’évolution - la "sélection sexuelle" chère à Charles Darwin - qui a offert au mâle humain un derrière chatouilleux, équipé d’une sorte de clitoris par-dedans : cette glande tendre nommé prostate, du grec "prostatês", « qui se tient par devant », dont les contractions réflexes lancent la semence dans la verge pendant l'amour, déclenchant d’intenses frissons, hâtant la venue de l’orgasme. C'est bien cette fameuse Nature, que le philosophe Spinoza identifiait à  Dieu, qui a fabriqué l'homme, une sorte d’hermaphrodite équipé de plusieurs organes sexuels, tous capables de le mener au plaisir : une verge à l’embout électrique, des bourses procurant des sensations stupéfiantes, une fente musclée et profonde où palpite un véritable « point G » masculin, sans oublier cette peau très innervée et érogène. Que l’on soit homosexuel ou non, ne pas jouir de cet autel créé secula seculorum, n’est-ce pas commettre un blasphème contre les dieux et la vie même ? 

SOUS LA 

HOLLANDIE, CETTE 

PRATIQUE VA 

DEVENIR LE LOT 

QUOTIDIEN DE 

NOMBRE DE 

FRANÇAIS QUI LA 

PRATIQUERONT 

INVOLONTAIREMENT.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Quand on pille le site du journal du Monde, on le précise.
(blog de Frédéric Joignot)

Honte à vous