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samedi 19 mai 2012

Grèce: un commissaire européen évoque l'hypothèse d'une sortie de la zone euro

Dans un entretien au journal néerlandophone belge De Standaard, cité par l'agence Reuters, le commissaire européen au Commerce Karel De Gucht déclare, vendredi 18 mai, que Bruxelles et Francfort sont en train de travailler sur un plan d’urgence au cas où la Grèce devrait quitter la zone euro. C’est la première fois qu’un responsable de l’UE confirme l’existence d’un plan d’urgence. 
«Aujourd'hui, il y a, à la fois au sein de la Banque centrale européenne et de la Commission européenne, des services qui travaillent sur des scénarios d'urgence dans le cas où la Grèce n'y arrive pas. [...] La fin de partie est à présent engagée et comment cela va se passer, je ne le sais pas», estime Karel De Gucht, selon qui «en cas de sortie, la confusion serait énorme en Grèce».
Selon Reuters, qui cite une source anonyme, le groupe anglais De La Rue, qui a pour principale activité l’impression de billets de banques, dispose déjà de plans d’urgence pour imprimer des drachmes.

Une sortie inévitable de la zone euro?

Selon Nouriel Roubini, professeur d’économie au Stern School of Business de l’Université de New York, le risque que la Grèce cesse d’honorer sa dette cette année ou l’an prochain et qu’elle quitte la zone euro reste élevé. «La seule façon de sortir de cette crise consiste à instaurer un processus ordonné de sortie de la zone et de défaut de paiement, coordonné et financé par la Banque centrale européenne, l’Union européenne et le Fonds monétaire international (la «Troïka»), et qui réduira au minimum les dégâts collatéraux pour la Grèce et le reste de la zone euro», indique l’économiste dans un éditorial publié sur Project Syndicate .
Pour cet économiste qui avait prédit la crise financière de 2008, le retour de la croissance en Grèce sera impossible sans un rétablissement de ls compétitivité. Selon lui, la baisse de l’euro ou bien la baisse subite des prix et des salaires, que l’on appelle également une «dévaluation interne», n’est pas une solution viable. En revanche, «la compétitivité et la croissance seraient rapidement rétablies par un retour de la monnaie nationale, accompagnée d’une forte dévaluation». En cela, il compare la Grèce avec l’Argentine, qui avait pu s’en sortir en convertissant en pesos ses dettes exprimées en dollar en 2001.

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