TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

samedi 10 juillet 2010

Non

Ce 10 juillet 1940, ils sont 80 pour dire « non » au Maréchal Pétain. Sur 669 parlementaires, c'est peu. Et c'est déjà beaucoup : 80 de gauche et de droite qui, dans la confusion de l'époque, face à la peur qui monte, font le bon choix. Cela ne condamne pas les autres : il y eut des « oui » qui devinrent résistants, comme tant de Français qui passèrent de Pétain à de Gaulle. Et l'on sait que, dans les temps de troubles, il tient souvent à peu de chose de basculer d'un côté ou de l'autre - nous pouvons tous être des Lacombe Lucien. Il n'en existe pas moins un bon et un mauvais choix. Ce 10 juillet 1940, les 80 ont fait le bon, comme devait le faire deux ans plus tard « Le Progrès » en se sabordant… N'allons pas parler de « devoir de mémoire », cette adoration moderne des icônes. Contentons-nous de nous souvenir de ce qu'ont fait nos aînés, et de ne pas en être indigne.