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vendredi 17 octobre 2014

Le climat sur les marchés "ne reflète pas la situation de l'économie grecque" (ministre des Finances)



Le climat sur les marchés ces trois derniers jours, qui a provoqué la baisse des bourses européennes et la dégringolade de celle d'Athènes, "ne reflète ni la situation ni les perspectives de l'économie grecque", a affirmé jeudi le ministre grec des Finances, Guikas Hardouvelis.
 "Souvent les réactions des marchés sont nerveuses et exagérées", a estimé le ministre grec lors d'un débat au Parlement, après un repli de plus de dix points en deux jours de la Bourse d'Athènes depuis mercredi et l'envolée à près de 9% du taux de rendement des obligations souveraines grecques à dix ans.
Le ministre a réaffirmé que la Grèce allait respecter ses engagements auprès de ses créanciers UE, BCE et FMI "pour achever d'une manière normale le plan de redressement de son économie" et qu'"une solution viable sera trouvée sur sa dette publique en coopération avec ses partenaires".
Ces déclarations interviennent sur fond de fortes tensions sur les places boursières européennes dues à la conjoncture médiocre en Europe et dans un moment de forte méfiance des marchés vis-à-vis l'économie de la Grèce, rappelant le pic de la crise grecque en 2012.
"L'avenir n'est pas facile mais ne rappellera pas la période douloureuse qu'on avait vécue ces dernières années", a souligné Guikas Hardouvelis en tentant de calmer les inquiétudes des marchés qui ont réagi, selon certains analystes, à l'éventualité d'Athènes de quitter plus tôt le programme du FMI, qui arrive à échéance en 2016.
"La Grèce est un champion, selon l'Organisme de coopération et de développement économique (OCDE), concernant les réalisations des réformes et se trouve sur la voie de la reprise", a-t-il rappelé.
Il a assuré que la Grèce pourrait "réussir à sortir de la crise plus tôt qu'attendu si elle fait preuve de sang froid et d'un consensus politique".
Encouragé par une certaine amélioration de ses finances et la perspective de renouer avec la croissance dès 2014 après une récession de six ans, la Grèce avait laissé entendre ces derniers mois qu'elle pourrait s'affranchir plus tôt que prévu du plan du FMI, après l'achèvement du plan européen qui arrive à terme fin 2014.