Ce jour-là, notre ministre de la Francophonie, Mme Benguigui, n’en pouvait plus. Elle venait d’entendre le discours d’investiture du nouveau président malgache. Elle était « très, très émue » : « C’est un discours absolument fabuleux, plein d’espoir ». Le chef de l’Etat avait promis de tendre la main à ses ennemis en assurant : « Parce que lorsqu’il s’agit de Madagascar, il n’y a plus de camp ». Hélas, certains ont découvert que ce texte était le même, souvent au mot près, que celui de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne de 2007 ! Notre homme, pas sot, avait juste changé le nom de France par celui de son pays. On ne jettera pas la pierre à la ministre : en sept ans on peut changer et admirer aujourd’hui ce que l’on détestait hier. Comme quoi, il ne faut désespérer de rien.