TOUT EST DIT

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lundi 25 juillet 2011

«Le PS est un parti égotique, obsédé par lui-même»

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, est convaincu que Nicolas Sarkozy est peu perméable à l'évolution de sa cote de popularité. Le président «n'est pas entré dans l'arène politicienne», affirme le ministre. Il conseille à la majorité de laisser ces préoccupations politiciennes à l'opposition. 
- Comment analysez-vous l'embellie de Nicolas Sarkozy dans les sondages ? Laurent WAUQUIEZ . - Les Français ont pris du recul. Ils ont réalisé que le monde dans lequel la France évolue est difficile. Ils ont pris conscience des risques terroristes, de guerre et des risques financiers autour de l'euro. Dans ce contexte, le président de la République incarne un vrai point d'ancrage. Il s'est rendu en Afghanistan pour être auprès des militaires. Il leur a rendu hommage le 14 Juillet. Au terme d'une nuit de négociations, il est parvenu à sauver l'euro. Le président est le garant de l'unité nationale.
Sarkozy a-t-il changé d'attitude depuis que ses sondages sont meilleurs ?
Absolument pas. Il ne se laisse pas distraire quand sa cote de popularité remonte et n'est pas affecté quand elle recule. Quels que soient les sondages, le président est le même. Il fait preuve de détermination et de concentration. Il n'est pas rentré dans l'arène politicienne et ne fait aucun commentaire sur l'affaire Dominique Strauss-Kahn et la primaire socialiste. Il y a quelques mois encore, toutes les critiques se focalisaient à tort sur lui. Ce n'est plus le cas. Les Français ne vont plus seulement juger Nicolas Sarkozy. Ils vont le comparer aux autres candidats. Or, il est le seul crédible.
Les promesses de 2007 ont-elles été tenues ?
Oui. En outre, beaucoup a été fait dans des domaines où l'on n'attendait pas forcément la droite : l'enseignement supérieur, l'environnement, la culture. Surtout, les impôts pour les classes moyennes n'ont pas augmenté. C'est la première fois depuis Georges Pompidou.
Que pensez-vous de la situation au PS ?
Je ressens une vraie fébrilité. Au PS, c'est l'événement qui dicte la pensée. Il suffit qu'il y ait des morts de militaires en Afghanistan pour que, du jour au lendemain, les socialistes demandent le retrait des troupes sans peser les conséquences d'une telle décision sur le risque terroriste. Il y a un terrible tsunami au Japon et immédiatement le PS réclame dans la précipitation et la hâte la fin du nucléaire en France. Sur l'euro, nous avons assisté avant le sommet de jeudi à beaucoup de désordre dans les déclarations, alors que le sujet exige de la prudence. Le PS manque de sang-froid. Les candidats à la primaire réagissent à chaud, au gré des événements, sans qu'aucune ligne commune ne se dégage entre eux. Le PS est un parti égotique, obsédé par lui-même. Ses leaders donnent l'image de politiques qui se préoccupent davantage d'eux que des problèmes des Français. C'est consternant.
Que doit faire la majorité pour continuer à marquer des points ?
Ouvrir dès maintenant les portes de l'arène politicienne serait une erreur et un piège. Laissons à l'opposition les préoccupations politiciennes ! Le gouvernement poursuit son travail. La majorité le soutient tout en jouant son rôle d'aiguillon et de proposition. Et l'UMP tourne à plein et construit le projet. Chacun a sa place.

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