TOUT EST DIT

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jeudi 30 juin 2011

La remplaçante

Un insoutenable suspense s’est achevé hier avec la déclaration de candidature de Martine Aubry aux primaires socialistes. L’adversaire de Nicolas Sarkozy sera donc Mme Aubry ou François Hollande. Hier, en treize minutes, la candidate s’est efforcée de gommer ses deux principaux déficits : l’envie et la carrure.
Le déficit d’envie est lié aux circonstances : il y a deux mois, la question était tranchées, Dominique Strauss-Kahn serait le candidat et Martine Aubry sa suppléante, son numéro deux, son futur Premier ministre en cas de victoire. Aujourd’hui, par nécessité et par devoir politique, Martine Aubry remplace Dominique Strauss-Kahn au pied levé. L’obligation va-t-elle engendrer l’envie forcenée, la rage de vaincre, celle qu’ont eue en leur temps Giscard, Chirac, Mitterrand et Sarkozy, et que n’ont pas su avoir MM. Barre, Balladur, Rocard et Delors ? On le verra très vite : si l’opinion répond à son appel, si une dynamique se crée, Martine Aubry aura de plus en plus l’envie de gagner 2012.
Le déficit de carrure et de « présidentialité » est une autre affaire : outre les 35 heures, Martine Aubry est très marquée comme un apparatchik socialiste et, même s’ils n’étaient pas sur l’estrade, les éléphants du PS n’étaient pas loin d’elle. Saura-t-elle s’en dégager et démontrer que le bon maire, la bonne ministre des années 1990 peut être une présidente de la République crédible, une femme d’Etat au service des Français ? Autrement dit : même portée par l’antisarkozysme ambiant, peut-elle faire le poids face au président sortant ? Voyons d’abord si elle est capable de rattraper et de battre François Hollande.

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