jeudi 26 avril 2012
L’épée dans les reins
Droitisation. Ce n’était pas la campagne de Nicolas Sarkozy qui la
provoquait, comme le prétendaient les commentaires médiatiques. C’est la
France qui s’est droitisée. En dix ans, l’évolution est spectaculaire.
Reprenez les chiffres.
En 2002, Jacques Chirac et ses alliés (Madelin, Boutin) font 7
millions de voix au premier tour ; Le Pen et son ex-second Mégret, 5,5
millions. Total : 12,5 millions. Cinq ans plus tard, Nicolas Sarkozy,
avec Nihous et Villiers obtiennent à eux seuls 12,7 millions de
suffrages, soit, avec ceux de Le Pen, 16,5 millions. Dimanche dernier,
le total Sarkozy, Marine Le Pen, Dupont-Aignan fait 16,7 millions.
Toutes familles confondues, avec les contradictions et interdits que
l’on sait, la droite a progressé de 4 millions de voix en dix ans –
c’est-à-dire de 33 % ! Durant ces seules années 2007-2012, Sarkozy avec
Le Pen passent de 41,6 % des voix à 45,1 %. On peut toujours discuter,
c’est un fait.
Mais au coeur de cette “droitisation”, la droite frontiste a
elle-même effectué un bond : un million de voix de plus en dix ans.
Record historique. Quant au centre de François Bayrou, on voit à peu
près clairement ce qui s’est passé : à force d’entendre leur leader
faire le procès systématique de Nicolas Sarkozy, de sa personne et de
tout ce qu’il pouvait faire, le tiers de ses électeurs est allé droit
chez Hollande dès le premier tour.
Le second tour est donc entre les mains des électeurs de Marine Le
Pen. Il l’était déjà en 2007. Parmi eux se trouvent des électeurs de
droite qui ont eu envie de mettre une épée dans les reins de Nicolas
Sarkozy, contre tous ceux qui lui conseillaient d’aller à la rencontre
du “centre”. D’autres, qui ne sont pas nécessairement différents, ont
frappé encore un peu plus fort, exaspérés de voir leur voix
éternellement méprisée. Dans les deux cas, ce vote est la traduction de
ce que Martine Aubry a bien analysé, quoique mal placée pour en parler :
une « faillite morale ».
En 1988 déjà, il y a donc vingt-quatre ans, 4,4 millions
d’électeurs votaient Le Pen et, depuis, d’élection en élection, ces
mêmes électeurs ont été traités de malades, d’obsédés, de xénophobes,
d’islamophobes, de nostalgiques, etc. Plutôt perdre une élection que
perdre son âme, disait-on même à droite. Instruite par François
Mitterrand, la gauche s’employait savamment à diaboliser moins le Front
national que les élus de droite tentés de l’avoir comme allié. On se
rappelle la bronca des “valeurs communes”, la manière avec laquelle la
gauche sut, avec la complicité du centre, ruiner la carrière de Charles
Millon parce que celui-ci n’avait pas renoncé au soutien des élus du FN
au conseil régional Rhône-Alpes. Stigmatisation – le grand mot ! Défense
de stigmatiser les minorités visibles et invisibles mais pas l’électeur
populaire de Le Pen.
Que s’est-il passé ? Voués au bûcher par le “politiquement correct”,
ces électeurs frappaient à la porte d’une droite qui ne répondait pas
parce qu’elle était pétrifiée par les injonctions de la gauche. Résultat
: les électeurs lepénistes ont fait battre la droite sourde aux
législatives de 1997 en faisant tomber suffisamment de sièges grâce à
des triangulaires, offrant ainsi la majorité à Lionel Jospin pendant
cinq ans. L’élection de 2002 aura été pour le Front national une
victoire paradoxale : Le Pen fut certes présent au second tour, mais ses
électeurs furent plus que jamais isolés et parqués.
En 2007, Nicolas Sarkozy a su aller les chercher, les séduire,
les extraire de l’isolement, les ramener à la maison. Mais la gauche
veillait, et lui-même, malgré des gestes forts, s’est laissé entraîner
par cette gauche factice à une politique d’ouverture inutile, à des
nominations offertes à ses adversaires, à des débats restés sans suite.
La “morale” commandait d’avoir de la reconnaissance pour ces électeurs
trop méprisés. Ses discours n’ont pas suffi. Ils se rappellent au bon
souvenir de chacun.
Voici que M. Hollande se met à les « comprendre », quand M. Mélenchon qualifiait leur candidate, il y a peu, de « démente ».
Mais qu’y a-t-il dans le programme Hollande pour rassurer ces électeurs
autrefois bannis et soudain devenus fréquentables ? Le droit de vote
aux étrangers ? la régularisation des sans-papiers ? l’inscription de la
loi de 1905 dans une Constitution déjà laïque ? la priorité au logement
pour ceux qui viennent d’ailleurs ? le RSA pour tous ? Le comble de la
“faillite morale” serait que le candidat socialiste soit élu grâce à ces
voix-là. Mais d’un autre côté, quand Hollande garantit 22 sièges de
députés aux Verts dont la candidate a fait 800 000 voix, Nicolas Sarkozy
peut-il ne rien faire pour un parti qui en a obtenu 6,4 millions ? La
démocratie, et pas seulement la morale, appelle une réponse.
François Hollande fait chuter les bourses européennes
Ce matin, les résultats de l’élection présidentielle française donnant François Hollande en tête, ont fait chuter les bourses des pays européens. Quand l’économie craint l’incompétence démagogique.
Gueule de bois pour l’économie nationale : ce matin, la Bourse de
Paris était en nette baisse (-1,62%) et le CAC 40 perdait 51,58 points à
3.137,00 points. Une conséquence directe de l’arrivée des
socialo-communistes au pouvoir. De plus, le taux à 10 ans de la France
s’est tendu sur le marché obligataire, démontrant la nervosité des
investisseurs.
Les spécialistes de l’économie sont donc formels : une victoire de
François Hollande serait très nocive pour l’économie française et même
pour celle de l’Europe toute entière.
Mieux, ce sont toutes les bourses européennes qui ont ouvert à la
baisse, à cause de la place de favori de François Hollande. S’il est
élu, les spécialistes savent que l’Europe risque de se retrouver dans
une grave situation économique et que les investisseurs vont quitter le
continent pour d’autre lieux, où l’assistanat et les dépenses publiques
ne sont pas la règle. Deux semaines avant son élection, François
Hollande nuit déjà à l’économie de son pays et de tout un continent. Le
seul tour de force qu’il aura réussi dans sa vie…
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| L'habit fait le clown |
Hamon : les électeurs FN sont « xénophobes et islamophobes »
En
une phrase, Benoit Hamon a réussi à résumer l’incompréhension et le
mépris du Parti socialiste envers les électeurs de Marine Le Pen. Une
déclaration qui pourrait couter cher à François Hollande.
Il est clair que dans ses beaux quartiers parisiens, Benoit Hamon n’est pas confronté aux mêmes problèmes que l’électorat populaire de Marine Le Pen, qui paye chaque jour le laxisme de la gauche en matière d’insécurité.
L’élitisme du Parti socialiste est une honte pour la démocratie. Hamon n’est-il pas lui-même incompatible avec la République en accusant de la sorte un peuple qu’il ne connait visiblement pas, en remettant en question le choix du suffrage universel ? Plus rien n’étonne avec le Parti socialiste.
Louis Aliot, vice-président du Front national, a réagit aux propos honteux de Hamon qui sont, selon le frontiste, ceux « d’un extrémiste de gauche camouflé au PS qui ne trouve aucun problème à s’aligner avec les trotskistes. Il est là pour calmer Mélenchon ».
De son côté, Bruno Gollnisch a expliqué que les électeurs de Marine Le Pen « sont surtout crétinophobes. Ils ne sont pas xénophobes, ils sont francophiles ! » L’homme politique a commenté les propos du porte-parole de monsieur Hollande qu’il juge « indigne d’être un homme politique ». Pour Gollnisch, Benoit Hamon, « c’est le degré zéro du raisonnement politique ».
Nauséabond : L’Humanité compare Sarkozy à Pétain
C’est ni plus ni moins qu’une comparaison nauséabonde (photo à l’appui) entre le régime collaborationniste de Vichy et le candidat UMP, que le journal du parti communiste s’est permis de faire, histoire de stigmatiser encore une fois ce qu’ils considèrent comme des appels du pied de la part de Nicolas Sarkozy aux électeurs du Front National, « fachos » et « racistes », qui selon eux n’ont rien à faire dans le débat public.
Ce mépris peut bien se poursuivre dans les médias, il n’empêchera pas les Français de s’exprimer et encore moins de réaliser qu’au premier tour de la présidentielle, la droite et l’extrême droite ont réuni 46% des suffrages… et que si ce n’était les manoeuvres politiciennes de Marine Le Pen, la droite serait aujourd’hui largement majoritaire pour gouverner la France.
En attendant le deuxième tour, les journaux de gauche nous ressortent en tout cas leur démonologie à laquelle plus personne ne croit. Le FN de Marine Le Pen n’est ni raciste ni fasciste. Nicolas Sarkozy a non seulement le droit, mais aussi le devoir de s’exprimer aux 19% de Français qui ont voté Le Pen au premier tour.
Et ça, les insultes et les anathèmes n’y changeront rien.
Le candidat Hollande se voit déjà président
S'il est élu, il adressera un mémorandum en quatre points aux dirigeants de l'UE.
Feuille de route européenne
À onze jours du second tour, l'exercice ressemble à une sorte de répétition générale où le candidat socialiste oscille en permanence entre la posture présidentielle et celle du challenger. Les questions l'y poussent en le plaçant tantôt dans les habits du président qu'il pourrait devenir, tantôt dans ceux du candidat qu'il est encore. Il défend ainsi sa proposition d'accorder le droit de vote aux étrangers pour les élections locales, commente le score de Marine Le Pen, salue Jean-Luc Mélenchon et répond à François Bayrou pour qui «Nicolas Sarkozy valide les thèses du FN». «J'aurais pu dire la même chose, assure François Hollande qui voit Nicolas Sarkozy courir derrière «les électeurs, mais aussi les thèses, les mots et les phrases» du FN.
D'autres questions l'emmènent au-delà du 6 mai. Face à une journaliste chinoise qui l'interroge sur les relations commerciales avec Pékin, il plaide pour «des relations monétaires différentes». François Hollande veut faire fluctuer le yuan. Mais la realpolitique reprend le dessus lorsqu'il est interrogé sur le dalaï-lama. «La première rencontre à faire, ce serait avec le président chinois», élude-t-il.
Mais le point essentiel de son intervention se concentre sur la renégociation du traité européen qu'il a promise. François Hollande se sent en position de force depuis les déclarations du patron de la BCE Mario Draghi qui a souligné la «nécessité d'un pacte de croissance européen» (lire page 21). «Qu'il puisse, lui aussi, ajouter sa voix à d'autres confirme que l'engagement que j'avais pris au début de ma campagne était le bon», se félicite-t-il avant de livrer sa feuille de route européenne. «J'adresserai un mémorandum à tous les chefs d'État. Il comporterait quatre points», a expliqué le candidat.
D'abord la demande de création d'eurobonds «pour financer des projets d'infrastructure». Ensuite «libérer les possibilités de financement de la Banque européenne d'investissement». Puis «la création d'une taxe sur les transactions financières avec les États qui en décideront». Enfin, «mobiliser tous les reliquats des fonds structurels européens». Comme s'il y était déjà. D'ailleurs, la salle l'interroge sur le choix de son premier ministre. Le premier tour a donné une indication. «Vous avez raison d'insister sur Jean-Luc Mélenchon», glisse François Hollande. Le score moins bon qu'attendu du leader du Front de gauche pourrait le dégager de l'obligation d'appeler Martine Aubry. Mais il n'en dira rien. «Une élection présidentielle, ce n'est pas un ticket. Il n'y a pas deux personnes qui se présentent en même temps. C'est ce qui permet de donner de la liberté au président élu», précise-t-il. Élu, François Hollande ne l'est pas encore. Mais, mercredi, il avait déjà enfilé le costume.
mercredi 25 avril 2012
Le débat est clos, si l'on peut dire, depuis que François Hollande, flairant le piège, a décliné l'offre cathodique, à défaut d'être très catholique, de Nicolas Sarkozy d'organiser non pas un mais deux ou trois débats télévisés dans l'entre-deux-tours. Pourtant la polémique enfle inutilement, comme quoi le message des électeurs, qui veulent des réponses à leurs problèmes de vie quotidienne, n'a pas été entendu. Les arguments de chacun sont recevables. Pour Hollande, on ne change pas les règles du jeu en cours de partie ; l'adversaire fait diversion. Notons que le candidat du changement est réfractaire à... changer de rite. Il est vrai qu'il n'a aucun intérêt à multiplier les duels, donc les prises de risque. Quant à Sarkozy, il cherche à démontrer que son rival a peur, tellement persuadé qu'il n'en fera qu'une bouchée. Voire. Persuadé, il l'était déjà qu'une vague emporterait son rival. L'argument de la dérobade est réversible car son insistance peut trahir de la fébrilité. Après tout, en 2 h 30, il doit pouvoir obtenir une clarification sur les grands choix. Notons également que bien qu'ayant de cesse de fustiger le « système médiatique », il le réclame à cor et à cri. Pas sûr que les Français apprécient la ratatouille politicienne, d'autant que les radios y vont désormais de leur proposition. Là, on peut les soupçonner de penser à l'audience plutôt qu'au devoir de vérité que les finalistes doivent en effet aux citoyens. Personne ne peut contester que l'enjeu justifie qu'on modernise cette tradition républicaine. Encore faudra-t-il ne pas attendre la fin du prochain quinquennat pour se mettre d'accord...
Quand la gauche rend le débat sur l'immigration impossible
Stéphane Guillon : symbole de la gauche hypocrite
L’humoriste
connu pour ses multiples indignations contre le goût du luxe de Nicolas
Sarkozy et sur sa Rolex, s’est fait remarquer sur plusieurs plateaux de
télévision avec une montre d’une valeur de 6 000 euros au poignet.
Les hommes de gauche, et tout particulièrement les socialistes, aiment tant donner des leçons qu’ils ne suivent pas. Ils vénèrent un ancien président qui allait très régulièrement manger au Fouquet’s, mais ils méprisent celui qui a eu le malheur d’y aller une fois.
L’hypocrisie et le cynisme répugnants de Stéphane Guillon symbolisent à la perfection le mépris de la gauche pour le peuple. Une gauche qui feint des indignations par populisme, mais qui agit exactement de la même manière que ceux qu’elle dénonce… Voire pire (DSK ?) !
Dupont-Aignan avait raison de poser la question à Michel Denisot sur son salaire. Avant de donner des leçons et de jouer les inquisiteurs, les journalistes et autres parasites des médias, devraient être transparents sur eux même, leurs niveaux de vie et leurs payes, qui sont autrement plus élevées que celles des politiques. Comment peut-on se moquer de la montre trop chère d’un président quand on en porte soi-même une qui vaut dix fois plus ?
Ce sont ce genre de manipulations, par ce genre de militants de la gauche déguisés en artistes ou chroniqueurs, qui ont conduit à l’anti-sarkozysme stérile dont notre pays est victime. Un anti-sarkozysme stupide qui va conduire une pomme de terre à la présidence de la république…
Sarkozy avec sa Rolex ? Un pauvre plouc pour la gauche Porsche du peuple de DSK , de Guillon et d’Audrey Pulvar, qui porte des souliers autrement plus chers qu’une Rolex !
La France est déjà attaquée
Après le déni de la crise économique
pendant la campagne, il y a maintenant le déni du basculement de la
France dans le camp des pays attaqués. Et pourtant hier, le CAC a chuté,
les valeurs bancaires se sont effondrées avec le cours du Crédit
Agricole au plus bas historique, les CDS Français se sont envolés
au-dessus de 200 points et les taux à 10 ans au dessus de 3%.
Les investisseurs étrangers commencent à quitter le paquebot France de peur qu'il devienne un nouveau Titanic Européen. La journée d'hier était particulièrement violente avec tous les indicateurs de marchés au rouge: CDS, taux à 10 ans, cours des valeurs bancaires, CAC. Je ne comprends pas pourquoi les investisseurs fuient un pays avec des candidats qui veulent faire la guerre à la finance et tuer les entreprises. C'est vraiment n'importe quoi....
RUMEURS DE DÉGRADATION
de la dette Française. Cela a donné le départ du dérapage, mais même après le démenti, les marchés n'ont pas remonté.
UN GRAND EMPRUNT
Le président François 2 a annoncé hier qu'il y aurait un grand emprunt. L'idée est de se rendre moins dépendant des investisseurs étrangers. C'est une bonne idée. Sauf si c'est un moyen d'éviter les efforts nécessaires de réductions de dépenses publiques et la sanction des marchés qui en découle.
HAUSSE DU SMIC
Là encore, c'est décidé. Juste après les élections. Après 5 ans de quasi-gel.
LES CARTONS
Ce n'est plus une défaite, c'est une Bérézina. Le Parisien publie un sondage où Sarko n'aurait plus que 26.5% au premier tour contre 30% pour Don Quichotte de la finanza. Le 6 Mai il ne restera plus que Morano, Hortefeux, Guéant et Carla Bruni, autour de Sarko.. Les autres ont déjà fait leurs cartons.
BARCLAYS, APRES CITI
Les actionnaires de la banque Barclays ont obtenu des baisses substantielles des rémunérations et des bonus des dirigeants. Le mouvement lancé par les actionnaires de Citi qui avaient bloqué le bonus du président de la banque se propage.
LE MIRACLE ALLEMAND
C'est le titre du dossier que le Financial Times consacre à l'Allemagne, la Machine Miraculeuse. C'est vrai que ce qui ce passe en Allemagne est stupéfiant. Ce n'est pas une frontière qui nous sépare, ce sont des siècles. Nous rêvons d'être en 1789, ils sont déjà en 2089.
CHRISTINE FAIT LA QUÊTE
A votre bon coeur. Quelques milliards pour sauver la zone euro. Merci pour votre bonté. La Reine Christine fait le tour des pays membres du FMI qui ne sont pas ruinés pour trouver les 400 milliards qu'il faut au FMI pour pouvoir aider l'Europe. Et pour l'instant aucun pays émergent n'a répondu présent...
L'EUROPE PEUT-ELLE SAUVER L'ESPAGNE
en cas de difficulté? C'est le dossier du Wall Street Journal qui décrit "l'arsenal" européen pour contrer une attaque sur l'Espagne. Conclusion: il vaudrait mieux que l'Espagne ne plonge pas.
LE MOMENT D'ACHETER VIVENDI
Celui qui a suivi Bolloré dans ses investissements depuis quelques années a gagné de l'argent, beaucoup d'argent. C'est à Vivendi qu'il s'intéresse. Il en possède 1%, mais pourrait monter à 5% et entrer au conseil d'administration. Si on ne lui coupe pas la tête, il pourrait faire du bon boulot chez Vivendi.
PAUVRES PME
Malgré les dénégations des banques, les PME n'ont pas accès au crédit et quand elles y ont accès c'est à des taux beaucoup plus élevés que les grandes entreprises: c'est la conclusion d'un rapport de l'OCDE.
VOILA C'EST TOUT
BONNE JOURNEE
MAY THE FORCE BE WITH YOU
Hollande a peur de Sarkozy
On n'a rien expliqué au peuple
Immigration : le programme secret de François Hollande (exclusif)
Si
François Hollande entretient volontairement le flou autour de son
programme sur les questions d’immigration, le candidat socialiste a
envoyé dans le plus grand secret une lettre à l’association France Terre d’Asile,
dans laquelle il détaille pour la première fois son projet en la
matière. 24heuresactu diffuse en exclusivité cette lettre-programme
confidentielle qui fait froid dans le dos et replonge la France dans
l’angélisme des années Jospin.
Je veillerai à ce que chaque demandeur d’asile se voit garantir le droit à un recours effectif, et donc suspensifLa première priorité du candidat socialiste n’est pas d’amplifier la lutte contre l’immigration clandestine, mais de tourner la page de « dix années de politique migratoire qui auront vu se multiplier les amalgames et les outrances (et entraîné) de trop nombreuses régressions et à une précarisation de la situation des étrangers ».
La France a un modèle singulier d’immigration et d’intégration à promouvoir, défendre et renforcerSelon François Hollande, le problème n’est donc pas tant l’immigration que le regard porté par les Français (qui sont sans doute d’indécrottables racistes) sur l’immigration. « Au-delà d’un nécessaire changement de politique, il nous faudra apaiser les esprits, rassembler là où il n’a été question que de divisions. Il nous faudra aussi changer de regard sur l’immigration et les migrants », assure-t-il.
La généralisation des titres d’un an a placé tous les étrangers en situation de précarité. Cette sécurisation des parcours passe notamment par l’instauration d’un titre de séjour pluriannuelOutre le renforcement du regroupement familial ou le droit de vote et l’éligibilité des étrangers, François Hollande veut abroger la circulaire Guéant, et affirme que « la politique du chiffre, menée par la droite depuis 2007, aura conduit à instaurer un climat délétère. Je souhaite plus globalement que la rétention devienne l’exception et non un instrument banal de procédure ».
Nous fixerons des critères précis et objectifs, qui s’appliqueront sur l’ensemble du territoire et permettront un examen individuel des demandes (de régularisation). J’aurai à coeur de mettre fin à l’arbitraire qui règne aujourd’hui
Ces dernières années auront combiné, en matière de politique migratoire, injustice, instabilité et même irresponsabilité.
Je souhaite porter une nouvelle politique migratoire, responsable, fondée sur des règles claires, justes et stables.
Je serai clair et constant dans la sécurisation de l’immigration légale. Ce sont les conditions d’une intégration réussie dans notre pays.
Vous évoquez la politique d’asile. Je veux souligner la nécessité de protéger et renforcer ce droit fondamental.
Trop souvent, en affichant une volonté d’améliorer les procédures, le gouvernement actuel les a restreints. C’est pourquoi je reviendrai sur la procédure prioritaire telle qu’elle fonctionne aujourd’hui.
Améliorer de manière conséquente les conditions d’hébergement et d’accompagnement des demandeurs d’asile.
En matière de politique migratoire, après dix années qui auront vu se multiplier les amalgames et les outrances, après six lois en dix ans, nous avons surtout assisté à de trop nombreuses régressions et à une précarisation de la situation des étrangers pourtant en situation régulière.
Au-delà d’un nécessaire changement de politique, il nous faudra apaiser les esprits, rassembler là où il n’a été question que de divisions. Il nous faudra aussi changer de regard sur l’immigration et les migrants.
Ce titre (pluriannuel), qui pourra être délivré au bout d’un an en France, permettra à la fois de favoriser l’intégration et les projets de vie des migrants, et de s’adapter, notamment pour ceux qui viennent travailler dans notre pays, aux réalités économiques.
Je suis également attaché au droit à vivre en famille.
Je veux abroger la « circulaire Guéant » qui a fait tant de mal à l’image de notre pays.
Enfin, je me suis engagé à mettre en place le droit de vote et d’éligibilité (hors fonction de maire et d’adjoint) aux étrangers résidant régulièrement en France depuis cinq ans.
Je me suis engagé à mettre fin dès mai 2012 à la rétention des enfants, et donc des familles avec des enfants.
La politique du chiffre, menée par la droite depuis 2007, aura conduit à instaurer un climat délétère. Je souhaite plus globalement que la rétention devienne l’exception et non un instrument banal de procédure.
Hollande : les débats, la démocratie et le panache
Après
avoir refusé de débattre trois fois avec Nicolas Sarkozy, François
Hollande a fait une nouvelle fois preuve de son manque de panache et de
son mépris de la démocratie, en refusant un débat proposé par les radios
françaises. On comprend pourquoi Mitterrand et Jospin ne lui ont jamais
confié de responsabilités nationales.
François Hollande est tellement lâche qu’il ne se cache même plus de
se cacher… Quand Nicolas Sarkozy lui a proposé de programmer 3 débats
entre les deux tours, afin que les candidats puissent approfondir les
sujets importants de leurs programmes, il s’est dégonflé sans surprise.
Aujourd’hui, les principales radios de France ont lancé un appel
conjoint aux deux candidats finalistes, pour organiser un grand débat
radiodiffusé. Si Nicolas Sarkozy a accepté immédiatement cette idée,
François Hollande a encore refusé le débat républicain.
Débattre plus longuement, plus en profondeur, pour pouvoir détailler son programme et prouver au peuple de France les incohérences de son adversaire, voilà une idée neuve et moderne qui devrait enchanter François Hollande et les socialistes, si aptes à nous parler de transparence et de bonnes mœurs démocratiques. Mis à part la peur de se faire ridiculiser par Sarkozy en direct, devant des millions de Français, il n’est pas de raison valable pour François Hollande de refuser ces débats. Les Français sont évidemment favorables à plusieurs débats. Quels arguments pour moins de discussion et de temps d’échange avec les Français ?
D’ailleurs, le seul argument des socialistes pour éviter le débat républicain est que l’on ne doit pas changer les choses, qu’il faut respecter la tradition. En appeler au conservatisme politique quand on fait sa campagne sous le slogan « le changement c’est maintenant » : quelle maladresse !
Quand on fait campagne avec le slogan « le changement c’est maintenant », comment ose-t-on prendre comme prétexte à un déni de démocratie, la tradition et les habitudes ? N’est-ce pas prendre les français pour des crétins ? Le changement ne passe-t-il pas d’abord par dépoussiérer les vieilles pratiques démocratiques ? Les socialistes ne sont-ils pas progressistes ? Ne veulent-ils pas changer les choses ? Veulent-ils vraiment que l’on ne touche pas aux vieilles traditions de la république ? Au moins, Hollande et ses acolytes auront prouvé qui ils sont vraiment : de vieux conservateurs qui ne veulent surtout pas que le jeu démocratique évolue. Dire qu’ils vont s’allier avec celui qui prônait la sixième république. Eux qui ne veulent même pas modifier une petite tradition sans légitimité constitutionnelle…
Enfin, les socialistes, mal à l’aise devant la poltronnerie de leur candidat, dénoncent un concours de gros bras, indigne de la démocratie. Mais n’est-il pas également important de savoir quels candidats craignent le dialogue et ont peur de s’effondrer dans des débats ? S’il est élu président, François Hollande subira des pressions monstrueuses, il devra débattre sur des sujets très sensibles avec les Américains, les Russes, les Chinois, l’Europe, les banques, les marchés… Il devra faire preuve de courage.
Les Français ont aussi le droit de savoir quelle est la personnalité de leur futur président, comment il se comporte en cas de danger. C’est l’un des principes de notre régime présidentiel et de l’élection suprême. S’il est un fuyard peureux, peut-être Hollande ferait-il mieux de rester dans l’ombre du Parti socialiste, comme il l’a toujours fait ! S’il avait un soupçon de panache, François Hollande irait tête haute débattre avec son adversaire en face à face, droit dans les yeux…
L’extrême droite reste bien présente sur le Vieux Continent
Au sein de l’Union européenne (UE) au sens strict, quatre formations d’extrême droite ont obtenu un résultat dépassant 15 % lors des dernières législatives : en Autriche, Finlande, Hongrie et aux Pays-Bas.
Si aujourd’hui aucun gouvernement en Europe ne compte de membre d’un parti d’extrême droite ni ne dépend du soutien de celui-ci, ce ne fut pas toujours le cas ces dix dernières années.
De 2001 à 2011, le Parti populaire danois a toujours été un partenaire de coalition pour les équipes ministérielles de droite. Au Pays-Bas, en vertu d’un accord, le Parti pour la liberté de Geert Wilders apportait son soutien au gouvernement sans y participer, jusqu’à ce qu’il refuse de cautionner sa politique d’austérité et entraîne sa démission, lundi 23 avril.
En Grèce, s’opposant eux aussi à des mesures d’austérité, les quatre ministres de l’Alerte populaire orthodoxe ont démissionné en février dernier du gouvernement d’union nationale.
Rejet de l’immigration musulmane et de la mondialisation
Bien que certains pays échappent à la montée de l’extrême droite à un niveau national – l’Espagne, où, malgré un terreau de crise économique, aucun parti ne s’est imposé lors des législatives de novembre dernier, ou la Belgique, où le parti flamand Vlaams Belang est en régression –, la tendance est à la progression.D’après la géopoliticienne Béatrice Giblin, elle tient à des ressorts identiques quel que soit le pays : le rejet de l’immigration musulmane, de la mondialisation et de l’Union européenne (UE).
Malgré des particularités nationales, tous ces partis utilisent « la représentation selon laquelle la nation doit être protégée d’une menace qui pourrait mettre son existence en péril », écrit-elle dans le dernier numéro de la revue Hérodote .
Pays d’Europe où l’extrême droite a réalisé le meilleur score ces dernières années, l’Autriche est aussi le premier pays du continent où fut formée une coalition gouvernementale comprenant un parti d’extrême droite. C’était en 1999, avec le Parti autrichien de la liberté (FPÖ), à l’époque dirigé par Jorg Haider, décédé en octobre 2008.
Créé par d’anciens nazis, nationaliste et antieuropéen, le FPÖ bénéficie aujourd’hui d’un vote ouvrier et profite des déboires de la droite conservatrice au pouvoir, en proie à des affaires de corruption.
Après des années difficiles, il est donné au coude-à-coude avec les sociaux-démocrates aux prochaines législatives, à l’automne 2013. Au détriment de l’Alliance pour l’avenir de l’Autriche (BZÖ), créé par Jorg Haider après sa sécession du FPÖ.
Très présente en Europe du Nord
Dans certains pays d’Europe du Nord, l’extrême droite fait preuve de constance. Depuis le début des années 1970, elle est représentée de manière continue aux parlements danois (aujourd’hui par le Parti populaire danois) et norvégien (aujourd’hui par le Parti du progrès).Les Démocrates de Suède ont néanmoins dû attendre les législatives de septembre 2010, lors desquelles ils ont gagné 20 sièges (avec 5,7 % des voix) et les Vrais Finlandais (PS), celles d’avril 2011, qui leur ont permis de remporter 39 sièges (avec 19,1 % des voix).
À l’exception des Démocrates de Suède, dont un ancien dirigeant fut membre d’un parti néonazi, ces partis d’Europe du Nord ont des liens ténus avec l’extrême droite au sens strict, antidémocratique, antisémite et xénophobe.
Dans des pays d’émigration devenus récemment des terres d’immigration, ils ont pour point commun de mettre en avant les risques du multiculturalisme, constitutif du modèle nordique. Un discours qui s’est récemment mué en « une dénonciation de l’islam dont les valeurs sont présentées comme incompatibles avec celles des sociétés nordiques », écrit le spécialiste de la région Cyril Coulet dans Hérodote .
En Hongrie, la montée du parti nationaliste Jobbik, qui a fait une première entrée au Parlement en avril 2010, relève autant de la tendance générale que de la particularité de la situation hongroise.
Le parti profite d’un rejet grandissant de l’UE, accusée d’entamer la souveraineté nationale, sujet sensible dans un pays où l’amputation des deux tiers du territoire, au lendemain de la Première Guerre mondiale, a laissé une plaie encore ouverte.
mardi 24 avril 2012
Le recul de Sarkozy reste relatif par rapport aux résultats électoraux des partis au pouvoir en Europe
Sarkozy défonce Libération, Yannick Noah et la gauche DSK
Mais Nicolas Sarkozy, qui a été victime depuis le début de la campagne d’un « matraquage sans précédent » de la part des médias, tout acquis à François Hollande et au parti socialiste, a aussi lancé un clin d’oeil à Libération, pravda socialiste et fer de lance de l’antisarkozysme qui ressasse depuis cinq ans l’épisode du Fouquet’s… mais appartient au milliardaire de la gauche caviar, le baron Edouard de Rotschild.
« Cela fait si longtemps que les dirigeants socialistes préfèrent fréquenter les diners en ville que les ouvriers », a repris Nicolas Sarkozy en faisant référence aux déjeuners trois étoiles réunissant François Hollande et BHL autour d’une salade de mâche à 140 euros. Puis de lancer une pique à Libération, mais aussi au Monde, qui a oublié à l’occasion de cette présidentielle sa traditionnelle neutralité… et qui comme par hasard a été récemment racheté par le mécène du parti socialiste Pierre Bergé et un autre golden boy de la gauche caviar Matthieu Pigasse.
« Ses amis (de la gauche) peuvent acheter de journaux pour faire leur propagande. Ils peuvent se rencontrer dans des restaurants de luxe. Ils peuvent inviter dans les réunions publiques des exilés fiscaux et cela ne choque personne », a conclu le président de la République dans une attaque à peine voilée contre Yannick Noah, soutien star de François Hollande et exilé fiscal notoire.
Après Hollande, Aubry va-t-elle fuir le débat avec Copé ?
Déjà
convaincus d’avoir gagné la présidentielle, les socialistes préfèrent
se partager les postes que de débattre. Après les dérobades de François
Hollande, qui a refusé plusieurs débats contre Nicolas Sarkozy malgré
une demande en ce sens des plus grandes radios françaises, comment va
réagir Martine Aubry, à qui Jean-François Copé propose un débat entre
patrons de partis ?
Rien n’en est hélas moins sûr, tant les socialistes prennent de précaution à éviter tout embryon de débat contradictoire depuis le début de la campagne électorale, bien aidé en cela par le soutien sans faille d’un appareil médiatique « déchaîné » contre Nicolas Sarkozy et qui se refuse à relever les contradictions du projet de la gauche.
Pourtant, qu’il serait nécessaire d’entendre Jean-François Copé et Martine Aubry expliquer aux Français les options retenus par leurs candidats et présenter clairement leur vision de la France sous le feu de la contradiction. Car pour l’heure, les socialistes ont beau jeu d’enquiller les propositions vagues et de bâtir des châteaux en Espagne.
S’il sont aussi sur de leur fait qu’ils ne le disent, pourquoi Martine Aubry se refuserait le plaisir de venir moucher Jean-François Copé ? On attend avec impatience la réponse de la Dame des 35 heures.






















