TOUT EST DIT

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jeudi 25 octobre 2012

Initiez-vous aux obscurs jargons des métiers

Notre univers économique est une sorte de tour de Babel où chaque corporation invente sa novlangue. Kit de survie.

"Je trouve les culs de bus un peu "bordeline". Si nous voulons rester dans la "short-list", il faut les rendre plus appétents." "Ça va être chaud : ils sont overbookés. Même charrette, ils ne tiendront jamais la “deadline”." La scène se déroule dans une agence de pub. Présente, Babette Auvray-Pagnozzi jubile ! Pendant trois ans, cette rédactrice chevronnée s’est appliquée à consigner les amphigouris de ses congénères. Elle en a tiré un livre truculent, "Langue de pub", où même les initiés se surprennent à découvrir de nouveaux mots. Chaque métier, bien sûr, cultive son jargon. "Mais communiquer, rappelle Jeanne Bordeau, fondatrice de l’Institut de la qualité de l’expression, c’est mettre en commun. On devrait toujours veiller à parler pour être compris." A lire ce tour d’horizon des tics de langage propres à chaque profession, on est loin du compte. Morceaux choisis.
> Les informaticiens abrègent à haut débit
Les SSII sont un monde d’acronymes. Chez Aubay, dont
l’effectif est constitué à 95% d’ingénieurs informaticiens, les IHM (interfaces hommes/machines), GDB (gestion de bases de données), FAQ ("frequently asked questions") et FAI (fournisseurs d’accès à Internet) fusent. Chacun son camp : les uns se rangent dans la MOA (maîtrise d’ouvrage), les autres dans la MOE (maîtrise d’œuvre). Le virus touche même la définition des postes : Le DP (directeur de projet) coiffe le CP (chef de projet). L’AP (analyste programmateur) côtoie l’IR (ingénieur réalisation). Les informaticiens jargonnent sans vergogne : ils ne disent pas relancer mais "rebooter" un PC. Ils ne programment pas mais «instancient» telle ou telle fonction. Et quand ils se perdent en conjectures dans un projet nébuleux, ils disent "stop au vaporware" ! "Mais, s’interroge malicieusement Jeanne Bordeau, faut-il vraiment s’étonner d’entendre parler d’ADSL et de RAM quand la commission nationale informatique et liberté elle-même se laisse appeler Cnil ?"
> Les industriels adorent le "globish english"
"Dans l’industrie, on s’exprime avec la tête, pas avec les tripes", résume un ingénieur d’une entreprise publique. Et c’est vrai qu’en règle générale, dans cette corporation, on réfléchit avant de prendre la parole. Les échanges sont synthétiques, y compris à l’heure des pauses, où l’on manie un humour lapidaire. On use d’un langage technique précis, rigoureux, voire élitiste. "Nous nous comprenons entre pairs et éprouvons un sentiment de supériorité à maîtriser des termes que les autres ignorent", confirme le même ingénieur. Jusqu’à ce que cela coince… Ainsi, un autre ingénieur qui exposait son parcours à un représentant de la DRH a été prié de s’expliquer après avoir annoncé : "A la direction de la stratégie, j’ai fait de l’équilibre entre demandes." Dans les multinationales, ce sont bien sûr les anglicismes qui font fureur. Chez Airbus à Toulouse où coexistent plus de 100 nationalités, on se réunit à la FAL ("final assembly line"), quand on ne se donne pas rendez-vous au "mock-up", c’est-à-dire au centre de maquettes. L’avionneur a même inventé un terme franglais, "la communalité", pour évoquer la similitude entre deux cockpits.
> Les banquiers 
poétisent le cash-flow
A moins d’être un ha bitué des salles de marché, difficile de comprendre le sabir des traders. "Il y a une "greenshoe" de 10%, ça va nous permettre de ravaler le "flow back"", commente l’un d’eux en découvrant un cours de Bourse chahuté. Les chartistes (c’est quand même plus chic qu’analystes graphiques) ont le vocabulaire le plus imagé, puisqu’ils ont le bonheur de jongler avec des "chandeliers japonais" (rectangles représentant les variations d’un cours) ou des «Adam et Eve» (figures indiquant un retournement de tendance). "Nous avons aussi nos
expressions familières", s’amuse Jean-Emmanuel Vernay, directeur général délégué de la société de Bourse Invest Securities. Et de citer deux exemples : "Y a de la colle" (lorsque les titres ne se vendent pas) et "Il a fait un gros doigt" (quand un confrère a tapé un mauvais chiffre en passant un ordre). Il faut revenir dans le monde des banques de réseau pour retrouver des échanges plus feutrés. Les conseillers bancaires comparent rituellement leurs "états du matin" – autrement dit, la comptabilité des écritures enregistrées au-delà des normes. Et, en fin de semaine, ils sont priés de rendre leur "production" – comprenez le détail des ventes de leurs produits financiers.
> Les pubards carburent à la branchitude
Cette tribu ultratendance est peuplée de monomaniaques passionnés. Entre eux, les publicitaires parlent de qui a fait quoi, de tel directeur de création sur le départ, du dernier spot ou du réalisateur en vogue. On frime beaucoup en abusant du "name dropping" – ou "lâcher de noms" –, histoire de simuler une familiarité avec les grands du métier. En réunion interne, on s’autorise aussi des expressions triviales du genre "Tu branles le mammouth" ou "Tu peignes la girafe". Traduction : "Tu parles pour ne rien dire." On invente des mots branchés : "Trop kitchos cette annonce !" – comprenez : trop deuxième degré. On multiplie les abréviations occultes : "Les setras (seniors traditionalistes) sont cœurs de cible." Et quand un chef de pub demande à un stagiaire de "faire péter le Kadapak", ce dernier a intérêt à courir ventre à terre lui chercher le carton renforcé sur lequel on colle les maquettes de projets. Qui sait ? Peut-être que parmi elles le client identifiera une pépite. Pardon : une "nugget".
 La grande distribution se gave d’images crues
Au détour d’une travée d’hypermarché, vous croiserez vers 16 heures des chefs de rayon en pleine "réouverture" (rangement à mi-parcours d’une journée de chiffre d’affaires), en train de remettre de l’ordre dans leur "came" (marchandise) et de trier les "ovnis" (produits étrangers au rayon). Dans le monde
très concret de la distribution, le
vocabulaire est imagé, plein de
bon sens et il est partagé par tous.
"Même sur un site de 600 salariés, tout le monde se connaît et
les échanges sont très francs, d’un bout à l’autre de la hiérarchie", souligne Nathalie Roche, la directrice du magasin Auchan de Fontenay-sous-Bois. L’univers est rugueux et les expressions parfois martiales, voire triviales. "On a la gagne au CUG (code unitaire de gestion) !" exhorte le patron pour signifier qu’on ne peut faire de chiffre d’affaires qu’en s’intéressant à chaque produit. "Peux-tu dégerber cette palette avec ton Clark ?" demande-t-on pour retirer un lot de marchandises de l’entrepôt grâce au chariot élévateur. Sur le terrain, on s’exprime par raccourcis : le panneau d’affichage au-dessus d’une tête de gondole ? Un 60 x 60. Le terminal portable sur lequel chacun suit ses stocks ? Le TP. Il arrive même que les acronymes se transforment en verbes. Ainsi le POS (plan d’occupation des sols du magasin) vient récemment d’inspirer l’expression "posser une opération", qui signifie la mettre immédiatement en tête de gondole. Dans les supermarchés, le vocabulaire n’en finit pas de se réinventer.

Les « flash-mobs » d’Alliance Vita dans 75 villes

Une fois de plus, Alliance Vita a apporté la preuve de sa capacité d’organiser des événements frappants, bien menés, qui attirent l’attention du public et forcent les médias de parler d’eux. Simultanément, mardi, sur les places publiques de 75 villes de France, et moyennant une présence militante se comptant le plus souvent en centaines de personnes, le même scénario s’est déroulé au son d’une illustration musicale plaisante : Tout bébé a besoin d’une maman, chanson de Joe Dassin sortie en 1967, ou Mamma Mia, du groupe Abba…
Pour illustrer la réalité – un enfant a besoin d’un père et d’une mère pour être conçu, mais aussi pour grandir –, Alliance avait imaginé de faire venir ses « figurants » habillés en noir, pour les hommes, en blanc, pour les femmes, et de séparer les deux groupes par une allée où descendait un « homme-oiseau » à peine tombé du nid, avançant en titubant pour trouver progressivement son équilibre en s’appuyant tantôt sur les « Papas », tantôt sur les « Mamans ». Car pour voler avec ses deux ailes, il a besoin d’un Papa, et d’une Maman…
De Lille à Toulouse et de Caen à Strasbourg, de Rennes à Bordeaux et de Marseille à Nancy, mais aussi à Versailles, Trappes, Saint-Germain-en-Laye, Sablé, La-Roche-sur-Yon, Vannes, Montluçon, Chambéry, Annemasse et Annecy et des dizaines d’autres villes grandes et moins grandes, la présence bien visible de ces groupes souriants et déterminés ont montré l’ampleur de la résistance à la folle initiative du gouvernement socialiste.
D’ailleurs les jeunes qui en marge des « flash-mobs » distribuaient les tracts d’Alliance Vita étaient dans l’ensemble très bien accueillis par les passants dont « 80 % », m’a dit l’un d’eux à La Défense, se révélaient solidaires du thème de la manifestation ou à tout le moins sans antipathie.
Le rassemblement de La Défense, devant la Grande-Arche – c’était le rendez-vous « parisien » – aura été le plus spectaculaire, réunissant quelque 2 000 figurants venus participer à l’une ou à plusieurs des trois représentations de la saynète.
A La Défense, où s’étaient réunis la plupart des responsables nationaux d’Alliance Vita, son délégué général Tugdual Derville a dénoncé la « fiction » que constitue le « mariage pour tous » et la filiation homoparentale, et le « mensonge » qu’il y a à dire aux enfants qu’ils ont deux papas ou deux mamans.
Un slogan repris en chœur par les figurants qui scandaient : « Un Papa, une Maman ! On ne ment pas aux enfants ! »
Plaidant pour une vraie parité homme-femme qui reconnaisse le rôle de chacun, il a rappelé que « chacun a besoin, pour trouver son équilibre, d’un papa et d’une maman » : en priver volontairement un enfant, c’est une « maltraitance ».
Alliance Vita aura sûrement fait beaucoup, mardi, pour éveiller un public anesthésié par les médias à la réalité et l’inciter à réfléchir et à prendre position pour le mariage naturel. Pour remporter cette bataille, aucune initiative, aucun angle d’attaque ne sera de trop – espérons que les différents organisateurs s’en souviendront !
En attendant, de nombreux maires – même le maire PS de Quimper, Bernard Poignant – ont fait savoir leur opposition au projet et annoncent leur refus de célébrer des « mariages » entre personnes de même sexe. A Orange, la ville de Jacques Bompard, le conseil municipal a adopté, lundi, une motion affirmant son refus de la légalisation du « mariage » gay et sa demande d’une clause d’objection de conscience, à tout le moins : « Le conseil municipal, après en avoir délibéré, affirme son refus de voir modifier les articles du Code civil sur le mariage pour remettre en cause le principe légal, basé sur la loi naturelle inscrite dans toutes les civilisations, qui veut qu’un mariage ne puisse exister qu’entre un homme et une femme. »

La Grèce n'a pas obtenu de délai pour équilibrer ses comptes

Alors qu'Athènes indiquait avoir trouvé un terrain d'entente avec la troïka pour disposer de deux ans de délai, l'UE a démenti un éventuel accord.

Après quatre mois de négociations, le ministre grec des Finances Yannis Stournaras s'est prévalu d'être parvenu à un accord avec la troïka sur de nouvelles économies, assorti d'un délai pour assainir les comptes, mais qui n'a été confirmé ni par les créanciers ni par les partis de la coalition.
M. Stournaras a indiqué lors d'un débat au parlement que le paquet de nouvelles économies "a été bouclé" en échange d'un nouveau délai de deux ans pour mener à bien son ajustement budgétaire.
Toutefois, la Commission européenne a démenti mercredi soir tout "accord global" entre les autorités grecques et les créanciers de la Grèce (UE, BCE et FMI), en soulignant que "des questions importantes subsistaient".
Sur son compte Twitter, Simon O'Connor, porte-parole de la Commission, a toutefois reconnu que "des progrès substantiels ont été faits dans les discussions avec la Grèce".
Sur la même ligne, le patron de la BCE Mario Draghi a affirmé que les négociations n'étaient pas terminées tandis que le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, s'est montré plus catégorique en indiquant qu'il n'y avait "toujours rien de neuf" sur les tractations entre la troïka et la Grèce.
Interrogé par l'AFP, le Fonds monétaire international à Washington n'a pas souhaité commenter ces informations.
Si ce nouveau délai était confirmé, Athènes devrait donc avoir jusqu'à 2016 pour faire passer son déficit budgétaire, qui s'élevait à 9,4% du PIB fin 2011, au-dessous de la barre fatidique des 3%.
En échange, M. Stournaras s'est prévalu d'avoir bouclé un projet d'accord avec les créanciers, prévoyant 13,5 milliards d'euros d'économies budgétaires, dont la majeure partie (9,2 milliards d'euros) est à réaliser dès 2013.
Ce nouveau train de rigueur comprend un recul de deux ans de l'âge de départ à la retraite, à 67 ans, des baisses de salaires et des retraites ainsi que des suppressions de postes de fonctionnaires.
Pour financer les deux ans supplémentaires, la Grèce compte obtenir une "réduction des taux d'intérêt" qu'elle paie à ses créanciers et un allongement de la période de remboursement des prêts, selon M. Stournaras.
Jusqu'à présent, aussi bien la BCE que l'UE repoussaient toute perspective de restructuration de la dette publique grecque.
"Si nous n'avions pas obtenu ce délai, nous aurions dû prendre des mesures (d'économie) de 18,5 milliards d'euros au lieu de 13,5 milliards", a dit M. Stournaras.
Le ministre pilote depuis juillet une double négociation avec d'un côté la troïka des créanciers et de l'autre le trio de la coalition gouvernementale, la droite du Premier ministre Antonis Samaras, les socialistes Pasok et la Gauche démocratique Dimar.
Il entend présenter deux projets de loi au parlement formalisant les engagements grecs, en vue de leur adoption avant la réunion des ministres des Finances de la zone euro du 12 novembre et la date fatidique du 16 novembre à laquelle les caisses du pays seront à sec, selon le Premier ministre.
De cette réunion, la Grèce attend le feu vert de ses partenaires au versement, ajourné depuis juin, d'une tranche vitale de 31,5 milliards d'euros, destinée surtout à recapitaliser ses banques.
Mais avant tout cela, il faut aussi que l'accord Stournaras-troïka soit avalisé par les deux autres alliés du gouvernement, Pasok et Dimar.
Or, mardi soir, les dirigeants de ces deux partis, Evangélos Vénizélos et Fotis Kouvelis avaient réaffirmé leur opposition à certaines des mesures, notamment à celles visant à abaisser le coût des licenciements et des départs à la retraite pour les employeurs.
M. Vénizélos a plutôt insisté sur le besoin d'obtenir des garanties ou un "cadre" sur la soutenabilité de la dette de la Grèce à terme. Aucune date n'a été jusqu'ici annoncée pour la nouvelle réunion des trois dirigeants.
Selon un fac-similé du projet de l'accord entre ministre des Finances et la troïka, diffusé par le site financier Capital.gr, et un résumé fourni par l'agence de presse grecque ANA (semi-officielle), cet accord prévoit également que la Grèce obtienne des délais pour la mise en place de certaines réformes ainsi qu'un abaissement des objectifs de privatisation à réaliser.
Les économies viendraient de coupes de 6,3 milliards dans les salaires du secteur public, les retraites et les allocations sociales, et du départ de 25.000 salariés du public d'ici à fin 2013, dont 5.000 courant 2012.
Le nouveau paquet de mesures de rigueur inclut aussi le report de deux ans, à 67 ans, de l'âge légal de départ à la retraite.
Ce projet d'accord fixe par ailleurs les règles des actions prioritaires à entreprendre, comme la réforme fiscale via la refonte de l'administration fiscale, la lutte contre la corruption, la réforme de la santé publique et de l'administration.

Belkacem veut raconter aux enfants la sexualité des adultes

Dans une interview accordée au magazine communautariste Tétu, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, s’est déclarée favorable à l’inscription des préférences sexuelles des personnages historiques dans les manuels d’Histoire de nos enfants. Des dangers du clientélisme politique…
La ministre socialiste a ainsi expliqué au « magazine gay et lesbien » qu’elle souhaite que les manuels scolaires d’Histoire précisent lorsque les personnages historiques évoqués sont homosexuels. Aberrant !
« Aujourd’hui, ces manuels s’obstinent à passer sous silence l’orientation LGBT (lesbienne, gay, bi et trans) de certains personnages historiques ou auteurs, même quand elle explique une grande partie de leur œuvre comme Rimbaud« , regrette-t-elle avant de se déclarer en faveur de l’inscription de l’orientation sexuelle des personnalités importantes de notre histoire.

Faut-il rappeler à Najat que les enfants ne sont pas censés être exposés à la sexualité des adultes, surtout à l’école ?
Nous avions déjà souligné les pratiques communautaristes de la politique par Najat Belkacem en faveur des homosexuels, ou dans ses rapports avec le roi du Maroc. Car si la femme est tellement gayfriendly en France, cela ne l’a pas empêchée, pendant de longues années, d’être une représentante du roi du Maroc, dont la politique n’est pas tellement favorable aux droits des homosexuels. Cette fois-ci, la jeune femme va encore plus loin dans sa course au progressisme, en voulant détailler les pratiques sexuelles des personnages de notre Histoire. D’ailleurs, comme souvent avec les idées jetées à la va-vite pour séduire une communauté, cette proposition serait plutôt contreproductive et défavorable à la cause homo : en quoi ficher les personnalités homosexuelles servirait-il leur cause ?
Mais surtout, la mesure demandée par Belkacem est sans limite : va-t-il falloir que les livres d’Histoire fichent également les personnage historiques juifs ? Et ceux qui ont trompé leur femme ? Faudra-t-il préciser aux enfants la taille des pénis des rois de France ?
Cette proposition de la porte-parole du gouvernement est absurde et même discriminante : pourquoi n’inscrirait-on pas, dans cette logique crétine, la mention aux hétérosexuels ? Pourquoi l’amour de la fellation de Louis XIV est-il dissimulé aux enfants ? Pourquoi la passion d’untel ou d’untel pour la sodomie ne figure-t-elle pas dans les manuels d’Histoire ? Pour mettre fin à la discrimination envers les amateurs de double pénétration, ne faudrait-ils pas expliquer à nos enfants comment fonctionne cette technique et qui l’utilise ?
Enfin, Najat livre aux homosexuels lecteurs de Têtu la recette du totalitarisme moderne, dans une phrase qui ressemble à un petit hommage à Goebbels. La ministre des Droits des femmes explique ainsi qu’il « serait utile que des familles homoparentales soient représentées dans les campagnes de communication généraliste du gouvernement, afin de banaliser ce fait« . De l’art de manipuler le peuple et de laver le cerveau des enfants via des campagnes de communication. Pourtant, madame Belkacem, une campagne de communication n’a jamais transformé la réalité !
Pour conclure cette analyse de l’interview de Najat Vallaud-Belkacem, on peut se demander pourquoi un ministre de la République s’adresse a un magazine axé sur une préférence sexuelle ? Va-t-elle témoigner prochainement dans « Cravate de notaire magazine » ?

La « commissionnite Hollandaise » : une imposture de plus

Le goût évident du nouveau président pour les commissions sur ceci ou cela ne sont en réalité qu’une imposture de plus, destinée au mieux à endormir les français, ou pire à les tromper. L’avenir d’un rapport aussi structurant pour le futur de l’économie française que le rapport Gallois vient en témoigner dans des proportions alarmantes.
Personne ne peut nier que le nouvel exécutif a un goût prononcé pour les commissions Machin. Début septembre, on n’en comptait pas moins d’une quinzaine ! « Mission d’inspection sur la transparence des prix du carburant », « mission d’évaluation du statut d’entrepreneur individuel », mission Jospin sur la « modernisation de la vie politique » (c’est vrai qu’en terme de modernité, l’ancien ministre se pose là…), mission « d’évaluation de la politique menée par Peugeot »… bref, on s’est rarement autant réuni ces dernières années que sous Hollande. Il est vrai que quand le conducteur du bus ne sait pas où il va, il vaut mieux qu’il dispose de quelques GPS.
Une certaine France a donc moqué l’incapacité présidentielle à avoir des idées. Force est de constater que ce n’était pas complètement faux : même Jean-Marie Le Guen, député socialiste de Paris, l’a reconnu la semaine passée dans le Nouvel Obs : Hollande avait des propositions mais pas de projet. D’où les cafouillages répétés du gouvernement : quand il n’y a pas de ligne claire, personne ne sait vraiment où il va. Quand les débats ne sont pas tranchés, faute de décision du candidat-devenu-président, c’est la cacophonie. CQFD. De même, Royal, dans Le Monde du 21/22 octobre, dans une critique finalement assez violente de l’action présidentielle, a appelé le père de ses enfants à « fixer un cap » ! 6 mois après son élection, il serait temps… Les français ne s’y trompent pas qui jugent ses débuts à l’Elysée très sévèrement : ils ne sont plus qu’environ 40% à être satisfaits de son action, record historique pour un début de mandat.
Alors, on s’est pris à rêver (façon de parler): et si la « commissionnite hollandaise » était un moyen, certes pas courageux mais finalement efficace, de faire passer des décisions impopulaires. Un peu comme si le président avait dit « Oui, je sais que ce n’est pas populaire mais en même temps, ce sont des types incontestables qui le disent… Faut les écouter ! ». La fin justifiant les moyens, on lui a laissé une chance. Ces commissions représentaient peut être une forme d’écran de fumée pour faire bouger un pays rétif à toute réforme et au moindre changement. C’était, une fois encore, un manque criant de courage politique mais peut être la preuve d’une certaine habileté tactique, la marque de fabrique d’un pragmatique caché sous des airs de gestionnaire pantouflard. Bref, fallait voir. Et on a vu. C’est encore pire que ce qu’on pensait : une couardise de plus, une tromperie supplémentaire, une malhonnêteté intellectuelle sans précédent. La Commission Gallois en est le dramatique exemple.
Quelques mois après son élection, après avoir fait campagne sur le thème « Sarkozy est responsable donc coupable d’à peu près tout ce qui arrive à la France, à l’Europe et au Monde », notre ersatz de président a été obligé de reconnaitre que notre pays et l’Europe traversait une crise majeure, et que se posait un problème de compétitivité : un produit made in France n’est pas compétitif sur les marchés européens et mondiaux. Ce constat fut d’ailleurs le fondement de feu la TVA sociale de son prédécesseur. Aussi Normalito 1er diligenta-t-il une Commission de plus, la Commission Gallois, du nom de l’ancien patron de la SNCF et EADS, Louis Gallois, réputé proche de la gauche, et demanda un rapport sur la question. Compétent, le bonhomme serait incontestable autant du point de vue de sa gauche (PS, parlementaires, électeurs…) que du point de vue du patronat. Quelques fuites ont permis de connaitre en avant-première la teneur des conclusions du rapport, ce que des esprits à peu près compétents avaient déjà préconisé : un « choc de compétitivité » de 30 à 40 milliards, soit un transfert de charges pesant sur les salaires (charges patronales et salariales) vers d’autres financements (CSG et TVA). Que soit rendu à l’ancien président le mérite (certes bien relatif) qui lui revient en soulignant que son analyse fut et reste bonne !
Or, qu’apprend-t-on tout le weekend end, suite à ces informations parues dans la presse vendredi dernier ? Sapin estime que ce rapport est « sérieux mais que ce ne sera pas le seul point de vue », Touraine « ne veut pas croire qu’on puisse faire supporter aux français un choc supplémentaire de plusieurs milliards » (au moins a-t-elle la lucidité de reconnaitre que le budget 2013 est un véritable choc fiscal pour les français), Moscovici « refusera une réforme qui brutaliserait la société française »… Le président lui-même a estimé vendredi « Qu’un rapport n’engage que son auteur »… En clair, « Moi président, je ne suis pas responsable de la Commission que j’ai créé et installé, de la question que j’ai posée, de la personne que j’ai nommé pour y répondre… surtout si cette personne arrive à des conclusions que je n’ai pas le courage non pas d’appliquer mais déjà d’assumer ! » D’ailleurs, on demande un second rapport, des fois que celui-ci ait le bon sens de présenter un rapport présentable ! C’est donc le Haut Conseil de la Protection Social, autre machin Hollandais composé de hauts fonctionnaires gavés aux mamelles dorées de la République, qui rendra un rapport sur le financement de la protection sociale. Sujet repoussé, donc, au début de l’année 2013. Pendant ce temps, l’économie française s’enlise, le chômage explose, des entreprises ferment…
On atteint là paroxysme de la malhonnêteté intellectuelle ! Et on ne parle même pas du discrédit jeté sur Louis Gallois, qui a sans aucun doute fait son travail en toute honnêteté et avec le grand professionnalisme dont il est semble-t-il coutumier. Que le président ne sache pas où il va, ma foi passe encore, ce type est incapable de la moindre vision, du moindre projet, de la moindre direction à prendre, personne ne peut dire aujourd’hui qu’il l’ignorait. Qu’il se défausse sur des Commissions X ou Y, si elles servent à cacher sa couardise, après tout pourquoi pas. On mettrait ça sur de l’habileté politique. Mais qu’avant même la sortie d’un rapport qu’il a lui-même demandé, au prétexte qu’il n’est a priori pas politiquement acceptable pour des syndicats-fossoyeurs de notre industrie ou à la frange trotsko-révolutionnaire de son électorat, cela montre l’étendue de l’imposture intellectuelle du président Hollande, enfermé qu’il est dans des dogmes idéologiques indépassables pour ses petites épaules . Sarkozy avait prédit un président-otage de l’extrême gauche autant que des corps intermédiaires dont il a su si bien jouer tout au long de sa carrière de petit salarié de la République. Aujourd’hui, qui peut sincèrement soutenir qu’il avait tort ?

mercredi 24 octobre 2012

Pour le patron de Mitsubishi France, Montebourg est un "abruti mental"

Au cours d'une conférence de presse, Jean-Claude Debard, le président de Mitsubishi France, a qualifié Arnaud Montebourg d'"abruti mental". Il peste notamment contre l'augmentation du malus écologique et la réduction de la vitesse sur le périphérique parisien.
Si l'action d'Arnaud Montebourg est régulièrement critiquée, elle ne l'a sans doute jamais été avec tant de véhémence. Car dire que le président de Mitsubishi France a une dent contre le ministre du Redressement productif serait un doux euphémisme. La Provence a relayé hier les propos de Jean-Claude Debard, tenus au cours d'une conférence de presse organisée pour la présentation du nouvel SUV de Mitsubishi. Devant une vingtaine de journalistes, il en a profité pour tailler un costard à Arnaud Montebourg. Ouvrez les guillemets...
Selon lui, donc, Arnaud Montebourg "ne connaît pas ses dossiers de l'automobile qui représente 25% des revenus de la France et 10% de l'emploi dans notre pays, car il n'y a pas seulement les constructeurs mais aussi ceux qui travaillent par ou pour l'automobile directement ou indirectement".
Avant d'aller beaucoup plus loin : "Cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologique, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales... Tous le subissent [...] Il est bête et ne comprend rien. Vous pouvez me citer sans vous inquiéter... Grâce à mes précédentes déclarations sur les chaines de télévision nationales, j'ai déjà un contrôle fiscal !"
Contacté par Europe 1 ce matin, Jean-Claude Debard a nié avoir tenu de tels propos. Le journaliste de la Provence maintient ses affirmations.

Dépendance française

la France a un problème avec son armoire à pharmacie. Elle peine à y faire le ménage. La moitié de notre pharmacopée s’apparenterait à de la poudre de perlimpinpin, selon le Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux qui vient de paraître.
Dans le même temps, le pays présente une accoutumance à une poignée de spécialités. Les 50 médicaments les plus prescrits pèsent le tiers des ventes. Leurs indications sont un diagnostic de notre société. Ils visent les systèmes nerveux, cardiaque et digestif.
Entre remèdes d’antan et drogues quotidiennes, la place manque pour le progrès. Moins de 4 % des ventes relèvent d’une innovation. Difficulté à développer, financer, sécuriser les produits de la recherche, peut-être.
Mais pas seulement. Le vieux baclofène le prouve. Aucun laboratoire ne s’engage fortement pour une molécule, même efficace, mais à faible marge. Des premiers essais d’un médecin sur lui-même jusqu’à l’étude Bacloville, il aura ainsi fallu sept ans. Autant de temps perdu, pour les patients enfermés dans l’alcool. Comme pour la Sécu, qui a dû assumer dans l’intervalle d’autres dépenses associées aux effets de cette dépendance.
Sur le modèle du monde vivant, le système de soins français atteint une complexité qui rend tout traitement délicat, parfois non dénué d’effets secondaires. Le médicament en est une illustration. Les honoraires médicaux une autre : certes, un accord sur les dépassements a été trouvé hier, in extremis. Mais le psychodrame qui l’a accompagné n’est sûrement pas de bon pronostic pour les futures négociations sur l’assurance-maladie.

A la demande de sa compagne, Valls chasserait les SDF du quartier de la Bastille

Selon le Canard Enchaîné, Manuel Valls aurait donné pour consigne la "tolérance zéro" dans son quartier pour les Roms et les SDF, à la demande de sa compagne, la violoniste Anne Gravoin. Le cabinet du ministre dément.
Installé avec sa compagne Anne Gravoin dans le XIe artrondissement de Paris, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls aurait donné des consignes pour chasser les SDF de son quartier, rue de la Roquette, lesquels importuneraient son épouse. C'est le Canard enchaîné qui l'affirme dans son édition du mercredi 24 octobre.
Le journal satirique raconte qu'"à tour de rôle, les poulets du XIème arrondissement déboulent, font la tournée des SDF et leur ordonnent de déguerpir (....) Les flics finissent parfois par ce terrible aveu: 'C'est une décision du ministère de l'Intérieur'".
Interrogé par le journal, le cabinet du ministre "jure que le ministre n'a fait aucune demande privative, qu'il n'y a aucune consigne". Selon le Canard, plusieurs policiers expliquent que pour "faciliter le nettoyage", ils auraient ressorti un arrêté de 2008 du préfet de police de Paris. "On l'a un peu réactivé". "C'est parce que Mme Valls a été très choquée par les femmes quii mendient avec leurs bébés. C'était une réaction d'humanité", expliquent-ils.

C'EST ÇA LA POLICE DE PROXIMITÉ !

Grèce : 2 ans de plus pour son budget

Le gouvernement grec va obtenir deux ans supplémentaires pour assainir son budget, affirme le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung à paraître mercredi en citant un protocole d'accord avec les créanciers de la Grèce. Athènes va devoir ramener son déficit sous la barre des 3% de son Produit intérieur brut (PIB) en 2016 et non plus dès 2014 comme prévu jusqu'à présent, poursuit le grand quotidien de Munich, selon un extrait de l'article diffusé ce soir.


Les délais accordés à la Grèce pour la mise en place de réformes sur son marché du travail et dans le secteur de l'énergie, ainsi que de nouvelles privatisations vont en outre être prolongés, selon la même source. Le Premier ministre Antonis Samaras peut également compter sur le fait que les partenaires européens de la Grèce vont débloquer rapidement une nouvelle tranche d'aide de 31,5 milliards d'euros, croit encore savoir la Süddeutsche Zeitung.

Athènes prévoit toutefois de retirer des privatisations seulement 8,8 milliards d'euros d'ici à la fin 2015, contre 19 milliards d'euros jusqu'à présent. Une question demeurait toutefois en suspend mardi : comment Athènes va combler les trous budgétaires pour 2013 et 2014. Entre 15 et 18 milliards d'euros supplémentaires sont en effet nécessaires, précise encore le journal.

M. Samaras a annoncé ce soir que le gouvernement de coalition allait poursuivre ses négociations pour mettre au point les nouvelles mesures d'austérité réclamées par ses prêteurs de l'UE et du FMI. Le déblocage de la tranche de 31,5 milliards d'euros présuppose l'accord entre le gouvernement grec et la troïka (UE-FMI-BCE) sur les nouvelles économies de 13,5 milliards d'euros réclamées par les créanciers pour 2013 et 2014, dont plus de neuf milliards concernent l'année prochaine.

Superman s'attaque au journalisme de caniveau !

Clark Kent claque la porte du Daily Planet après 70 ans de bons et loyaux services. Le héros kryptonien ne supporte plus l'orientation racoleuse que cherche à lui imposer la direction du journal.
Depuis plus d’un an, la maison d’édition de BD américaine DC comics, qui édite les aventures des célèbres Batman, Superman ou Green Lantern, a décidé de rompre avec une continuité vieille de plusieurs décennies en relançant ses titres phares à partir du numéro 1. Le but de l’opération, baptisée News 52 (en référence aux 52 titres ainsi rebootés) :  repartir sur des bases nouvelles, ancrées sur des problématiques actuelles, afin de coller à un lectorat qui n’est plus celui des années 40.
 
Le succès en kiosque a confirmé la pertinence d’un tel changement éditorial. Depuis ce nouveau départ, les ventes de DC comics ont décollé, plaçant ses parutions au coude à coude avec celles de l’écurie Marvel (Spider-Man, X-men et Avengers, etc.)
 
Sans renier les éléments incontournables qui ont participé à la construction des icônes telles qu’on les connaît aujourd’hui, quelques changements significatifs sont venus bouleverser le statu quo. Par exemple, Superman, l'encapé qui nous intéresse aujourd’hui, ne vit plus en couple avec la journaliste Loïs Lane. Mais ce n’est pas tout, un autre événement de taille s’apprête à chambouler l’existence de l’homme d’acier.

Des valeurs qui se perdent

Depuis l’apparition de Superman dans les pages d’Action Comics, son alter ego humain, Clark Kent, officie en tant que journaliste au Daily Planet, quotidien de la ville fictive Metropolis. Un job qu’il aura rempli avec déférence durant près de 70 ans et qu’il quitte aujourd’hui, sous l’impulsion du scénariste Scott Lodbell, comme le révèle USA Today .
 
Depuis le relaunch du titre, Clark Kent semblait prendre ses distances avec le monde des médias tel qu’on le connaît aujourd’hui. Journaliste d’investigation de la vieille école, peu porté sur le  « ranking  » et le « hashtag  », le kryptonien se montre réfractaire à la course à l’audience que lui impose sa direction. Des désaccords éthiques qui culminent en une prise de bec avec le rédacteur en chef du journal, Perry White... Clark Kent se décide finalement à claquer la porte du quotidien.
 
« Pourquoi suis-je le seul à avoir l'air de croire que les informations devraient, je ne sais pas, informer? », s’écrie-t-il dans le bureau du boss. « Les temps changent », lui répond Perry White. « Le papier est un support mourant. Je n’aime pas ça, mais le seul espoir que nous ayons de délivrer un semblant d’information est de donner aux lecteurs ce qu’ils ont envie de lire. Ou voir à la télévision. Ou consulter sur leur qPad ou leur mobile. » Loïs Lane semble quant à elle beaucoup plus encline à amorcer le virage de la course à l’audience et des nouvelles technologies que celui qui fut, dans un autre monde, son fidèle mari.
 
« C'est ce qui se passe dans la réalité quand un type de 27 ans est assis derrière un bureau et reçoit des ordres d'un conglomérat dont les centres d'intérêt n'ont rien à voir avec les siens », se justifie l'actuel scénariste de Superman, qui poursuit cette thématique initiée par son prédecesseur, George Pérez.

Les comics ont toujours été un reflet en temps réel de leur époque. Superman et son incarnation d’un héroïsme quelque peu désuet était le personnage tout indiqué pour défendre la notion d’éthique qui se meurt dans le métier. Un choix loin d’être anodin qui en dit long sur le sens des responsabilités sensé incomber aux journalistes chargés d'investiguer et informer leurs prochains.

Quel avenir se dessine pour Clark Kent, maintenant qu'il se retrouve sans boulot ? Il pourrait monter un site d'informations indépendant qui l'affranchirait du contrôle des grands groupes financiers. A suivre dans le prochain épisode...

L’Etat va aider les départements à dépenser plus…

170 Millions d’Euros et plus si affinité….
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a annoncé aujourd’hui lundi 22 octobre, le déblocage d’une aide exceptionnelle de 170 millions d’euros destinée à une trentaine de départements en difficultés financières.

Les mêmes fausses solutions que Fillon

C’est exactement ce que François Fillon avait fait l’an dernier avec un fonds d’urgence de 150M€. Enfin, presque la même chose. Car si l’an passé, l’aide était pour moitié automatique sur des critères établis et pour moitié sur acte de candidature, nos gouvernants socialistes ont décidé que, cette année, pour recevoir une aide, les départements devront écrire au préfet, ce qui déclenche une « procédure de débat et d’analyse » de leur situation financière par l’administration. Autrement dit, la mainmise de l’Etat se renforce, le copinage va jouer à plein. Nous ne le savons que trop, avec les instances politiques, lorsque les critères ne sont pas clairement définis et strictement appliqués, cela tourne toujours à l’avantage des amis.
L’autre grande nouvelle de la réunion d’aujourd’hui à l’Elysée est l’engagement du Président à créer les conditions de mise en place en 2014 de ressources « pérennes et suffisantes » pour financer les allocations de solidarité. Un « groupe de travail » (avec M. Gallois?) sera installé avant la fin de l’année pour étudier les moyens d’assurer ce financement. Mais quand donc cessera-t-on dans ce pays de faire fonctionner la machine à rustines? Si la solidarité est du ressort national, qu’elle soit prise en charge par la Nation, si elle est du ressort local, qu’on laisse les collectivités locales faire selon leurs choix et leurs moyens! Voilà un Etat qui transmet aux collectivités une responsabilité dont il veut néanmoins contrôler et imposer les modalités d’application pour finalement se retrouver en situation de devoir faire face au coût… N’importe quoi!

Les départements s’engagent à plomber l’avenir avec les emplois du même nom

Les départements, estimant probablement que la fiscalité locale n’est pas assez lourde ou que leur endettement n’est pas encore suffisant, se sont engagés à favoriser le « recrutement » de 7.000 emplois d’avenir dès 2013 au sein de leurs services. Ils s’engagent à augmenter de 20 % le nombre de jeunes en contrats d’apprentissage et en contrats aidés. On se doute bien que cet engagement, avec les élections municipales de 2014, sera tenu…. Il est clair que cette mesure clientéliste connait plus d’écho auprès de nos élus locaux que celle qui consisterait à soutenir la création d’emplois productifs dans les TPE de leur zone d’influence!
D’ailleurs, tiens, puisque, tout de même, la problématique de payer tous ces jeunes embauchés sans avenir se pose, plusieurs pistes ont été évoquées, dont une extension de la journée de solidarité à l’ensemble des catégories socio-professionnelles (version moderne de la corvée) et un éventuel déplafonnement des droits de mutation. Une remise à plat des profils de poste dans des collectivités locales qui se sont enflées en personnel de manière incroyable depuis quelques années, l’arrêt de subventions à des associations bidons qui ne représentent personne et n’ont aucune activité militante et bénévole, une diminution du train de vie de certains élus, administratifs et services, l’abandon de projets démesurés, tout cela n’a évidemment pas été évoqué…. Tiens, ça ce serait un sujet intéressant d’étude pour les emplois d’avenir… En attendant, vous pouvez toujours acheter le N° spécial du cri du Contribuable sur le sujet, il est en promo à 3€!

"Le stupéfiant mépris" de François Hollande

"Le stupéfiant mépris" de François Hollande


Selon Philippe Tesson, le rapport Gallois sur la compétitivité, qui doit être présenté le 5 novembre, est déjà enterré par le président.
On ne connaîtra que le 5 novembre les conclusions du rapport Gallois sur la relance de la compétitivité. Toutefois, on en sait déjà suffisamment, grâce aux informations diffusées par certains de nos confrères, pour être assuré qu'il devrait préconiser ce "choc de compétitivité" sans lequel le redressement économique de la France ne serait qu'un voeu pieux. Selon Le Figaro, ce rapport devrait proposer une baisse en deux ou trois ans des charges des entreprises de 30 milliards d'euros - 20 milliards de cotisations patronales et 10 milliards de cotisations salariales. Ce choc serait principalement financé par une réduction massive des dépenses publiques et par une augmentation de la TVA et de la CSG.
Ces préconisations rejoignent dans leur esprit les souhaits de la majorité des milieux patronaux français. Elles n'en répondent pas moins à une juste évaluation de la situation dramatique de notre pays en matière de compétitivité, et à une nécessité urgente. De nombreux économistes de gauche et certains responsables politiques socialistes partagent cette analyse. Et l'on ne peut d'ailleurs suspecter Louis Gallois, son passé en témoigne, de complaisance à l'égard de la droite. Il est cependant d'ores et déjà également assuré que le président de la République et son gouvernement rejetteront le rapport Gallois si ses conclusions sont conformes à ce que l'on croit en savoir. Dès vendredi dernier, François Hollande a laissé entendre que ce rapport engage son auteur, mais n'engage pas le président de la République, et que celui-ci va commander pour janvier un nouveau rapport au Haut Conseil du financement de la protection sociale.

Pesanteurs idéologiques

D'emblée une question se pose, qui est de pure forme, mais qui ne manque ni de signification ni de saveur. Résumons : le chef de l'État charge une personnalité incontestée, reconnue pour sa compétence et son intégrité, qui a présidé aux destinées des plus grandes entreprises françaises, et que sa qualité de commissaire général à l'investissement désigne incontestablement pour remplir cette mission de lui remettre un rapport sur le problème essentiel qui freine le développement économique de la France.
Quelques jours avant de recevoir ce document, il fait savoir que celui-ci est nul et non avenu. Passons sur l'affront personnel. Retenons la méthode, qui trahit un stupéfiant mépris. Traduisons : moi, président de la République, je ne tiendrai compte que du rapport qui me conviendra, c'est-à-dire de celui qui rejoindra les décisions que j'ai déjà prises. Quel aveu, qui en dit long sur le prix qu'accorde François Hollande à ce souci de la consultation qu'il affiche et au respect des expertises qu'il commande aux personnalités les plus qualifiées pour les lui fournir. Il aura beau dire, un rapport est autre chose qu'un avis, surtout venant d'une autorité.
Reste la question de fond, qui est majeure. Il aura fallu un certain temps à François Hollande pour comprendre que la compétitivité est la clé de l'avenir économique français, et pour reconnaître que le coût du travail et par conséquent les charges des entreprises posent un réel problème. Mais visiblement, les pesanteurs idéologiques qui emprisonnent le président de la République et les pièges politiques dans lesquels il est enfermé auront eu rapidement raison de cette prise de conscience. Le rapport Gallois était un leurre. Il n'y aura pas de choc de compétitivité. Il n'y aura pas de choc du tout.
Il y aura des demi-mesures qui ne satisferont personne et qui enfonceront un peu plus encore la France dans son marasme.

mardi 23 octobre 2012

La France libérée de ses carcans et tabous serait une puissance économique irrésistible

Nous souffrons de surtaxation généralisée, tant pour les ménages que pour les entreprises ; nous avons peut-être la classe politique la plus distante, pour ne pas dire hostile, disons relativement étrangère, au monde de l’entreprise (et objectivement nos grands partis se défendent assez bien sur ce point) ; préférant les matières « nobles » comme l’histoire, la littérature ou les mathématiques, nous délaissons les sciences économiques et disposons d’une inculture assez prononcée dans ce domaine (même si je pense que le bon sens économique de l’opinion est bien plus important que veulent le croire les « sachant »), mais, il faut le reconnaître, les débats économiques sont plus souvent des débats dogmatiques et religieux que rationnels ; d’ailleurs être rationnel et pragmatique est d’un ennui profond, assez peu élégant voire vulgaire ; le syndicalisme qui ailleurs est paraît-il constructif est par chez nous plus souvent autiste et caricatural de lui-même ; le patronat lui rend souvent la monnaie de sa pièce (même si la dynamique d’écoute et de concertation est sans doute positive) ; nos entreprises ne sont pas aimées (les marques oui, les petites oui, l’entrepreneur de proximité oui, mais devenu patron, et a fortiori de grande entreprise, non) ; nous jalousons la réussite que nous nous réjouissons de voir échouer ; nous entretenons depuis sans doute une prédominante éducation judéo-chrétienne une certaine distance vis à vis de l’argent, sale même lorsqu’il est honnêtement gagné (d’ailleurs est-ce possible ? car les riches sont soit d’affreux rentiers fainéants, soit de sales « cons » comme dirait une certaine presse, soit de « nouveaux » riches donc sans éducation) ; nous avons un Etat omniprésent qui en devient omnipotent, et qui, en déni de la réalité, se rêve encore en Etat providence ou en super-Etat lorsque le Président ne veut pas être super-Président ; nous avons également la population la plus pessimiste de la planète ; nous sommes les champions du monde de l’analyse, des audits, des constats, des commissions, des débats et des points de vue lorsque d’autres se contentent de décider et de réformer ; nous préférons chercher que trouver, et lorsque nous trouvons et inventons, nous laissons le soin aux autres de commercialiser nos géniales trouvailles ; nous sommes encore et toujours davantage séduits par l’idée des Lumières qui consiste à être généraliste et présent partout, dans tous les domaines, plutôt que spécialiste de certains domaines, etc.

… et pourtant … nous sommes - encore - la 5ème puissance économique mondiale ; Paris est la 4ème ville la plus attractive au monde (source PwC) ; nous sommes d’ailleurs la première puissance touristique mondiale ; nous souffrons bien sur d’une balance commerciale déficitaire, mais certains domaines comme le luxe, la gastronomie ou certaines hautes technologies sont non seulement exportateurs mais enviés ; nous n’avons pas assez de grosses PME mais disposons d’une armada exceptionnelle de grands groupes mondiaux ; la jeunesse souffre de solitude mais croit encore en la politique et dans sa capacité à refaire le monde ; les entrepreneurs sont maltraitées mais les Français créent encore de nouvelles boites, sans doute autour de 600 000 en 2012, peut-être un peu moins qu’en 2011 ; nous sommes râleurs, avons une fiscalité changeante et un coût du travail pas assez compétitif, mais nous restons une terre d’investissements étrangers (longtemps première destination européenne) ; notre système de santé nous coûte trop cher et doit être réformé, mais il soigne tout le monde, et est encore considéré comme le meilleur au monde au point de générer du tourisme médical ; nous avons, plus au moins sans le savoir, un esprit extrêmement créatif (certains l’expliquent davantage par notre fibre critique et révolutionnaire davantage que par notre système éducatif) ; nous avons un « art de vivre » et une « french touch » uniques au monde ; des secteurs et des entreprises recrutent, innovent et proposent des perspectives, mais nous connaissons mal ces secteurs porteurs, par défaut d’exposition médiatique ; etc.

Bien sur, la situation est difficile, alarmante, socialement dramatique pour beaucoup, mais cette France si lourdement entravée, qui a du mal à faire sa propre révolution culturelle pour s’adapter et « profiter » de ce nouveau monde, est évidemment toujours là. Cette France entravée est surtout profitable à nos concurrents. Mais lorsque l’on voit ce qu’elle est capable d’offrir sur la piste avec ses chaines aux pieds, on rêve de lâcher le frein à main. Si la charge augmente encore, la course se ralentira, inévitablement, et nous finirons comme Tuttle (Robert de Niro) dans Brazil, disparaissant sous la paperasserie !

Pour une France décomplexée, libérée de ses propres contraintes, censures et tabous. Une France qui ne serait plus une France aux semelles de plomb mais telle que Verlaine surnommait Rimbaud, une France aux semelles de vent, conquérante, irrésistible.

Voici et Public condamnés pour les photos de Hollande et Trierweiler en maillot de bain

Les bidochons en vacances
Les magazines Voici et Public ont été condamnés ce mardi en référé à à verser 1500 euros et 1000 euros à la première dame Valérie Trierweiler pour avoir publié des photos du couple présidentiel en maillot de bain cet été au fort de Brégançon (Var). Une troisième ordonnance, concernant cette fois le magazine Closer, devait être rendue un peu plus tard. Début septembre, l'hebdomadaire VSD avait été condamné à verser 2000 euros à Valérie Trierweiler pour avoir publié des photos similaires. Elle avait reversé cette somme à la Maison des journalistes.

CE SONT LES LECTEURS QUI AURAIENT DÛ PORTER 
 PLAINTE, CES IMAGES ÉTAIENT TOTALEMENT 
IMMONDES ! 

François Hollande est-il un nouveau Louis XVI ?

Division interne, calculs partisans, manque d'autorité... François Hollande, à force de gérer la France comme un parti politique risque fort de se confronter à la dure expérience qu'a vécu Louis XVI en son temps.
De Louis XVI, les Français ont gardé le souvenir, au demeurant injuste, d’un bon Roi victime des événements, maltraité par l’Histoire, emporté par une inéluctable Révolution. Et l’historiographie marxiste, qui conteste le rôle des hommes et croit à l’inéluctabilité des grands conflits historiques, a nourri cette perspective finalement indulgente pour le dernier des Capet. Le mythe de la révolution bourgeoise est au fond un hommage posthume rendu au monarque, comme s’il avait été le jouet de l’Histoire malgré lui.
La réalité était tout autre : Louis XVI n’avait guère de bienveillance pour son peuple, mais il avait vu juste sur un certain nombre de réformes à entreprendre : réduire les pensions versées aux nobles, réformer la fiscalité et la géographie administrative, réformer la bureaucratie. Le mouvement des physiocrates qui le talonnait en avait fait son fond politique : les sujets majeurs de l’Ancien Régime s’appelaient réforme fiscale, réforme de l’État et crise de la dette.
Louis XVI et Chirinquisition....
Ce qui manquait à Louis XVI, c’était l’esprit de décision: quand il entrevoyait une réforme nécessaire, il faisait un pas vers elle, et tout de suite la somme de difficultés à affronter pour parvenir à ses fins le faisait reculer.
Cette indécision, qui résonnait dans l’esprit des Français comme le signal de la faiblesse, eut raison de notre monarchie décadente. Ainsi, en convoquant les États Généraux le 1er mai 1789, Louis XVI eut l’intuition géniale que seule une consultation large permettrait de surmonter les résistances à une réforme fiscale, indispensable pour financer la dette. Mais, dans son souci de ne pas aller trop loin, il voulut placer ces États sous l’autorité de la noblesse qui ne représentait plus rien. Lorsque le Tiers État, lors de la fameuse séance du Jeu de Paume, refusa ce principe, Louis XVI céda.
Quelques jours plus tard, il rassembla des troupes loyalistes autour de Paris pour reprendre la situation en main. Mais le peuple prit la Bastille pour s’armer, et Louis XVI recula à nouveau. La monarchie se désagrégea peu à peu, à force d’atermoiements et d’indécision.
Comment ne pas voir que la France de François Hollande se promet aux mêmes affres ? François Hollande élu sur le principe d’une renégociation du traité budgétaire ? Quelques semaines suffisent à enterrer l’idée.
François Hollande élu sur la promesse d’une réforme fiscale majeure ? La loi de finances se limite à créer une contribution exceptionnelle pour quelques centaines de ménage, et le reste est oublié. Avait-il juré qu’une loi sur les licenciements boursiers protégerait les salariés contre des patrons voyous ? Il ne reste plus qu’Arnaud Montebourg pour défendre une forteresse fantôme où les futurs chômeurs vérifient jour après jour l’abandon dans lequel le gouvernement les laisse.
L’affaire du rapport Gallois constitue, de ce point de vue, une sorte de zénith dans la dénégation, le reniement, la velléité faite gouvernance.
Lors de la conférence sociale de juillet, le gouvernement avait annoncé un grand chantier sur la réforme du financement de la sécurité sociale. Le projet avait du sens. Dans un premier temps, les experts documentaient les différentes pistes possibles. Parallèlement, Louis Gallois devait établir la cohérence d’un transfert de cotisations vers l’impôt pour diminuer le coût du travail. Rappelons clairement que cette concomitance n’a jamais fait de doute, puisque le document de synthèse de cette conférence présentait la remise de ce rapport comme un préalable à la concertation qui devait rassembler, au premier trimestre 2013, les partenaires sociaux sur l’avenir du financement de la sécurité sociale.
Fin septembre, le bruit commence à courir d’un transfert de cotisations à hauteur d’environ 40 milliards, en une ou deux années, ce qui constituerait un choc majeur pour le coût du travail en France. Les défenseurs de cette idée jugeront qu’il s’agissait d’un choc salutaire.
Assez rapidement, tout le monde déchante. Le gouvernement évoque l’idée d’un saupoudrage tel que le choc se transformerait en mesurettes étalées sur une éternité, sans impact sur la réalité.
Il semblerait que Louis Gallois, qui fut directeur de cabinet de Jean-Pierre Chevènement en 1981 puis en 1988, prépare dans le même temps un rapport favorable à un transfert de cotisations à hauteur de 30 milliards d’euros vers l’impôt. Précisément l’arbitrage dont nombre de députés socialistes semblent ne pas vouloir, pour des raisons tout à fait idéologiques.
Résultat ? Les petites phrases fusent, qui annoncent déjà une mise à l’écart d’un rapport dont le gouvernement avait pourtant fait grand cas. Les dégâts causés par ce reniement risquent d’être cataclysmiques : après avoir fait l’apologie d’une méthode fondée sur la concertation, présentée comme une rupture avec l’ère Sarkozy, le système Hollande n’aura pas mis six mois à reprendre des pratiques anciennes : les discussions en vase clos, et le silence arrogant opposé à toute pensée alternative.
Ces circonvolutions donnent l’impression d’être une méthode de gouvernement. Un jour, un ministre prône la dépénalisation du cannabis, le lendemain, le Premier Ministre lui cloue le bec, et une semaine plus tard, la ministre de la Santé se réjouit d’expérimentations en centres ouverts. Qui peut comprendre la ligne officielle du gouvernement?
Le petit monde socialiste imagine qu’après tout, le pays peut bien être dirigé comme le parti lui-même : dans les luttes de clan, les reniements, les coups fourrés, les calculs partisans à trois balles, et l’esprit de vengeance. Il n’est vraiment pas certain que cette conviction soit fondée, car un pays, qui plus est la France, ne se manie pas comme un parti. Il lui faut de la vision, de la grandeur, des certitudes et des valeurs respectées.
Faute d’obéir à cette règle, le gouvernement risque bien de faire la dure expérience que vécut la monarchie en son temps : celle d’une division interne, d’une incapacité à réagir faute d’autorité, d’un lent engloutissement dans la férocité de l’histoire.
Je le sais... Tout le monde constate le calme de l’opinion publique. Relisons les journaux de mars 1968, et nous y trouverons la même torpeur.

LOUIS XVI AVAIT UNE PASSION, QU'A DONC CE CRÉTIN COMME HOBBY ? 
AUCUN, IL EST TROP CON.

Avis de gros temps entre Arnaud Montebourg et Bruxelles

Dans un entretien accordé au Figaro, le commissaire européen Karel de Gucht a été très critique à l'égard d'Arnaud Montebourg, qu'il a accusé de protectionnisme. Pour lui, le libre échange est une bonne chose pour l'Europe, et les arguments du ministre "ne tiennent pas la route".
Les tensions entre Arnaud Montebourg et Bruxelles sont de plus en plus palpables. Et, dans un entretien accordé au Figaro, le commissaire européen n'a pas manqué de tacler le ministre du Redressement productif.
Compétitivité prix contre compétitivité innovation
"Monsieur Montebourg s'affiche contre la mondialisation, il est protectionniste, c'est un choix. Mais son raisonnement ne tient pas la route. La France ne peut pas, seule, redistribuer les cartes du commerce mondial.", a estimé Karel de Gucht, de nationalité belge, dans les colonnes du Figaro. Avant d'ajouter que le problème de la France réside surtout dans "les 35 heures et ses coûts salariaux".
Quelques jours plus tôt, Arnaud Montebourg, sans rejeter la mondialisation comme un état de fait, avait été critique à l'égard d'une politique bruxelloise qu'il avait jugée comme trop rigide face aux exigences de protection que le commerce mondial requiert : "nous devons réorienter l'Europe, parce que celle-ci n'est plus adaptée à la déloyauté du commerce mondial. Lorsque les Américains, les Chinois, les Indiens, les Coréens et beaucoup d'autres choisissent de subventionner leur industrie, ils n'ont pas Bruxelles sur le dos". Pour lui, notamment, la nouvelle industrie, celle des nouvelles technologies, doit pouvoir faire l'objet d'aides d'État.
Les deux hommes ne parlent tout simplement pas de la même chose, du moins dans le cas coréen; Car quand l'un parle de compétitivité prix, l'autre parle de compétitivité innovation acquise grâce à des aides d'État.
"L'Europe n'a pas intérêt à mettre des barrières au libre échange"
Karel de Gucht en a par ailleurs profité pour vendre les mérites du libre échange. Pour lui, l'Europe n'aurait "aucun intérêt à fermer ses frontières" car elle serait "en excédent de 300 milliards d'euros, biens, services et agriculture compris". Il souligne par ailleurs que la part de l'UE dans le commerce mondial reste "à peu près stable", alors que celle des États-Unis se réduit.

Premier ministre, ce Ayrault cabossé

Premier ministre, ce Ayrault cabossé


Quand Peillon suggère que dépénaliser le cannabis ne doit pas être un tabou, il commet une gaffe : le Président s'y oppose et c'est un peu comme si Bercy appelait de ses vœux une inflation à deux chiffres. Le ministre de l'Education nationale ne détient pas le monopole du couac, entre une Touraine favorable à la procréation médicale assistée pour les couples homosexuels contre l'avis de Matignon, un Montebourg recadré sur le nucléaire et une Duflot qui remâche en silence son hostilité au traité européen. Ce gouvernement n'a pas l'exclusivité des bévues - l'équipe Fillon les avait collectionnées - mais ces entorses à la discipline et à la solidarité entament la crédibilité du Premier ministre et affaiblissent le Président. Les plus cléments parmi les Français mettront cette cacophonie sur le compte de l'inexpérience, les plus optimistes des socialistes se consoleront qu'autant de rappels à l'ordre aux troupes distraites renforcent l'autorité de Matignon. Encore faut-il qu'il soit craint... De flottement en désaveu, l'opinion est en train de s'apitoyer sur ce « pauvre Jean-Marc Ayrault ». Toutefois, ne pas conclure que son sort serait scellé : guère envisageable quand le Président prétend agir dans la durée. Les destins des deux hommes sont liés, pour François Hollande la loyauté prime sur les ratés, le sérieux sur l'absence de charisme. Ce Premier ministre-là n'a pas la vocation d'un rival, il a été conçu pour durer et encaisser. Et si l'impeccable Manuel Valls offre un recours tentant, la popularité stratosphérique du premier flic de France présente l'inconvénient de rassembler la droite de la gauche et la gauche de la droite.

Grèce: Aegean s’empare d’Olympic Air

Aegean a indiqué ce lundi 22 octobre 2012 avoir racheté 100% du capital d’Olympic Air.
Aegean et leSignal groupe Marfin viennent d'annoncer le rachat de 100% du capital d’Olympic Air pour 72 millions d'euros.

Olympic Air devrait donc devenir une filiale d’Aegean suite à cette acquisition ont précisé le groupe Marfin et Aegean.
«Aegean Airlines et Olympic Air ont investi 2 milliards d’euros ces dernières années pour rajeunir leur flotte. Leur qualité de service a été reconnue par de nombreux prix. Les deux compagnies ont contribué à hauteur de 270 millions d’euros au budget de l’état grec en terme de taxes d’aéroport, contribution à laSignal sécurité sociale…Cependant notre taille de même que les effets sans précédent de la crise en Grèce ont restreint notre capacité à faire face à la concurrence en Europe et dans le monde ce qui a conduit à des pertes…ce qui a eu pour résultat que le tourisme grec essentiel pour la reprise de l’économie est devenu totalement dépendant des compagnies aériennes étrangères avec des pertes d’emploi locaux et de recettes pour l’état. Aegean a encore les réserves financières pour mener la consolidation du marché aérien en Grèce pour le bénéfice du tourisme, des revenus de l’état, des employés et des actionnaires. Les synergies créées par cet te union vont nous permettre de réduire nos coûts et d’offrir un réseau plus vaste avec des prix plus compétitifs pour nos clients. Nous espérons que tous les grecs nous aideront à accomplir ce challenge ambitieux» a déclaré Theodoros Vassilakis, président d’Aegean Airlines.
Ce rachat reste cependant soumis à l'aval des autorités européennes qui avaient bizarrement refusé la fusion des 2 compagnies aériennes en 2011 alors que leur poids étaient très faible en Europe (même si elle était conséquente sur le marché grec).
En janvier 2011, l'Union Européenne avait décidé d'interdire leur fusion pour «protéger les consommateurs» car l'opération aurait conduit « à une hausse des tarifs et une baisse de la qualité des services proposés aux Grecs et aux touristes voyageant par Athènes et les îles grecques» selon le Commissaire Européen à la Concurrence Joaquin Almunia.
Espérons cette fois que la belle idée de créer un champion national grec ne sera pas remis en cause par les autorités européennes.
Depuis cette date de nombreuses compagnies se sont développées en Grèce dont Cyprus Airways ou même les compagnies à bas coûts Easyjet, Ryanair ou Transavia qui font une concurrence féroce aux compagnies grecques.
Olympic avait été créée par l'armateur Aristote Onassis puis rachetée à l'état grec par le fonds Marfin en 2009.
Aegean opère 29 avions de la famille A320/A319 d'Airbus contre 7 avions pour Olympic Air qui détient également 10 Bombardier Q400 et 4 Dash 8-100.
Aegean avait lancé son premier vol vers Paris en octobre 2008.
Olympic avait de son côté suspendu ses vols vers Paris en mai 2011 ainsi que vers plusieurs villes européennes afin de réduire ses coûts.
Les deux compagnies ont affiché des pertes en 2011.
 fr.aegeanair.com
www.olympicair.com

La fin des grands hommes?

La fin des grands hommes?


Les grands hommes (ou femmes) réunissent deux qualités d’exception: caractère et vision de l’histoire. Ils ne peuvent qu’entrer en confrontation avec le conservatisme, le conformisme, l’esprit de système, les blocages. Au cours du dernier demi siècle, Charles de Gaulle, Ronald Reagan, Margareth Thatcher, Gorbatchev, Jean-Paul II, ont profondément bouleversé le destin de leur pays ou du monde occidental. Aujourd’hui, où que le regard se porte, une chape de médiocrité semble peser sur la planète. Les Etats-Unis et leurs mornes élections ne donnent aucun signe de réveil; l’Europe ne finit pas de s’enfoncer dans la sclérose, économique, démographique, politique; la Russie semble se refermer sur elle-même; le Moyen-Orient et une partie de l’Afrique sombrent dans l’obscurantisme ou le chaos. Il manque, en particulier à la France un leader, un chef, un guide comme disait de Gaulle, assez courageux pour dire la vérité sur la situation du monde, assez lucide et clairvoyant pour percevoir la marche de l’Europe vers l’abîme avec ses institutions étouffantes, assez fort pour entreprendre le redressement du pays le moment venu. Pour l’instant, on n’en voit  l’ombre nulle part. Le personnage historique, visionnaire au caractère trempé, bien entendu respectueux des libertés et des valeurs démocratiques, peut cependant surgir à tout instant du néant, au moment le plus sombre où nul ne croit plus en rien.  Nous l’attendons et nous l’espérons.

Harlem Désir ou le risque du godillot

Harlem Désir ou le risque du godillot


Une élection facile, où les jeux sont faits d'avance, promet souvent des lendemains difficiles. C'est ce qui attend Harlem Désir, patron frais émoulu du Parti socialiste (PS). Sa désignation relève, au choix, d'une confirmation, de l'approbation d'une nomination ou d'une cooptation. Elle intervient au terme d'un processus opaque et cadenassé, selon lequel seuls les premiers signataires des motions pouvaient concourir. Elle résulte d'une alliance de circonstance entre le Premier ministre, au nom des sensibilités « hollandaises », et Martine Aubry, qui quoique retirée dans son fief lillois semble déterminée à pousser ses amis dans la lutte pour les places. L'appareil, un enjeu clé ! Il en va ainsi dans les partis : une bataille à peine livrée, on prépare déjà les suivantes - voir le match Fillon-Copé à l'UMP. Le problème de Désir a trait à sa légitimité. Son élection en demi-teinte - il a réuni à peine les trois quarts des suffrages - est assombrie par un mode de désignation loin d'être vertueux sur le plan de la démocratie militante. Se pose donc la question de son autorité. Il doit trouver sa place à la tête d'un parti qui doit trouver la sienne vis-à-vis de l'exécutif. Le PS au pouvoir n'est jamais parvenu à adopter la bonne distance. Quelle sera sa marge de manœuvre au milieu des éléphants, des courants et des députés qu'il sera d'autant plus compliqué à canaliser qu'ils sont pléthore ? La feuille de route est à écrire : reconstruire une maison vidée de ses ténors, transformer un parti de gouvernement en un parti de militants là où les idéologies s'éteignent. Pour un honnête pratiquant de la langue de bois, il est des missions plus légères !

L’OPA de Borloo

L’OPA de Borloo 
L’Union des démocrates et indépendants (UDI), dont le premier « patron » est Jean-Louis Borloo, s’inspire ostensiblement de l’Union pour la démocratie française (UDF), née en 1978 et dont l’une des figures historiques est l’ancien président de la République Valéry Giscard d’Estaing, qui rêvait de rassembler « deux Français sur trois ». L’UDF a connu heures de gloire et implantation forte, mais elle a toujours manqué le rendez-vous suprême de la présidentielle.
La création de l’UMP, en 2002, a mis à mal l’identité centriste, puisque ce mouvement, créé à l’époque pour soutenir Jacques Chirac, a été dominé par le courant gaulliste, l’autre grande composante de la droite parlementaire.
Mais Nicolas Sarkozy a perdu l’Élysée au printemps dernier, et l’UMP attend la fin du duel pour la tête du parti entre Jean-François Copé et François Fillon.
La grande formation unitaire de la droite étant secouée par sa bataille interne, et ayant montré ses limites, les centristes disposaient d’une fenêtre de tir presque inespérée pour organiser une grand’messe refondatrice – en l’occurrence, celle d’hier. Groggy depuis son fiasco du printemps 2012, François Bayrou, partisan du ni-ni (ni gauche, ni droite) n’est pas en mesure de s’opposer à Jean-Louis Borloo. Habituellement moins stratège, ce dernier est en train de réussir son OPA sur un ensemble éclaté – Nouveau Centre, Radicaux, Gauche moderne… – dont il veut faire une « coalition gagnante ».
La conjonction lui est favorable, le calendrier aussi, avec en ligne de mire les européennes de 2014, scrutin où les centristes tirent souvent leur épingle du jeu. Mais l’obstacle majeur reste celui de la présidentielle, avec pour impératif, dans notre système bipolaire, de devancer l’UMP afin d’accéder au second tour. La course sera âpre entre deux concurrents qui gardent destins liés.
Tactiquement, si Copé, plus tourné vers la droite de la droite, remportait le duel contre Fillon, cela offrirait un espace plus large à la toute nouvelle UDI, sur le chemin de la reconquête. Au moment où les centristes s’en émancipent, c’est donc de l’UMP que dépend toujours, pour une bonne part, leur avenir. La politique est friande de ce genre de paradoxes.

Zemmour : France, Afrique, les dictateurs et Hollande

Dans sa chronique sur RTL, Éric Zemmour est revenu sur la politique africaine de François Hollande. Il met en valeur le décalage entre les leçons de morale distillées par les socialistes quand ils ne sont pas au pouvoir et la réal politique cynique qu’ils appliquent une fois en place.
« Au commencement, c’est toujours beau : on sort les grands mots, les grands principes. On dit « droit de l’homme » on dit « transparence » on dit « respect mutuel »« , commence un Zemmour ironique qui a bien compris le fonctionnement de la gôche française, si forte à donner des leçons qu’elle ne s’applique pas.
Mais voilà, une fois au pouvoir, la réalité est moins évidente que la démagogie bienpensante qui ne coute rien. Ainsi, depuis qu’il est président, François Hollande a reçu plusieurs dictateurs à l’Élysée, sans inviter les journalistes, mais en reniant totalement ses engagements et ses critiques acerbes contre Nicolas Sarkozy.
Notre flan national est le spécialiste des reniements en tous genres, comme le précise Zemmour : « Avec Hollande, tout recommence de la même façon. La seule différence, la seule nouveauté, réside dans l’accélération du temps, la réduction au minimum  du délais de reniement. Le temps d’une volteface… »
Malgré ses propos tenus pendant la campagne sur les dictateurs qu’il ne recevrait jamais, le polémiste constate que le président ne peut s’empêcher de « recevoir à l’Élysée le gabonais Ali Bongo et le congolais Sassou-Nguesso, modèle insurpassable de bonne gouvernance{…]. De même après avoir tancé le président Kabila, qui s’assoit sans façon sur les principes démocratiques, Hollande décidait de se rendre chez lui en République démocratique du Congo, pour le sommet de la francophonie« .
Pour conclure, notre polémistes dresse un portrait peu flatteur du caractère de Hollande et de son attitude politique d’une lâcheté sans précédent et d’un amateurisme inouïe :
« Hollande fait ce qu’il fait de mieux : il tergiverse, navigue, hésite. Avec lui, on a deux politiques pour le prix d’une. Ou plutôt, les deux moments traditionnels de la gauche qui passe toujours du principe de conviction à celui de réalité, mais en même temps. Au risque d’une immense confusion, incertitude, du louvoiement comme doctrine… En Afrique non plus, l’antisarkozisme ne suffit plus. »
Sur ce sujet comme sur tant d’autres, Hollande paye ses multiples mensonges et attaques grossières proférés pendant la campagne. Comment peut-on s’indigner pendant les échéances électorales que le chef d’état reçoive des dictateurs et en recevoir soi même quelques semaines après son élection ? Hollande pensait-t-il que les Français sont si sots ?

La CAF trouve le mariage homo dangereux pour la famille

La Caisse nationale des allocations familiales (CAF) a fait savoir par un communiqué qu’elle était opposée au projet de loi sur le mariage homosexuel est sur l’homoparentalité, car il s’agirait d’une « remise en cause de la famille ». Quand la France réalise ce qui se trame derrière son dos… Jeudi 18 octobre, la CAF publiait un communiqué pour expliquer que la majorité de ses administrateurs s’était exprimée en défaveur du projet de loi sur le « mariage pour tous » et l’homoparentalité.
Les dirigeants de la CAF ont soit refusé la suppression des termes « mère » et « père » prévue par la loi, soit dénoncé la « remise en cause de la famille », soit accusé les politiques de lancer cette loi sans avoir réalisé d’étude d’impact préalable.
Si l’avis de la CAF n’est que consultatif, il illustre parfaitement le malaise autour de ce projet de loi inique. Pour que même la CAF, qui n’est pas connue pour être un organisme conservateur, s’insurge contre cette mise à mort de la famille, il faut que les textes de loi prévoient de nombreux coups de poignards à cette institution (la famille) peut être ringarde pour les bobos du 11e, mais précieuse pour la majorité des Français.
mariage_homoAinsi, le retrait du « père » et de la « mère » des livrets de famille est prévu par la loi, mais on le cache aux Français, on n’en parle pas. Pourquoi les socialistes ne précisent-ils jamais qu’ils vont retirer le père et la mère ? Pourtant, le peuple français n’est pas si docile. Il se rend compte, peu à peu, de ce genre de détails et de la réalité concrète de ce projet de loi. C’est comme pour les mères porteuses et pour l’aide médicale à la procréation : plus on va avancer, plus les Français vont réaliser l’horreur du projet socialiste.
D’après les sondages, les Français se disaient pour le mariage homosexuel à 60% (et non pas une écrasante majorité, comme on essaye de nous le faire croire), mais ils ne savaient pas tout et au fur et à mesure que cette loi prend forme, le peuple comprend ce qu’il en est vraiment. La grande majorité des Français refuseraient que l’on supprime le « père » et la « mère » au profit du « parent 1″ et « parent 2″ qui font penser à de la littérature d’Aldous Huxley ou de Franz Kafka.
C’est pour cela qu’un referendum est nécessaire sur ce sujet et que les dirigeants socialistes ainsi que les médias tentent d’enterrer le débat et refusent de donner au peuple sa souveraineté sur un sujet aussi vital que la mort de la famille.
Tandis que la société civile, les Français, et les instances concernées commence à réaliser peu à peu l’ampleur des dégâts que ce projet de loi causerait à la famille et à la société française à travers elle, la gauche de la gauche ainsi que les associations militantes homosexuelles exigent plus !!
En même temps, pour faire ce genre de loi qui ne concerne pas la majorité des Français dans une période de crise comme la notre, il faut être sacrement déconnecté… Les ouvriers de PSA vont être ravis de savoir que le gouvernement planche sur la mariage pour tous !!