jeudi 22 mars 2012
Le terrorisme, c’est terriblement simple. C’est un jeu macabre sur nos sentiments les plus humains, les plus primaires : la peur, la haine, avec l’espoir d’une victoire au bout du chaos. Le terrorisme, c’est une provocation à la haine par tous les moyens, et souvent par le massacre des siens. On l’a vécu pendant la guerre d’Algérie, des deux côtés. On l’a vérifié avec Al Qaida, qui au nom de son fanatisme islamique a tué cent fois plus de musulmans que d’autres croyants ou incroyants. C’est aujourd’hui la même folle logique avec Mohammed Merah, qui a d’abord tué des jeunes Français d’origine maghrébine, comme lui, avant d’assassiner des enfants juifs. Il s’est vanté aux policiers d’avoir à lui seul mis « la France à genoux ». Et il aura raison, si nous nous plions à sa logique primaire, si nous pratiquons l’amalgame terroriste de la peur et de la haine. Contre tous les Merah de la terre, restons debout, pensons debout.
Soupçon d'entente sur les prix des yaourts
L'Autorité de la concurrence, qui soupçonne une vaste entente dans l'industrie du lait, a ouvert une enquête et mené des perquisitions dans les locaux de huit groupes agroalimentaires, rapportent Les Echos jeudi 22 mars.
Les locaux de huit entreprises, non cotées en Bourse, dont Senoble, Novandie, Lactalis, 3A, les Maîtres Laitiers du Cotentin et Alsace Lait
ont été perquisitionnés par les agents de l'Autorité de la concurrence,
suite à la dénonciation d'un industriel du secteur, affirme le
quotidien.
L'enquête qui porte sur les yaourts et fromages frais vendus sous
marques de distributeur, durera au moins un an et risque de se solder par une amende pour les contrevenants, selon Les Echos.
"COLÈRE ET INCOMPRÉHENSION"
"Aucune des entreprises sollicitées par Les Echos n'a souhaité s'exprimer
officiellement mais certaines ont exprimé leur colère et leur
incompréhension, s'étonnant que l'Etat veuille récupérer de l'argent
dans un secteur des MDD [marques de distributeurs] laitières qui en perd", indique le quotidien.
Selon le journal, les fabricants sont soupçonnés de s'être accordés
pour ne pas répondre aux appels des enseignes de distribution leur
demandant de fabriquer leurs yaourts sous marque de distributeur en raison du prix trop bas.
Récemment, l'Autorité de la concurrence a prononcé plusieurs
sanctions à l'encontre de l'industrie agroalimentaire pour des ententes
sur les prix. Les principaux producteurs de farine français et allemands ont ainsi été condamnés mi-mars à 242,4 millions d'euros d'amende et mardi les trois principaux fabricants de croquettes pour chiens et chats à 35,3 millions d'euros. Enfin, début mars, l'Autorité de la concurrence a condamné les producteurs d'endives à verser collectivement 3,6 millions d'euros.
Copé invite Hollande à «garder la dignité qui convient»
Le secrétaire général de l'UMP accuse les socialistes, les Verts et Bayrou d'«instrumentaliser» le drame de Toulouse.
- Assiste-t-on à un tournant de la campagne? Jean-François COPÉ.- La campagne n'est pas le sujet. Ce drame renforce notre totale détermination à continuer à lutter par tous les moyens contre la menace terroriste, mais aussi contre toutes les formes de fondamentalisme et d'intégrisme dont, malheureusement, certains au PS et chez les Verts ont si souvent nié la dangerosité.
Nient-ils ce danger par naïveté ou par électoralisme?
Tout le monde reconnaît aujourd'hui que le fondamentalisme est un danger pour la République. Pourquoi le PS et les Verts, jusqu'à récemment, nous ont-ils si souvent reproché de mener le combat contre ceux qui instrumentalisent la religion pour justifier des actes injustifiables?
Que répondez-vous à François Hollande, qui invite «ceux qui ont des responsabilités à maîtriser leur vocabulaire»?
Face à ce drame, j'invite François Hollande et ses alliés Verts à garder la dignité qui convient. Je constate qu'ils poursuivent inlassablement leur campagne sur le chemin de l'ambiguïté permanente. Dans le domaine de la laïcité, ils sont incompréhensibles. Ils ont refusé de voter notre loi d'interdiction de la burqa. En revanche, ils ont stigmatisé le débat - ô combien majeur - que j'ai animé à l'UMP et qui visait à distinguer le libre exercice des cultes, dans le respect des lois de la République, et ce qui relève de pratiques intégristes qu'il faut combattre sans relâche.
Le thème de la sécurité va-t-il revenir au cœur du débat présidentiel?
La sécurité a toujours été au cœur de ce débat. Il n'y a qu'à Paris qu'on fait semblant de ne pas voir que c'est un souci majeur. Ou au PS, parce que face à un Nicolas Sarkozy pleinement crédible sur son bilan et sur ses propositions, François Hollande n'a jamais fait de la sécurité une priorité de son projet. Le PS vient donner des leçons alors qu'il s'est opposé à la totalité des mesures de sécurité que nous avons votées et mises en œuvre, depuis les peines planchers jusqu'à la rétention de sûreté, en passant par les caméras de surveillance dans les villes!
François Bayrou a-t-il raison de parler de «crise morale»?
J'ai été très choqué par les tentatives pour instrumentaliser cette tragédie, en y amalgamant un supposé climat de tension dont chacun sait qu'il n'a rien à voir avec les actes de ce criminel. L'ennemi, c'est le fondamentalisme intégriste nourri par des influences extérieures à la France, qu'il faut continuer de combattre sans faiblesse comme nous le faisons depuis 2002.
Et que répondez-vous à Marine Le Pen, pour qui le danger fondamentaliste est sous-estimé?
C'est un procès d'intention inacceptable. Il met en cause le travail remarquable de Claude Guéant et de ses prédécesseurs depuis 2002, ainsi que celui de nos forces de sécurité, et singulièrement de la DCRI et du Raid, qui viennent de démontrer aujourd'hui encore leur efficacité. Marine Le Pen, dont le père s'est opposé à la loi d'interdiction de la burqa, est très mal placée pour critiquer notre lutte inlassable contre le danger fondamentaliste.
500 maires qui signent pour Arthaud, des noms !
Le Conseil Constitutionnel a publié la liste des candidats pour le premier tour de l’élection présidentielle française. Parmi eux trois communistes, dont Nathalie Arthaud de Lutte Ouvrière. 500 maires ont accepté de parrainer le communisme, choquant quand on voit son programme.
2012. La terre entière est libérée du joug communiste. Toute ? Non ! Certain coins de notre beau pays de France résistent encore et toujours.
Comment imaginer que 500 maires signent en faveur de Nathalie Arthaud, de Lutte Ouvrière ? Lisez plutôt son programme.Ce programme s’articule autour de trois idées :Quand on pense que Nathalie Arthaud est prof d’économie SES au lycée ! Ça fait peur !
- pour mettre fin au chômage, il faut imposer au grand patronat l’interdiction des licenciements et la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire ; il faut imposer à l’État des embauches dans les services publics déjà existants ou encore à créer, utiles à toute la population ;
- pour assurer un pouvoir d’achat convenable pour tous, il faut imposer l’augmentation de tous les salaires et de toutes les retraites et pensions. Il faut garantir ce pouvoir d’achat par l’indexation automatique des salaires, retraites et pensions sur le coût de la vie, mesuré par la population travailleuse elle-même ;
- pour démontrer que tout cela est possible, réaliste, et que la classe capitaliste peut en assurer le financement sans même se retrouver sur la paille, il faut imposer le contrôle des travailleurs sur les entreprises industrielles et bancaires, en commençant par supprimer le secret des affaires.
Au fait, si vous êtes chômeur parce que les cours de SES de madame Arthaud ne vous ont servi à rien dans le monde réel, ne vous en faites pas, Lutte Ouvrière a la solution : « il faut que l’État prenne en charge lui-même la construction massive de logements sociaux. Il faut créer un service public du logement qui se fixe comme objectif la construction de 500 000 logements sociaux par an à prix coûtant et sans générer de profit privé. Ce ne sont pas les travailleurs au chômage qui manquent pour trouver très rapidement des bras supplémentaires sur les chantiers ; ni les jeunes diplômés, architectes et ingénieurs, à la recherche d’un emploi »
Vous avez bien lu : c’est tout le monde à la mine ! Certains à droite en ont rêve, avec leurs référendums sur les chômeurs, à Lutte Ouvrière on le fait, et sans passer par la case consultation du peuple.
Question : comment se fait-il que donner sa signature à la fille à papa de Saint Cloud soit « stigmatisant », mais la donner à Nathalie Arthaud soit acceptable ? Lutte Ouvrière est communiste. Ce sont eux qui l’affirment. Ils se réclament donc d’un système meurtrier et criminel contre lequel l’Occident a dépensé des dizaines de milliards de dollars pour le défaire. Les victimes du communisme devraient saisir les tribunaux français. Et les électeurs devraient réclamer les noms de ceux qui ont signé pour Arthaud, pour qu’on ne puisse pas dire qu’on ne savait pas. Quand au programme de Lutte Ouvrière, que madame Arthaud se rassure. A gauche et à droite, c’est la foire d’empoigne pour proposer des mesures s’en inspirant, de taxe sur le CAC 40 en taxe de 75% sur les riches.
Comme dirait h16, ce pays est fou…tu !
Quel avenir pour l’atlantisme face à la montée en puissance chinoise ?
La montée en puissance de la Chine n’est pas qu’économique, elle est aussi militaire. Cette année, Pékin va augmenter ses dépenses militaires de 11,2%, pour les porter à 80,5 milliards d’euros. Comment l’atlantisme peut-il faire face à ce nouveau défi ?
La Chine s’arme. Après avoir augmenté ses dépenses militaires de 12,7% l’an passé, la hausse devrait s’élever à 11,2% cette année. Selon le groupe de recherche IHS Jane’s, le budget militaire chinois pourrait doubler d’ici 2015. « Pékin a été en mesure de consacrer une partie de plus en plus importante de ses ressources vers la défense et n’a pas cessé de développer ses capacités militaires depuis plus de deux décennies ». Cela continuera « à moins qu’il y ait une catastrophe économique », explique Rajiv Biswas, chef économiste d’IHS Jane’s.
Parallèlement, Pékin s’affirme en tant que puissance militaire régionale. La Chine a noué des partenariats stratégiques avec des pays proches (Myanmar, Bangladesh, Pakistan, Sri Lanka) qui lui accordent des facilités navales et a mis l’accent sur la modernisation de sa flotte.En mars 2010, les autorités chinoises auraient fait savoir à de hauts responsables américains qu’elles considéraient la mer de Chine méridionale comme une question d’intérêt national, au même titre que Taïwan ou le Tibet. Cette situation inquiète plusieurs pays asiatiques. Le Vietnam, les Philippines ou encore Singapour se sont dernièrement rapprochés des Etats-Unis qui multiplient les exercices avec les forces navales japonaise et sud-coréenne.
Les Etats-Unis suivent très attentivement cet expansionnisme militaire chinois. « Nous renforcerons notre présence en Asie-Pacifique » a réaffirmé Barack Obama en janvier dernier. Washington a d’ailleurs implanté une nouvelle base militaire dans le nord de l’Australie et augmenté sa présence militaire sur l’île de Guam. Au niveau économique, les Etats-Unis font tout leur possible afin de protéger leur industrie et ne pas se laisser vampiriser par Pékin. Cependant, force est de constater que de nouveaux rapprochements semblent nécessaires, notamment avec des puissances émergentes.
Face à de tels enjeux, les anciennes alliances militaires telles que l’OTAN semblent bien obsolètes. C’est pourquoi de nombreux observateurs comme Félix Marquardt, fondateur des Dîners de l’Atlantique, plaident pour un renouvellement de l’atlantisme qui permettrait de dépasser le strict cadre de l’OTAN. Pour lui, le Brésil a un rôle clé à jouer pour de nombreuses raisons.
Brasilia partage avec les Etats-Unis et l’Europe les valeurs d’Etat de droit, de libertés individuelles, de libre circulation des hommes, des biens et des idées. De plus, le Brésil est une puissance économique en devenir et devrait devenir la 5e puissance économique mondiale avant 2025. Enfin, ouvrir l’atlantisme à un pays du Sud permettrait de casser l’image de club de vieilles puissances de ce courant politique issu de la guerre froide. Le Brésil a récemment montré sa volonté de développer ses capacités militaires et de renouveler ses alliances militaires et stratégiques notamment en faisant l’acquisition d’avions Rafale.
» Dans le monde post-américain, le Brésil pourrait être l’un des derniers remparts de l’Atlantique contre l’obsolescence » annonce Félix Marquardt. En effet, la réponse à la Chine ne saurait se résumer à un renforcement des capacités militaires américaines et une stratégie de « containment ». Il faudra également repenser les vieilles alliances et s’ouvrir davantage aux puissances émergentes. Une alliance entre l’Europe, les Etats-Unis et la future cinquième puissance mondiale montrerait à nos rivaux chinois que les démocraties libérales ne sont pas prêtes de céder au déclin.
Tuerie de Toulouse : ceux qui ont parlé trop vite
Le jour même du drame, François Bayrou accuse Marine Le Pen et
Nicolas Sarkozy, tandis que Jean-Luc Mélenchon accuse Marine Le Pen.
Chacun des deux veut voir dans le carnage de Toulouse
la confirmation du bien-fondé des adversaires qu’il s’est choisi dans
la campagne. Bayrou critique ceux qui auraient « montré du doigt » et
fait « flamber » les passions. Alors que lui-même réagit impulsivement
en accusant indûment l’islamophobie.
Du côté des intellectuels, Dominique Reynié accuse « tout le monde »,
de Marine Le Pen à Mélenchon. S’érigeant même en criminologue, il
déclare sentencieusement : « On ne va pas arrêter tout de suite cet
assassin…On ne va pas l’arrêter tout de suite ».
Ayant publié un livre intitulé « Populismes : la pente fatale »,
Reynié a un coupable tout trouvé. Il incrimine une « rhétorique
populiste » qui menace le « vivre-ensemble », car « quand tout le
discours s’enflamme, il y a toujours des risques de favoriser le passage
à l’acte » d’une « pathologie meurtrière liée à des fantasmes sur
l’immigration ».
Le soir même, à l’émission « C dans l’air », confronté à
l’emballement fiévreux de celui qui joue au grand vizir visionnaire, le
politologue Roland Cayrol ne s’en laisse pas conter et réagit en vieux
sheriff centre-gauche de la vieille école : comment peut-on en « arriver
à dire que ça pose la question du vivre-ensemble qu’un malade en
scooter vienne tirer sur des gosses » !
Le président du CRIF, Richard Prasquier, est du même avis : « L’homme
qui a tiré une gosse par les cheveux pour lui loger une balle dans la
tête ne l’a pas fait parce qu’il a entendu telle ou telle remarque au
sujet de l’abattage rituel ».
Certains intellectuels résistent aux emballements
Clairvoyant lui-aussi, Gilles-William Goldnadel appelle à ne pas
instrumentaliser ce drame à des fins idéologiques, rappelant qu’en
France, à chaque affaire retentissante, « le sang juif qui a coulé
depuis la Deuxième guerre mondiale ne l’a pas été des mains de
l’extrême-droite ».
Goldnadel est l’auteur d’un livre intitulé « Réflexion sur la question blanche. Du racisme blanc au racisme anti-blanc ».
Il soutient la thèse suivante : la prise de conscience tardive de
l’horreur du génocide nazi a provoqué un choc traumatique dans les
consciences des jeunes intellectuels européens de la génération du
baby-boom. Cette irruption d’une « Shoavision » va conduire les
intellectuels à réagir sous la dictée de « l’éclairage shoatique des
années 1970 ». Cette commotion les pousse à toujours tout rapporter au
scenario génocidaire. C’est un esprit de système d’autant plus
intolérant qu’il relève de l’inconscient collectif. Disqualification de
soi et dilection pour l’altérité se combinent pour dépeindre le blanc en
beauf franchouillard, au mieux un salaud au pire un bourreau.
L’irrationnel s’est emparé de la notion de race, cette catégorie
commode devenant une pestiférée. S’ensuivent négation de l’importance de
la traite négrière arabo-musulmanne, minimisation des massacres de
chrétiens de par le monde et notamment au Darfour, incrimination
unilatérale d’une démocratie israélienne pourtant entourée d’hostilité.
L’essentialisme qui rend « incondamnable » en raison de l’appartenance à
un clan politique est une spécialité française (p. 282). D’aucuns
prônent l’indulgence envers l’assassin Bertrand Cantat parce qu’il fut
« de tous les combats contre l’extrême-droite ». Dans le monde du
cinéma, longtemps rétrograde mais devenu avant-gardiste, règne un
« contexte d’unanimisme total et obligatoire ». L’auteur dépeint le
mécanisme du bouleversement démographique de la société française. Il
fut d’abord présenté comme un fantasme d’extrême-droite ne méritant pas
d’être débattu… Une fois devenu indéniable, le débat fut subrepticement
déclaré forclos au motif que la France était déjà devenue
multiculturelle (p. 182).
La colère de Jean-Luc Mélenchon face à un photographe
Dure journée pour Jean-Luc Mélenchon. De nombreux journalistes
étaient présents mercredi 21 mars pour couvrir son déplacement à Bobigny
(Seine-Saint-Denis) et à Gennevilliers (Hauts-de-Seine) sur le thème de
la casse du service public. Une situation de plus en plus difficile à gérer pour une équipe qui découvre une telle affluence.
L’orage a éclaté dans le bus qui ramenait les journalistes et le candidat à Paris, en fin de journée. M. Mélenchon avait en effet décidé d’accorder quelques minutes d’entretien à la presse écrite. Plusieurs journalistes étaient déjà installés à des places à quatre lorsqu’il est venu s’asseoir parmi eux. "C’est émouvant quand même", lâche-t-il à son arrivée, en évoquant les logements insalubres, désormais murés, qu’il vient de visiter.
Il s’aperçoit alors qu’en face de lui se trouve un photographe de Libération, dont l’appareil traîne sur la tablette. M. Mélenchon lui demande de le ranger. Le photographe place l’objectif face à la tablette pour signifier qu’il ne compte pas prendre de photo. Visiblement, cela ne suffit pas à M. Mélenchon. "Si vous me mitraillez, je m'en vais", prévient-t-il avant de lui reparler, sur un ton assez vif, d’un incident qui avait eu lieu dans l’après-midi avec un autre photographe qui aurait bousculé des enfants. "Vous piétinez les enfants !", lance M. Mélenchon avant de d’ajouter : "Vous ne respectez rien !" Le photographe de Libé tente alors de lui expliquer qu’il n’est pour rien dans ce qui s’est passé plus tôt. En vain.
Devant les reproches de M. Mélenchon, qu’il juge injustifiés, le photographe finit par lâcher : "On ne dit pas ‘vous les politiques, vous êtes tous pourris’ !" "Vous me faites la leçon en plus ? Allez dégage !", lui lance M. Mélenchon sous le regard médusé du reste des journalistes. L’eurodéputé se lève alors de son siège pour se diriger vers le fond du bus en ajoutant : "Restez avec vos certitudes corporatistes !" Quelques minutes plus tard, il demande à faire arrêter le bus et descend pour rejoindre sa voiture qui suivait derrière.
Contacté de nouveau en fin de soirée pour évoquer l'altercation, le candidat du Front de gauche a simplement répondu : "Il ne s’est rien passé."
mercredi 21 mars 2012
Eva Joly : actes terroristes liés aux « discours de Sarkozy »
Qu’a
donc fumé Eva Joly ? Selon la candidate écologiste, les discours de
Nicolas Sarkozy et de Claude Guéant seraient responsables des attaques
terroristes ignobles de Mohammed Merah à Toulouse. Quand récupération
politique et légitimation des crimes deviennent indécents.
Si cette thèse fumeuse a été largement reprise à gauche hier, quand les médias martelaient à l’opinion publique que le meurtrier était un néo-nazi, elle devient encore plus ridicule à l’heure où la France découvre que la folie meurtrière de Mohammed Merah s’inscrit dans la logique idéologique d’Al Qaïda.
Le fondamentalisme islamiste du groupe terroriste est largement combattu par Nicolas Sarkozy, qui a justement choisi de faire tomber un certain nombre de tabous et de comportements laxistes à l’égard de l’islam radical pour renforcer la République face à ces menaces.
La tentative de récupération d’Eva Joly, qui espère faire de Nicolas Sarkozy un bouc-émissaire alors que sa gestion du drame a pour l’heure été irréprochable (comme celle de François Hollande d’ailleurs qui est pour l’instant resté dans son rôle), est pathétique.
Récupération : Bayrou et Mélenchon pris au piège à Toulouse
François
Bayrou et Jean-Luc Mélenchon qui ont brisé l’union nationale autour du
drame de Toulouse pour faire leur beurre électoral sur la dénonciation
des « germes de violence » imputables selon eux à la droite et à
l’extrême-droite, ont été rattrapés par la réalité qui ne colle pas à
l’idéologie véhiculée. Le meurtrier de Toulouse n’est pas un néo-nazi
mais un djihadiste d’Al Qaïda.
Toutes les actualités ne sont pas exploitables pour gagner quelques
voix ! A fortiori quand l’actualité est en cours et que l’on ne connaît
pas encore les tenants et les aboutissements d’un drame. Oui, mais la
tentation était trop forte pour Jean-Luc Mélenchon et François Bayrou de
faire la leçon à Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen, histoire de leur
faire porter indirectement le chapeau du drame toulousain.
La thèse du tueur néo-nazi, excité par les discours « de haine » des
candidats de droite et d’extrême-droite, a été immédiatement privilégiée
par les médias préférant voir des maghrébins et des antillais là où
l’assassin ne voyait que des soldats français. Du coup, François Bayrou
et Jean-Luc Mélenchon se sont engouffrés dans la brèche avec une
indécence et un manque de recul absolu.
Tandis que Nicolas Sarkozy a été impeccable dans son rôle de chef de
l’Etat, mettant en place une traque efficace du meurtrier sans
instrumentaliser ce drame. Tandis que François Hollande est demeuré
digne et dans un rôle à la fois actif et respectueux du protocole
républicain convenant parfaitement à la situation, deux candidats se
sont tristement distingués pour tenter de faire de la récupération
politique.
Et que vont-ils nous expliquer désormais ? Qui est responsable de ces
germes de violence que l’on trouve dans l’islamisme radical ? Pourquoi
les attentats en France (et ailleurs dans le monde) sont
quasi-systématiquement le fruit de cette mouvance ? Les discours de
fermeté de Nicolas Sarkozy sont-ils vraiment porteurs de « germes de
violence », ou le discours d’autorité et d’intégration du président de
la République est le seul qui pourra permettre que des Français ne tuent
plus des soldats de leur pays ?
Comment les riches sont traités en Europe
Alors que François Hollande veut
taxer les riches à hauteur de 75%, le premier ministre britannique veut
au contraire diminuer l'imposition des plus fortunés. Tour d'Europe, et
au delà de la taxation des très hauts revenus.
Taxer les riches, appelés à un effort supplémentaire au moment où tous les contribuables sont contraints à des sacrifices ? L'idée était très en vogue, à travers le monde, l'été dernier. Elle l'est plutôt moins, aujourd'hui. A l'heure où, en France, un candidat au pouvoir suprême annonce vouloir taxer les plus hauts revenus à hauteur de 75% - cela a encore constitué un sujet de conversation pour plus de la moitié des Français la semaine dernière, selon un sondage IFOP- le premier ministre britannique annonce à l'inverse une baisse de l'imposition des revenus supérieurs, qu'il veut ramener de 50% à 45%... Et, en Allemagne aussi, l'idée est discutée d'une diminution des impôts... Dans les pays du sud de l'Europe, ou un plafond a déjà été atteint (Espagne), il est plutôt question de s'attaquer à la fortune qu'aux revenus (Italie). Aux Etats-Unis, rien n'est décidé, tout est encore en débat, et dépendra de la teneur de la campagne électorale. Petit tour du monde des débats fiscaux... qui ne doivent pas masquer la réalité des chiffres souvent surprenants : même avec une tranche à 75%, telle que voulue par François Hollande, un riche célibataire (1,2 million de revenus imposables par an) paierait moins d'impôt à Paris qu'à Madrid. Et, moins aussi, qu'en Belgique, où, paradoxalement, partent les riches français.
Grande Bretagne : on baisse !
C'est la surprise, et aussi un indicateur de tendance : nos voisins britanniques, qui avaient été parmi les premiers, pendant la récession, à relever le taux d'impôt des riches contribuables, s'apprêtent à le baisser. Le premier ministre, David Cameron, veut ramener de 50% à 45% le taux maximum de l'impôt, touchant les revenus au-delà de 150.000 livres (180.000 euros). Il a pris cette décision sous la pression des milieux d'affaire, au nom de la recherche d'une meilleure compétitivité, et afin d'attirer les talents : à Londres on se dit prêt à accueillir tous les riches français effarés par la créativité fiscale des candidats à la présidence. Quant à l'idée un temps agitée de taxer les « belles demeures », elle est abandonnée.
Allemagne : allègement fiscal en discussion
Les Allemands ont des problèmes de riches : que faire quand l'équilibre budgétaire se profile (ce pourrait être le cas en 2014) ? D'où un débat, lancé par les chrétiens démocrates (CDU) sur un allègement fiscal, dont pourraient profiter les plus aisés. Mais le ministre des Finances, Wolfgang Shäuble, a sonné la fin de la récréation : pas question de dilapider ainsi les fruits de la rigueur. En tous cas, si la discussion re-surgit, elle sera sérieusement cadrée : les baisses d'impôts devront être parfaitement ciblées pour soutenir la croissance. Pas question de distribution générale de cadeaux... Le taux maximum allemand est de 45%, auquel il faut ajouter une surtaxe « réunification » correspondant à 5,5% de l'impôt dû.
Espagne : les millionnaires encore plus taxés qu'avec François Hollande
Les différents plans de rigueur soumettent les riches espagnols à une imposition en forte hausse. Avant la crise, l'impôt sur le revenu était déjà élevé, en raison d'un barème très progressif, mais culminant à 43%. Le dernier plan de rigueur a porté ce taux maximum à 52%. Selon des informations recueillies par le site internet myeurop, un célibataire espagnol déclarant 1,2 million d'euros de revenus annuels doit désormais payer 600.000 euros d'impôt. Soit plus qu'en France, même avec la nouvelle tranche à 75% : sous François Hollande, la facture serait de 580.360 euros, pour un revenu équivalent.
Italie : un impôt sur la fortune qui effraie les riches
Après l'avoir annoncé, Silvio Berlusconi a renoncé à la fin de l'été 2011 à augmenter la taxation des hauts revenus. Le taux marginal italien reste fixé à 43%. Mais le débat porte aujourd'hui sur l'instauration d'un impôt sur la fortune, Mario Monti voulant mettre les riches à contribution, après avoir pris des mesures de rigueur drastiques visant l'ensemble de la population (retraites). Le projet de taxes sur le patrimoine a déjà mis des milliers d'italiens sur les routes de l'Europe : beaucoup convertissent leurs liquidités en lingots d'or, qu'ils partent placer en Suisse, notamment.
Belgique : au sommet
En Belgique, on taxe à peine moins qu'en Espagne, aujourd'hui. Notre célibataire avec 1,2 million d'euros de revenus paie 594.400 euros l'an d'impôt. Voilà pourquoi le débat sur une taxation supplémentaire est inexistant. Quant aux riches Français exilés à Bruxelles, ils font tout pour éviter de déclarer des revenus, profitant par ailleurs d'une imposition très faible des plus-values.
Etats-Unis : un débat de campagne électorale
C'est aux Etats-Unis qu'est née, au cours de l'été 2011, l'idée de taxer spécifiquement les millionnaires. Le milliardaire Warren Buffet a fait sensation en déclarant que sa femme de ménage était -relativement- plus imposée que lui. Cet état de fait est rendu possible par la très faible imposition des plus-values (15%) et autres revenus du capital, principales ressources des plus riches. Le mécanisme que Barack Obama a bien l'intention de défendre pendant la campagne électorale, jusqu'en novembre prochain, consiste à faire payer au moins 30% d'impôt aux millionnaires. Il s'agit là d'un taux moyen (l'impôt représente 30% de la totalité du revenu), et non d'un taux frappant la part la plus élevée du revenu. Pour atteindre un tel niveau de taxation global, il faut déclarer en France un revenu de près de 750.000 euros, aujourd'hui (s'agissant d'un célibataire). Autrement dit, Barack Obama voudrait faire en sorte que l'américain touchant un million de dollars annuels soit taxé peu ou prou comme un Français... Alors qu'aujourd'hui, le taux maximum de l'impôt ne dépasse pas 35% Outre Atlantique.
Il va sans dire que, même en cas réélection de l'actuel président américain, un tel projet fera l'objet d'âpres négociations au sein du Congrès.
Ah, si Apple gérait l’Europe…

Evidemment, ils se sont laissés porter par l’économie de la dette, qui est d’une certaine manière plus attractive que celle du profit. Il est plus facile de verser des allocations et regarder comment le gouvernement suivant (d’opposition) s’en tirera. C’est comme être soigné par un diabétologue et se demander comment perdre du poids devant une assiette bien garnie. […] Apple pense partager environ un dixième de l’argent accumulé. Quel gouvernement peut se vanter de chiffres pareils ?
Delphine Batho (PS) refuse de quitter son logement du parc social parisien
Bertrand Delanoë l'assure : pas de "copinage" entre socialistes
concernant l'attribution de logements dépendant de la ville de Paris."Depuis l'arrivée aux affaires de l'actuelle majorité municipale, aucun logement n'a été attribué à un élu",
affirme-t-on dans l'entourage du maire. Reste que plusieurs
personnalités politiques occupent, depuis de nombreuses années, des
logements du parc immobilier de la ville de Paris, parmi lesquelles Delphine Batho, députée socialiste des Deux-Sèvres et porte-parole de François Hollande.
En novembre 2011, c'était Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort et président du MRC, qui se faisait épingler par la mairie de Paris. En effet, l'ancien ministre occupe, depuis 1983, un appartement dans le 5e arrondissement de Paris pour un loyer très éloigné des prix que les Parisiens sont obligés de payer sur le marché privé : 1 519 euros pour un logement de 120 m².
Mme Batho, dont le mandat de député lui assure une indemnité de 7 100 € brut mensuels, auxquels s'ajoutent 6 412 € brut de frais de représentation et 9 138 € pour rémunérer ses collaborateurs, justifie son occupation d'un logement de la RIVP en arguant du fait que "des locataires avec des revenus nettement supérieurs ne paient pas de surloyer pour le même type de logement". Surloyer dont elle s'acquitte, après en avoir fait la demande à son bailleur, mais qui laisse son loyer loin de ce que doivent payer les locataires du secteur privé (plus de 37 % d'écart selon la Chambre régionale des comptes).
Quant au conventionnement de l'appartement qu'elle occupe et qui selon la RIVP pourrait bénéficier à une famille plus modeste, la socialiste rétorque qu'elle n 'a "pas entendu que le bailleur souhaitait transformer les 6 000 logements intermédiaires liés à la mixité sociale de son parc de logements." Pourtant, depuis 2008 " toutes les attributions de logements se font sous la condition de ressource PLS (prêt locatif social)" rappelle-t-on à la RIVP.
La RIVP a invité les politiques à "résilier leur bail pour des motifs déontologiques. Cette action n'a suscité aucune réponse positive" rapportent les magistrats de la CRC.
Récupérer, non, mais en parler ? Oui, forcément. Tous, nous ne parlons que de cela, des tueries de Montauban et Toulouse. Nous pleurons les victimes avec les familles, nous enquêtons avec les policiers, nous profilons l’assassin avec les criminologues… et nous disputons des causes : l’acte isolé d’un fou ? Le résultat d’un climat politique délétère ? Nous n’en savons rien, puisque nous ne connaissons pas l’assassin ni ses motivations. Mais s’il fallait toujours savoir avant de parler, nous ne dirions pas grand-chose… Et les candidats ? Ils avaient promis une trêve, elle n’a guère tenu. C’était inévitable : comment exiger que la campagne ignore le sujet de toutes nos conversations ? On aurait pu espérer un temps de silence, le temps du deuil… Notre monde va trop vite pour cela : nous en avons tous parlé, tout de suite, et les politiques aussi — ni pires, ni meilleurs que nous.
Nécessaire pour encaisser le choc et partager le deuil, la fragile parenthèse politique décidée par plusieurs candidats ne doit pas devenir le moyen d'éluder les questions de fond. Pendant, c'est toujours trop tôt ; après, c'est déjà trop tard : le moment était mal choisi, mais François Bayrou a eu raison, lundi soir, dans son anti-discours sécuritaire de Grenoble, d'expliquer qu'à force d'entretenir, sur les estrades et sur Internet, les tensions qui minent la société, elles s'échappent en jets de violence.
Quand on s'attaque aux symboles de la République que sont l'armée et l'école, on est dans le terrorisme prémédité. Quand on sélectionne, pour les tuer, des musulmans, des juifs, des Français d'origine israélienne, maghrébine et antillaise, on est dans le racisme le plus incontestable. La folie, parfois invoquée pour dire l'innommable, ne saurait devenir une dispense commode de réfléchir aux causes du drame.
Va-t-il changer le ton de la campagne ? Les querelles politiciennes, espérons-le, vont paraître dérisoires. Les outrages, déplacés. Les mots, peut-être, vont reprendre leur sens et les vrais problèmes leur importance. Cette tragédie offre une sorte de prime à la modération. En revanche, elle pourrait compliquer l'emploi de certains arguments pour conquérir l'électorat le plus ancré à droite.
Va-t-il changer le fond du débat ? Faisons un voeu : que le drame toulousain ait ou non un lien immédiat avec le contexte politique c'est à l'enquête de l'établir les candidats se sentiront tenus de retenir le venin électoraliste.
Ce serait si réjouissant s'ils pouvaient ne plus s'affronter sur la viande halal, quinze jours durant, alors que la France étouffe sous sa dette. S'ils pouvaient éviter de faire croire qu'à travers des saillies sur l'Europe ou les civilisations, on va donner de la sécurité et du travail. S'ils savaient faire l'économie de débats identitaires mal posés comme réponse principale au sort des banlieues et au mal-logement.
Pour ces raisons, la campagne doit reprendre ses droits. Du reste, aucun candidat, surtout François Hollande, n'a envie de laisser Nicolas Sarkozy, redevenu plus président que candidat, dominer solennellement l'espace médiatique.
Reprendre, mais dignement, pas pour dire que tout est la faute de l'autre. Reprendre pour dire quelle Europe on veut. Quel effort fiscal et social partagé on accepte pour que chacun trouve sa place dans l'emploi. Quelle politique urbaine pour déghettoïser la ville et remettre l'État sur tout le territoire...
Moins d'accusation, plus de propositions ; moins d'invective, plus d'analyse ; moins de démagogie, plus de pédagogie : même s'il n'est pas complètement sûr que le drame de Toulouse soit le résultat direct de nos errements, on rêve -naïveté ?- qu'il serve de déclic à un sursaut républicain.
La prostitution est-elle vraiment le plus vieux métier du monde?
En réalité, tout dépend de la définition que l’on donne à ce terme. Les êtres humains échangent de l'argent et des biens contre des faveurs sexuelles depuis plusieurs milliers d'années, et il semble bien, en effet, que toute société capable de générer de la richesse matérielle ne tarde guère à générer aussi de la prostitution. Dans la Bible, beaucoup d'Israélites disposent d'un grand nombre de concubines – qui peuvent être considérées comme des prostituées ou comme des épouses de statut inférieur. Selon 1 Rois 11:3, le roi Salomon avait «sept cents femmes (…) et trois cents concubines».
L'expression date de 1888
C’est Rudyard Kipling qui, le premier, a employé l’expression de «plus vieux métier du monde». Sur le mur de la ville (sa nouvelle de 1888, qui traite de l’histoire d’une prostituée) s’ouvre sur ces mots: «Lalun pratique le plus ancien métier du monde». Au début du XXe siècle, alors que les progressistes se demandaient comment appréhender la question de la prostitution aux Etats-Unis, les professionnels de la santé ont pris l’habitude d’employer cette citation (et à la déformer); et la citation finit par devenir une expression à part entière. Certains voulaient enrayer la propagation du vice et des maladies sexuellement transmissibles. Leurs opposants rétorquaient qu’il était inutile de combattre la prostitution, car c’était le plus vieux métier du monde, et qu’il était «impossible de changer la nature humaine».Il est vrai que ceux qui avançaient cet argument n’apportaient jamais d’éléments historiques corroborant leurs dires: les progressistes chrétiens pensaient peut-être aux filles de joie et aux concubines présentes dans les évènements les plus anciens évoqués par la Bible; pour les autres, ce n’était qu’une figure de style. En 1932, le titre de plusieurs ouvages usaient déjà de l’expression: on peut citer la réflexion sociale et médicale The Oldest Profession in the World: Prostitution de Josephus Robinson (1929), ou le livre d’histoire de Joseph McCabe, The Story of the World’s Oldest Profession (1932).
Chez les animaux aussi
Les actes et les pratiques relevant –ou non– de la prostitution sont encore sujets à débat, mais des éléments prouvent que certains types d’animaux s’adonnent eux aussi à une forme de prostitution. On a ainsi constaté que les chimpanzés femelles de la Côte d’Ivoire pouvaient échanger des faveurs sexuelles contre de la nourriture. Dans le cadre d’une expérience, on a appris à des singes capucins à utiliser de petits disques argentés en guise de monnaie (ils pouvaient s’en servir pour obtenir du raisin); très vite, ils se sont mis à échanger ces disques contre des faveurs sexuelles.Le docteur Fiona Hunter, chercheuse à l’université de Cambridge, a observé le même phénomène chez les manchots femelles en Antarctique: du sexe contre des pierres et des cailloux. Précisons que les manchots de la Terre Adélie ont en effet besoin de pierres pour construire leurs nids. Certaines des femelles observées – qui disposaient pourtant déjà d’un partenaire – s’éloignaient parfois pour avoir un rapport sexuel avec un mâle célibataire, avant de lui prendre l’un de ses cailloux.
Ces femelles n’étaient certes peut-être pas uniquement motivées par la récolte des pierres, mais Hunter souligne que ces dernières «sont une monnaie d’échange précieuses chez le manchot», et qu’à ce titre, ils les protègent jalousement. Certains manchots ont répété ce type d’échange à de nombreuses reprises. Toutefois, selon Hunter, «le phénomène ne touche probablement qu’un très faible pourcentage de leur population».
Les Camemberts de Normandie assignent Lactalis, Bongrain et Isigny-Sainte-Mère
L'association de défense de l'appellation d'origine protégée (AOP)
"Camembert de Normandie" a assigné Lactalis, Bongrain, et
Isigny-Sainte-Mère en justice afin qu'ils retirent de leurs fromages non
AOP la mention "fabriqué en Normandie", a indiqué mardi son avocate.
"L'objet est de faire retirer de la vente et de faire retirer des
emballages les mentions 'fabriqué en Normandie' sur des camemberts qui
ne sont pas des AOC" a indiqué l'avocate de l'association, Me Johanna
Azincourt. "Cette mention est illégale" pour des non AOC, a ajouté
Patrick Mercier président de l'association.
Les assignations ont été déposées au civil jeudi et vendredi devant
des tribunaux de Rennes, Caen et Colmar, a précisé l'avocate. Sont
visés, outre les trois industriels, des enseignes commercialisant en
marque distributeur des camemberts fabriqués en Normandie mais ne
répondant pas à l'AOP: Intermarché, Leclerc, Monoprix, Lidl, et les
enseignes U.
L'AOP exige notamment une fabrication au lait cru moulé à la louche, issu de vaches normandes et réalisée dans des zones géographiques répertoriées. Les camemberts non AOP sont vendus parfois presque deux fois moins chers que ceux qui respectent ce strict cahier des charges, a précisé l'avocate.
Depuis 2009, le logo européen AOP est obligatoire sur les emballages de tous les produits bénéficiant du logo AOC français qui ont rejoint la famille des AOP européennes.
L'AOP "Camembert de Normandie" regroupe neuf producteurs de fromages et 500 producteurs de lait. Seuls 5% des camemberts, contre 10 à 15% dans les années 2007-2008, sont aujourd'hui fabriqués dans le cadre de cette AOP, soit 4.300 tonnes de camemberts.






















