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mardi 7 octobre 2014
Manif pour tous
D’une certaine façon ce fut le plus beau parcours de tous. Parce qu’il était jalonné d’un affichage massif de Présent. Présent mis en avant comme jamais, en 32 ans d’existence. Grâce à LMPT ? Pas précisément. Après le refus de la Manif pour tous de la distribution de notre hors-série et notre absence criante sur leur site à la rubrique « La Presse en parle », nous avons décidé de contourner la difficulté avec nos moyens à nous.
Et nous avons marché. Avec nos enfants. Pour la énième fois. Comment ne pas y être ? Aux côtés de ces familles, dans ce tsunami français dont le nombre de participants et la mobilisation ne se démentent pas deux ans après. (Le même nombre qu’en février dernier, le même décalage entre les chiffres de la police et ceux des organisateurs). La présence massive était là. Pour dire non au changement de civilisation, au monde de science-fiction d’épouvante qu’il nous prépare. Mais sincèrement, j’aurais voulu un cortège moins plan-plan. Avec des « fascistes en loden » ?
J’ai regretté que la reconduction de Taubira au gouvernement et l’insupportable nomination de l’ayatollah Belkacem à l’éducation de nos enfants ne nous fassent pas passer automatiquement sur un mode plus revendicatif.
Peut-être parce que ça doit être la sixième ou septième fois que je défile sur ce tempo rose dragée et techno, j’ai regretté l’absence de slogans plus radicaux et le manque d’agressivité politique de ces braves gens que le gouvernement continue de mépriser, de laminer, de saigner financièrement alors que dans le même temps il ne touche jamais à ses vaches sacrées. Tous les jours en ce moment, les familles trinquent. Et le changement de civilisation est bien en route. On va se faire avoir comme ça jusqu’à quand ? Jusqu’où ? On n’impose pas une réforme quand on a un million de personnes dans la rue. Mitterrand l’avait compris. Hollande non.
J’ai regretté la retape pour les élus de l’UMP. Ces représentants du système que nous avons déjà eus aux commandes et qui ont largement contribué à la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui. Aucune envie de subir leur prêchi-prêcha. On nous avait annoncé que personne ne monterait à la tribune. Et donc pas les représentants du Front national. Habile ! C’était pour mieux nous diffuser sur grand écran les clips vidéos publicitaires préparés à l’avance d’Hervé Mariton, Claude Goasguen, ou Laurent Wauquiez dont on sait très bien qu’ils n’ont aucune chance d’être élus aux primaires. Leurs leaders Sarkozy et plus encore Juppé qui a réaffirmé récemment toutes ses sympathies LGBT, ne reviendront jamais sur le « mariage pour tous » et ses conséquences (à la différence de Marine Le Pen).
Qui se fait avoir dans tout ça ? Sinon les manifestants.
Nous voulons la dissolution de l’Assemblée. Croyez-vous que c’est ce que veulent Mariton, Goasguen, ou Wauquiez ? Nous voulons le « Mai 68 à rebours » si redouté par Hollande. Le changement c’est maintenant ! Il ne se fera pas en mode bisounours.
samedi 6 septembre 2014
Cherchez l’erreur
Ce n’est pas bien de copier dès la rentrée ! Nos confrères de Valeurs actuelles titrent leur numéro du 4 au 10 septembre : « L’ayatollah ». Ils parlent de Najat Vallaud-Belkacem. Toute ressemblance avec la une de Présent du 28 août dernier serait évidemment fortuite.
Et le directeur général de Valeurs actuelles,Yves de Kerdrel, accusé d’incitation à la haine raciale (bienvenue au club !), invite, le dictionnaire à la main, les responsables du Parti socialiste comme de SOS Racisme à relire avec lui la définition que le dictionnaire Larousse donne du mot « ayatollah » : « personne aux idées rétrogrades qui use de manière arbitraire et tyrannique des pouvoirs étendus dont elle dispose ».
N’est-ce pas que c’était bien trouvé ?
« Il n’y a donc dans ce titre choisi par Valeurs actuelles, comme dans les huit pages que notre hebdomadaire consacre à la Ministre de l’Education nationale, pas la moindre allusion de nature raciste ou confessionnelle », conclut Kerdrel.
Il aurait pu ajouter (mais la culture de sa famille d’idées est davantage celle du Figaro) qu’il y a quelques années, une personnalité du Front national tout ce qu’il y a de plus Français de souche avait été surnommée « l’ayatollah Cassoulet ». Ce qui est bien la preuve de la non-confessionnalité de l’expression. Qui d’ailleurs avait été prise avec humour.
Nous ne demanderons pas de « droits d’auteur » à Valeurs actuelles qui fait le buzz avec cet emprunt. Après tout on ne copie que les meilleurs.
jeudi 31 juillet 2014
Le Califat est une menace pour la France
Au chevet des chrétiens d’Irak avec Mgrs Gollnisch et Dubost, le cardinal Barbarin a déclaré mardi qu'il fallait encourager les chrétiens d'Irak persécutés par les jihadistes à rester dans ce pays où ils ont développé depuis des siècles « un art de vivre ensemble qui est aussi une grande richesse pour l'humanité ». Les ministères des Affaires étrangères et de l'Intérieur français ont en effet annoncé être prêts à accorder l'asile aux chrétiens d'Orient menacés par les islamistes. C’est un peu tout ce qu’ils savent faire. Mgr Barbarin s’est dit inquiet de telles mesures « parce qu'on va aggraver l'exode et on va aggraver la situation ».
Louis Aliot, rejette, lui aussi, l'initiative du gouvernement. « La France ne peut plus recevoir d'immigration ».
Dans un pays où la politique d’immigration aurait été pensée et contrôlée (et ce depuis des décennies), il est bien évident que les chrétiens d’Irak devraient être accueillis en priorité. Au nom de leurs racines chrétiennes et des liens historiques qui unissent la France aux Eglises d’Orient. On sait que c’est loin d’être le cas. C’est même tout l’inverse qui a été mis en place par toute une génération de responsables politiques pour lesquels « la foi est un objet non identifié », selon la formule de Famille Chrétienne. Le gros malaise de François Hollande face à la question est manifeste. On a accueilli en priorité et en masse les immigrés dont les religions, les cultures et les coutumes étaient les plus éloignées, les plus opposées voire les plus hostiles aux nôtres.
Ne pas les accueillir tous ne signifie pas les abandonner. Ce qui est le cas actuellement. La France n’est absolument « pas à la hauteur de l'enjeu », comme l’a justement fait remarquer l'ancien ministre UMP des Affaires européennes Bruno Le Maire, qui appelle à une intervention diplomatique et politique sur un pertinent argument :
« L'installation d'un califat islamique à Mossoul est une menace pour nos intérêts, pour nos valeurs, on ne peut pas laisser passer ça sans intervenir et prendre les initiatives diplomatiques nécessaires ».
« Il n'y a pas d'initiative forte avec Barack Obama, avec Angela Merkel, ni avec d'autres Européens, pour appeler à la défense des chrétiens d'Orient », poursuit Lemaire.
La vie sous la charia
Le Père Anis Hanna, prêtre irakien, a dressé un bilan détaillé et horrifiant de la situation à Mossoul au 28 juillet, jour de l’Aïd el-fitr (fête de la rupture du jeûne) :
« Tous les habitants de Mossoul ont été informés des nouvelles lois (…) Les pantalons sont interdits et toute mode occidentale interdite. Les hommes s’habilleront à la manière afghane, d’une sorte de chemise longue jusqu’aux genoux et d’un sarwal. Ils devront se laisser pousser la barbe et se raser la tête et les moustaches. Quant aux femmes, qui n’ont plus le droit de travailler à l’extérieur de leur maison, elles doivent être voilées de la tête aux pieds. Et si jamais une femme désire sortir de chez elle, un homme de sa famille doit l’accompagner, sinon elle n’a pas le droit d’être dehors.
Les magasins vendant de l’alcool, les salons de coiffure, de beauté, les magasins de produits de beauté sont désormais interdits. La télévision ne peut plus diffuser ni des programmes culturels, ni des comédies. Pas de chaînes télévisées, pas de chanson ni de musique, pas de théâtre, pas d’artistes, ni de poètes. Bref, tout art est interdit. Aucune place pour les artistes dans l’Etat islamique de Mossoul ! »
« Un de mes amis de faculté, Wathiq, précise le père Hanna, a été mis à mort avec d’autres personnes parce qu’ils travaillaient pour une chaîne de télévision à Mossoul ».
L’État islamique a aboli le système judiciaire de la ville. C’est la seule loi de la charia qui vaut désormais. Celle des mariages forcés… « Les jihadistes de l’Etat islamique obligent les habitants de Mossoul à leur offrir leurs jeunes filles. Les parents doivent obéir sans poser de question ; les jeunes filles ne doivent absolument pas donner leur avis».
A part ça, « le grand soir jihadiste », « le rêve de l’Oumma » tel que Ben Laden n’aurait même pas osé l’imaginer, et qui s'étend de la province d'Alep, dans le Nord de la Syrie, jusqu'à celle de Diyala dans l'Est de l'Irak (à trois heures d’avion de chez nous) est un pur fantasme d’islamophobe.
mardi 29 juillet 2014
A Lyon avec Christophe Boudot
A Lyon avec Christophe Boudot
Environ 600 personnes se sont rassemblées samedi à Lyon place Saint-Jean devant la primatiale. Les participants, qui portaient sur le torse le sigle signifiant « Nazaréen », peint sur les maisons des chrétiens, devenues propriété de l'État islamique, étaient rassemblés derrière des banderoles proclamant en français et en anglais : « Tes frères se font tuer, et toi, que fais-tu ? »
Ce rassemblement était organisé par un collectif assyro-chaldéen, soutenu par le diocèse de Lyon. Le Front national était largement représenté par de nombreux élus (Blanche Chaussat, Sandrine Ligoud, Antoine Melies, etc.) avec à sa tête le conseiller municipal FN de Lyon et ami de notre journal, Christophe Boudot, qui n’a pas manqué d’épingler le maire Gérard Collomb et l’inertie du gouvernement :
« L'État français se montre coupable d'inaction, il doit s'engager au côté des chrétiens persécutés, nous devons exiger que la diplomatie française si prompte à intervenir d'habitude, puisse peser de tout son poids dans la défense des chrétiens et de leurs intérêts en Orient. Où est le maire de Lyon, Gérard Collomb ? Il devrait être là aujourd'hui, au côté des persécutés ! ».
Plusieurs élus UMP étaient présents : Cochet, Mariton, Verchère et Guilloteau ainsi que l’ancien député européen du Mouvement pour La France, Patrick Louis.
Christophe Boudot n’a pas manqué de féliciter le cardinal Barbarin de son initiative diplomatique et de l’assurer de son soutien et de ses prières pour son voyage en Irak en compagnie de Mgr Gollnisch (frère cadet de Bruno Gollnisch) et de Mgr Dubost qui va découvrir enfin que les victimes peuvent être aussi chrétiennes… (Cf. son communiqué de fin de Ramadan dans Présent de vendredi).
« Ne nous oubliez pas»
Plusieurs intervenants ont décrit la situation dramatique des chrétiens à Mossoul et dans ses environs : « Les chrétiens ont droit à la liberté religieuse, ils ont le droit de vivre dans leur pays. Ils étaient là avant l'islam », a déclaré le père Anis Hanna de l'ordre des prêcheurs dominicains, qui a dénoncé les destructions visant les églises, mais aussi certaines mosquées. « C'est toute la société qui est touchée », a-t-il dit.
Mgr Barbarin a indiqué qu'il partait en Irak pour « essayer d'être un messager de paix » : « Nous allons d'abord aller voir les enfants, les familles, en contact direct avec ceux qui sont dépouillés de tout ».
Le cardinal a ensuite lu un message du patriarche chaldéen Louis-Raphaël Sako dans lequel il affirme que « le christianisme oriental ne doit pas disparaître », avant de conclure par un poignant : « Ne nous oubliez pas ».
Les manifestants ont récité tous ensemble le “Notre Père” avant de recevoir la bénédiction du cardinal Primat des Gaules.
dimanche 27 juillet 2014
Gaza : 15 morts dans une école de l’ONU
Gaza : 15 morts dans une école de l’ONU
Un obus israélien a tué jeudi (24/7) quinze personnes dans une école de l\‘ONU de la bande de Gaza, alors que le bilan de l‘opération militaire contre le Hamas a dépassé vendredi les 800 morts palestiniens en 17 jours de raid.
Dans cette école de l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), située à Beït Hanoun, dans le Nord de l'enclave palestinienne, où étaient hébergées des personnes déplacées par les combats, il y avait des femmes, des enfants et des employés de l'Organisation.
L'armée israélienne a déclaré avoir riposté à des tirs de roquette par des combattants du Hamas, depuis la zone de Beït Hanoun. Quelque 110 000 civils de Gaza, où s'entassent 1,8 million d'habitants, se sont réfugiés dans les écoles de l'UNRWA. 116 écoles de Gaza, dont 75 de l'UNWRA, ont été endommagées par les tirs israéliens depuis le 8 juillet.
Le conflit menace en outre de s'étendre à la Cisjordanie occupée, où de violents affrontements entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes ont fait un mort jeudi soir.
Trêve élusive
Dans ce contexte, le cabinet de sécurité israélien devait se réunir vendredi pour discuter une proposition de cessez-le-feu transmise au Premier ministre Benjamin Netanyahu par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lors d'une rencontre mercredi à Tel-Aviv.
« Si le Hamas accepte la proposition américaine, il n'est pas impossible qu'il y ait aussi une décision israélienne pour l'accepter », a indiqué la radio publique.
« L'espoir de cessez-le-feu qu'avait fait naître John Kerry mercredi est toujours vivant », a assuré de son côté jeudi le président palestinien Mahmoud Abbas après avoir rencontré le roi Abdallah de Jordanie. Il a demandé que soit appuyée la proposition égyptienne de cessez-le-feu rejetée par le Hamas la semaine dernière.
Le lourd bilan des pertes civiles suscite de fortes critiques contre Israël. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a diligenté une enquête sur de possibles « crimes de guerre » commis par l'armée tout en dénonçant les attaques aveugles du Hamas en Israël. Ce qui a provoqué la colère du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a dénoncé « une parodie de justice » et a de nouveau accusé le Hamas d'utiliser la population de Gaza comme « bouclier humain ».
Israël semble déterminé à mener à terme son opération visant à détruire l'arsenal militaire du Hamas et de son allié du Jihad islamique, notamment les roquettes et tunnels utilisés pour les attaques au cœur de l'Etat hébreu.
« Nous ne ferons aucun compromis sur cet objectif », a prévenu le ministre de l'Intérieur, Gédéon Saar. Youval Steinitz, chargé du Renseignement, a même évoqué « l'option de la prise de contrôle de la bande de Gaza », gouverné par le Hamas depuis 2007.
Avant d'étudier tout cessez-le-feu, le mouvement islamiste exige une levée du blocus imposé depuis 2006.
« Nous voulons un aéroport, un port, nous voulons nous ouvrir au monde. Nous ne voulons pas être contrôlés par une frontière qui fait de Gaza la plus grande prison du monde », a affirmé le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, dans un entretien jeudi à la BBC.
Les millions de Hollande
De son côté le président François Hollande, toujours dispendieux avec notre argent, a annoncé le déblocage par la France de 11 millions d'eurospour l'aide humanitaire à Gaza. Sur ces 11 millions d'euros, huit seront versés à l'Autorité palestinienne, installée en Cisjordanie, et trois aux Nations-Unies et à des organisations non gouvernementales (ONG).
vendredi 25 juillet 2014
Les Cristeros de Mossoul
Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve (PS) a fait très fort dans le sectarisme républicain de gauche dont les gens de sa famille politique sont coutumiers. Le ministre français, dans un tweet(rapidement retiré) a manifesté sa « solidarité pour les enfants de Gaza, les Chiites de Mossoul et les jeunes Syriens ». Oubliant ou balayant au passage les chrétiens d'Irak. En réponse, l’écrivain Christian Combaz s'est fendu d'une excellente lettre ouverte dans laquelle il le sèche sur place, en beauté.
Lisez-la en entier sur le site Figarovox, elle vaut le coup de clic :
« Visiblement quand on est Républicain à votre manière on n'honore que le malheur musulman, servilement, au moment où des milliers de Chrétiens fuient la ville de Mossoul après avoir été placés devant le choix de l'abjuration ou de l'exil ».
Cette façon de penser et cette indignation sélective sont tout à fait représentatives de la classe politique française au pouvoir. La purification religieuse planifiée par l’Etat islamique est en marche, les chrétiens de Mossoul sont écrasés, persécutés, spoliés, réprimés dans une quasi-indifférence générale qui rappelle l’indifférence internationale qui a entouré le massacre des Cristeros, au Mexique, dans les années 20. A Mossoul, le bilan est effroyable pour les églises de l’occupation islamiste (les 30 églises ou couvents chrétiens sont tous sous la coupe de l’État Islamique, toutes les croix ont été arrachées sur tous les lieux de culte chrétien, beaucoup de ces lieux de culte ont été brûlés ou détruits après avoir été pillés).
En ordre dispersé
Il se trouve des dizaines de milliers de Palestiniens en France, soutenus et encadrés politiquement et syndicalement (et comment !) pour descendre dans nos rues, tous drapeaux et banderoles déployés (dont la bannière de l'Etat Islamique en Irak et au Levant, qui persécute précisément les chrétiens d’Irak). Mais nous n’avons que sept malheureux députés et à peine 60 justes (60 !) pour protester contre le sort des chrétiens de Mossoul : Hervé Mariton, Xavier Breton, Dominique Tian, Alain Leboeuf, Yannick Favenec, Meyer Habib et Yann Galut. Ces parlementaires ont tous participé mardi à un rassemblement place du Palais-Bourbon pour marquer leur soutien aux chrétiens d'Irak. Un petit“flash mob” silencieux, mobilisation spontanée organisée par un groupe d’amis et relayée surFacebook et Twitter. Ainsi qu’une pétition. Les initiatives fleurissent ces jours-ci, entre une journée de prières et jeûne vendredi, des manifestations à Paris et Lyon samedi, ainsi que les prières universelles prévues pour les célébrations de dimanche (le président de la Conférence des évêques de France, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille, a incité les fidèles catholiques à prier et à soutenir matériellement les chrétiens de cette région du monde).
Ces interventions sont malheureusement éparpillées et s’en trouvent appauvries. De l’euro-député Front national Edouard Ferrand : « Notre diplomatie, nos moyens stratégiques doivent être conditionnés par le soutien à la survie, à la sécurité des Chrétiens d’Orient, La France des rois, de Saint Louis à François Ier, en avait fait sa vocation première dans sa grande politique au Levant » à la député UMP Valérie Boyer qui dans une très belle intervention a demandé à l’Assemblée « que la France ne soit pas complice de ces crimes » qu’elle a précisément décrits et condamnés. En passant par le député UMP Axel Poniatowski, vice-président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée, qui réclame la création d'un « pont aérien humanitaire » pour les chrétiens d'Irak et veut « éviter un massacre annoncé ».
L’évêque qui a choisi les musulmans
Et que devient Boutin, au fait ? On ne l’entend pas aussi fort que quand il s’agit de dire que l’on ne voit plus de catholiques au Front national. Elle bronze aux Maldives ?
Nous avons gardé le meilleur pour la fin. Mgr Michel Dubost, évêque d’Evry et président du Conseil pour les relations interreligieuses, s’est fendu d’un beau message à ses « chers frères et soeurs musulmans » à l’occasion de la fin du ramadan, dans lequel il leur déclare que les premières victimes ce sont toujours eux : « Le chômage des jeunes, les difficultés économiques de la France, les tragiques événements du monde, et, notamment, ceux du Nigéria, de Centrafrique, de Syrie, d’Irak, et peut-être encore plus ceux de Gaza troublent profondément tous les citoyens de notre pays. Beaucoup de ces drames vous touchent plus profondément que les autres citoyens français, parce que ces tragédies impliquent souvent des musulmans et que les personnes exclues, blessées, assassinées, déplacées, exilées sont majoritairement des musulmans ».
Pile au moment des événements de Mossoul. Pire que Cazeneuve. Et c’est un évêque ! Lui au moins, il a choisi son camp. Et pas par lâcheté du tout…
mercredi 23 juillet 2014
La valise ou le cercueil
La valise ou le cercueil
Dans un silence médiatique impressionnant, la vie des 3 000 derniers chrétiens de Mossoul tourne au calvaire
Chassés de leurs maisons ou forcés à se convertir à l’islam, sinon c’est la mort : des milliers de chrétiens, laissant tout derrière eux, ont fui avec leur famille sous la menace de l’ultimatum des djihadistes prononcé vendredi, qui ont instauré un califat après s'être emparés de la ville le 10 juin dernier. Tous leurs biens et possessions seront bien sûr pillés. Ceux qui n’ont pas eu les moyens de partir sont parfois réfugiés chez des amis musulmans qui les cachent pour leur éviter d’être tués.
Mardi dernier les maisons des chrétiens ont été taguées de la lettre «N», comme nassarah (chrétiens) en forme d’ultime avertissement. Les notables ont été convoqués par les djihadistes à l'archevêché syriaque catholique pour leur expliquer les « nouvelles règles de vie ». Le soir même, des haut-parleurs, hissés sur des véhicules circulant dans les quartiers chrétiens, expliquaient ces « nouvelles règles de vie »:
«Devenez musulmans et sujets du califat, ou alors payez la jyziah (l'impôt que les mécréants doivent payer aux musulmans), ce qui n'empêchera pas les hommes de devoir combattre avec nous. Sinon, partez, sans emporter quoi que ce soit. Et si vous ne respectez aucune de ces conditions, entre vous et nous, il n'y aura que l'épée. »
Crime contre l’humanité
Le site Salon Beige rapporte que d’après le site chaldéen Ankawa (en arabe) le Dr Mahmoud al-Asali, professeur à l'université de Mossoul, a été assassiné par les jihadistes de l'E.I.I.L, pour avoir protesté contre l'exil forcé des chrétiens. Et que selon l'association “Fraternité en Irak”, des musulmans ont tenté de s'interposer vendredi, sans succès, pour empêcher les membres du pseudo Etat islamique de saccager et incendier l'archevêché syriaque catholique de Mossoul. De même, « dimanche à Bagdad, à l'issue de la messe, des musulmans se sont réunis devant l'église Saint-Georges, pour manifester leur solidarité à l'égard des chrétiens persécutés dans leur pays. Sur leurs pancartes, cette inscription : "Je suis Irakien, Je suis chrétien" ».
Les jihadistes ont également pris le contrôle d'un monastère antique dans le Nord de l'Irak et chassé ses moines. Ils ont violemment fait irruption dimanche dans le monastère de Mar Behnam, l'un des lieux de culte les plus anciens du christianisme en Irak, abritant une petite communauté de moines syriaques catholiques près de Qaraqosh, une ville majoritairement chrétienne :
« Vous n'avez plus de place ici, et vous devez quitter les lieux immédiatement », a raconté un membre du clergé syriaque.
Selon lui, les moines ont demandé de pouvoir conserver certaines reliques du monastère mais les jihadistes leur ont ordonné de quitter les lieux à pied et sans rien emporter.
Y-a-t-il encore une communauté chrétienne quelque part ?
Le patriarche chaldéen Louis Sako avait évalué à 35 000 le nombre de chrétiens présents à Mossoul avant le début de la terreur jihadiste. Presque tous ont fui la ville avant l'expiration de l'ultimatum, selon lui. Les autres risquent d’être assassinés à chaque instant. Le secrétaire général de l'ONU Ban ki-Moon a parlé de « crime contre l'humanité ».
Occupé à aider les réfugiés de Qosh, le père Gabriel, qui a quitté Mossoul il y a un mois, lance un SOS :
« Face à ces monstres, la présence chrétienne est en danger. Nous réclamons une force militaire internationale pour protéger les chrétiens d'Irak. Sinon, nous allons continuer de souffrir et probablement disparaître. »
En France, l’indignation et la mobilisation restent modestes et discrètes. Comme toujours lorsque ce sont les chrétiens que l’on génocide : une poignée de manifestants devant l’Assemblée nationale mardi soir, les manifestations de la communauté assyro-chaldéenne de France, la question de l’UMP Jean-Frédéric Poisson à Laurent Fabius, l’interpellation de Rachida Dati au gouvernement, les protestations de Louis Aliot au Parlement européen et du conseiller de Marine Le Pen, Karim Ouchikh, demandant que la France « s'engage aux côtés des chrétiens d'Orient ».
Honneur à eux ! Mais alors que le monde entier a les yeux rivés sur la Palestine (et que ses partisans musulmans occupent la rue en France !) on attend la forte et sainte colère du pape, la protestation collective et massive de nos évêques, celle de l’Eglise et de la communauté chrétienne tout entière. Pardon de les attendre là, plutôt que contre le réchauffement climatique ou la montée du FN…
mardi 22 juillet 2014
“Spectacle du Monde” disparaît
“Spectacle du Monde” disparaît
Vous connaissez tous cette excellente et magnifique revue de droite fondée par Raymond Bourgine à la fin de la guerre d’Algérie. Son dernier numéro, de juillet-août 2014, est désormais un “collector”. Spectacle du Monde c’est fini.
Malgré ses 16 500 abonnés, le magazine, qui existe depuis 52 ans, n’est pas un produit rentable pour le groupe Valmonde, qui détient également Valeurs Actuelles. Cinquante-deux années de qualité exceptionnelle, d’une esthétique rare, de grandes plumes comme Gaxotte,Vialatte, Dutourd, Michel de Saint-Pierre, Eric Zemmour, Patrice de Plunkett, Alexis Brézet, de dossiers de fond et d’authentique ouverture à toutes les droites. C’est terminé.
La presse est un produit fragile. La presse de droite l’est bien plus encore. Nous vous le disons tous les jours mais en êtes-vous vraiment conscient ? Combien reste-t-il encore de publications de droite vendues en kiosque ? Faites l’expérience. Cherchez-les. Présent, Rivarol, Minute, La Nouvelle Revue d’Histoire, L’Action Française, L’Homme Nouveau, Valeurs Actuelles (dont le cœur bat surtout pour Sarko). Et qui d’autre ? Six, sept titres de presse libres. Face à une armée de publications de gauche, d’extrême gauche, ou plus largement de journaux consensuels. Consensuels dans la désinformation. Disant tous la même chose.
La presse de droite va mal.
La presse de droite disparaît. Elle doit être défendue, et tout particulièrement son seul quotidien, Présent. Avant que comme pour Spectacle du Monde, il ne soit trop tard.
La presse de droite disparaît. Elle doit être défendue, et tout particulièrement son seul quotidien, Présent. Avant que comme pour Spectacle du Monde, il ne soit trop tard.
vendredi 20 juin 2014
« Et ce sont eux qui sont chargés d’éduquer nos enfants » !
« Et ce sont eux qui sont chargés d’éduquer nos enfants » !
Ils ne serrent pas la main des « fachos ». Ils ne s’asseoient pas à côté des « nazis ». Voilà à peu près le niveau de « débat » qu’ont opposé les profs cégétistes (à majorité féminine) du lycée professionnel Paul-Langevin de Beaucaire (Gard) au maire (FN) et à ses adjoints lors du conseil d’administration du lycée, le premier depuis l‘élection de Julien Sanchez. Il a répondu à Présent.
« Lorsque nous sommes entrés », déclare Julien Sanchez, « les enseignants ont immédiatement fixé leurs chaussures pour ne pas croiser notre regard ». Ambiance.
Puis ils ont refusé de serrer la main que leur tendait Stéphane Vidal, adjoint au maire, celle du maire et conseiller régional Julien Sanchez, et celle de Chantal Sarrailh, adjointe au maire.
« Et ce sont eux qui sont chargés d’éduquer nos enfants, en leur apprenant notamment à dire bonjour…» commente ironiquement Julien Sanchez.
Les enseignants militants ont refusé de siéger en sa compagnie au conseil d’administration, non sans avoir balancé quelques insultes au passage. Le conseil a dû être ajourné faute de quorum. Les profs sont ensuite entrés dans la salle de réunion pour prononcer un discours type, d’une folle originalité, sur le thème « FN raciste, xénophobe, etc. »
« Ces enseignants font passer leur intérêt militant avant l’intérêt des adolescents et de leur établissement », déclare Julien Sanchez. « Ce ne sont pas quelques syndicalistes enseignants sans éducation, privilégiés, aigris et sectaires, dont le comportement n’a rien à envier à celui de “racailles”, qui impressionneront la municipalité. »
Le proviseur du lycée, Pascal Lorblanchet, a parfaitement confirmé les faits. En bon stalinien, il estime pour sa part que le sectarisme, la goujaterie, l’insulte, l’intimidation, l’obstruction, l’entrave étaient tout ce qu’il y de plus légitimes et que c’est le comportement de la municipalité qui a été totalement déplacé :
« Ce genre d’appréciations (de la part de la municipalité, ndlr) pourraient entraîner un dépôt de plainte de la part de certains enseignants. Ce sont des représentants syndicaux. Il n’y avait pas de montée de ton. Ils ont exposé calmement leur point de vue, sans agressivité » (sic ).
Avant d’ajouter : « On n’a pas vraiment besoin de ce genre de polémique ». Qu’ils commencent donc par ne pas la provoquer !
jeudi 19 juin 2014
Mariage gay des 6e : c’est la faute aux enfants !
Mariage gay des 6e : c’est la faute aux enfants !
Le maire ment. Embarrassé par les nombreux messages de protestation reçus à la mairie de Saint-Pol de Léon (Présent d’hier) Nicolas Floch affirme avec des accents hypocrites : « ce sont les enfants qui ont eux-mêmes souhaité cette célébration ».
Le courageux édile, élu sur une liste divers-droite, n’a même pas le courage d’assumer sa séance de travaux pratiques LGBT. Il préfère scandaleusement mettre ça sur le dos d’élèves de 11 ans : « c’est pas moi, c’est eux ». Lorsqu’on lit de près sa réponse publiée sur le site de la mairie, on note tout de suite qu’il se contredit :
« La classe qui a réalisé un travail préalable – expliqué et réfléchi avec leurs enseignants – nous a proposé de réaliser un mariage entre 2 personnes de même sexe » explique-t-il. Avant de prétendre :« La loi a évolué et nous ne pouvions répondre négativement à une demande qui émanait des élèves » (…) Ce sont donc bien les professeurs qui ont décidé – évidemment – et pas les enfants. Au cours d’un travail préalable de propagande en faveur du Mariage pour Tous, réalisé en cours d’instruction civique, les profs ont trouvé charmant de fortement suggérer aux élèves que le mariage fictif de cette année soit « célébré » entre deux garçons. Quand vous êtes en 6e, que vous avez 11 ans en moyenne et que votre prof vous dit que c’est une très bonne idée, vous faites quoi ? Et les parents, ils en disent quoi ?
Il faut vraiment très mal connaître la psychologie d’un petit garçon de 12 ans pour imaginer que ce genre de pantalonnade théâtralisée a pu lui venir à l’idée et l’amuser le moins du monde. Un micro trottoir rapide dans mon entourage de « scolaires » m’a valu la réponse suivante : « Déjà simuler un mariage avec une fille ça doit pas être rigolo, mais alors avec un autre type ! »
Et le maire persiste : « Ce sont donc bien les élèves, en accord avec l’équipe éducative, qui ont choisi d’illustrer à leur manière, la modification de la Loi intervenue en 2013 qui permet à deux personnes du même sexe de s’unir. »Bien sûr ! Et ce sont les enfants qui ont dicté ce prêchi-prêcha au maire aussi ? Il fait preuve d’une foncière malhonnêteté et ajoute la perversité à la perversité. Ses explications font irrésistiblement penser à celles de Cohn-Bendit à propos de ses activités d‘éducateur à Francfort dans les années 70, racontant que « c’était les gosses » qui « ouvraient sa braguette » et « commençaient à le chatouiller ».
mardi 17 juin 2014
L’école invite des 6e à simuler un mariage gay
L’école invite des 6e à simuler un mariage gay
Ce sont de grands malades. Des pervers totalement obsédés qui dans un pays normal devraient se retrouver derrière les verrous : dans le cadre de leur cours d’instruction civique, deux petits garçons de 6e du collège de Saint-Pol-de-Léon (Finistère) ont été « mariés » à la mairie par Hervé Jézéquel, premier adjoint, sous les applaudissements de leurs professeurs. Le but annoncé était de les familiariser avec le fonctionnement des services municipaux !
Comme chaque année, les élèves ont été invités à découvrir le fonctionnement de la mairie, lors d’ateliers animés par les élus et agents territoriaux. Il paraît, alors qu’ils ne savent pas tous lire, qu’ils apprennent ainsi les rouages de l’administration : la mairie, les élus et les services présentés par le maire Nicolas Floch. L’état civil et le mariage par Hervé Jézéquel, adjoint au maire. Trois mariages ont été suivis par l’ensemble des 72 élèves en visite.
Sauf que lorsqu’il s’est agi de procéder à un mariage fictif – drôle d’idée pour des enfants qui en avaient déjà vu trois, mais que des hétéros il faut dire, quelle misère dans le Finistère ! – ce sont deux garçons qui ont été appelés à jouer le rôle de deux homosexuels se présentant devant l’officier d’état civil pour la cérémonie de mariage. Un simulacre parfaitement bien pensé et préparé, destiné à familiariser les enfants avec le « mariage pour tous ». Mais l’opération aura peut-être l’effet totalement inverse. On imagine comme les petits garçons en question ont dû se sentir à l’aise et pas traumatisés du tout par cette dinguerie vicieuse de leur professeur, appuyée par la municipalité. Est-ce qu’au moins on leur a demandé d’« embrasser le marié » ?
Gay Pride raciste
A côté, la Gay Pride annuelle lyonnaise fait presque figure de fête de charité.
Largement dénudé, arborant perruques multicolores, lunettes fluo et oreilles de lapin mais aussi de nombreux sosies de Conchita Wurst, le cortège décrit comme « relativement bon enfant » par l’AFPqui n’en rate pas une, a fait son show au son de la techno.
Derrière les Jeunes Socialistes (qui comptent de plus en plus d’obèses, il faut que Michèle Obama fasse quelque chose) on trouvait sans surprise le Front de Gauche, la CFDT, la CGT et Amnesty International (qui dénonçait les peines de prison à perpétuité menaçant les homosexuels en Ouganda). Les communistes du Rhône avaient appelé à marcher « pour les droits des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels ». Parmi les revendications, la création d’un « parcours de transition pour les transsexuels », l’ouverture aux homosexuels du don du sang, l’accès à la GPA et à la procréation médicalement assistée et le droit de se prostituer sans que la loi ne « stigmatise, précarise ou mette en danger » les travailleurs du sexe.
« Familles comme les autres ! » et « La parentalité n’est pas biologique, elle est politique » clamaient deux banderoles, alors que Lyon reste l’un des plus virulents foyers d’opposition au « mariage » et à l’adoption par les couples homosexuels. La Manif pour tous avait dénoncé dans un communiqué une « Marche de la Honte », appelant « tous les citoyens » à « exprimer publiquement et massivement leur désapprobation ».
Racisme anti-flic ? A la Gay Pride de Toulouse, des représentants du Flag’ qui n’avaient pourtant plus grand-chose à voir avec des policiers, membres de l’association contre l’homophobie au sein de la police et de la gendarmerie, ont été violemment exclus de la manifestation. Sous les injures. Comme quoi il y aurait des homos plus purs que d’autres qui vous épurent. Ce qui est toujours intéressant à observer au sein d’un lobby qui prétend lutter avant tout contre les discriminations.
ET POUR DE BON !!!!
mardi 27 mai 2014
PREMIER PARTI DE FRANCE
PREMIER PARTI DE FRANCE
Une bruyante exclamation. Suivie d’une longue acclamation et d’une tonitruante Marseillaise, celle que Taubira ne chante pas. A l’annonce du score sur les écrans de télé, au Carré à Nanterre, c’est le déchaînement. Les jeunes militants explosent, se sautent dans les bras façon finale de coupe du monde de foot. Les plus anciens, émus, ont du mal à en croire leurs yeux. 40 ans qu’ils attendent ça.
Le score est net et sans bavure. Rien à dire. En tête, largement. Premier parti de France. Ce n’est plus une estimation. C’est un tsunami bleu Marine. L’UMP est encore plus distanciée qu’on n’osait l’espérer. Le Front national a réalisé ce soir le meilleur score de son histoire aux élections européennes et le Parti socialiste le plus mauvais, tombant au-dessous de 14 %. Ni la nomination de Valls, ni le remaniement, ni le retournement, ni les faux cadeaux fiscaux et encore moins l’absurde campagne du PS en faveur de Martin Schulz, ne sont parvenus à diminuer l’impact de cette seconde salve de baffes des européennes. Plus sévère encore qu’aux municipales.
« Quelle satisfaction, non ? » C’est ce que je déclare tout de go à mon voisin journaliste de France 2, écœuré. Il me regarde avec une drôle de tête.
« Vous devez bien être le seul média qui est content ici ce soir », me dira un peu plus tard Jean, un sympathique militant FN de 20 ans, tendance Viva Cristo Rey avec sa médaille de baptême qui dépasse de son col. Un de ses camarades me confie que ses parents lisent Présent. Des gens bien ! Et vous les gars ? On a des tarifs jeunes très attractifs vous savez ?
« On a senti venir cette lame de fond »
Au buffet où le champagne coule à flot, au milieu d’une foule de journalistes venus de toute l’Europe, Espagnols, Italiens, Danois, Allemands, Anglais, les nouveaux élus européens se mêlent aux militants. Bernard Monot, Gilles Lebreton, Marie-Christine Arnautu, Philippe Loiseau, agriculteur de profession et abonné de Présent. Tous les quatre sont simples, faciles d’accès, agréables à rencontrer. « On n’a pas ménagé notre peine », me déclare Gilles Lebreton, manifestement fatigué et heureux. « J’ai fait jusqu’à quatre meetings dans une même journée. On voit nos efforts récompensés. Sur le terrain, on pouvait littéralement sentir cette lame de fond qui couvait. »
« Je suis très émue », confie Marie-Christine Arnautu, « je suis une sentimentale et une affective, alors je vis ce résultat très intimement. »
Le nombre de sièges tombe, région après région. C’est un raz de marée. Cinq sièges pour Jean-Marie Le Pen dans le Sud-Est, Gollnisch élu. Cinq pour Marine. Quatre pour Philipot. Trois pour Aliot… En tout ce sont 24 députés européens FN qui vont faire leur entrée à l’Assemblée.
« Trente ans qu’ils trahissent la France »
« Trente ans qu’ils trahissent la France », commente Monot en voyant apparaître les unes après les autres, comme au jeu de massacre, les têtes déconfites des ténors socialistes et UMP qui contemplent les dégâts, du fond de leur trou.
« Ah ! la gueule qu’ils tirent » s’amuse Isabelle, responsable des réseaux sociaux du FN. Une autre très grande satisfaction de la soirée, en effet.
Le big bang. Un autobus est passé sur la tête de Fabius. Un avion à réaction sur celle de Juppé. Rama Yade s’accroche à ses lunettes. Copé dévisse de plateau en plateau. Manuel Valls fulmine et roule des yeux comme un fou. Il va lui falloir un lexomil. Mélenchon suffoque. Il va faire un malaise. « Il y en a qui doivent se retourner dans leurs tombes », pleurniche une militante socialo rue de Solférino. Staline, Mao, Calles ? Leurs grands hommes et leurs héros ?
Un parti de gouvernement
Jean-Marie Le Pen qui a mis Peillon, l’artisan des rythmes scolaires et des ABC de l’égalité, à genoux à 12 % dans le Sud-Est, attend l’arrivée de sa fille d’une seconde à l’autre. Il est impeccable, la tête haute, l’œil pétillant :
« Il faut que le gouvernement tire les conclusions. Il faut dissoudre l’Assemblée nationale, retourner devant le peuple après avoir établi la proportionnelle.
Il n’est pas possible qu’un parti qui fait 25 % des voix soit représenté par deux députés à l’Assemblée nationale. »
Marine Le Pen surgit, radieuse. Les militants lui réservent une ovation :
« Le peuple souverain a parlé haut et clair. Comme dans tous les grands moments de son histoire. (…) Nous saurons nous en montrer dignes. C’est la lutte pour la grandeur de la France qui doit nous rassembler. »
Pour Marine Le Pen, c’est aussi une victoire personnelle. Elle a réussi avec sa personnalité propre à porter les idées du mouvement national à un score encore jamais atteint. Elle pulvérise aujourd’hui l’impossibilité voire l’incapacité que l’on a longtemps prêtées au FN de remporter une élection nationale et éminemment politique. Pourquoi est-ce un tel séisme ? Parce que le plafond de verre a explosé. Et que l’Europe qui faisait ses affaires dans notre dos va devoir compter avec les coups d’arrêt des députés FN, en commençant par le traité transatlantique. Même si toutes les embûches constitutionnelles vont lui être balancées dans les jambes, le Front national a conquis le statut de parti de gouvernement. Et la possibilité d’accéder un jour au pouvoir.
vendredi 25 avril 2014
Pas de repentance pour le maire FN
Pas de repentance pour le maire FN
Ça commence à bien bouger dans les mairies Front national ! Après Steeve Briois à Hénin Beaumont qui au vu des objectifs politiques de la Ligue des droits de l’homme, a conclu qu’elle ne peut légalement ni recevoir de subventions, ni bénéficier gratuitement d’un local, c’est le maire FN de Villers-Cotterêts Franck Briffaut qui refuse de passer sous les fourches caudines de la pensée unique. Il refuse que sa ville fasse repentance sur l’esclavage comme chaque année. Il ne veut pas de « l’autoculpabilisation permanente » de la France et doute de la « sincérité totale » de telles célébrations.
Cette année, la municipalité de Villers-Cotterêts, ville de l’Aisne où mourut le général Dumas en 1806, n’organisera pas de commémoration de l’abolition de l’esclavage le 10 mai comme cela se faisait depuis 2007.
« Je perçois (cette commémoration) comme étant un peu à la mode, dans le cadre d’une autoculpabilisation permanente, d’une culpabilisation systématique, ce qui permet à certains de faire de la récupération politique, alors que l’esclavage existe encore ailleurs dans le monde, malheureusement, y compris en Afrique », a déclaré Franck Briffaut.
Préjugé de couleur
L’Association des Amis du général Dumas, né esclave à Saint-Domingue, père d’Alexandre Dumas et inhumé à Villers-Cotterêts, lui tombe sur le dos en des termes pas partisans du tout…
« Villers-Cotterêts est manifestement un lieu de mémoire de l’esclavage et un site emblématique du refus du préjugé de couleur. L’association des Amis du général Dumas ne peut dès lors que condamner fermement les déclarations du maire de Villers-Cotterêts qu’elle juge extrêmement choquantes et dont elle déplore la connotation raciste. »
« Je n’ai aucun problème avec Dumas, je n’ai aucun problème avec les gens qui célèbrent son engagement, mais à ce moment-là, qu’on célèbre Dumas ! », a rétorqué le maire. « Il fait partie du patrimoine, et je partage tout à fait son engagement. Je suis prêt à m’associer à toutes les commémorations sur Dumas. »
« Si demain la commémoration de l’abolition de l’esclavage est obligatoire, je me plierai à la loi. Mais à partir du moment où j’ai le choix… », a commenté cet ancien sergent des forces spéciales parachutistes.
« Personne ne sera inquiété de quelque manière que ce soit s’il veut l’organiser à Villers-Cotterêts », a-t-il ajouté.
L’association rappelle « qu’il appartient au préfet du département de l’Aisne de fixer le lieu de commémoration départemental de la journée du 10 mai » et appelle la préfecture « à prendre toutes dispositions pour assurer, en vertu de la loi et de son décret d’application, la continuité de la cérémonie, nonobstant les préjugés de M. Franck Briffaut ».
Il semblerait que la préfecture de l’Aisne soit bien embêtée et… attende les ordres.
jeudi 24 avril 2014
« Libérons la France ! »
« Libérons la France ! »
22 Femen marchant au pas de l’oie en gueulant : Drapeau européen frappé de la croix gammée sur les seins et moustache d’Hitler. Mais que se passait-il mardi devant la paisible Maison des Centraliens où les anciens élèves n’ont pas souvent profité d’un tel spectacle ? C’est Marine Le Pen et « l’épidémie fasciste » qui a motivé ce comité d’accueil à l’occasion de la présentation de ses têtes de liste aux européennes.
On a bien failli y perdre quelque journalistes et quelques Femen : les journalistes qui attendaient la conférence de presse de Marine Le Pen au 3e étage, se sont rués à cinquante sur le balcon avec appareils photos, caméras et perches, en entendant la manif. Au risque de décrocher le balcon fraichement restauré.
- Non ne faites pas ça ! a blémit l’hôtesse de la Maison des Centraliens en leur demandant de descendre immédiatement.
Ils se rassoiront tous sagement pour l’arrivée de Marine Le Pen accompagnée de ses sept têtes de liste : (Jean-Marie Le Pen pour le Sud-Est (Bruno Gollnisch est en troisième position sur sa liste briguant un sixième mandat) Florian Philippot (Est), Louis Aliot (Sud-Ouest), Aymeric Chauprade (Ile-de-France), Bernard Monot (Massif central-Centre), Gilles Lebreton (Ouest), Marie-Luce Brasier-Clain (Outre-mer). Et Marine Le Pen pour le Nord-Ouest.
« Des post Français »
La présidente du Front national a répété à quel point les « deux partis siamois » de l’UMPS qui dominent la vie politique française ont « dessiné les plans, conçu et construit cette prison des peuples qu’est devenue l’UE, totalitaire et parfaitement contraire aux intérêts de notre peuple » :
« En dix ans au pouvoir, l’UMP a fait plus d’Europe et moins de France. Dans leurs têtes ils sont déjà des post Français ».
Explosion des prix depuis le passage à l’euro, multiplication des camps de Roms, arrivée d’OGM dans nos assiettes (et de bœuf aux hormones et de poulet lavé à l’eau de javel…) délocalisation d’emplois, multiplication des normes et réglementations visant nos industriels, agriculteurs, artisans, commerçants, néfaste traité transatlantique (TTIP), immigration massive, plans d’austérité, perte d’identité : la liste des maux est vertigineuse.
« Ces élections sont nationales », a affirmé Marine Le Pen, « c’est de la France qu’il s’agit ».
Et tous les espoirs sont permis en effet pour le FN qui pourrait arriver en tête des élections le 25 mai au soir, comme l’annoncent plusieurs enquêtes d’opinion où ses listes figurent au coude-à-coude avec l’UMP avec plus de 20% des intentions de vote. Devant le PS. Un score qui lui vaudrait alors de quinze à vingt eurodéputés. Et qui ouvrirait une grave crise de régime (comme nous l’explique Marine Le Pen dans notre Numéro spécial européennes à paraître le 10 mai prochain).
Empêcher l’UE de continuer à avancer
Ces futurs députés, elle en a dressé une ébauche : ils permettront «d’empêcher l’UE de continuer à avancer » : « Nous mènerons la vie dure aux européistes de tout poil ». Le leader du Front national a déclaré n’avoir aucune inquiétude sur la possibilité de parvenir à la constitution d’un groupe – il faut 25 députés issus d’au moins 7 pays- avec le FPÖ autrichien, lePVV néerlandais, le Vlaams Belang belge ou la Ligue du nord italienne.
En plus d’un meeting hebdomadaire dans les huit circonscriptions, Marine Le Pen a donné rendez-vous aux militants et aux électeurs pour le « grand meeting national » de la campagne à Paris le 1er mai, à l’occasion du traditionnel défilé de Jeanne d’Arc.
mardi 1 avril 2014
Les villes libérées
Les villes libérées
Oui c’était une soirée épatante. Et ceux qui nous disent qu’elle n’est pas si bonne que ça puisque trois « proches » de Marine Le Pen ont échoué, auraient tenté de nous faire une démonstration d’échec dans l’autre sens si l’inverse s’était produit ! 12 villes FN et 3 villes Ligue du Sud c’est du jamais vu. 15 villes de droite nationale. Délectable. Dont le 7e secteur de Marseille le plus peuplé de la ville avec 150 000 habitants, emporté par Stéphane Ravier qui offre ainsi au FN sa plus grande mairie. Près de 1 400 conseillers municipaux. Il y a des villes comme Perpignan où le Front national est la seule force d’opposition au conseil municipal ayant totalement éliminé la gauche (et donc la ville bascule quand même).
Steeve Briois ne se sentira pas tout seul avec son écharpe de maire au défilé du 1er mai. Hénin-Beaumont n’était qu’un amuse-gueule. Avec des victoires réparties dans tout le pays, y compris l’Ile de France (Mantes-la-Ville), le parti de Marine Le Pen prouve son implantation selon des problématiques sociologiques, économiques de plus en plus étendues. Symboliquement, emblématiquement, le signe est éclatant. Et de six, et de dix, et de douze mairies ! Et des tout jeunes maires sympathiques, brillants, comme David Rachline ou Julien Sanchez que nous connaissons et que nous apprécions personnellement. L’occasion aussi de retrouver avec plaisir un vieux camarade de toujours comme Philippe de Beauregard (élu avec 36,31 % des voix à Camaret-sur-Aigues dans le Vaucluse) fidèle militant, bosseur infatigable, intègre. Ce sont des types comme ça qu’il faut à nos villes ! Bonne chance à eux car ils seront attendus au tournant comme personne et plus scrutés au microscope que le virus Ebola. On aurait aimé que tous les affairistes et les pourris qui ont conduit nos villes françaises à la faillite soient guettés de la même manière.
Au boulot les gars. Comme à Orange et à Bollène, les Français veulent voir ce que vous êtes capables de faire. Vous avez des comptes à rendre. C’est maintenant que tout commence.
jeudi 27 mars 2014
Quand les journalistes se font mettre la tête au carré !
Quand les journalistes se font mettre la tête au carré !
Mardi, au Carré à Nanterre, devant une assemblée de journalistes qui s’étaient déplacés nombreux pour entendre sa stratégie du second tour, Marine Le Pen est arrivée martiale, sûre d’elle, avec cette façon réjouissante et bien à elle de parler sec et de clouer le bec à ceux qui la cherchent.
« Vous m’avez déjà posé 50 fois cette question, vous me la posez à chaque fois que vous me rencontrez, ça devient indécent. » Ou « Vous n’avez pas de respect pour nos électeurs en parlant comme ça. » Ou encore : « Je me demande bien pourquoi vous ne posez pas la question à NKM, vous ne la lui posez jamais à elle, c’est un traitement spécial que vous me réservez. » Marine Le Pen sur un ton d’agacement à peu près perpétuel vis-à-vis de ces journalistes qui « l’attendent au tournant » comme elle l’a dit, ne se laisse pas faire, c’est le moins que l’on puisse dire. Qu’est-ce qu’elle leur met même, parfois, et c’est un spectacle assez satisfaisant. Il faut dire que dans une période de succès électoral du FN comme celle-là, ils ont du mal à ravaler leur dépit, leur fiel et leur mauvaise foi.
A l’annonce des résultats sans appel énoncés par Marine Le Pen : « Dans 31 villes nous dépassons les 30 % au premier tour. Nous sommes en tête dans 21 villes et en deuxième position dans 136 autres communes. Nous sommes en tête dans 17 communes de plus de 10 000 habitants », certains des journalistes présents discutent l’ampleur inédite des scores : « C’est déjà arrivé en 1995. » Ce que la présidente du FN réfute sans trop de difficultés.
« Nous avons envoyé 486 élus dans les conseils municipaux alors que nous n’en avions que 80. Nous espérons en avoir 1 000 dimanche. »
La culture en otage
Si Marine Le Pen a expliqué que le maintien des listes du FN et du Rassemblement bleu marine était la règle, « le Front national se maintient partout au second tour. Il participera à 328 seconds tours », elle a néanmoins annoncé deux exceptions : à Villeneuve-Saint Georges dans le Val-de-Marne et à L’Hôpital en Moselle, les listes frontistes vont fusionner avec les listes Divers droite. Un soutien est également accordé à la liste Divers droite de Sevran, conduite par Philippe Geoffroy, où une frontiste est deuxième de liste.
Marine Le Pen a fustigé le front républicain, « qui sent la naphtaline » :
« Le front républicain c’est le front des copains. La version politique de la gestation pour autrui. Les appels des appareils politiques sont de moins en moins suivis, même par les têtes de liste des partis. »
Interrogée sur les déclarations du directeur du festival d’Avignon, Olivier Py, elle les a qualifiées de « méprisables » et a renforcé encore ses propos sur France Info mercredi matin :
« C’est un grand mépris à l’égard de la démocratie. Prendre la culture en otage, c’est scandaleux. Il s’accorde des pouvoirs qu’il n’a pas, M. Py. Il est nommé, c’est un salarié. Par conséquent, il n’est pas propriétaire du Festival d’Avignon. Le Festival d’Avignon appartient à tous les Français. Et donc s’il n’est pas content, il démissionne, un autre le remplacera et le Festival continuera de se développer. Notre candidat, Philippe Lottiaux, est tout à fait attaché à la culture, il a d’ailleurs écrit des livres sur le mécénat et le rock, il veut développer le mécénat à Avignon. Les habitants auront une culture plus diverse, plus dynamique encore. »
Marine Le Pen a évité de se livrer au jeu des pronostics pour le second tour mais le FN-RBM peut espérer conquérir dimanche d’autres municipalités qu’Hénin-Beaumont. Et dans tous les cas pulvériser le record de ses scores. Notamment à Béziers, Fréjus, Avignon, à Tarascon, à Perpignan et Forbach. Il se posera le reste du temps en arbitre du duel entre le PS et ses alliés d’une part, l’UMP et les centristes d’autre part :
« Nous pouvons gagner des villes, il faut que les électeurs le décident. Et notamment que les abstentionnistes, qui peut-être ne croyaient pas à nos chances de victoire pour certains, se mobilisent dimanche. »
mardi 25 mars 2014
Peur sur les plateaux !
Peur sur les plateaux !
Premier et deuxième partout. C’est l’impression vertigineuse que l’on a eue à 20 heures en recevant de plein fouet les résultats du FN sur fond de mines catastrophées (en fin de soirée, Najat Vallaud-Belkacem tirait sur le vert-de-gris tendance coup de grisou). Ils sont partout. Et les scores qui cartonnent : 30%, 40%, 50% !
« Je sais que vous êtes en panique mais soyez beaux joueurs » a souri Marine Le Pen tandis qu’un Claude Bartolone, à bout d’éructations, bredouillait de rage
que Jean-Marie Chevallier était impliqué dans la mort de son adjoint Poulet-Dachary… Et qu’il cachait Dupont de Ligonnès chez lui, non ? Voilà comment le FN va gérer les mairies, qu’on se le dise !
Au fur et à mesure que la soirée avance, Hervé Gattegno le commentateur chéri de « l’homme libre » Jean-Jacques Bourdin, n’essaie même plus de cacher qu’il est un militant politique. Sur BFM-TV, il se désole : « On redoutait cette avancée locale du Front national, mais c’est encore plus le cas que ce que l’on redoutait. »
Et ils nous ont tout ressorti. Peur sur les villes ! Toutes leurs vieilles gesticulations, leurs mauvaises répliques, leur jeu poussiéreux et daté, leur grand guignol : le Front républicain, la menace sur la démocratie, les heures sombres, la négation de l’holocauste. Bruno Le Roux, le chef de file des députés socialistes, promet « des larmes » aux habitants des villes FN. Et en tout dernier recours, le ministre de la Santé et son surnom de crème solaire bon marché : « L’enjeu n’est que local, il n’est pas national. » Crois-le Marisol, si ça te fait du bien. Ton mélanome à toi ne risque pas d’être bien malin. Et puis aux européennes, ce sera un enjeu non national aussi ? En somme il n’est national que quand le PS gagne.
Après Ayrault, Najat Vallaud-Belkacem, en appelle au côté noir de la force :
« Nous ferons tout pour éviter qu’il y ait des maires FN. »
« Tout. » Vraiment ? Ils vont les empoisonner, les flinguer, les jeter en prison, tenter de les acheter ?
Lorsque Steeve Briois commence « avant tout » par remercier BFM, on dresse l’oreille : « Merci à BFM qui m’annonçait perdant au deuxième tour, preuve que leurs sondages sont une belle escroquerie. » Et il continue crânement pendant quelques minutes sur le même ton à tenir tête à Alain Marschall et ses beaux invités des instituts de sondage.
C’est pour ça qu’on les aime bien aussi. Même élus (au 1er tour !) ils restent de sacrés frondeurs.
mardi 4 mars 2014
Copé, le « desesperado »
Copé, le « desesperado »
Incroyable scénario, hier matin au siège de l'UMP ! Sous une mise sombre et un masque fermé se cachait Jean-François Copé le « desesperado », se prétendant victime d'une « véritable chasse à l'homme » et décidé à tirer sur tout ce qui bouge pour sauver sa peau. Nul n'imaginait que la « déclaration solennelle » annoncée la veille, tournerait ainsi au « sulfatage » généralisé. Sommant le milieu politique et le monde médiatique de se soumettre à une loi de transparence absolue, Jean-François Copé a fait sienne l'injonction « Tous à poil ! » qu'il avait brocardée en d'autres circonstances. Du coup, il a moins cherché à se justifier qu'à faire peser des soupçons sur l'ensemble de la société politico-médiatique.
Jean-François Copé a curieusement opté pour une politique de la terre brûlée en choisissant de plaider « tous coupables ». On peut comprendre l'irritation du président de l'UMP devant les « révélations » de l'hebdomadaireLe Point. On lui concédera même que la presse manque parfois de réserve dans des « accroches » qui relèvent plus du marketing que de l'information mesurée. Mais il n'y a pas là matière à crier à l'inquisition.
D'autant plus que Jean-François Copé n'a pas été le dernier à recourir aux artifices de la communication et à pratiquer, dans son langage « décomplexé », des amalgames douteux. Sans oublier que l'élection à la présidence de l'UMP ne fut pas un modèle de transparence. Voici donc Jean-François Copé, le « mal-aimé », lancé dans une improbable croisade où il risque de se retrouver bien esseulé.
Il y avait comme de la retenue, hier, dans les réactions des membres de l'UMP un peu pris en otages par les fulminations de Copé. Ses deux propositions de loi n'ont pas soulevé l'enthousiasme. Tout au plus sèment-elles le trouble dans une campagne que la droite aurait pu souhaiter à l'abri des remous nationaux. Jean-François Copé a abusivement parlé, hier, au nom de l'UMP et même des Français. Il lui sera sûrement reproché, avec son appel véhément au « tous derrière moi », d'avoir maladroitement alimenté l'affligeante rengaine du « tous pourris ».
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