samedi 22 juin 2013
Le cri des peuples
mercredi 12 juin 2013
Le tonneau des Danaïdes
mardi 4 juin 2013
Le guide du moutard
vendredi 24 mai 2013
Ressources humaines
lundi 6 mai 2013
Télé réalité
vendredi 26 avril 2013
Premier pas
jeudi 25 octobre 2012
Couacophonie !
Un luxe que personne ne peut se permettre.
dimanche 14 octobre 2012
L’homme qui sauva le monde
lundi 17 septembre 2012
mardi 28 août 2012
Au front, à droite
En politique, le présent est la seule connaissance qui soit vraiment
utile. La mémoire ne pèse rien ou si peu, aux États-Unis encore un peu
moins qu’ailleurs, semble-t-il.
Pour Mitt Romney, cette dictature
de l’immédiat est une bénédiction. Elle lui permet de déplacer
radicalement l’axe d’une campagne qui en manquait cruellement et de
mettre la barre «à droite toute!» sans craindre de faire chavirer le
bateau républicain.
À un tout petit peu plus de deux mois de
l’échéance, ce changement de cap est audacieux mais à double tranchant.
Il peut aussi bien rallier les déçus d’Obama qu’effrayer les électeurs
indépendants ou modérés.
En attendant, l’extrémisation de son
programme dans des proportions encore jamais vues depuis un siècle chez
un candidat du «Great Old Party» a relancé une campagne qui patinait
dangereusement. L’ancien gouverneur du Massachusetts a cloué le bec à
ceux qui le disaient trop mou, trop flou, sans envergure. C’était son
premier objectif.
Avec l’idole des partisans du Tea Party, Paul
Ryan, comme colistier, il a choisi de s’allier la frange la plus dure de
son mouvement, celle qui ne reculera devant aucun sacrifice humain pour
arriver à ses fins. En même temps, il a posé sur la table la question
du choix de la société à laquelle aspirent les Américains. Le
6 novembre, ce n’est pas seulement entre deux hommes que les électeurs
devront choisir, mais entre deux programmes et deux visions du monde que
tout oppose.
Privatisation des assurances santé pour les plus
âgés, réduction du rôle de l’Etat à ses basiques fonctions régaliennes,
baisse des impôts pour les plus riches, interdiction de l’avortement
même en cas d’inceste et de viol: tout cela est annoncé et assumé par le
ticket républicain. Et qu’importe que Romney lui-même ait mis en place
hier dans son Etat le système d’assurance-maladie qu’il entend démolir
demain au niveau fédéral, ou qu’il ait défendu les droits des femmes et
des homosexuels. On le sait, ce n’est pas la girouette qui tourne, mais
le vent. Et celui du moment vient clairement de la droite.
vendredi 17 août 2012
lundi 13 août 2012
Un jour viendra où les articulations d’Usain Bolt grinceront, où Thierry Omeyer n’aura plus du tout de cheveux tandis que Stephen Kiprotich lacera les chaussures d’un gosse sur une piste en latérite d’Ouganda en lui expliquant à mi-mots comment remporter le marathon et vaincre les Kenyans.
Un jour viendra où un gamin d’ici ou d’ailleurs devenu champion olympique expliquera la gorge serrée que sa vocation est née un soir d’août 2012. Qu’il se souvient de son père qui se lève d’un bond, hurle, embrasse ses copains comme du bon pain, qui pleure peut-être parce qu’une émotion, ça ne se maîtrise pas.
Il dira que cette nuit-là il n’a pas pu s’endormir et que mille fois il s’est vu, lui, ce môme d’Alsace, de Jamaïque ou d’Ouganda, embrasser la médaille qui pend aujourd’hui à son cou, acclamé par tout un stade. Il prononcera les noms de Bolt, Omeyer, Kiprotich, Phelps ou Riner, parlera de bonheur. Reprendra sans le savoir les mêmes mots que les athlètes de ses rêves. Il aura l’or heureux.
Les pages des journaux auront jauni mais la légende est comme la flamme des Jeux, elle ne s’éteint jamais. Elle se transmet de génération en génération avec la même force. Vacillante parfois, incandescente toujours. Ce fut le cas à Londres, ce le sera à Rio dans quatre ans.
Bien sûr, toutes ces médailles ont leur revers. Dans les jours, les mois et les années qui viennent, l’euphorie va s’atténuer puis disparaître.
Les Anglais vont se retrouver avec une sale facture à régler et les retombées économiques vendues par le gouvernement ne seront pas à la hauteur. Quelques cas de dopage vont surgir, quelques comptes se régler au sein de certaines fédérations jugées non performantes. Contrairement aux idées reçues, l’important n’est plus depuis longtemps de participer, on le sait bien.
Mais ces Jeux, parfaits en tout point, c’est-à-dire avec leur lot de petites tricheries et de gros scandales, d’exploits, d’émotions et de doutes, auront fait naître des étincelles. De celles qui donnent naissance aux flammes.














