mardi 5 octobre 2010
« Christine Lagarde », par Cyrille Lachèvre et Marie Visot, 330 pages, 17,90 euros, Michel Lafon.
lundi 4 octobre 2010
Chirac/emplois fictifs: non-lieu requis
Le parquet de Nanterre a requis un non-lieu en faveur de l'ancien président Jacques Chirac dans l'enquête sur des emplois présumés de complaisance à la ville de Paris au bénéfice du RPR, a annoncé aujourd'hui le procureur de la République Philippe Courroye.
Le parquet "considère qu'il n'existait pas un système connu de M. Chirac destiné à financer de façon occulte le RPR", a expliqué Philippe Courroye. "Après avoir examiné les sept emplois pour lesquels M. Chirac a été mis en examen pour prise illégale d'intérêt (en décembre 2009, ndlr), le parquet constate qu'il n'y a pas d'éléments suffisant pour remettre en cause la bonne foi de M. Chirac", a-t-il ajouté.
C'est désormais au juge d'instruction de Nanterre Jacques Gazeaux qu'appartient la décision de renvoyer ou non l'ancien président de la République (1995-2007) devant un tribunal correctionnel.
Vendredi, le tribunal correctionnel de Paris avait décidé vendredi de reporter de novembre à mars 2011 le procès de Jacques Chirac dans le cadre d'une première affaire d'emplois fictifs de la Ville de Paris. Le président de la 11e chambre, Dominique Pauthe, avait fixé le procès du 7 mars au 8 avril, afin de pouvoir éventuellement joindre au dossier parisien la procédure similaire qui était en cours à Nanterre.
Les Chinois à Brest ! menaçait Louis-Ferdinand Céline il y a un demi-siècle. Ils sont en effet sur le chemin de Brest, les Chinois, qui ont déjà débarqué ce week-end à Athènes. Pas pour visiter le Parthénon, non, non, mais pour acheter le Pirée, et en faire le port d'entrée de leurs marchandises en Europe. C'est le prix payé par la Grèce pour renflouer son économie en faillite. Et si demain les caisses pleines de la Chine venaient au secours des économies surendettées de l'Irlande, l'Espagne ou la France ? Il est bien sûr assez piquant de voir la plus grande dictature communiste au monde voler au secours du capitalisme européen. Mais il y aura un prix à payer, n'en doutons pas. Soyez sûr, par exemple, que les Européens resteront discrets si le Nobel de la Paix distingue vendredi un dissident chinois : vous oseriez, vous, vous fâcher avec votre banquier ?
L'Allemagne réunifiée, trop forte pour les Européens ?
Faut-il regretter les maisons closes ?
Le Chabanais, Paris 2e. "Un ministre des affaires étrangères de la IIIe République fréquentait assidûment cette maison close. Il se mettait nu et se laissait passer un collier à pointes autour du cou. A quatre pattes, promené en laisse, il présentait son postérieur à une ronde de filles nues, qui lui assénaient chacune des coups de fouet." Aujourd'hui, on trouve ce collier et ces fiches – les "blancs" – de la brigade des mœurs exposés dans la salle des archives de l'actuelle brigade de répression du proxénétisme. Le Chabanais, ouvert en 1878, fut un des bordels les plus luxueux de la Belle Epoque. Un blanc daté du 28 mars 1899 rapporte que vingt-cinq femmes travaillaient là et que le "cabinet médical" comportait quinze spéculums, des "pommades prophylactiques" et du permanganate.
C'est cet établissement ainsi que les quelques autres bordels parisiens haut de gamme des Années folles – Le Sphinx, Le One Two Two, Le Colbert, Le Cardinet (etc.) – qui ont servi de modèles au feuilleton qui débute cette semaine sur Canal+, "Maison close".
Tout l'intérêt de ce feuilleton, doté de grands moyens, au stylisme d'époque travaillé et documenté, vient de ce qu'il ne tombe pas – trop – dans l'évocation complaisante du bordel chic – ici, Le Paradis. Si les scènes sexuelles et les orgies abondent, on en voit toute la violence, souvent la cruauté, et combien la prostitution est un métier éprouvant.
Les héroïnes, Rose et Véra, l'une enrôlée de force, l'autre trahie par la tenancière et affligée de dettes, tentent tout au long des épisodes d'échapper à l'épuisante routine de la maison close. C'est une véritable prison de stuc, surveillée par des gardiens et une "sous-maîtresse" brutale, dont les clients sont les rois capricieux et où la police ramène les récalcitrantes "encartées" à chaque tentative de fuite.
Nous sommes au début de la IIIe République, décidée à réglementer la prostitution pour mettre fin au racolage, faire progresser l'hygiène publique – la "petite vérole" gagne – et défendre les valeurs familiales. Elle doit s'exercer dans des lieux fermés et grillagés, régulièrement visités par des médecins, des "maisons de tolérance" où célibataires et hommes mariés peuvent se divertir sans être vus, comme dans La Maison Tellier, de Maupassant.
Si le feuilleton se présente comme un huis clos infernal au Paradis, on découvre l'autre prostitution de l'époque, celle de la rue, des macs et des bordels plus populaires ou d'"abattage". Celle-ci, plus rude encore, dominait. Ajoutons qu'à cette époque la brigade des mœurs se montrait d'une brutalité extrême avec les gagneuses accusées de racolage.
Suite au suicide de plusieurs prostituées qui avaient préféré se jeter par la fenêtre plutôt que d'être arrêtées, la ville de Paris ordonna en 1876 une commission d'enquête présidée par un médecin, Louis Fiaux. Son rapport, relayé par une presse républicaine hostile aux abus de pouvoir, est accablant : "Sous la double prétention de l'ordre et de l'hygiène, la police des mœurs a pour objet de mettre la main sur toutes les femmes convaincues ou soupçonnées de prostitution, de les examiner sexuellement, qu'elles y consentent ou non (…) ; [de les arrêter] arbitrairement, sans jugement, pour un temps indéterminé (…) ; de les inscrire toutes sur un registre qui en fait une catégorie à part, hors la loi (…)."
Chasse au racolage, excès de zèle policier, discrimination des prostituées, maisons de tolérance, sommes-nous aujourd'hui sortis de ces problématiques d'un autre siècle ? Si peu. Voici Maîtresse Gilda, jeune prostitué travesti, un des porte-parole du Strass, le tout nouveau Syndicat du travail sexuel français, associé aux groupes Cabiria de Lyon et Grisélidis de Toulouse.
Quand je lui parle du feuilleton "Maison close", aussitôt elle s'inquiète : "J'espère qu'ils ne vont pas nous la jouer le grand lieu de plaisir ultra-glamour, où tout le monde il est beau et gentil. C'était probablement très glam pour quelques clients riches et financièrement intéressant pour le tenancier, mais certainement pas pour les filles. “Maison close”, tout est dit, non ? Il s'agit d'un univers carcéral. Quand je pense que la députée UMP Chantal Brunel parle de les rouvrir… C'est une vaste plaisanterie."
RENVOYÉES "SUR LES BORDS"
En janvier, Chantal Brunel publiait Pour en finir avec les violences faites aux femmes (Le Cherche Midi). Elle y dénonçait la polygamie dans les banlieues, le travail d'esclave des femmes sans papiers, la violence de la pornographie sur Internet et, critiquant la loi du 18 mars 2003 interdisant le "racolage passif", la situation dramatique des prostituées pourchassées par la police, reléguées loin du centre-ville, isolées, mises en danger.
Comment y remédier ? En rouvrant des maisons "minutieusement contrôlées", permettant un suivi sanitaire et une protection juridique et financière des prostituées. Le vieux débat français sur la prostitution – Saint Louis déjà fit expulser les prostituées et brûler leurs habits, avant de leur accorder le droit d'exercer "sur les bords" (dans des bordels) – est relancé : faut-il l'interdire, la tolérer ou la réglementer ?
Un sondage publié le 18 mars par Le Parisien révèle que 59 % des Français – les hommes majoritairement – seraient favorables à une réouverture des maisons closes. Le 25 mars, un groupe de travail du ministère de l'intérieur sur la prostitution se réunit suite à la proposition de Chantal Brunel d'abolir la loi sur le racolage.
Quand on lui parle de cette commission, Maîtresse Gilda s'insurge : "Pourquoi ne nous ont-ils pas consultés ? Je suis ravie que Chantal Brunel parle maintenant de “maison ouverte” et plus de “maison close”. Qu'elle reconnaisse l'échec de la loi Sarkozy. Qu'est-ce que cela veut dire “racolage passif” ? Les juges, les avocats, les policiers, les prostitués, tout le monde s'arrache les cheveux pour comprendre. En fait, c'est un article prétexte pour arrêter qui on veut quand on veut, surtout les immigrés, et faire du chiffre comme à l'époque de la brigade des mœurs. Qui en profite directement ? Les macs, qui se félicitent que les filles se retrouvent vulnérables et sans protection."
Mais alors, Maîtresse Gilda, des lieux de prostitution, cela ne serait pas mieux ? "Pas du tout. Nous n'en voulons pas. Nous voulons d'abord obtenir le droit de travailler, que notre métier soit reconnu, légal. Ensuite, en tant que travailleurs indépendants, nous devrions pouvoir exercer partout, quand nous le souhaitons, nous associer avec qui nous l'entendons. Nous voulons ouvrir nos propres lieux de travail, des espaces ouverts au public adulte. Nous ne voulons pas de lieux fermés, surveillés par des fonctionnaires, tandis que les prostitués de rue continuent d'être criminalisés."
Les économistes Steven D. Levitt et Stephen J. Dubner, auteur de Freakonomics, montrent aussi, au-delà de tout jugement moral, qu'un nouveau business model de la péripatéticienne indépendante se développe. Il donne pour exemple Allie, prostituée trentenaire de Chicago, qui commença à fixer ses rétributions à 350 dollars (255 euros) l'heure et passa en quelques mois à 500 dollars (364 euros) sans perdre sa clientèle, tout en réduisant à vingt minutes la passe proprement dite.
Bien sûr, si Allie a su se passer des intermédiaires et des "agents" – les proxénètes –, elle subit malgré tout une forte concurrence : celle des jeunes femmes qui prennent des amants sans se faire rétribuer, et sans compter leur temps. Ces prostituées ne comprennent pas l'acharnement des associations abolitionnistes – féministes ou catholiques – comme des politiques à vouloir les discréditer, les taxer et les surveiller.
Maîtresse Gilda insiste : "Nous, indépendantes, sommes de plus en plus nombreuses. Les chiffres avancés par l'Office central pour la répression de la traite des êtres humains du ministère de l'intérieur évaluent le nombre des prostituées à partir du nombre de femmes arrêtées. Ils en concluent qu'elles doivent être le double, soit de 10 000 à 12 000 personnes, en majorité immigrées et exploitées bien sûr. Laissez-moi rire ! En Grande-Bretagne et en Suisse, les études sérieuses montrent que les travailleuses de rue représentent 15 % de la prostitution. Et les autres alors ? Ce sont les indépendantes !"
Que pensent les associations de terrain qui travaillent avec les prostitués de la proposition de rouvrir des maisons et des revendications du Strass ? Aux Assises de la prostitution du 24 mars, qui regroupaient tous les mouvements de prostitués français, Claude Boucher, des Amis du bus des femmes, ne cachait pas sa colère. "Ce qui choque les travailleurs du sexe, c'est que cette proposition vienne de femmes. “Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots”, disait Jaurès."
Quant à Iana Matei, une activiste roumaine qui se bat depuis des années contre le trafic mafieux de prostituées depuis son pays, que dit-elle ? Elle publie un livre de témoignages, A vendre, Mariana, 15 ans. "Quand je vois, écrit-elle, ces sociologues, ces hommes de lettres, ces politiciens, débattre à l'infini du droit philosophique de l'être humain à disposer de son corps, je suis écœurée. On donne la parole à des call-girls de luxe, on compatit pour ces étudiantes qui affirment se prostituer pour payer leur loyer, mais on ne s'interroge pas sur le fait qu'une gamine de 15 ans soit obligée de faire une fellation pour 20 euros."
LA SOLUTION, LA PROHIBITION ?
Que dit-elle des propositions de Chantal Brunel sur les maisons closes ? "Mais elles existent ! En Angleterre, depuis que le racolage est interdit, les trafiquants ont ouvert des maisons de passe dans les grandes villes. Londres en compte des dizaines, peut-être des centaines. Personne ne sait ce qui s'y passe. Dans les pays réglementaristes comme l'Allemagne et les Pays-Bas, une prostitution invisible, mafieuse, se développe dans les bars de seconde zone, en appartement. L'existence de bordels légaux n'a pas fait diminuer la prostitution illégale des filles de l'Est."
Et la solution suédoise, prohibitionniste, qui pénalise les clients ? "Cela n'a rien changé. Les proxénètes emmènent des filles sur les bateaux qui font la navette dans les eaux internationales. La seule solution à la prostitution violente, c'est de lutter contre la criminalité organisée."
Quand Maîtresse Gilda et Iana Matei se sont rencontrées, la première trouvait le titre du livre de l'autre racoleur, la seconde se méfiait de ce jeune homme aux manières raffinées. Et puis, la discussion s'emballant, elles sont tombées d'accord. D'abord en distinguant la prostitution indépendante – librement consentie, sans abus de faiblesse – de la traite des êtres humains.
Selon Iana Matei, les vraies questions sont : "Dans quelle poche va l'argent ? Dans quelles conditions la femme travaille-t-elle ?" Ensuite, créer des syndicats de travailleurs sexuels leur semble décisif pour lutter contre le trafic et l'exploitation. Maîtresse Gilda dit : "Nous savons mieux que personne qui est maltraité."
Quant aux maisons closes, elles y voient toutes les deux un faux débat, anachronique, qui ne mène qu'à occulter les deux problèmes de fond : la reconnaissance d'un statut légal à la prostitution indépendante et la lutte contre les trafiquants d'êtres humains.
dimanche 3 octobre 2010
Montebourg s'en prend aux "privilèges injustifiés" de TF1
Arnaud Montebourg n'en a pas fini avec TF1. Après avoir vivement critiqué la chaîne dans l'extrait d'un documentaire non encore diffusé de Pierre Carles, puis dans une lettre adressée à son PDG, Nonce Paolini, le député socialiste à de nouveau taclé la chaîne lors du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien, dimanche 3 octobre.
"Voilà une chaîne qui s'adresse à presque la moitié des Français, qui dispose d'un quasi-monopole et qui a réussi en quelque sorte à circonvenir toutes les autorités et les contre-pouvoirs qui pouvaient lui demander des comptes", a résumé M. Montebourg, n'hésitant pas à accuser TF1 d'avoir "une tradition délinquante par rapport à ses obligations réglementaires". Alors qu'elle a été "privatisée sur un contrat, le mieux disant culturel, il y a une sorte d'escroquerie finalement", a-t-il jugé.
"TF1 a une tradition délinquante"
envoyé par Europe1fr. - L'actualité du moment en vidéo.
PLUS DE "RENOUVELLEMENT AUTOMATIQUE"
Dans sa missive, le député du PS écrivait que TF1 "n'avait donc pas d'autre choix que d'accepter, quoi qu'il lui en coûte, toute critique publique de ses agissements, puisque la télévision reste un bien collectif appartenant à tous les Français". Il ne se prive donc pas de critiquer vertement les choix de programmation de la chaîne : "Regardez le nombre de meurtres, de viols, de crimes qui sont mis en scène, scénarisés dans toutes les séries, les films qui sont choisis par cette chaîne !"
Pour régler le problème, M. Montebourg a suggéré qu'on remette en concurrence la concession accordée à TF1. Le "renouvellement automatique" de cette concession a été décidé "par la droite comme beaucoup d'avantages et de privilèges". A ses yeux, il s'agit "de privilèges injustifiés de la part d'une chaîne qui ne fait pas son travail, ne respecte pas ses obligations". "C'est comme si on confiait à une société d'autoroute privée le soin d'exploiter nos autoroutes et qu'elle ne bouchait pas les nids-de-poule", a-t-il encore dit. Nonce Paolini avait qualifié les propos de M. Montebourg "d'inadmisibles" et de "consternants", mais la chaîne a indiqué qu'elle ne comptait pas porter plainte.
Washington s'apprête à mettre en garde les Américains voyageant en Europe
Les États-Unis s'apprêtaient à lancer dimanche une mise en garde aux Américains voyageant en Europe pour leur demander d'être vigilants en raison des risques d'attentats, selon un responsable à Washington.
La mise en garde correspond à un premier niveau d'avertissement pour les voyages à l'étranger avant celui qui déconseille formellement ces déplacements.
«Il devrait s'agir pour l'essentiel de dire aux Américains de poursuivre leurs voyages, mais d'être vigilants. Cette mise en garde pourrait être émise dès dimanche», a-t-il ajouté.
Un autre responsable américain interrogé par l'AFP a précisé que le Département d'État prendrait «les mesures qu'il jugera appropriées».
«Nous continuons à être concentrés sur l'intérêt que montre Al-Qaïda à nous attaquer, nous, nos alliés et nos intérêts. Nous ne ménagerons aucun effort pour déjouer les plans terroristes, et prendrons les mesures ultérieures appropriées», a-t-il dit.
Les capitales européennes n'ont pas dans un premier temps réagi à cette annonce.
«Nous ne commentons pas les opérations de sécurité ni les décisions de nos partenaires», a simplement déclaré un porte-parole du chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton, Darren Ennis, à Bruxelles.
«La lutte contre le terrorisme est une de nos priorités, et sur ce sujet nous sommes sur la même longueur d'onde que les États-Unis», a affirmé de son côté le ministère italien des Affaires étrangères.
Les services de renseignement occidentaux ont mis au jour des projets d'attentats liés à Al-Qaïda dans des grandes villes au Royaume-Uni, en France et en Allemagne, sur le modèle des attaques de Bombay qui avaient fait 166 morts en 2008, selon des informations diffusées la semaine dernière par des médias anglo-saxons.
Ces informations ont été en partie confirmées par des responsables, mais pas par les gouvernements concernés.
«La menace est pour le moment crédible mais elle n'est pas précise», a expliqué un responsable américain sous couvert de l'anonymat, soulignant qu'on ne pouvait pas savoir exactement où et quand une attaque pourrait survenir.
«Pour cette raison, les gens ne devraient pas uniquement penser au Royaume-Uni, à la France et à l'Allemagne», a-t-il ajouté, précisant également que d'autres modes d'attentats que celui sur le modèle de Bombay pouvaient être envisagés.
Des projets d'attentats en Europe ont été élaborés par le numéro trois du réseau Al-Qaïda, le cheik Younis al-Mauretani, avec l'appui d'Oussama ben Laden, a affirmé l'hebdomadaire allemand Spiegel.
Selon le magazine Focus, le niveau d'alerte terroriste a également été relevé en Europe en raison d'interceptions par le centre britannique d'écoutes GCHQ des communications téléphoniques et électroniques de huit Allemands et de deux Britanniques basés à la frontière pakistano-afghane.
Selon le site internet du Département d'État, la publication d'une mise en garde pour les voyages se réfère à des évènements particuliers, à court terme.
Par exemple, des catastrophes naturelles, des anniversaires d'attentats, des conférences internationales ou l'organisation d'une grande rencontre sportive, sont susceptibles de générer un tel avertissement comme l'ont fait les États-Unis pour la tenue à New Delhi des jeux du Commonwealth du 3 au 14 octobre.
Au-delà, les États-Unis déconseillent de voyager dans 31 pays, tels que l'Afghanistan, l'Irak, l'Iran, Israël, le Liban, la République démocratique du Congo, le Soudan ou la Somalie.
Montebourg veut un référendum sur les retraites
"Puisqu'on a un gouvernement qui utilise les statistiques de la police pour minimiser la force du mouvement, je propose qu'il soumette son projet au référendum", explique le député PS .
"Puisqu'on a un gouvernement qui utilise les statistiques de la police pour minimiser la force du mouvement (...), je propose qu'il soumette son projet au référendum et là ce sera un vrai comptage! On comptera les voix, on verra qui est pour et qui est contre", a-t-il déclaré au "Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France".
Le député et membre de la direction du PS Arnaud Montebourg a ainsi suggéré ce dimanche de résoudre la querelle de chiffres sur le nombre de manifestants contre la réforme des retraites. "Je fais cette proposition, c'est la proposition d'ailleurs de Ségolène Royal, c'est aussi celle qui a été portée hier (samedi) dans le cortège par Martine Aubry qu'on interrogeait. Quand il y a un blocage dans le pays, la seule solution c'est de consulter les Français!", a lancé le député de Saône-et-Loire.
Pour lui, les mesures d'âge (report de l'âge légal de départ à 62 ans, 67 ans pour une retraite à taux plein) "sont non seulement injustes mais en plus elles ne rapportent pas d'argent, pas suffisamment". "Qui va payer ' (...) Ceux qui sont déjà les victimes de la crise!".
La religion rend souvent fou, c’est une vieille histoire. La palme d’or de l’illumination revient quand même, ces tempsci, au pasteur protestant menaçant de brûler en public quelques centaines de corans. Obama le supplie de n’en rien faire, l’armée américaine aussi. Il est têtu, il insiste, il a pris goût à sa dimension soudaine de star. Les Américains éclairés (ça existe) soutiennent, par ailleurs, le projet de mosquée près de Ground Zero. En effet, si toutes les religions se valent, pourquoi l’islam n’aurait-il pas droit de cité sur des ruines provoquées par des fanatiques? L’islam modéré est en marche (voyez la Turquie, il n’y a pas que l’Iran) et au nom de quel Dieu faudraitil freiner ses progrès? La mauvaise religion perverse, vous le savez bien, est la catholique et ses légions de prêtres pédophiles encore sur le terrain. Le pape n’en fait pas assez dans le repentir, et l’Angleterre vient de le lui rappeler avec fermeté. Le Vatican, un Etat? Vous rigolez, un repaire de fantasmes. Le mariage des prêtres résoudrait-il le problème? On le dit, mais rien n’est moins sûr. L’indignation gay est compréhensible: Benoît XVI ferait mieux de démissionner.
Il y a peut-être une solution radicale. Un jeune professeur de physique, dans un collège catholique français, décide de se faire opérer et de devenir une femme. Honnête, il prévient sa hiérarchie pour éviter un scandale. Celle-ci accueille sa décision avec compréhension et respect, les parents aussi, les enfants de même. Notre professeur s’appelait Vincent, il s’appellera désormais Martine. C’est mieux que s’il avait choisi comme prénom Ségolène, Cécilia, Carla ou Eva. Prendrat- il, pardon, prendra-t-elle sa carte du Parti socialiste? Pourquoi pas? Son acte courageux pose quand même une question. Qui sait si le désir secret et profond des prêtres, surtout pédophiles, n’est pas d’être transformés en femme? Une fois arrivés là, ils pourraient se marier et surveiller de près les petits garçons qui manifesteraient de dégoûtantes propensions à l’hétérosexualité. Soyons prudents, c’est juste une piste à suivre. Il faut faire avancer le débat.
Qu’est-ce qui rapproche le merveilleux Claude Monet d’un artiste contemporain grotesque comme Murakami envahissant le château de Versailles? Le directeur de Versailles vous l’expliquera. On n’a pas osé lui demander le montant exact de la transaction ayant conduit à donner un tel éclairage mondial de publicité à un entrepreneur japonais de dessins animés. Personne, dans un premier temps, ne voulait de Monet et personne ne voulait non plus de Manet, qui sera célébré en avril au musée d’Orsay. Mieux: la foule se rassemblait pour rire de L’Olympia ou du Déjeuner sur l’herbe. Il fallait monter la garde devant les tableaux pour les protéger. A la fin de sa vie très brève (il est mort à 51 ans), le splendide Manet disait: "Les attaques dont j’ai été l’objet ont brisé en moi le ressort de la vie. On ne sait pas ce que c’est que d’être constamment injurié. Cela vous écoeure et vous anéantit." J’ouvre la radio, et j’entends Michel Houellebecq réitérer ses étranges attaques contre Picasso: "Picasso, c’est juste un très mauvais peintre, un des plus mauvais de sa génération, il est très inférieur à Kandinsky, très inférieur à presque tous, Klee, Mondrian, presque tout le monde est supérieur à Picasso, même Dali. Non, c’est vraiment pas bon, ça, c’est clair que c’est pas bon. Ce que pense Philippe Sollers est intéressant, ç’aurait été aussi intéressant une polémique avec Muray, que j’ai eue d’ailleurs brièvement quand on se voyait, j’ai toujours dit que Picasso, ça n’allait pas. Y a pas de lumière, sa manière de voir le monde est stupide, il prend un des mouvements les plus stupides déjà, le cubisme, il est le pire des cubistes… Il est mauvais." Bien entendu, l’obsession du charmant Houellebecq contre Picasso n’a rien à voir avec la peinture. Les réactionnaires puritains de tout poil ont toujours eu des problèmes avec l’incroyable liberté sexuelle de l’auteur des Demoiselles d’Avignon. Notre romancier réaliste social, futur prix Goncourt, ne fait là que relayer une longue série d’invectives, dont les plus spectaculaires ont eu lieu à la fin de la vie de Picasso, lorsque le public anglosaxon, épouvanté, a eu connaissance des éclatantes "Etreintes" du Minotaure. Un critique d’art anglais, officiellement homosexuel, écrivait alors: "Ces tableaux sont des gribouillages incohérents exécutés par un vieillard frénétique dans l’antichambre de la mort." Passons.





















