mardi 6 mai 2014
Ce qu'il faut retenir de l'intervention de François Hollande
• Un report des élections régionales à 2016 envisagé
Repousser d'un an les élections régionales et cantonales initialement prévues en 2015. C'est l'idée émise mardi matin parFrançois Hollande sur BFMTV. Un report qui permettrait selon lui de procéder aux redécoupages envisagés par la réforme territoriale avant ce scrutin. «Si c'est 2016, ça permettrait d'avoir le temps, a souligné le chef de l'État. Je pense que ça serait intelligent de faire des élections régionales et départementales avec le nouveau découpage». Le président a d'ailleurs demandé «au gouvernement d'accélérer la réforme territoriale». Concernant les régions, il estime qu'une diminution de «moitié» de leur nombre, à «12 ou 11», pourrait «être la bonne carte de notre territoire».
• Vote des étrangers: le texte sera à nouveau proposé
C'était un de ses engagements de campagne. Le texte législatif accordant aux étrangers non communautaires le droit de vote aux élections locales sera «de nouveau proposé» avant la fin du quinquennat, a promis mardi François Hollande. «Je n'ai pas voulu introduire ce texte avant les élections municipales, parce qu'on nous en aurait fait le reproche. Ce texte sera de nouveau proposé après les scrutins pour que dans la préparation (des municipales) dans six ans, il puisse y avoir cette réforme», a expliqué le président, tout en reconnaissant qu'«il n'y a pas de majorité aujourd'hui pour voter ce texte».
En septembre 2012, le gouvernement avait émis ses premiers doutes sur cette réforme. Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, avait notamment estimé qu'elle ne représentait «pas une revendication forte», avant d'appeler à «ne pas se précipiter».
• Le décret sur les rythmes scolaires entrera en vigueur
Sollicité par une auditrice opposée à la semaine de quatre jours et demi que toutes les écoles devront appliquer à la rentrée prochaine, François Hollande n'a pas dévié de son cap. «Le décret entrera en vigueur», a-t-il martelé, en soutenant le successeur deVincent Peillon à l'Éducation nationale, Benoît Hamon. «Qu'il y ait eu des difficultés d'application, j'en conviens, mais laissons à cette réforme la possibilité d'application et après nous en ferons l'évaluation», a souligné le chef de l'État. «Si dans deux ou trois ans, les retours ne sont pas ceux espérés, nous en ferons le bilan», a-t-il promis.
• Le gouvernement n'envisage pas de voter la PMA
Alors que la question de la procréation médicalement assistéepour les couples homosexuels fait toujours débat, François Hollande a indiqué que «le comité d'éthique (était) saisi» de cette question. «Mais ce n'est pas inscrit dans le programme du gouvernement» actuellement, a-t-il tenté de rassurer.
• Un «message d'espoir» aux travailleurs et une énième «promesse» aux chômeurs
François Hollande a égrené les mesures destinées à regonfler le pouvoir d'achat des salariés modestes, notamment «une baisse de trois points de cotisation» dès le 1er janvier 2015 pour les salariés qui gagnent entre un et 1,3 Smic. «C'est donc un message d'espoir pour ceux qui travaillent», a estimé le président. Il a également dit vouloir se tourner vers «les catégories moyennes, ceux qui ne sont ni pauvres ni riches mais ont le sentiment de payer pour tous». «C'est cette catégorie-là vers laquelle nous devons assurer la redistribution, a affirmé François Hollande. C'est celle-ci qui travaille, c'est elle qui doit bénéficier [des réformes].»
François Hollande a également reconnu que l'inversion de la courbe du chômage qu'il avait promise n'a pas eu lieu. «Nous l'avons stabilisée, pas inversée.» Mais il a rappelé que «c'est la seule promesse qui compte aux yeux des Français» et s'est donc engagé à la tenir.
• Une finance prétendument maîtrisée
Interrogé sur son intention de combattre les dérives de la finance, François Hollande a estimé avoir tenu son engagement grâce à l'union bancaire décidée au niveau européen et à la taxe sur les transactions financières qui va également être votée. «Nous avons taxé les bonus bancaires, il y a une séparation des activités spéculatives et des activités de dépôt. En France, nous avons les taux d'intérêt les plus bas de notre histoire: la finance a été maîtrisée», a-t-il souligné.
Or l'union bancaire décidée au niveau européen ne prévoit pas une séparation étanche de la spéculation et des dépôts. Elle garantit les dépôts inférieurs à 100.000 euros grâce à des mécanismes nationaux qui n'ont pas encore été définis et ne seront véritablement efficaces que sous… dix ans, le temps qui leur a été donné pour disposer d'un montant égal à seulement 0,8% des dépôts couverts. Une protection toute relative pour les épargnants face à une finance encadrée à minima.
• Vie privée-vie publique: «J'ai toujours été digne»
Interrogé sur sa vie privée, médiatisée au début de l'année après les rumeurs sur sa liaison avec l'actrice Julie Gayet, le président n'a pas dérogé à sa règle de ne pas évoquer sa vie personnelle. «La vie privée relève de la vie privée», a botté en touche François Hollande, qui a assuré avoir «toujours été digne» depuis son arrivée à l'Élysée. «Je n'ai jamais été dans une forme de vulgarité ou de grossièreté», a-t-il estimé. Avant de lancer: «Que les Français me jugent sur ce que je fais. Je n'ai pas à confondre vie privée et vie publique».
La vérité interdite
La vérité interdite
La question essentielle, sur laquelle toute personnalité publique digne de ce nom devrait se pencher, c’est celle de l’impuissance politique. Pourquoi, depuis 40 ans, tous les gouvernements sans exception échouent dans la lutte contre le chômage qui ne cesse de progresser et gangrène la société française? Pourquoi le pouvoir politique semble, depuis des décennies, paralysé face à la désindustrialisation, à la violence et l’insécurité, à la poussée migratoire, à l’injustice croissante, à la ghettoïsation du pays et son déclin européen et international? Qui peut nier un tel constat, sauf à être malhonnête ou aveuglé par la stupidité? Les politiques brassent en permanence du vent – polémiques, slogans, recherche de boucs émissaires – pour détourner l’attention du réel. Mais sur la question fondamentale de l’impuissance politique, le tabou absolu, un silence complaisant interdit le débat. 2017, l’alternance, et après? Étrangement, ce sujet décisif, le seul qui compte au fond, est totalement ignorée de la classe politico-médiatique. Le seul fait de poser le problème vous rend d’ailleurs suspect de populisme, d’appartenance à la réaction. Trop d’intérêts de caste, de chasses gardées, de privilèges et de rentes de situation, de dogmes idéologiques sont en jeu. Notre système politique, gagné par une paralysie croissante, a besoin d’une révolution, au sens le plus fort du terme, d’une profonde transformation touchant à ses institutions, sa Constitution, ses fondements mêmes: les rapports avec l’autorité judiciaire, les collectivités locales, le Conseil Constitutionnel, la place du chef de l’Etat et du Premier ministre, le rôle du peuple et du référendum, et encore au-delà, les relation entre le niveau national et européen. Cette secousse formidable sans laquelle notre pays est condamné, ne peut venir que d’une volonté politique et d’une intelligence hors norme. Aujourd’hui, nous n’en voyons poindre strictement aucunes prémices, et bien au contraire, le brouillard ne cesse de s’épaissir entre la montée de la tentation centriste (Bayrou-Juppé) et de la démagogie extrémiste…
L’Occident aime l’odeur de roussi !
Ils se sont fait traiter de tous les noms par les lascars qui jaillissant de nulle part se sont mis à renverser les tentes où les habitants locaux essayaient de réunir les signatures pour déposer une demande de reconnaissance du russe comme langue régionale et une requête de fédéralisation d’Etat ukrainien par voie de référendum.
Armés de couteaux et des pistolets automatiques, les énergumènes leur ont sauté dessus et les ont emmenés en direction du siège social des syndicats locaux. Poussés à l’intérieur, tétanisés ils ont observé les bourreaux verrouiller les portes et condamner les fenêtres avec des morceaux de tôle et des sacs en plastique. Ensuite des cocktails Molotov ont éclaté à la hauteur du deuxième étage. Le bâtiment a pris feu. Intoxiqués par la fumée, les gens se sont mis à hurler, puis l’odeur nauséabonde de la chair brûlée s’est propagée sur la place.
Attroupés à l’extérieur les nazis dont une certaine partie des femelles riaient à gorge déployée en descendant à coups de pistolet ceux qui essayaient chercher refuge sur le toit. Poussés à l’extrême, plusieurs personnes âgées se sont précipitées dans le vide où ils trouvèrent aussitôt la mort soit à cause de la défenestration, soit par ce que le rebus du genre humain tabassait les rescapés ensanglantés avec des matraques et à grands coups de pied. Non seulement cela se passait dans une atmosphère de kermesse populaire, mais en plus la très bichonnée par l’Occident Ioulia Timochenko a félicité tous les participants de ce meurtre de masse à ciel ouvert pour leur héroïsme et le soutien apporté aux forces de l’ordre ! Et puis l’indicible : quand le feu est tombé, la police a laissé entrer dans le bâtiment les bourreaux qui, sans se gêner, fouillaient les cadavres, s’échangeant des répliques joyeuses pour en compter le nombre. Les corps aux visages carbonisés qui, dans un dernier effort, ont essayé de se couvrir le visage avec les mains, provoquaient une hilarité généralisée ce qui a été mis en évidence par les vidéos que les participants à la boucherie tournaient joyeusement avec leurs portables en mettant ensuite les vidéos sur YouTube.
L’objectif de cette danse macabre perce à travers les répliques des exécuteurs : ils cherchaient les survivants pour les achever. Ils les ont trouvés sur le toit et leur ont donné un assaut en règle – un assaut contre des intoxiqués, contre une cinquantaine de personnes âgées, en général, de plus de 45 ans et à 100 % désarmés dont 20 femmes ! Un assaut donné par des commandos armés jusqu’aux dents et soutenus par la police observant en silence sans se mêler à l’action… Y a-t-il des limites à la sauvagerie ? A mon sens, cette tragédie qui se déroula avant-hier à Odessa, en plein centre-ville et sous les feux des projecteurs avec le soutien des autorités de Kiev et avec l’accordé de l’Occident qui refusa de condamner Kiev (en plus la veille la représentante de la CE a déclaré au nom de Catherine Ashton que l’Etat détenait le monopole de la violence), cette tragédie, dis-je, a mis en évidence plusieurs choses.
En premier lieu, les Russes et les Russophones – soit 86 % de la population soi-disant ukrainienne - ont compris que les fascistes soutenus par l’Occident ne feraient pas de quartier. Comme il s’agit d’une guerre totale contre les civils, le génocide tout simplement commis dans la ville la plus chère au cœur des Juifs russes, Odessa, par les descendants des nationalistes qui ont tué plus de 30.000 personnes à Baby Yar (ce n’étaient pas les Allemands mais les Ukrainiens de la division SS Galitchina), eh bien, la riposte sera à la même échelle.
Déjà les gens dans le Sud-Est de l’Ukraine se battent à l’arme automatique contre les blindés et les canons lourds pour défendre leur droit au référendum. Les « pouvoirs » de Kiev n’ont même pas évacué les civils. Ensuite, il est devenu clair que les autorités occidentales sont composées en très grande partie d’un conglomérat profasciste qui soutient à 100 % les criminels conditionnés comme des bergers allemands pour exterminer la population non-ukrainienne (slave, juive, roumaine, tchèque et autre) par tous les moyens mis à leur disposition par les putschistes de Kiev. Ceci est un fait incontestable d’autant plus que, selon les sources russes, plus de 300 officiers occidentaux opèrent dans la zone des combats revêtus de treillis locaux.
Ils se sont fait traiter de tous les noms par les lascars qui jaillissant de nulle part se sont mis à renverser les tentes où les habitants locaux essayaient de réunir les signatures pour déposer une demande de reconnaissance du russe comme langue régionale et une requête de fédéralisation d’Etat ukrainien par voie de référendum.
Armés de couteaux et des pistolets automatiques, les énergumènes leur ont sauté dessus et les ont emmenés en direction du siège social des syndicats locaux. Poussés à l’intérieur, tétanisés ils ont observé les bourreaux verrouiller les portes et condamner les fenêtres avec des morceaux de tôle et des sacs en plastique. Ensuite des cocktails Molotov ont éclaté à la hauteur du deuxième étage. Le bâtiment a pris feu. Intoxiqués par la fumée, les gens se sont mis à hurler, puis l’odeur nauséabonde de la chair brûlée s’est propagée sur la place.
Attroupés à l’extérieur les nazis dont une certaine partie des femelles riaient à gorge déployée en descendant à coups de pistolet ceux qui essayaient chercher refuge sur le toit. Poussés à l’extrême, plusieurs personnes âgées se sont précipitées dans le vide où ils trouvèrent aussitôt la mort soit à cause de la défenestration, soit par ce que le rebus du genre humain tabassait les rescapés ensanglantés avec des matraques et à grands coups de pied. Non seulement cela se passait dans une atmosphère de kermesse populaire, mais en plus la très bichonnée par l’Occident Ioulia Timochenko a félicité tous les participants de ce meurtre de masse à ciel ouvert pour leur héroïsme et le soutien apporté aux forces de l’ordre ! Et puis l’indicible : quand le feu est tombé, la police a laissé entrer dans le bâtiment les bourreaux qui, sans se gêner, fouillaient les cadavres, s’échangeant des répliques joyeuses pour en compter le nombre. Les corps aux visages carbonisés qui, dans un dernier effort, ont essayé de se couvrir le visage avec les mains, provoquaient une hilarité généralisée ce qui a été mis en évidence par les vidéos que les participants à la boucherie tournaient joyeusement avec leurs portables en mettant ensuite les vidéos sur YouTube.
L’objectif de cette danse macabre perce à travers les répliques des exécuteurs : ils cherchaient les survivants pour les achever. Ils les ont trouvés sur le toit et leur ont donné un assaut en règle – un assaut contre des intoxiqués, contre une cinquantaine de personnes âgées, en général, de plus de 45 ans et à 100 % désarmés dont 20 femmes ! Un assaut donné par des commandos armés jusqu’aux dents et soutenus par la police observant en silence sans se mêler à l’action… Y a-t-il des limites à la sauvagerie ? A mon sens, cette tragédie qui se déroula avant-hier à Odessa, en plein centre-ville et sous les feux des projecteurs avec le soutien des autorités de Kiev et avec l’accordé de l’Occident qui refusa de condamner Kiev (en plus la veille la représentante de la CE a déclaré au nom de Catherine Ashton que l’Etat détenait le monopole de la violence), cette tragédie, dis-je, a mis en évidence plusieurs choses.
En premier lieu, les Russes et les Russophones – soit 86 % de la population soi-disant ukrainienne - ont compris que les fascistes soutenus par l’Occident ne feraient pas de quartier. Comme il s’agit d’une guerre totale contre les civils, le génocide tout simplement commis dans la ville la plus chère au cœur des Juifs russes, Odessa, par les descendants des nationalistes qui ont tué plus de 30.000 personnes à Baby Yar (ce n’étaient pas les Allemands mais les Ukrainiens de la division SS Galitchina), eh bien, la riposte sera à la même échelle.
Déjà les gens dans le Sud-Est de l’Ukraine se battent à l’arme automatique contre les blindés et les canons lourds pour défendre leur droit au référendum. Les « pouvoirs » de Kiev n’ont même pas évacué les civils. Ensuite, il est devenu clair que les autorités occidentales sont composées en très grande partie d’un conglomérat profasciste qui soutient à 100 % les criminels conditionnés comme des bergers allemands pour exterminer la population non-ukrainienne (slave, juive, roumaine, tchèque et autre) par tous les moyens mis à leur disposition par les putschistes de Kiev. Ceci est un fait incontestable d’autant plus que, selon les sources russes, plus de 300 officiers occidentaux opèrent dans la zone des combats revêtus de treillis locaux.
La Russie se rend parfaitement compte qu’il s’agit d’une provocation des plus monstrueuses commises après la fin de la Seconde guerre mondiale et, nonobstant les attentes de l’OTAN, la Russie n’interviendra pas directement, malgré les cris de détresse lancés sur des talkies-walkies par des survivants qui demandent à l’armée russe d’intervenir. Imaginez quel effet cela ferait en Israël, si on exterminait les colons juifs dans les territoires occupés, mais que l’armée israélienne stationnée à quelques kilomètres de là, n’intervenait pas… Imaginez les Français qui regarderaient les Viêt-Côngs exécuter froidement la population civile française à l’époque de l’Indochine. Vous comprendrez mieux les sentiments des Russes qui observent attentivement l’Occident et les bandes de Kiev en gardant leur sang- froid. L’Union Européenne et le G7 semblent se gargariser de ce triomphe de « souveraineté mono-ethnique ukrainienne ». Et comment ! Les Etats-Unis ont avoué avoir dépensé plus de 5 Milliards de dollars pour fomenter ce coup d’Etat ! Vous imaginez bien : 5 Milliards de dollars mettre au pouvoir des gens qui brûleront les civils sans défense comme à Oradour-sur-Glane. Décidément l’opération s’est avérée plus que rentable. Quel placement : de la chair roussie à revendre ! Moins de Russes il restera, mieux le monde se portera, n’est-ce pas, dirigeants occidentaux ?
Alors maintenant que je vous ai narré les faits facilement vérifiables par internet ou autres moyens modernes, répondez-vous-même à la question que je vous pose : croyez-vous vraiment que les Russes vont vous pardonner cela ? Les Juifs ont-ils pardonné la Shoah et les divisions SS Azul et Charlemagne ? Pourquoi les Russes alors doivent-ils pardonner à ceux qui, en Occident, par leur mutisme et collaborationnisme sont devenus complices de ces meurtres commis contre les civils sans défense ? Il me semble que les dirigeants occidentaux qui ont fomenté ce coup, ont désappris à avoir peur de la Russie. Mais cette fois-ci ils sont allés trop loin. Comme la vengeance est un plat qui se mange froid, on attendra… un nouveau Nuremberg. T
Le gouvernement veut que GE cède ses activités dans le transport à Alstom
Le ministre de l’Economie ne désarme pas . Dans un courrier envoyé ce lundi auPDG de General Electric Jeffrey Immelt et dont « Les Echos » ont obtenu copie, le gouvernement français répond aux propositions et engagements pris la semaine dernière par le conglomérat américain pour remporter la branche Energie du groupe français, soit plus de 70 % de son activité. « En l’état, nous ne pouvons malheureusement pas souscrire aux propositions que vous avez faites, reposant sur la seule acquisition des activités d’Alstom dans le domaine de l’énergie », indique le courrier, signé par le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg. Le gouvernement « souhaite examiner avec vous les voies et moyens d’un partenariat équilibré , rejetant une acquisition pure et simple qui, en l’état, conduirait à la disparition d’Alstom », écrit-il. Le gouvernement, qui prend l’exemple du partenariat noué entre GE et Safran dans les moteurs d’avion, suggère ainsi à GE de changer radicalement la nature de son offre.
Par ailleurs, le gouvernement redoute de laisser seule la branche transport. « Il serait hautement souhaitable d’assurer un avenir mondial certain à Alstom Transport, par la cession à cette entité des activités transport de General Electric », indique le courrier, « incluant les trains de fret et la signalisation, représentant un chiffre d’affaires de 3,9 milliards de dollars ».
Arnaud Montebourg, qui indique en préambule de la lettre avoir été chargé de cette réponse par François Hollande et ne fait pas allusion au possible projet d’offre de Siemens ni à la recherche d’une troisième solution, demande par ailleurs à GE des précisions sur ses engagements en matière d’emploi. Le ministre demande ainsi au groupe américain qu’il « précise ces engagements, en détaillant et en documentant leur contenu, ainsi que leurs implications sur l’organisation juridique des activités maintenues dans Alstom ».
Pour emporter Alstom, le conglomérat américain s’était engagé auprès de François Hollande à implanter quatre centres de décision mondiaux de GE dans l’Hexagone et GE s’était engagé « à faire croître le nombre de nos emplois en France, particulièrement les emplois hautement qualifiés dans l’ingénierie et de la production localisés en région ».
Durant un mois, Alstom s’est « réservé le droit de répondre à des offres non sollicitées ». Un mois durant lequel le groupe allemand Siemens veut mettre à profit pour convaincre le fleuron industriel français de refuser l’offre de l’américain General Electric.
Franchement, je ne comprends pas cet abruti de ministre borné et outrancier.
Il s'immisce dans des tractations privées, quel con ce mec.
Tais-toi, Bruxelles !
Tais-toi, Bruxelles !
Encore un effort ! Pour Bruxelles, les comptes de la France ne sont pas encore bons… mais il y a des progrès. En vérité, à ce stade, on s'attendait à une certaine indulgence de la Commission européenne même si elle est loin d'être convaincue par l'optimisme de François Hollande. Comme nous, Bruxelles attend, pour se prononcer début juin, les détails du programme de stabilité sans trop croire que nous serons rentrés dans les clous en 2015. Pour la Commission, la croissance française ne devrait pas dépasser 1,5 % en 2015, là où Paris table sur 1,7 %. D'où un déficit de 3,4 % toujours supérieur aux fatidiques 3 %.
Forcément, il est beaucoup d'europhobes qui dénoncent ce pinaillage des eurocrates bruxellois pour une grosseur de trait (c'est tout de même elle qui autorise ou non la baisse du chômage). Ils y voient aussi la marque de la férule teutonne sur cette rigueur budgétaire qui étrangle les pays en difficulté. À trois semaines des élections européennes, ils y décèlent un motif supplémentaire de refuser une Europe austéritaire. Ils seraient prêts à aimer une autre Europe, mais ils détestent la Commission, symbole et source de tous nos maux.
Il n'est donc que temps de mettre un bémol à cette phobie, révélatrice d'une forme d'arrogance française. Ceux qui considèrent comme une humiliation notre soumission aux procédures, oublient que la France ne fait que se plier à une discipline collective à l'élaboration de laquelle elle a participé. Pourquoi nous soustraire encore, après deux sursis, à des règles que nous avons imposées à d'autres ?
Si des correctifs doivent être apportés aux options trop libérales de Bruxelles, il appartient de le faire en passant par la voie souveraine des urnes. Plus doit être fait pour l'harmonisation fiscale et sociale, l'emploi, la croissance. L'occasion nous sera donnée le 25 mai prochain, de conférer plus de légitimité aux députés européens et au président désormais élu de la Commission. Cette avancée démocratique importe plus que les discours racornis sur une « nationalisation » du scrutin. Donc, de l'Europe.
En classe « optimiste »
En classe « optimiste »
N'en déplaise à Jean-Luc Mélenchon, qui l'avait méchamment qualifié de « capitaine de pédalo », François Hollande mérite plutôt l'inscription en classe « optimiste ». À la veille du deuxième anniversaire de son élection à la présidence de la République, il a résolument hissé les voiles de la confiance en déclarant au JDD : « Si le redressement n'est pas terminé, le retournement économique arrive ». Et avec lui, une deuxième phase du quinquennat répondant aux attentes des Français. Le pari est risqué. Trois années suffiront-elles à gommer les ratés des deux années initiales du quinquennat ?
L'audacieuse prophétie du président sur le redressement économique ne va-t-elle pas plutôt l'exposer aux lazzi après d'autres périphrases hardies, mais avortées, sur « l'inversion de la courbe du chômage », « la pause fiscale » ou « la reprise qui se fait sentir » ? Le vrai handicap pour François Hollande, qui en appelle à la confiance des Français, va être de les faire adhérer à un discours dévalué par de nombreuses « corrections ». De quel retournement s'agit-il pour ce Président qui vient de tout remanier sous la contrainte plus que par envie ?
La garde rapprochée élyséenne s'évertue, avec une servilité proche du ridicule, à brosser le portrait d'un Président habité (enfin) par la fonction, s'apercevant au bout de deux ans de mandat qu'il avait sous-estimé la crise et « l'héritage ». Autant d'excuses plus accablantes qu'atténuantes car témoignant d'imprévoyance après les multiples mises en garde de la Cour des comptes, déjà sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy.
Impossible, donc, de souscrire aveuglément à l'optimisme hollandais. Même si nous approchons d'une fin de cycle avec le retour probable de la croissance. Le seul problème est que le salut ne viendra pas seulement des autres et que la France s'y prépare insuffisamment à travers un plan d'économies ne couvrant pas le coût des mesures de relance de l'activité. La crainte réside dans des ponctions supplémentaires qui freineraient la consommation. Le slogan tellement galvaudé – « Le changement, c'est maintenant » – mérite décidément une précision : maintenant, c'est quand ?
Le « retournement » c’est maintenant !
Le « retournement » c’est maintenant !
Ce 6 mai, jour de la Sainte-Prudence, marque le deuxième anniversaire de l’élection de François Hollande, porté à l’Elysée par une majorité de Français politiquement bien imprudents. Dans un entretien « informel » qu’il a accordé pour cette occasion au JDD, le plus impopulaire chef d’Etat de la cinquième République nous annonce une nouvelle renversante : « On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, le redressement n’est pas terminé, mais le retournement économique arrive. » Après avoir été le seul, en juillet dernier, à apercevoir la pointe des oreilles d’une croissance fugitive (et toujours en fuite), après nous avoir assuré que la courbe du chômage allait s’inverser fin 2013 et après avoir été à chaque fois démenti, Hollande récidive : il nous annonce maintenant le « retournement « économique.
En matière de retournage, l’hôte de l’Elysée en connaît un bout : il excelle à tordre verbalement la réalité. Cela lui a réussi puisque ce détournement des faits l’a conduit au plus haut sommet de l’Etat.
Mais qui parle de mensonge ? Il s’agissait « d’ignorance ». C’est du moins l’explication que Jean-Christophe Cambadélis, nouveau patron du PS, avance, pour essayer de dédouaner le président de la République de ces deux années de désespérante inertie. « Nous, les socialistes, n’avions pas pris totalement la mesure, pendant la campagne présidentielle, de la tenaille dans laquelle était prise la France. »
Hollande ne savait pas. Lui qui côtoie au plus haut niveau des dirigeants du monde politique et économique depuis 35 ans. Lui qui, élu député de Corrèze pour la première fois en 1988, occupa d’emblée le poste de secrétaire de la Commission des Finances. Lui, ex-premier secrétaire du PS durant onze ans, (1997 à 2008) et qui « déjeunait deux fois par semaine en tête à tête avec Lionel Jospin » lorsque celui-ci était Premier ministre (1997-2002), « pour parler des affaires de l’Etat ». Il ne savait pas, lui dont les amis énarques peuplent la haute administration du pays et les organismes internationaux. Comme par exemple Pascal Lamy, ancien patron de l’OMC et grande figure de l’élite mondialisée. Ou Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes. Ou, proche parmi les proches, son copain Pierre Jouyet, ex-ministre de Nicolas Sarkozy.
Néanmoins, malgré cet entourage choisi de gens si bien informés, notamment sur la situation financière de la France – qu’un Pascal Lamy ou un Didier Migaud ont d’ailleurs souvent radioscopée –, Hollande ne savait rien de « ses déficits colossaux », de « sa politique industrielle à la traîne », et des « exigences des marchés financiers ». On lui cachait tout ?
Amère commémoration
En 2012 son déni des réalités économiques relevait bien sûr du mensonge délibéré, cyniquement et dangereusement démagogique. Ceux qui l’ont cru se sentent aujourd’hui floués. D’où la colère de tant de ses anciens électeurs, que certains députés du PS se sentent obligés de relayer. Ce qui donne, au moment de voter le plan de rigueur – cinquante milliards d’euros dont, entre parenthèses, personne ne sait encore dans quelles dépenses ils seront prélevés – une abstention de 41 députés PS. Et 12 écologistes, 3 chevénementistes et 12 Front de gauche qui ont voté contre. Fissure inhabituelle dans une majorité présidentielle. Et les fissures, ou on les colmate sur le champ ou elle risque vite de s’élargir. Ce qui pourrait bien se produire lors des prochains votes sur les autres volets de la politique de Manuel Valls.
Mais de tout ça, Hollande n’en a cure. Il continue d’user des mêmes subterfuges retors et amoraux. Visiblement, il n’en connaît pas d’autres… Après le reniement, le remaniement, voici donc le « retournement ». Un mot qui continue de rimer avec la troisième personne du verbe mentir à l’indicatif présent.
François Hollande, nous dit-on, « n’a jamais aimé regarder derrière lui ». Vu les décombres qu’à la tête du PS comme à celle de l’Etat il a accumulés, cela vaut sans doute mieux pour lui. En cette journée anniversaire, il ne s’appesantira donc pas sur le bilan des deux années écoulées. L’hypnotiseur élyséen préfère casser le rétroviseur et ressortir sa vieille lanterne magique pour évoquer les prochaines années de son quinquennat qui, promis, juré, craché, « seront celles de la reprise, de la croissance, de la transition énergétique, des réformes sociales et des réformes structurelles ». C’est sa façon charlatanesque de « réenchanter le rêve français » : faire miroiter des promesses qu’il sait, de sa part, intenables. Le grand bluff, toujours. Hollande ou le virtuose de l’illusion d’optique !
Ces deux années de gouvernement socialiste, les Français l’ont fêté à leur manière lors des dernières municipales. En jetant le gâteau d’anniversaire à la tête du chef de l’Etat ! Une autre célébration du même genre aura sans doute lieu le 25 mai prochain… Avec un nouvel entartrage électoral annoncé. La mandature de François Hollande ressemble de plus en plus à un film burlesque ne faisant rire personne.
Députés en stage
Députés en stage
Le stage est le passage obligé des temps modernes. Personne n’y échappe. Personne sauf les députés. Eux qui légifèrent sur tous les aspects de la société décident souvent sans vraiment connaitre le sujet. Ils ne sont par exemple que 10% à avoir une expérience en entreprise. Cette lacune va être comblée puisqu’une association, « Entreprise et Progrès », a décidé de leur proposer des stages. Durant leurs vacances, ils pourront donc discuter avec les PDG et découvrir la vie économique. Le bien-fondé de l’initiative est évident. D’ailleurs, elle devrait être étendue aux ministres, M. Montebourg en tête. Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dit pourtant qu’en dépit de ces stage intensifs, les patrons hésiteront à confier aux parlementaires les rênes de leur boite.
Deux années gâchées
Deux années gâchées
Que reste-t-il des espoirs de ceux qui, il y a deux ans jour pour jour, avaient porté François Hollande à l’Elysée ? Un pouvoir impopulaire et disqualifié, des chômeurs plus nombreux que jamais, des impôts devenus insupportables, des indicateurs économiques et budgétaires à la dérive.
Que reste-t-il des deux années de gestion de François Hollande ? Le sentiment de promesses successives aussi vite lancées, aussi vite oubliées. La certitude de vraies erreurs initiales de politique économique, la réalité d’un choc fiscal historique et l’instauration d’un climat d’hostilité, devenue méfiance, entre le pouvoir et les entreprises.
Et au total, chez beaucoup de Français le sentiment qu’il est impossible dans ce monde ouvert d’obtenir des résultats, pas plus de la part de la gauche que de la droite en son temps. Ce parallèle est évidemment trompeur : la majorité précédente a dû gérer le pays au milieu d’un gigantesque ouragan sur l’économie mondiale, alors que la gauche peine à le gérer en dépit du retour de la croissance partout dans le monde développé. Il n’empêche : le sentiment est là d’un grand découragement, d’une grande impuissance.
Ce qu’il reste après cette première phase du quinquennat ? Trois petites années – sauf accident politique ou institutionnel – pour qu’émerge une offre politique alternative issue de l’opposition, une offre qui n’existe pas encore mais qui nous sorte des demi-mesures, des jeux de rôle avec l’opinion publique, des finasseries avec Bruxelles. Trois années à peine pour que se renforce un corpus idéologique fondé sur l’audace, sur la réforme en profondeur, en supportant la réalité que tous nos voisins ont affrontée. Dans la plupart des pays, on appelle cela le libéralisme.
Comme tous ses autres collègues du gouvernement, dont aucun n’a jamais tenu le moindre poste de responsabilité dans une entreprise, Montebourg n’a jamais créé un seul emploi de sa vie : pas un. Mais il sait comment il faut parler aux chefs d’entreprise – pardon, il sait comment les admonester, les engueuler, les fustiger, les morigéner… – pour les inciter à investir en France, créer des emplois et générer de la richesse… Le moins qu’on puisse dire est qu’il s’y prend plutôt mal !
Montebourg « redresseur » des capitalistes
- Montebourg sermonne le patron d’Alstom pour mensonge et « manquement à la déontologie nationale »…
- Montebourg pourfend le patron de Numéricable pour manque de patriotisme fiscal…
- Montebourg admoneste le patron de Mittal dont « il ne veut plus en France »…
- Montebourg fait la leçon à la famille Peugeot, comparant le groupe PSA Peugeot-Citroën à un « malade imaginaire »…
- Montebourg engueule les dirigeants de Sanofi…
- Montebourg fustige les groupes pétroliers Shell et Total…
- Etc.
Montebourg « dompteur » du capitalisme
Bref Montebourg s’en prend à tous les patrons qui, échaudés par les orientations politiques du gouvernement, et inquiets des aboiements du ministre de l’économie (oui, je sais cela fait drôle de savoir que c’est Montebourg qui a en charge l’économie française !), préfèreront sans doute aller investir en Grande-Bretagne, au Pays-Bas ou en Allemagne… Belle image de la France en tout cas. Tellement dégradée que même le pauvre Fabius se croit obligé d’aller jouer les hôtesses dans les aéroports. Pathétique.
Le post-capitalisme performant de Montebourg
Désormais connu dans le monde entier, non pas pour son sauvetage de l’industrie française mais pour ses coups de gueule contre-productifs, Arnaud Montebourg non seulement ne « redresse » rien mais achève de détruire ce qui marchait encore. Son capitalisme redressé à la sauce keynésienne et à la mode « Piketty post-marxiste » (voir image ci-dessus) est une catastrophe qui mène le pays à la ruine.
Montebourg ne fait d’ailleurs pas que décourager les entrepreneurs, détruire l’initiative et torpiller la croissance et la création de richesse. Il fait même plus : par ses aboiements intempestifs, il achève de discréditer la parole d’un État qui n’a évidemment pas à s’exprimer sur ce ton ni à s’exprimer comme un voyou. Le « détecteur de mensonges », dont il menace le directeur d’Alstom, c’est aux membres du gouvernement qu’il faudrait l’appliquer en premier ! Leur « Parole » est totalement discréditée.
« Nous défendons l’emploi, l’emploi, l’emploi » répète inlassablement Montebourg, comme pour essayer de se convaincre lui-même qu’il sait comment on les crée. Ce qu’il ne voit pas c’est que les fermetures d’usines, les destructions d’emploi et le manque à gagner fiscal sont la conséquence mécanique de ses propres choix idéologiques et anticapitaliste périmés.
Qu’il arrête donc de donner des leçons aux chefs d’entreprises ou de grands groupes industriel qui, eux, créent et gèrent des milliers d’emplois et distribuent des salaires et du pouvoir d’achat alors que Montebourg est une charge nette pour le pays. Qu’il se taise et qu’il s’en aille créer sa propre entreprise.On verra alors comment il s’y prend pour créer des emplois.
lundi 5 mai 2014
SÉCURITÉ ROUTIÈRE ? MON CUL !!
Arrivé à ce stade, il faut savoir se révolter.
Il faut se mobiliser contre de telles pratiques outrancières, qui ne visent que le portefeuilles des conducteurs.
Si vous rencontrez ce genre d'attelage, descendez de votre véhicule et cognez, tapez.
C'est inadmissible.
CES SALAUDS NE MÉRITENT AUCUNE
INDULGENCE, JE SOUTIENDRAI TOUT
CONDUCTEUR QUI LEUR CASSERA
LE GUEULE.
MORT AUX CONS
Des mots pour trois ans
Des mots pour trois ans
Au fond, il n’est pas si difficile de gouverner. Beaucoup surestiment l‘exercice, convaincus de la nécessité d’une vision. En fait, un dictionnaire des synonymes suffit. Ainsi, le terme « inversion » étant usé jusqu’à la corde, on y substitue désormais « retournement » qui a le mérite de sonner neuf. Afin que le Président ne se fatigue pas inutilement, nous lui proposons, en toute modestie, quelques phrases qu’il pourra distiller dans ses confidences. Elles disent la même chose mais en des termes différents, ce qui est l’essentiel : « Le renversement est proche »… « La tendance est au bouleversement »… « L’amélioration est patente »… « La croissance est en mutation »… « Le revirement s’annonce »… Arrêtons là la liste. Cela devrait suffire pour terminer le quinquennat.
Le conte de fées du Président
Le conte de fées du Président
Il était une fois un président-rigolo qui devait gérer un pays ramollo. Il était gai, le président-rigolo : il faisait des blagues, et ça marchait souvent. C’est ainsi qu’il avait dit : « Moi, je vais réenchanter la France. » Les électeurs l’avaient cru, ils avaient voté pour lui, et depuis, les Français étaient à chaque instant un peu plus désenchantés. C’est ça qui est rigolo.
Là où il est fort, le président-rigolo, c’est qu’il est d’autant plus drôle que les sujets sont arides. Sur le social, il a été super-marrant en parlant d’inversion de la courbe du chômage. Sur les impôts, son gag triomphal s’appelle « la pause fiscale ». Et sur la croissance, son meilleur sketch l’an dernier, ce fut « la reprise est là ».
Un jour, le président-rigolo prend une veste historique à des élections. Et il se rend compte qu’avoir un pays ramollo, c’est un problemo. Alors il change tout : ses proches, son gouvernement, ses ministres, son parti, tout. Et il leur dit : « Assez rigolé, on va redresser le pays. Pour de vrai. » Il troque ses mots en « o » (rigolo, socialo, ramollo) contre des mots en « é » : stabilité, responsabilité, solidarité, resserré. Son but, accrocher à son vocabulaire le mot « crédibilité », qui lui permettrait enfin d’être pris au sérieux et de gagner la confiance des Français, de Bruxelles, des marchés. Il s’entraîne un peu, prend un Premier ministre qui n’arrête pas de penser austérité, volonté, autorité, que des mots en « é ». Et patatras : alors que l’économie se traîne au point d’inquiéter nos voisins et partenaires, le président-assez-rigolé dérape et assure, à peine la cure de sérieux entamée, que le pays est déjà en phase de retournement. Terminée la crédibilité, envolée la confiance. Moralité : chassez le naturel, il revient… « au galo ».
Question posée par Thérèse Khoury, Paris, France
S'il est un mot dont l'étymologie reste des plus obscures, c'est bien celui de « jazz ». De nombreuses hypothèses ont été avancées sur son origine controversée et incertaine. Le terme serait d'origine africaine, et viendrait soit de jasi qui signifie « vivre à toute allure », soit de jaiza (« son lointain des percussions »). Il pourrait aussi provenir du nom d'un esclave, Jas, qui vivait vers 1820 dans une plantation du sud des États-Unis ; ou bien de Jasbo, surnom que l'on donnait à des musiciens de La Nouvelle-Orléans, le berceau de ce courant musical. Ou encore, il serait dérivé d'un mot créole formé sur le verbe français « jaser » dont jazz découlerait indirectement (il s'établirait en effet comme une conversation spontanée entre les instruments de musique).
Par ailleurs, on évoque aussi souvent un sens dialectal (région de La Nouvelle-Orléans) obscène au verbe anglais to jazz : copuler. Certains lexicologues renvoient à un argot en usage vers 1880 dans cette même région qui signifierait « exciter » - avec une connotation rythmique et érotique. Et l'on pense aussitôt à André Gide qui, dans ses Feuilles de route (1896), écrit à propos de la musique nègre : « de véritables morceaux de rythme bizarrement haché de syncopes, qui affole et provoque les bondissements de la chair ». D'autres le font remonter à l'expression « Jazz-Belles », déformation de Jezabel, utilisé par les francophones de La Nouvelle-Orléans pour désigner les prostituées. Enfin, une dernière hypothèse, avancée par le pianiste américain Garvin Bushell dans son ouvrage Jazz from the Beginning : jazz viendrait de jass, l'apocope de jas min et se rapporterait à cette fleur que l'industrie cosmétique française - à l'époque bien implantée à La Nouvelle-Orléans - utilisait pour ses parfums.
En définitive, le seul point qui fait l'unanimité, c'est que le mot a été popularisé à partir de 1917 grâce au quintette de musiciens Original Dixieland Jazz Band.
Par ailleurs, on évoque aussi souvent un sens dialectal (région de La Nouvelle-Orléans) obscène au verbe anglais to jazz : copuler. Certains lexicologues renvoient à un argot en usage vers 1880 dans cette même région qui signifierait « exciter » - avec une connotation rythmique et érotique. Et l'on pense aussitôt à André Gide qui, dans ses Feuilles de route (1896), écrit à propos de la musique nègre : « de véritables morceaux de rythme bizarrement haché de syncopes, qui affole et provoque les bondissements de la chair ». D'autres le font remonter à l'expression « Jazz-Belles », déformation de Jezabel, utilisé par les francophones de La Nouvelle-Orléans pour désigner les prostituées. Enfin, une dernière hypothèse, avancée par le pianiste américain Garvin Bushell dans son ouvrage Jazz from the Beginning : jazz viendrait de jass, l'apocope de jas min et se rapporterait à cette fleur que l'industrie cosmétique française - à l'époque bien implantée à La Nouvelle-Orléans - utilisait pour ses parfums.
En définitive, le seul point qui fait l'unanimité, c'est que le mot a été popularisé à partir de 1917 grâce au quintette de musiciens Original Dixieland Jazz Band.
"Ridicule", ou la grande imposture
Suis-je fou, parano? Je ne vois, dans l’approche du vote du Parlement européen qu’une immense comédie, supercherie, imposture, destinée à préserver des petits privilèges et rentes de situation au nom d’une Europe bradée, bafouée, ridiculisée. "Ridicule" : c’est ainsi que la tête de liste de Marseille, M. Muzelier a qualifié Laurent Wauquiez au sujet de son ouvrage sur l’Europe, tout doit changer, dont j’ai déjà souvent parlé. Au contraire, je trouve l’ancien ministre courageux et intelligent d’ouvrir un débat de fond et à mes yeux, le terme de ridicule s’applique plutôt aux apparatchiks bornés qui refusent la discussion. Comédie, arnaque? Désigné par les partis politiques dans le cadre d’un scrutin de liste, ce Parlement n’a, à mes yeux, aucune légitimité populaire ou démocratique. Il ne sert qu’à caser ou recaser des politiciens au rancard et des lèche-botte. Quant aux partis anti-système, protestataires, anti européens, dits extrémistes, il sont la quintessence de cette hypocrisie: ils se disent contre l’Europe mais ils profitent de ce soi disant Parlement et de ce mode de votation anti démocratique pour placer leurs profiteurs à eux. Le pire de tout, ce sont ces vieux politiciens, battus partout, dont le peuple ne veut plus ou n’a jamais voulu, qui vont se retrouver un fromage grâce à cette machine à recycler. Et ils en sont fiers, et ils se pavanent… Par ces méthodes, tous ces gens qui prétendent "construire" l’Europe la bafouent, lui crachent dessus, la rendent insupportable. L’absurdité atteint son comble quand on sait que chaque pays désigne ses parlementaires selon son propre système électoral. Quelle légitimité politique peut avoir un Parlement élu dans ces conditions? Moi qui suis un Européen sincère et désintéressé, croyant à l’unification politique de l’Europe, je suis pour une assemblée européenne élue démocratiquement par les peuples au scrutin uninominal par circonscriptions dans toute l’Europe, avec interdiction pour toute personne ayant déjà assumé un mandat national de se présenter, la soumission de la bureaucratie bruxelloise au pouvoir démocratique, et un partage des compétences intelligent entre l’Europe et ses Etats. Ridicule, moi aussi, à mon petit niveau? Eh bien j’en suis fier!
Junckerschulz président !
Junckerschulz président !
La campagne pour les européennes est en cours, même si elle se déroule dans l'indifférence quasi-générale… La nouveauté induite par ce scrutin, c'est que le Conseil européen (les chefs d'État et de gouvernement) devra – en principe – désigner comme président de la Commission le candidat du parti arrivé en tête en nombre de sièges au Parlement.
Ce sera donc le conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker ou le social-démocrate allemand Martin Schulz. Sur le papier, voilà qui est clair : un homme de droite (en fait, de centre droit) contre un homme de gauche (en fait, de centre gauche).
Mais les mauvais esprits – certainement des eurosceptiques – font remarquer qu'au Parlement européen, depuis belle lurette, la quasi-totalité des textes sont approuvés, après négociations, par une large majorité de compromis réunissant le PPE (les conservateurs, dont l'UMP), qui soutient aujourd'hui Juncker, et le PSE (les sociaux-démocrates et socialistes), qui soutient aujourd'hui Schulz. Cette culture du compromis est d'ailleurs présentée par ses tenants comme une forme supérieure – sans doute tocquevilienne – de démocratie.
La conclusion, c'est qu'on peut se demander à quoi cela sert, en pratique, d'envoyer à Strasbourg 10 ou 20 députés pro-Juncker de plus que les pro-Schulz, ou l'inverse, puisque tout finira par un admirable compromis – ou consensus – euroresponsable. Ah, oui, cela permettra de savoir qui, de Juncker ou Schulz, présidera la Commission. Voilà qui change tout… pour l'un des deux.
Le pacte de la double peine
Le “pacte Valls” ne touche pas au nombre de fonctionnaires, ni aux 35 heures, ni à l’aide médicale aux clandestins… Il rationne ceux qui paient le plus d’impôts.
Après les levées massives d’impôts, le rationnement. Ce sont toujours les mêmes qui paient, ceux qui travaillent et supportent l’impôt ou ceux qui, par leur travail, ont constitué leurs retraites et continuent de payer leurs impôts tout en voyant les prestations des uns ou les pensions des autres rabotées. Double peine. Et pour le bénéfice de qui ? Le “pacte” que Manuel Valls soumettait, ce mardi, à l’Assemblée n’est le sien que par un artifice de présentation. Il a été préparé par ceux qui l’ont précédé à Matignon comme à Bercy, avec les consignes de l’Élysée. Après 55 milliards d’impôts supplémentaires en trois lois de finances, il fallait annoncer 50 milliards d’économies. Les impôts, c’était Ayrault, les économies, c’est Valls.
Dès lors que l’on dit économies, on entend que c’est la “bonne direction”, le “bon sens même”, une “première” depuis quarante ans, le “tournant” du quinquennat, la “révélation” de la social-démocratie et même un “virage social-libéral”… Mais la part des prélèvements obligatoires dans notre PIB va-t-elle baisser ? Non. Exception faite de l’hypothétique réforme territoriale, le plan Valls ne comprend aucune refonte structurelle. Tout est soigneusement maintenu en l’état, en réduisant seulement crédits et dotations.
Le pacte, d’abord de confiance, puis de responsabilité, maintenant de stabilité, respecte tous les interdits. Il ne réduit pas le nombre de fonctionnaires, et s’il les maltraite en gelant le point d’indice, sans pouvoir toucher ni à l’ancienneté ni à l’avancement, il aurait pu ne pas remplacer les agents qui partent en retraite, ce qui permettrait de rémunérer la performance et le mérite des autres. Il se défend de le faire. De même qu’il ne tranche pas dans les aberrations du code des impôts ni dans celles du code du travail, mais accroît en revanche le nombre des inspecteurs du travail et leur champ de compétence, c’est-à-dire celui de leurs interventions.
Héritage direct du gouvernement de Lionel Jospin et de Martine Aubry, la contrainte des 35 heures subventionnées n’est même plus citée nulle part, comme si elle ne coûtait plus 20 à 23 milliards d’euros par an en aides directes ou indirectes, comme si elle n’avait pas détruit quelque 500 000 emplois industriels en dix ans et ramené la part de l’industrie manufacturière dans notre PIB à moins de 10 % (9,3 % exactement, soit la moitié de ce qu’elle représente en Allemagne, 18,7 %, selon les chiffres cités par Jacques de Larosière, ancien directeur général du FMI, dans notre précédent numéro). On ne peut pas vouloir stimuler le travail tout en perpétuant le tabou des 35 heures. La droite avait tenté de contourner l’obstacle en libérant les heures supplémentaires par leur défiscalisation. La gauche s’est empressée de supprimer ce dispositif pour revenir aux 35 heures pures et dures. L’emploi en paie le prix.
Autre tabou légué par les années Jospin, l’aide médicale de l’État (AME) — qui fait notamment l’objet du dossier de ce numéro : destinée aux immigrés sans papiers, c’est-à-dire illégalement présents sur notre territoire et normalement poursuivis à ce titre, cette allocation aura eu deux effets directs depuis son instauration, en 2000 : elle a fait passer le nombre de ses bénéficiaires de moins de 100 000 par an au début à près de 300 000 maintenant, pour une dépense qui approchera le milliard d’euros cette année, selon l’enquête de Claude Goasguen, député UMP de Paris. À cette charge publique s’est ajouté l’engorgement des établissements hospitaliers, notamment parisiens, par une population à 95 % étrangère à l’espace européen, laquelle considère que le moindre soin dans les services d’urgence est un dû, plus encore qu’un droit.
La droite avait cherché à endiguer le phénomène en instaurant un droit, minime, d’entrée, ce qui avait stabilisé le nombre de bénéficiaires. La gauche a supprimé ce droit dans le mois de son arrivée — elle n’avait rien de plus pressé — et le plan Valls maintient ce dispositif intact, ce qui continue de gonfler les dépenses médicales et sociales (à travers l’afflux des clandestins) que ce même gouvernement entend d’autre part rationner…
Les 20 milliards d’euros des 35 heures ou le milliard de l’AME ne sont que des exemples. Mais cumulés année après année, cela représente des sommes considérables qui ne vont pas au redressement de la compétitivité du pays, encore moins au renforcement de ses moyens. Un pays qui doit emprunter quelque 200 milliards par an pour ses dépenses de fonctionnement et qui doit en débourser 50 pour payer les intérêts de sa dette n’a évidemment pas les ressources indispensables ni les ressorts politiques pour empêcher un leader mondial français comme Alstom d’être racheté par un groupe étranger.
Du rêve au cauchemar
François Hollande affronte une grave crise de défiance. Il a été conspué à Carmaux, patrie de Jean Jaurès. Deux ans plus tôt, il y avait été reçu tel un héros. À l’Assemblée, les députés socialistes vitupèrent ce président insaisissable qui les a déçus. Des ministres tiennent en privé des propos que l’on serait gêné de rapporter. Le mot amateurisme est prononcé.
Ces humeurs peccantes sont le reflet de l’opinion. François Hollande remporte la triste palme du président le plus impopulaire de la Ve République. « Nicolas Sarkozy s’était fait beaucoup d’ennemis, mais il n’a jamais perdu le socle dur de ses électeurs. Hollande, lui, est lâché par les siens », déplore un élu socialiste.
L’amertume vient de la défaite aux municipales. Un véritable tremblement de terre. C’est le mur porteur du socialisme, patiemment construit depuis les années 1970, qui s’est tout d’un coup rompu. Et la glissade va continuer : aux européennes, aux régionales, aux sénatoriales. No future !
Alors, les moutons deviennent des loups. À qui la faute ? À François Hollande, pardi ! Discrédité pour n’avoir pas tenu ses promesses de campagne : rendre la France « plus juste, plus forte, plus solidaire ». Coupable d’avoir leurré le pays avec son inversion de la courbe du chômage répétée comme une antienne. Blâmable d’avoir grugé les députés : on redresse pendant deux ans et ensuite on redistribue. En clair, on redevient de bons socialistes dépensiers, alors que les caisses sont vides.
Au lieu de cela, il faut faire 50 milliards d’économies et pour financer la baisse des prélèvements des entreprises, on touche au pouvoir d’achat des retraités, on gèle les aides au logement, le traitement des fonctionnaires, coeur de l’électorat. « Réenchanter le rêve », disait le candidat. C’est le cauchemar.
Le président s’apprête à passer le cap des deux ans à l’Élysée dans les pires conditions. Sa seule planche de salut s’appelle Manuel Valls, qui doit, sans trembler, mettre en musique la politique de l’offre énoncée par François Hollande en janvier. C’est la seule chance de crédibiliser la France en Europe.
Manuel Valls a déjà obtenu un vote de confiance de sa majorité. A-t-il raison d’en exiger un autre sur le programme de stabilité (les 50 milliards d’économies qui seront réalisées entre 2015 et 2017) ? Juridiquement, il n’en avait pas besoin, mais politiquement, il devait conforter son autorité. Il n’a pas ménagé sa peine pour séduire les réfractaires.
Ce n’est pas François Hollande qui pouvait les convaincre. Vendredi, trois députés proches de Martine Aubry signaient une tribune dans le quotidien Libération. Elle commençait par cette phrase : « Nous ne voterons pas le pacte de stabilité de François Hollande. » Des mots qui illustraient bien leur défiance envers l’Élysée.
Si la droite arrêtait de faire semblant
À quoi bon affecter de se satisfaire de l’Europe telle qu’elle est, lorsqu’on est le premier parti de France et qu’on aspire aux plus hautes fonctions ?
Ce n’est pas parce que la droite a gagné les élections municipales qu’elle a compris ce que ses électeurs attendent d’elle. Ce n’est pas parce que l’UMP a remporté un nombre record de mairies que ce parti a décidé d’arrêter d’éluder un certain nombre de sujets sensibles pour les Français. Ce n’est pas parce que les vieux démons de la division qui rongent la droite se sont, pour l’heure, éloignés qu’il faut interdire le débat sur des idées qui fondent l’avenir de notre pays et de notre civilisation. L’immigration et la délinquance font partie de ces thèmes sur lesquels les électeurs attendent un discours plus clair des ténors de la droite. La famille, l’abrogation du “mariage pour tous” et le respect du cadre de la filiation également. Mais, pour le moment, c’est surtout l’Europe avec toutes ses dérives absurdes qui focalise l’attention des gens de droite et, au-delà, de tous les Français de bon sens. Dans moins d’un mois ils vont devoir élire des députés qui les représenteront à Strasbourg. Et ils n’entendent pas se comporter comme des “godillots”. Le bilan de la politique menée par la technocratie bruxelloise est dramatique comme l’a montré, la semaine passée, le sondage Harris Interactive réalisé pourValeurs actuelles et l’Institut Montaigne. Il est notamment terrible en matière de lutte contre l’immigration irrégulière, dans le domaine de l’emploi et, bien sûr, s’agissant de la croissance économique, à cause d’une politique monétaire inique.
Ce constat partagé par une très grande majorité d’électeurs de droite comme de gauche ne saurait être passé par pertes et profits. Le rôle des politiques, et notamment de ceux qui seront élus le 25 mai prochain, est de tenter de faire bouger cette Europe de manière à ce qu’elle réponde enfin au besoin de protection de ceux qui y habitent. Alors qu’aujourd’hui elle est devenue un motif de peur, de menace voire de régression. À côté de tous ces enjeux, la plate-forme européenne dévoilée la semaine dernière par l’UMP n’est pas seulement timide, elle est inodore, incolore et sans saveur. Une quarantaine de parlementaires, emmenés par Henri Guaino et Laurent Wauquiez, ont lancé un appel courageux pour que la droite arrête d’escamoter la question européenne. Comme ils l’écrivent : « Se résigner à inscrire la politique de la France dans le cadre d’une construction européenne à la dérive sans le changer profondément serait moralement inacceptable et politiquement intenable. »
Il n’est pas normal que, lorsque certains à droite parlent d’une sortie de Schengen, d’une refondation de l’Europe sur des bases plus réduites, d’une nouvelle politique monétaire avec un euro moins fort et d’une meilleure défense des intérêts commerciaux des Européens, ils se voient taxés de populisme. « Être un parti de gouvernement, ça veut dire être un parti responsable. Quand on est responsable de l’UMP, on ne peut pas dire n’importe quoi sur l’Europe », a affirmé Jean-François Copé à l’occasion du lancement de la campagne des élections européennes.
Mais être un parti de gouvernement, c’est aussi être à l’écoute de ses compatriotes. Sinon à quoi bon vouloir les représenter au Parlement européen. Les socialistes nous montrent chaque jour l’image d’une classe politique à bout de course, car totalement déconnectée de la sociologie du pays. À quoi bon affecter de penser tout le bien de l’Europe telle qu’elle est lorsqu’on est le premier parti de France et qu’on aspire aux plus hautes fonctions ? À quoi bon faire semblant, alors que les Français, dans une très grande majorité, voire les Européens, souhaitent une politique d’immigration restrictive, une politique commerciale protectrice et des politiques européennes spécifiques enfin efficaces, en matière d’énergie, de télécoms ou de transports ?
Il est sain que de tels débats aient lieu au sein d’une formation politique. Il est sain que certains s’expriment clairement et disent haut et fort ce que pensent leurs compatriotes plutôt que ce que l’on apprend à l’Ena. Il est sain que l’on sorte enfin des querelles de personnes dès lors que l’on débat sur des idées. Au lieu de chercher à couvrir ces discussions avec un couvercle de Cocotte-Minute, les ténors de l’UMP feraient mieux de respecter ceux qui apportent des idées nouvelles et qui cherchent des solutions concrètes aux problèmes que vivent, à travers les absurdités européennes, nos pêcheurs, nos agriculteurs, nos ouvriers, nos forces vives et nos familles. La droite s’honorerait en arrêtant de dissimuler et en étant enfin sincère avec ses électeurs. Sinon elle risque de faire le lit de candidats extrémistes.
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