Le geste
demandé aux partenaires européens doit s’accompagner d’un programme
détaillé de mise en œuvre des réformes aussi précis que possible et doit
faire l’objet d’un suivi rigoureux. C’est le rôle de la troïka (FMI,
Commission, BCE). Faire droit à la requête est aussi dans l’intérêt des
partenaires, car un refus conduirait inéluctablement à la sortie de la Grèce de l’UEM (union économique et monétaire) avec des conséquences largement imprévisibles,
à moins de l’assortir d’un programme d’assistance, aussi coûteux
qu’indispensable, pour circonscrire tout risque de « contagion ».jeudi 23 août 2012
La force du faible : l’Europe obligée d’accepter les demandes grecques pour éviter l'explosion de l’euro
Le geste
demandé aux partenaires européens doit s’accompagner d’un programme
détaillé de mise en œuvre des réformes aussi précis que possible et doit
faire l’objet d’un suivi rigoureux. C’est le rôle de la troïka (FMI,
Commission, BCE). Faire droit à la requête est aussi dans l’intérêt des
partenaires, car un refus conduirait inéluctablement à la sortie de la Grèce de l’UEM (union économique et monétaire) avec des conséquences largement imprévisibles,
à moins de l’assortir d’un programme d’assistance, aussi coûteux
qu’indispensable, pour circonscrire tout risque de « contagion ».La délinquance roumaine en France en augmentation de 70%
Les 20 000 personnes de nationalité roumaine mises en cause en 2011
représentent une augmentation de 69,35% par rapport à 2009, selon les
statistiques de la police judiciaire, publiées ce jeudi par le Parisien.
Près de 70% d'augmentation en deux ans. Le nombre de personnes de
nationalité roumaine mises en cause pour des faits de délinquance a
augmenté de plus de 69% entre 2009 et 2011, selon des statistiques de la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) publiées jeudi par Le Parisien.
Selon
ce qu'en rapporte le quotidien, les quelque 20 000 personnes de
nationalité roumaine mises en cause en 2011 représentent une
augmentation de 69,35% par rapport aux 12.000 qui l'avaient été en 2009.
La note de la DCPJ précise par ailleurs qu'"en 2011, un étranger mis en
cause sur dix est" un ressortissant roumain. Ce sont, ajoute la même
source, particulièrement pour des faits de cambriolages, d'escroqueries
et de vols à l'étalage, que ces personnes sont mises en cause. Quant aux
Roumains mineurs, leur délinquance a augmenté de 102,92% entre 2009 et
2011, soit plus de 5 000 mis en cause en 2011, avec "une concentration
près des grandes villes et des secteurs touristiques".
Violences envers les forces de l'ordre
Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Intérieur n'avait pas été en mesure, jeudi matin, de confirmer le contenu de cette note de la DCPJ, dont on reconnaît l'existence de sources policières.Déjà, en juillet 2011, des responsables policiers et de la justice s'inquiètaient de la délinquance "générée par les ressortissants roumains" en région parisienne qui, selon eux, explosait, se diversifiait et devenait violente à l'égard des forces de l'ordre.
Entre le 28 novembre 2011 et le 30 janvier 2012, vingt-cinq policiers roumains ont patrouillé en uniforme avec des policiers français dans les sites touristiques parisiens, et deux d'entre eux sont restés jusqu'au printemps dernier avec 8 autres déjà en place à la PP, spécialisés dans les investigations.
ARTICLE BIDON DE L'EXPRESS, MERCI CHRISTOPHE BARBIER !!!!
Depuis son intervention sur la Syrie, l'ex-président, malgré sa retraite, focalise toutes les attentions. Doit-il remonter sur le ring politique? L'Express cite six raisons (plus ou moins bonnes) pour qu'il reste éloigné de la vie politique. En voyez-vous d'autres?
Reviendra? Reviendra pas? Le petit monde politique s'agite et les communicants salivent en dessinant LE sorytelling de la rentrée: Nicolas Sarkozy pourrait faire son retour C'est sa prise de position, à la fois brève, distante et piquante, pour critiquer la politique de François Hollande sur la Syrie qui a nourri cette idée un peu folle. Revue d'arguments pas toujours sérieux contre le retour de Nicolas Sarkozy après avoir recensé les raisons de souhaiter un come back de l'ex-président.
1. Parce qu'il veut tenir sa parole. "En cas d'échec, j'arrête la politique. Oui, c'est une certitude.", assurait Nicolas Sarkozy en janvier alors que la campagne présidentielle faisait rage. Rebelote au mois de mars: "[Si je perds], je ferai autre chose. Mais quoi, je ne sais pas...", expliquait-il au micro de BFM et RMC. Puisque Hollande est élu, l'ex-président n'a plus qu'à se recycler s'il ne veut pas être pris en flagrant délit de contradiction avec lui-même.
2. Parce qu'il a envie de gagner plus (sans travailler plus). "[Président], je fais ça pendant cinq ans et, ensuite, je pars faire du fric, comme Clinton. 150 000 euros la conférence!", déclarait l'ex-chef de l'Etat en privé en 2008. Son ancien métier d'avocat paraît alors plus indiqué qu'un plein temps à la tête de l'UMP.
3. Parce que quelqu'un (Carla) le lui a dit. En 2010 déjà, dans un entretien au Figaro Madame, l'ex-première dame confiait ne pas souhaiter que son mari accomplisse un deuxième mandat présidentiel. "Peut-être ai-je envie de vivre ce qui nous reste à vivre dans une certaine paix.", glissait-elle. La dolce vita, pourquoi pas?
4. Parce qu'il a assez pris de coups pour ne pas avoir envie de s'immiscer dans le duel Fillon-Copé. La bataille pour la tête de l'UMP s'annonce sans pitié. Qu'il choisisse son camp ou qu'il se lance lui-même dans la course, comme le souhaitent certains ténors du parti, il aura du mal à esquiver les attaques. Battling Sarko est-il déjà prêt à encaisser?
5. Parce qu'à part de Gaulle, peu de politiques ont réussi leur come back. Giscard et Jospin s'y sont cassé les dents. Pour réussir, il faudrait que Nicolas Sarkozy ait l'étoffe de l'homme du 18 juin. Ou alors qu'il ait un coaching serré avec Dave...
6. Parce qu'on adore l'imaginer dans un nouveau costume.Diplomate, conseiller stratégique, gardien de chèvres ou jardinier, les hypothèses ne manquent pas.
Compte tenu de mon histoire personnelle et de ma position actuelle, je ne suis certainement pas en mesure de prendre part à la polémique sur les roms. Cependant je ne peux m’empêcher de relever le nouveau paradoxe de cet œil de Caïn, du « big brother » qui surveille l’Europe et s’exprime à travers les éditoriaux de la presse bienpensante, les commentaires quasi unanimes de la télévision et de la radio, les communiqués de Bruxelles, de Paris et du monde associatif, le discours politique et les jurisprudences diverses.
Sous l’ancien gouvernement, il était interdit de prononcer le mot rom, sous peine d’être accusé de discrimination. Un prêtre se disant ami des roms a été jusqu’à déclarer qu’il priait pour que « le chef de l’Etat ait un infarctus » : fait sans précédent je crois dans l’histoire de la République depuis sa proclamation en 1870. Un autre, plus haut dans la hiérarchie, a fait allusion à la Shoah à propos de la politique de démantèlement des camps illégaux de roms, tout comme d’ailleurs une commissaire européen. Un haut fonctionnaire de la République a été tout près d’être traîné devant la justice pour une circulaire comportant le mot rom. Un ministre, à l’époque, avait (sérieusement) inventé la formule PRISI « populations roumaines itinérantes en situation irrégulière» afin d’éviter le mot rom… Les citoyens, notamment Franciliens, pouvaient chaque jour côtoyer la réalité des bidonvilles insalubres sous les bretelles d’autoroute, les phénomènes de mendicité infantile, etc, etc. Cependant, le mot était interdit en public.
Aujourd’hui, le pouvoir a changé. Des hommes et des femmes aux intentions pures et généreuses (…) sont aux commandes de l’Etat. Dès lors, le mot rom est à nouveau autorisé. Ils annoncent en gros, quoi qu’on en dise, la même politique : le démantèlement des campements illégaux sur la base d’une décision de justice et le retour dans leur pays de ceux qui sont en situation illégale : normal, ce sont les lois de la République… L’enrobage diffère un peu il est vrai : on ouvre (comme il est prévu par les traités européens) le marché de l’emploi aux Roumains et aux Bulgares. Tout le monde est content et fait semblant de croire que cette mesure est destinée aux roms… Bien sûr… Cependant, aujourd’hui, plus rien n’est pareil. Le « méchant Sarko » s’en est allé, remplacé par des gens plein d’humanisme, et la bonne conscience européenne, apaisée, voit désormais les choses d’un tout autre œil…
A prendre avec dérision, bien sûr !
Le casse-tête du retour de la pub sur France Télévisions
Le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, a évoqué le possible
rétablissement de la publicité après 20 heures sur les chaînes
publiques. Cela dépendra de la décision de Bruxelles sur la taxe
télécoms.
Le gouvernement est dans une situation délicate. En cas de censure de Bruxelles, très vraisemblable selon Jérôme Cahuzac, l'État français devra rembourser 1,2 milliard d'euros aux opérateurs télécoms. En cette période budgétaire délicate, c'est un trou supplémentaire à combler. Pour y faire face, Jérôme Cahuzac a donc expliqué le dilemme. Soit l'État créé une nouvelle taxe soit il rétablit la publicité après 20 heures, ce qui lui évitera de verser à France Télévisions un complément de budget de 400 millions d'euros par an.
France Télévisions pas chaud
D'autant que le rétablissement de la publicité sur France Télévisions après 20 heures pose beaucoup de questions. Tout d'abord, le secteur traverse une période de crise avec une baisse des investissements publicitaires d'environ 5 % au premier semestre. Ensuite, d'ici à la fin de l'année, six nouvelles chaînes de la TNT financées exclusivement par la publicité devraient voir le jour. Un retour de la publicité sur France Télévisions handicaperait gravement leur lancement. Enfin, France Télévisions lui même n'y est pas très chaud. La raison en est simple: sa régie n'est pas sûre, dans un contexte de crise de retrouver sur le marché publicitaire les 400 millions d'euros perdus en 2009. Le groupe est davantage rassuré de recevoir cette somme du budget de l'État en compensation, comme c'est le cas depuis 2009.Rencontre Hollande / Merkel : plaies et bosses du couple franco-allemand 100 jours après l’élection du Président normal
Ce jeudi, François Hollande et Angela Merkel se rencontrent pour discuter de la Grèce, dont on attend qu’elle réalise 11,5 milliards d'euros de coupes budgétaires, alors que son Premier ministre voudrait obtenir un sursis de deux ans et renvoyer à 2016 le retour à l'équilibre budgétaire. François Hollande sera-t-il aussi offensif qu’au début de son mandat ? Y a-t-il eu une évolution récente par rapport aux premiers sommets ?
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| Toi, ta gueule le déplumé, même le ciel ne peut rien pour toi. |
Quelles sont les grandes dates qui marquent cette évolution dans la relation Merkel / Hollande ?
La rencontre ne sera pas suivie d’une conférence de presse, comme l’aurait apparemment souhaité l’Elysée. François Hollande tient-il plus à faire la promotion du « couple » franco-allemand qu'Angela Merkel ?
Au contraire, pourquoi souhaiterait-on communiquer sur cette rencontre à l'Elysée ?
Vous le disiez, la réunion de jeudi n'est pas susceptible de déboucher sur une décision forte. « Il ne faut pas attendre que l'on prenne les décisions essentielles », a d’ailleurs averti lundi le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert. Vue la difficile position de la chancelière vis-à-vis des membres de sa coalition et de l’opinion, Angela Merkel cherche-t-elle à gagner du temps pour ne pas subir les foudres de l’opinion publique et des membres de sa coalition ?
Hans Stark : Je n’irais pas jusque là. L’Allemagne n’est pas encore en campagne : la campagne électorale va débuter au printemps 2013. Evidemment, on se met dès aujourd’hui en position.
Pourtant, a priori, les marchés verraient de bonne augure un accord franco-allemand. M. Hollande et Mme Merkel ne sont-ils pas incités à une décision lors de ce sommet par la pression des « marchés » ?
Le président de la République n’a-t-il pas intérêt à se cacher derrière le refus de Mme Merkel pour ne pas faire supporter le poids de l’aide grecque à la France ?
M. Hollande plaidait pour le secours à la Grèce. Confronté à une situation économique délétère dans l’hexagone, le Président pourrait-il se servir des réticences allemandes afin de ne pas fournir ce coûteux secours à Athènes ?
Si l’Allemagne fait défaut, la France n’a pas d’autre choix que de faire de même. Dès lors, il ne s’agirait pas de se cacher derrière Mme Merkel mais tout simplement d’admettre que la France, étant donnée la situation politico-économique qui est la sienne, ne peut pas soutenir la zone euro à elle toute seule.
Ayrault joue l'apaisement sur le dossier des Roms
Ils auront accès à plus de métiers, mais les expulsions judiciaires des campements illicites continueront.
Matignon a fixé la ligne sur la question des Roms,
ces quelque 20 000 ressortissants roumains ou bulgares dont
l'installation en France, dans des campements de fortune, souvent en
violation de la propriété privée, occasionne des troubles insupportables
pour les riverains concernés.
Dès hier matin, en préambule à la réunion qu'il devait présider l'après-midi sur le sujet, Jean-Marc Ayrault
a promis «fermeté et humanité». Une déclaration aussitôt accueillie
comme une forme de soutien à Manuels Valls, très critiqué dans son camp
pour avoir fait expulser des campements illicites à Lille cet été.
Le
premier ministre s'est par ailleurs déclaré «favorable à une évolution»
des mesures transitoires qui restreignent l'accès des ressortissants de
ces pays au marché du travail en France. À ce jour, et jusqu'au
31 décembre 2013, ces étrangers, qui ne sont pas encore pleinement
européens, n'ont accès qu'à 150 types d'emplois dans des secteurs dits
«en tension».
Extension des secteurs professionnels accessibles aux Roms
Certes, on trouve dans cette liste nombre de métiers de main-d'œuvre, mais leur exercice y est très encadré. Parmi les conditions imposées: le versement par l'employeur d'une taxe à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii). Un frein à l'intégration de ces populations, estiment les associations humanitaires qui les soutiennent. En Italie et en Irlande, les autorités ont purement et simplement supprimé ces mesures transitoires, offrant aux «Roms» un accès sans réserve à leur marché de l'emploi.La France semble privilégier une solution intermédiaire. Lors de la réunion d'hier, en présence de neuf ministres, dont celui de l'Intérieur, Manuel Valls, l'hôte de Matignon a retenu le principe d'une extension des secteurs professionnels accessibles aux Roms et annoncé la suppression de la taxe pour les employeurs. A-t-il ainsi voulu limiter le risque d'«appel d'air» tant dénoncé par l'opposition? Beaucoup s'interrogent, quoi qu'il en soit, sur la portée concrète de telles mesures en période de crise. «Le gouvernement fait diversion», assure le député UMP de l'Yonne, Guillaume Larrivé.
Trouver des terrains
Quid, en effet, des 300 à 400 campements illicites qui concentrent, en périphérie des grandes villes, toute la misère de ces populations itinérantes s'adonnant souvent à la mendicité? D'un côté, le gouvernement déclare qu'il fera exécuter les expulsions ordonnées par la justice. De l'autre, il défend la doctrine du candidat Hollande de ne pas expulser sans proposition préalable de relogement.Les autorités s'activent donc pour recenser les terrains disponibles. Mais ces derniers manquent. Tous les gouvernements s'y sont cassé les dents. La France invite par ailleurs les pays d'origine de ces communautés à mieux prendre en charge leurs ressortissants. «Le gouvernement souhaite ouvrir des discussions avec ceux-ci», déclare Matignon.
En tout état de cause, les expulsions de Roms cesseront «au plus tard fin 2013», se félicite le collectif Romeurope, dont Jean-Marc Ayrault a tenu à recevoir hier les représentants. Le temps de la «stigmatisation» est peut-être révolu. Le problème des Roms est loin d'être réglé.
Samaras promet "un retour spectaculaire" de la Grèce (presse)
Le Premier ministre Grec Antonis Samaras affirme que son pays pourra
bientôt témoigner d'un "retour spectaculaire", dans une interview au
journal Bild à paraître jeudi.
"Bien évidemment, nous rembourserons
nos dettes, je le promets. Nous pourrons témoigner d'un retour
spectaculaire", déclare M. Samaras au quotidien à grand tirage.
Le
chef du gouvernement grec ose la comparaison avec la victoire de la
Grèce à l'Euro de football en 2004. "C'était un miracle", se souvient M.
Samaras.
Et de citer l'ancien entraîneur allemand de la sélection
grecque de l'époque: "Otto Rehhagel disait alors que le succès était le
résultat d'un mélange de valeurs typiquement allemandes, d'enthousiasme
grec et d'inventivité". "Donc, nous avons la bonne recette", conclut M.
Samaras.
Dans une interview qui doit paraître également jeudi dans le
quotidien Süddeutsche Zeitung Antonis Samaras, promet également que la
Grèce remboursera toutes les aides perçues et mettra en oeuvre les
réformes promises.
M. Samaras rencontrait mercredi le président de
l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker avant une rencontre vendredi à Berlin
avec la chancelière Angela Merkel et samedi à Paris avec le président
français François Hollande.
Roms : un accès à l'emploi restreint
L'accès à l'emploi des Bulgares et Roumains est en premier lieu restreint à une liste de 150 métiers dits "en tension", dans des secteurs où les employeurs peinent à recruter. Le gouvernement a annoncé un élargissement de cette liste. Ces métiers concernent notamment le BTP (ouvrier, couvreur, dessinateur...), l'hôtellerie (cuisinier, serveur...), l'agriculture et la pêche, l'industrie (soudeur, mécanicien...) et l'entretien. On trouve aussi dans cette liste des fonctions dans le domaine de l'informatique, de la banque et de la finance, ou encore du commerce et de la santé.
Les ressortissants bulgares et roumains ayant achevé avec succès, dans un établissement d'enseignement supérieur habilité au plan national, un cycle de formation conduisant à un diplôme au moins équivalent au master sont toutefois exemptés de la nécessité d'obtenir un titre de séjour et une autorisation de travail. Selon une enquête de l'agence des droits fondamentaux (FRA) de l'UE, réalisée dans onze pays européens et publiée en mai dernier, moins d'un tiers des Roms interrogés occupent un emploi salarié, et 80 % vivent dans un ménage menacé par la pauvreté.
"C'est la dernière chance de la Grèce", dit Juncker à Athènes
* Un délai dépend du rapport de la troïka - Juncker
* Juncker ne veut pas d'un 3e plan d'aide
* Samaras veut "un peu d'air"
* Merkel - Pas de décisions prévisible vendredi
Le président de l'Eurogroupe a
préservé l'espoir nourri par la Grèce de bénéficier d'un délai
supplémentaire pour mettre en oeuvre ses dures réformes mais
Jean-Claude Juncker l'a également prévenue: c'est sa "dernière
chance" d'éviter la faillite.
Confrontée à sa cinquième année de récession, la Grèce veut
bénéficier de deux années de plus pour pouvoir respecter les
engagements budgétaires convenus suivant un second plan d'aide
international de 130 milliards d'euros.
La troïka des bailleurs de fonds de la Grèce est composée de la Commission européenne, du Fonds monétaire international et de la Banque centrale européenne.
Juncker a également dit que le déblocage de la prochaine tranche d'aide dépendrait de la présentation d'une stratégie crédible d'assainissement des finances publiques.
"Pour ce qui concerne l'avenir immédiat, la balle est dans le camp des Grecs", a-t-il souligné. "En fait, c'est la dernière chance et les citoyens grecs doivent le savoir".
Quoique assorties d'avertissements multiples, les déclarations du patron de l'Eurogroupe sont plutôt de bon aloi pour le Premier ministre grec Antonis Samaras, qui plaide pour qu'on donne à la Grèce "un peu d'air", prière qui pour l'heure n'impressionne ni les Néerlandais, ni les Allemands.
"Soyons bien clairs: nous ne demandons pas plus d'argent; nous nous en tenons à nos engagements et au respect de toutes nos obligations", avait-il dit au Bild avant de rencontrer Juncker.
Néanmoins, le ministre néerlandais des Finances Jan Kees de Jager n'est pas favorable au principe d'un nouveau délai. "Si cela revient à retarder les réformes et les coupes budgétaires, alors ce n'est pas une bonne idée", a-t-il dit.
Après avoir accueilli Juncker, Antonis Samaras doit rendre visite vendredi à la chancelière allemande Angela Merkel puis samedi à François Hollande.
Ce dernier a abordé le dossier grec avec le Premier ministre britannique David Cameron mercredi lors d'une conversation téléphonique et les deux hommes se sont félicité des décisions récentes de la BCE.
"Tous deux ont salué les décisions récentes de la BCE et ont convenu que cela ne remettait pas en question la nécessité pour la Grèce de stabiliser sa propre économie et d'empêcher toute nouvelle conséquence néfaste pour l'ensemble de la zone euro", déclarent les services de Cameron dans un communiqué, sans préciser quelles sont les décisions de la BCE ainsi louées.
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| Sera - ce le baiser de Gethsémani ? |
Juncker pour sa part a admis que la Grèce souffrait d'une "crise de crédibilité" mais il a réaffirmé qu'il n'était pas question que le pays sorte de l'euro car ça ne l'aiderait en rien et en outre comporterait des risques de taille pour l'ensemble de la zone euro.
Il écarte également toute idée d'un troisième plan d'aide international, appelant plutôt la Grèce à accéréler les réformes structurelles et les privatisations.
Samaras de son côté a promis que son gouvernement présenterait bientôt - spécifiquement dans les semaines à venir - un programme d'austérité de 11,5 milliards d'euros environ sur les deux ans à venir.
Le programme fait déjà l'objet d'un accord de principe parmi les partenaires de la coalition au pouvoir mais y mettre la dernière main soulève des difficultés.
Samaras, dont les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND) dominent le gouvernement, tente depuis plusieurs semaines de trouver un accord avec ses partenaires du Parti socialiste (Pasok) et de la Gauche démocratique (Dimar), en particulier sur la diminution des retraites et la révocation contestée de 40.000 fonctionnaires. (voir et )
Ce programme une fois arrêté doit être présenté début septembre à la troïka et c'est en octobre qu'il sera décidé si l'aide financière continuera de soulager la Grèce. (Julien Dury et Wilfrid Exbrayat pour le service français)
mercredi 22 août 2012
Après la condamnation de la femme de Bo Xilai, la Chine censure le mot "sosie" sur Internet
Les autorités chinoises ont bloqué mercredi 22 août le mot "sosie" sur divers moteurs de recherche en ligne, pour contrer des rumeurs affirmant que l'ex-avocate Gu Kailai, jugée coupable lundi de l'assassinat d'un Britannique, était représentée au tribunal par une doublure.
La télévision d'Etat a diffusé quelques images de la quinquagénaire
déclarant à ses juges qu'elle acceptait le verdict. Mais la Chinoise,
également écrivain à succès, est apparue avec un visage bouffi et des
kilos en trop qui lui donnaient une apparence très différente de celle
qu'elle présente sur les photos anciennes.
De très nombreux internautes, convaincus qu'elle bénéficierait de
toute façon d'un traitement de faveur vu que son époux, Bo Xilai, a été
membre du Bureau politique central, ont alors propagé la thèse qu'un sosie de Gu Kailai avait été jugé à sa place. En réaction, les autorités ont préféré opter une nouvelle fois pour la censure afin d'éviter la propagation de cette idée.
UNE CENSURE RÉCURRENTE DANS LE PROCÈS GU KAILAI
Dans ce procès retentissant, Pékin a en effet multiplié les directives pour limiter les répercussions dans l'opinion publique. Les grands journaux ont ainsi reçu pour instruction claire de n'utiliser dans leurs pages que l'agence officielle Chine nouvelle, ainsi qu'il est d'usage en Chine pour les affaires sensibles.
Fragilisée par cette affaire, la Chine montre des signes de nervosité à l'approche du congrès du Parti communiste de cet automne, qui verra une transition politique se dérouler pour la première fois à l'ère des médias sociaux.
Hollande, de "l'idiot du village" au "grand homme"
"C'est l'ange de la vengeance qui serre les poings"
Aubry, "elle pleure tout le temps !"
Les effets de 40 ans de recours à la planche à billets passés sous silence
Voici une excellente nouvelle pour tous nos lecteurs adeptes de la fumette ! Une étude récente menée par des chercheurs de la University of Alabama à Birmingham a déterminé qu'un joint de marijuana par semaine pendant 49 ans ne nuit pas aux poumons.
Mais même si cinq décennies de fumette ne provoquent aucun dégât important à vos poumons, cela peut provoquer de gros dégâts à votre budget. En outre, un fort pourcentage des personnes qui ont participé à cette étude ne pouvait plus se souvenir de ce qu'était un poumon. "C'est ce truc qui permet d'inhaler de la marijuana, non ?" aurait répondu un participant à qui l'on demandait de décrire le rôle d'un poumon.
Blague à part.
L'information importante ici est qu'inhaler du cannabis pendant 50 ans n'est pas nécessairement bon pour la santé : le fait qu'un fumeur d'herbe depuis cinquante ans soit encore capable d'aspirer au travers d'une pipe à eau ne le prouve en rien. Pour notre part, nous appelons 50 ans de fumette une "mauvaise habitude". Comme la plupart des mauvaises habitudes de longue date, les conséquences se dévoilent de façon irrégulière et sporadique. Et souvent les conséquences se révèlent si lentement qu'on les remarque à peine.
Ainsi, pendant plus de 40 ans, le Trésor américain a imprimé des dollars, garantis par rien d'autre que du papier et de l'encre. C'est là une mauvaise habitude. Et pourtant, le dollar est encore là parmi nous et est toujours la monnaie de réserve. Il semble donc que cette mauvaise habitude là n'a fait aucun mal. Et cela est tout à fait vrai, tant qu'il vous importe peu de payer 4,33 dollars un Big Mac qui coûtait 50 cents en 1971.Vous avez bien lu. Le prix d'un Big Mac a augmenté de 866% depuis l'année où le président Nixon a mis fin à la convertibilité du dollar en or. J'ai mangé un Big Mac hier et, s'il était certes délicieux, il n'était pas 866% meilleur que le Big Mac que je mangeais en 1971.
"Nous vivons un âge d'or technologique," affirme Jim Grant, éditeur du Grant's Interest Rate Observer, "mais aussi dans une période sombre monétaire et fiscale... Si la science et la technologie avancent à toute vitesse, l'argent et le système bancaire reculent."
La preuve ? Un dollar datant de 1971 a perdu 88,5% de sa valeur. C'est là une mauvaise habitude. L'abrogation des droits constitutionnels est également une mauvaise habitude. Attiser la lutte des classes, militariser les appareils policiers, étendre le rôle du gouvernement dans le secteur privé, manipuler les taux d'intérêt au nom de la "politique monétaire", voilà de mauvaises habitudes.
Chose incroyable, toutes ces mauvaises habitudes se révèlent en même temps. En ce moment même. Sous nos yeux. Et pourtant, le ressenti de notre "poumon" national indique un fonctionnement tout à fait normal. De même pour notre vue, notre ouïe et nos autres signes vitaux. Nous nous sentons en pleine forme... même si nous entrons en phase terminale de notre maladie.
Mais ces mauvaises habitudes -- ces changements progressifs vers le pire -- produisent leurs conséquences néfastes si lentement que presque personne ne les remarquera... jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour les empêcher. Naturellement, personne ne connaît la date exacte à laquelle il sera "trop tard." Mais selon les recherches de Peter Turchin, les Etats-Unis s'approchent d'une sinistre échéance.
En effet, Turchin affirme que les Etats-Unis s'approchent d'une période de violents bouleversements. Il fonde sa prévision sur un champ d'études appelé "cliodynamique" qui identifie des schémas de comportements significatifs dans l'histoire d'une nation. Selon Turchin, les comportements américains opèrent dans un schéma sur 50 ans.
Turchin n'a pas donné le chiffre de 50 années au hasard. Il a rassemblé une somme importante de données historiques à propos d'incidents violents majeurs émaillant l'histoire américaine entre 1780 et 2010. Sa conclusion : un cycle de violences se répète tous les 50 ans en Amérique.
"Vers 1870, le Nord combattait le Sud lors de la Guerre de Sécession" explique livescience.com. "Un demi-siècle plus tard, vers 1920, l'agitation ouvrière, les tensions raciales et le sentiment anti-communiste ont provoqué une autre vague de violences. Puis, 50 ans plus tard, la guerre du Vietnam et le Mouvement des Droits Civiques ont déclenché un troisième accès de violences dans un conflit politique, social et racial.
"Pourquoi des cycles de 50 ans ?" demande livescience.com. "Après une période de violence soutenue [explique Turchin], les citoyens commencent à 'aspirer au retour de la stabilité et à une fin des combats.'... Le climat social dominant passe alors vers un arrêt de la violence à tout prix, et ceux qui ont directement fait l'expérience de la violence civile maintiennent la paix le temps environ d'une génération humaine -- 20 ou 30 ans. Mais la stabilité ne dure pas. Finalement, 'la génération marquée par le conflit meure ou prend sa retraite et une nouvelle cohorte se lève.'... Résultat : des périodes de conflits intenses ont tendance à réapparaître au bout d'une période d'environ deux générations (40-60 ans)."
"Mon modèle suggère," explique Turchin, "que le prochain [pic de violence] sera pire que celui de 1970 parce que les variables démographiques telles les salaires, le niveau de vie et un certain nombre de mesures de confrontations intra-élites sont bien pires cette fois-ci... Après ces huit dernières années, remarquez comment le discours de notre classe politique est devenu fragmenté. C'est sans précédent depuis ces 100 dernières années. Par conséquent, pratiquement selon toutes les mesures, il existe des pressions sociales vers l'instabilité bien pires qu'il y a 50 ans."
Mais il y a une lueur d'espoir à tout cela : après le prochain pic de troubles civils -- le pire de l'histoire -- nous sommes sensés avoir une pause de 50 ans jusqu'au prochain. Pour certains d'entre nous, cela signifie une fumette sans soucis pendant 50 ans.
Récession ou économie en amélioration pour les Etats-Unis ?
“Les chiffres de l’emploi, du secteur de l’immobilier et du pouvoir d’achat des ménages sont les signes d’une croissance plus rapide, ce qui a aidé à réduire la demande sur les valeurs refuge de telle sorte que les rendements de références des bons à 10 ans ont été poussés à leur plus haut niveau depuis le 11 mai. La Banque centrale va communiquer le compte-rendu de sa réunion du 1er août dans laquelle elle a refusé d’initier un troisième tour de relance monétaire, une politique que l’on appelle ‘quantitative easing‘ (QE, ou assouplissement quantitatif). Le président de la Fed, Ben S. Bernanke abordera la politique monétaire lors de la conférence annuelle de la Fed de Kansas City à Jackson Hole, dans le Wyoming, le 31 août.”
‘Le marché dit qu’il n’y a pas de QE3,’ observe Charles Comiskey, chef du trading de bons du Trésor à la Bank of Nova Scotia à New York, l’un des 21 principaux opérateurs qui traite avec la Fed. ‘Les taux ont fortement reculé. Il n’est pas question d’un QE3.’
“Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a augmenté de 15 points de base cette semaine, soit 0,15 point de pourcentage, à 1,81%, selon Bloomberg Bond Trader. Le coupon de 1,625% à échéance août 2022 a chuté de 1 13/32 soit 14,06 dollars pour une valeur nominale de 1 000 dollars, à 98 9/32…”
“L’indice des indicateurs avancés de l’économie américaine a augmenté plus que prévu en juillet, signe d’une forte expansion des principales économies mondiales. L’indice de confiance du consommateur selon Thomson Reuters et l’Université du Michigan a augmenté de 72,3 le mois précédent à 73,6 dans la version préliminaire d’août, le plus haut niveau depuis mai.”
“Les ventes au détail américaines ont augmenté de 0,8% en juillet selon un rapport publié le 14 août, au-delà de l’estimation médiane des économistes dans une enquête Bloomberg. Un autre rapport datant du 3 août montre que les Etats-Unis ont gagné 163 000 emplois le mois dernier, plus que les 100 000 prévus par les analystes.”
“Les permis de construire, une procuration pour les futures constructions, ont augmenté à un rythme de 812 000, le chiffre le plus élevé depuis août 2008. Les mises en chantiers ont chuté de 1,1% à un rythme annuel de 746 000 par rapport au chiffre de 754 000 en juin, comme le montrent les chiffres du ministère du Commerce publiés le 16 août à Washington. L’estimation médiane de 79 économistes suivis par Bloomberg News tablait sur 756 000.”
“Le nombre de chômeurs a augmenté de 2 000, à 366 000, dans la semaine du 11 août, comme le prouvent les chiffres du ministère de l’Emploi publiés le 16 août à Washington. La moyenne glissante sur quatre semaines est tombée à 373 400, le plus bas depuis juillet 2008.”
Qu’en dites-vous ? Il y a peu de temps encore nous conseillions de faire attention à une récession à venir. En fait, certains analystes pensent que nous sommes déjà en récession. Et voilà un rapport nous informant du contraire… apportant les preuves que l’économie s’améliore… voire même peut-être qu’il y a une réelle reprise.
En fait, tout est possible. Mais il ne faut pas oublier que le véritable problème en Amérique et dans les autres économies mollassonnes est le surendettement. Et de ce que nous en savons, le poids de la dette augmente, il ne diminue pas.
Que signifient donc réellement ces rapports radieux ? Les données sont-elle à ce point altérées qu’elles ne signifient plus rien ? Notre hypothèse — selon laquelle nous avons une économie lourdement endettée avec un besoin désespéré de réduire les dépenses – est-elle incorrecte ?
Nous ne le savons pas. Seul le temps nous le dira…
Mais attendez un peu : si l’économie reprend réellement, les rendements ne continueront-ils pas à augmenter ? Et les taux d’intérêt ne reviendront-ils pas à la “normale” ? Et comment une économie qui est entraînée à fonctionner sur une ZIRP (zero interest rate policy — politique monétaire basée sur des taux d’intérêts nuls ou presque) continuera-t-elle de fonctionner lorsque l’argent ne sera plus gratuit ? L’inflation n’augmentera-t-elle pas elle aussi ?
Les investisseurs et les épargnants ne chercheront-ils pas les chiffres et n’anticiperont-ils pas de plus fortes hausses des prix à la consommation ? Ne commenceront-ils pas à vendre massivement les obligations US ? Et cela ne provoquera-t-il pas le genre de cataclysme financier que les autorités tentent d’éviter ?
Oh, qu’il est merveilleux pour un Nord-Américain curieux d’être toujours en vie … Toutes ces catastrophes qui arrivent si régulièrement à des pays comme le Brésil et l’Argentine. A présent nous les voyons de plus près !
Entre-temps…
Hier soir, nous nous sommes rendus dans une fête de village — un dîner en plein air… avec un chanteur de style Las Vegas… puis des feux d’artifice. Organisée par la mairie, c’était comme un festival d’été rural, du genre qu’on pourrait trouver dans une petite ville du fin fond des Etats-Unis. De la mauvaise musique. De la mauvaise nourriture. Des femmes obèses. Des hommes maigres et burinés.
(Pourquoi est ce que la vie rurale rend les femmes costaudes et les hommes maigres ? A Paris, c’est tout le contraire : les femmes sont minces et les hommes sont gros. Certainement, le sujet mérite de plus amples études scientifiques ; nous en attendons avec impatience les conclusions.)
Nous nous sommes assis sur de longs bancs face à des tables à tréteaux. Presque tous les convives étaient des Français du coin ; la plupart d’entre eux avaient les cheveux blancs. La jeunesse a fui la campagne. En août, les jeunes vont à la plage ou à la montagne. Le reste de l’année, ils vivent dans les grandes villes, travaillent… étudient… ou glandent, vivant aux frais de l’assistance publique.
Seules restent les personnes âgées dans ces zones rurales. Et à présent elles partent elles-aussi.
“Je me souviens, dans les années 1950, il y avait six cafés en ville” se remémore un ami. “Aujourd’hui, il n’y en a plus un seul. Le dernier a fermé cet hiver.
“Et maintenant Anne-Marie [sa femme] veut aller vivre à Poitiers. Elle est fatiguée de passer les mois d’hiver ici. De plus en plus de nos amis déménagent à Poitiers. Et plus ils s’installent à Poitiers moins elle veut rester ici.
“Anne-Marie dit qu’elle ne veut pas se retrouver seule ici. Et je la comprends. Statistiquement, elle sera veuve pendant plus de 10 ans. Elle préfère donc être veuve à Poitiers plutôt qu’ici, à la campagne.”
La population de la France, comme celle des Etats-Unis, devient de plus en plus âgée. Comment ces personnes pourront-elles maintenir le style de vie auquel elles ont été habituées — avec des médicaments et des retraites payés par la génération suivante ? C’est là une autre raison pour laquelle il est si merveilleux d’être vivant ; nous assisterons à l’explosion de l’Etat guerrier et protecteur à la fois.
Attendez… Paul Ryan va rééquilibrer les finances des Etats-Unis. Oui ! Il a voté pour le programme de médicaments du président Bush : la plus grande fumisterie d’assurance maladie non financée de l’histoire. Ryan s’est également prononcé en faveur du TARP : 700 milliards de dollars pour du bidon. Il a voté pour renflouer General Motors : une industrie automobile bidon. Et il affirme que ne réduira pas d’un centime le budget du Pentagone : de loin le plus grand objectif bidon de tous les temps. Existe-t-il une supercherie pour laquelle il ne votera pas ?
Un chanteur est monté sur scène vers 21h, interprétant d’horribles chansons françaises de rock des années 1980. Nos amis français semblaient les apprécier. Les quelques rares jeunes filles présentes levaient les bras et balançaient les hanches. Les personnes âgées étaient patiemment assises sur les bancs.
“Je pense que je n’ai jamais entendu de musique aussi mauvaise” ai-je crié à l’oreille d’Elisabeth.
La performance du chanteur était épouvantable. Et il ne s’arrêtait pas. Il continua à beugler ainsi jusqu’à minuit. Même les vaches du champ voisin se retirèrent du côté le plus éloigné de la colline.
Les Etats-Unis comptent sur le terrorisme pour relancer leur économie
▪ “J’aime cuisiner avec du vin” nous confie notre hôtesse dans un sourire. “Parfois j’en mets même dans mes plats.”
Rien à signaler sur les marchés. Rien de bon non plus. Tant que rien ne se passe, ça va.
La crise qui a débuté en 2007 n’est toujours pas résolue. Près de
1 5000 milliards de dollars de dettes doivent encore être soit
remboursés soit annulés. Beaucoup de mauvaises nouvelles restent à
venir !
Nous avons déjà fait remarquer que les pays développés font face à
une crise. Il ne s’agit pas de la crise que relatent les journaux. C’est
plus grave que cela. Le modèle de ces pays — mis au point par le
premier chancelier de l’Allemagne, Otto von Bismarck — ne fonctionne
plus.
On ne peut pas dépenser plus qu’on ne gagne, génération après
génération, et compter sur des générations plus nombreuses et plus
riches pour continuer ainsi éternellement. Dans le monde développé du
moins, les taux de croissance de l’économie sont aujourd’hui trop
faibles. Les générations futures sont trop peu nombreuses.
Commentateurs, économistes et autres observateurs avisés glosent pour
savoir lequel de l’austérité ou du stimulus est le moyen le plus
adéquat pour la “reprise”. Cette discussion est une supercherie. Aucune
des deux solutions ne fonctionnera. Si vous possédez plus que vous ne
pouvez payer, vous ne pouvez ni économiser ni dépenser pour vous en
sortir. Lorsque la dette est douteuse, elle est douteuse. Impossible à
rembourser. Pourrie. Sans valeur.
La seule chose valable à faire est de passer aux aveux… admettre qu’on s’est trompé… tout annuler… et se remettre au travail.
Mais il n’existe pas de vérité si évidente qu’on ne puisse nier.
Par conséquent, lorsqu’en 2008 la crise de la dette a frappé, les
débiteurs puissants — comme ceux de Wall Street — voulaient que les
banques centrales les renflouent. Ces renflouements… subventions…
cautions… et l’impression de monnaie dans le cadre d’un assouplissement
quantitatif continuent. Le dernier en date est un programme “de relance”
de 66 milliards de dollars annoncé par le Brésil ! Bonne chance.
▪ Voulez-vous connaître le plus grand programme de relance de tous les temps ?
La Seconde Guerre mondiale. Oui, vous lisez bien. Il est largement
reconnu que la guerre a sorti l’économie américaine de la Grande
Dépression.
Oui, la Seconde Guerre mondiale était un plan de relance classique.
Des milliers de milliards de dollars ont été dépensés. Des milliers de
milliards de dollars ont été perdus. Et à la fin, le monde était
appauvri.
Mais peu importait. La croissance — des années 1950 jusqu’aux années
1970 — a réduit le poids de la dette et la douleur des pertes. Les pays
développés étaient à nouveau riches !
Nous reparlons de cela uniquement parce que les dépenses du Pentagone
sont à nouveau sur le devant de la scène. Paul Ryan a été désigné comme
l’homme numéro deux des Républicains. Ces derniers fondent de grands
espoirs sur lui. Leur numéro un est un raté. Personne ne semble
l’apprécier. Cela n’est guère surprenant. Il semble creux — prêt à dire
tout et son contraire pour arriver à la Maison Blanche.
Romney est un homme riche — avec une fortune estimée à près de 250
millions de dollars. Mais Sheldon Adelson — qui finance la plupart des
groupes qui soutiennent les candidats républicains — est bien plus riche
(environ 10 fois plus). Romney a fait le calcul.
Et Romney s’y connaît en chiffres. Il sait que les Etats-Unis se
dirigent vers la catastrophe. Il doit également savoir que l’Amérique
pourrait équilibrer son budget simplement en réduisant ses dépenses
militaires superflues. Mais Adelson et l’industrie militaire ne
permettront pas une réduction du budget du Pentagone. A ce stade, se
montrer en faveur d’un équilibre budgétaire pourrait être bon pour les
Etats-Unis. Mais cela serait mauvais pour les ambitions présidentielles
de Monsieur Romney.
Romney est peut-être creux. Mais il n’est pas idiot. Il sait que la
“guerre contre le terrorisme” est une arnaque… et que les guerres au
Moyen-Orient ont été des catastrophes qui ont coûté des milliers de
milliards de dollars. Mais Adelson est un ardent supporter d’un Etat
d’Israël militarisé, agressif… soutenu par le Pentagone. Et Romney est
“son homme.”
▪ Ce qui nous amène à Paul Ryan. Voici un homme également censé être
bon en mathématiques. Il sait reconnaître un cinq d’un sept. Il peut
faire des additions et des multiplications. Il comprend la différence
entre un gain et une perte. Il peut voir ce qui arrivera si on continue à
dépenser plus qu’on ne gagne.
Et pourtant… ô surprise… pas une seule réduction des dépenses militaires/sécuritaires dans le budget qu’il propose.
Oui, cher lecteur, la vérité s’impose. Les Etats-Unis dépensent bien
trop pour la guerre et les préparatifs de guerre. La probabilité d’être
tué dans un attentat terroriste est de une sur 3,5 millions. Dépenser
des milliers de milliards de dollars pour faire la guerre aux
terroristes… et sans doute inciter plus de terroristes à vouloir vous
tuer… c’est de l’argent dépensé à mauvais escient.
D’ailleurs, qui sont ces terroristes ?
Il faut lire l’article de John Mueller et Mark G. Stewart intitulé
“The Terrorism Delusion: America’s Overwrought Response to September 11″
(“L’illusion du terrorisme : la réponse jusqu’au-boutiste de l’Amérique
au 11 septembre”, NDLR) dans le dernier numéro de International Security.
Les auteurs passent au crible 50 cas de “complots islamistes
terroristes” supposés contre les Etats-Unis. Qu’ont-ils trouvé ? Les
soi-disant terroristes étaient “incompétents, inefficaces,
inintelligents, stupides, ignorants, mal organisés, dans l’erreur,
confus, amateurs, abrutis, déconnectés des réalités, crétins,
irrationnels et idiots.”
Autrement dit, pas le genre de troupes disciplinées et averties qui pourraient inquiéter le ministère de la Défense.
Certes, si on a de l’argent à jeter par les fenêtres, pourquoi ne pas
le faire de la façon dont on le souhaite ? Le Pentagone peut dépenser
son argent aussi mal que n’importe qui d’autre. Mais ni les Etats-Unis
ni aucune autre nation développée n’a de l’argent à perdre. Tous
souffrent de trop de dépenses publiques… trop de dettes… et trop de
promesses qui ne peuvent être tenues. A moins de trouver un nouveau
modèle, tous se dirigent vers la faillite.
▪ Toutefois, la position des Etats-Unis est unique. Le pays gaspille
une si grande partie de son budget que ses finances pourraient
facilement être assainies. Ce gaspillage pourrait cesser du jour au
lendemain.
Tout compris, les dépenses de défense, de guerre et de sécurité
coûtent au contribuable américain entre 1 000 et 1 200 milliards de
dollars par an. 300 milliards de cette somme peut-être sont dépensées à
des fins légitimes de défense. Le reste — environ 900 milliards de
dollars– pourrait être effacé du budget et rendu aux citoyens. La
faillite du pays, le déshonneur, les guerres inutiles, l’inflation, la
crise — tout cela pourrait être évité.
Cela est si évident que les bonzes du parti Républicain — Romney et
Ryan — pourraient le voir s’ils le voulaient. Mais il n’est pas dans
leur intérêt d’ouvrir les yeux.















