dimanche 25 novembre 2012
La guerre des droites continue
À droite, est-ce bientôt la fin du parti unique ?
« L'illusion du parti unique, qui tentait de rassembler la droite
décomplexée, la droite modérée et le centre-droit ne tient plus. Il y a
un problème de cohérence idéologique. » DansLe Monde cette semaine,
Jean-Louis Borloo s'est montré cinglant. Espérant sûrement, au passage,
bénéficier de quelques défections... Alain Juppé s'est montré tout aussi
catégorique : « Ce qui est en cause aujourd'hui, ce n'est pas la
présidence de l'UMP, c'est l'existence de l'UMP. » Vouloir construire,
en 2002, un parti unique, qui réunirait sous un même toit des
sensibilités différentes, était-ce utopique ? «On peut s'interroger sur
l'existence d'un tel parti , affirme le conférencier Francis Duhem,
agrégé d'histoire, ancien professeur en khâgne à Lille.
Des courants contraires
Les précédents duels à droite
Chaban-Delmas - Chirac. Deux jours seulement après la mort de Pompidou, en 1974, Jacques Chaban-Delmas, maire de Bordeaux, annonce sa candidature. L'ancien Premier ministre gaulliste voit se dresser contre lui le ministre des Finances, Valéry Giscard d'Estaing. Dans cette primaire, Jacques Chirac fait un choix risqué en faveur de VGE. Il lance « l'appel des 43 », opération de défection de parlementaires gaullistes visant à imposer les pompidoliens comme partenaires privilégiés du futur président Giscard d'Estaing. Chirac est nommé Premier ministre.
L'UDI de Borloo et le Front national vainqueurs
France : la fuite du capital et du travail continue
Ça y est : la fine stratégie de Hollande commence à montrer des
signes clairs de réussite ! Il était temps : la France était à deux
doigts de retrouver vigueur et croissance.
L'actuel locataire de l’Élysée avait annoncé la couleur il y a
quelques années, dans cette décontraction qui caractérise les andouilles
inconséquentes lorsqu'elles sortent une énorme bêtise : il n'aime pas
les riches. Et lors de sa campagne présidentielle, il avait nettement
insisté sur la nécessité de faire cracher ces (salauds de) riches aux
milliers de bassinets de l’État (qui sont, maintenant, la principale
production d'une administration en manque de plus en plus cruel de
fonds). Dès son accession au pouvoir et la mise en place d'un
gouvernement de ninja de l'économie comme Montebourg ou Moscovici,
les dés étaient jetés : la France allait vivre une révolution fiscale,
en commençant avec une tempête de taxes aussi ridicules que nombreuses
(sodas, bière, Nutella et j'en passe, notamment une taxe archéologique et un projet trop futé de taxe sur les jeux de hasard).
En termes fiscaux, la loi de finance pour 2013 aura réussi à
consterner bien au-delà des frontières du Royaume du Bisounoursland, et les comparaisons avec les autres pays du système fiscal français donnent une assez bonne idée de la folie monstrueuse qui s'est emparée de Bercy.
Comme de juste, la réaction de la population ne s'est pas faite attendre.
De l'autre côté, à l'exception notable de quelques pigeons par-ci, par-là, la population s'est tenue tranquille. Il y a bien quelques sporadiques mouvements de protestation des amateurs de bière, ou de Nutella, mais alors que le projet de mariage homosexuel n'a eu aucun mal à fédérer contre lui plusieurs centaines de milliers de Français dans la rue, la véritable mise en coupe réglée du pays par un ogre fiscal devenu incontrôlable n'a déclenché que quelques réactions épidermiques.
Enfin, les marchés ont finalement salué la performance de la France en la dégradant une première fois en Janvier (merci S&P), puis en Novembre (merci Moody's). Moscovici a évidemment beau jeu de mettre, comme il est de coutume, ce magnifique résultat au débit de Sarkozy, mais l'assortiment de la note de Moody's avec une perspective négative permet d'écarter ce mauvais raisonnement en montrant de façon limpide que les décisions empilées jusqu'à présent par la brochette d'incompétents actuels ne valent pas mieux que celles de la précédente équipe de bras cassés en charge du Titanic franchouillard.
Pendant ce temps, tout doucement, sans faire trop de vagues, les riches, qu'on conspue et qu'on pourchasse, s'en vont. Et rapidement, les cerveaux, qui attendent d'être payés pour leurs capacités intellectuelles, les suivent. Ils sont bientôt suivis des populations pas encore riches qui ont vite compris qu'en restant, la tonte était assurée et la probabilité de devenir riche, justement, s'en trouvait fortement amoindrie. Au fur et à mesure que les riches s'en vont, que les cerveaux partent, que fuient ceux qui veulent travailler et n'ont pas peur de prendre le risque d'aller voir à l'étranger s'ils sont mieux reçus, les groupes virulents d'aigris et de jaloux se retrouvent dans la délicate position de devoir compter sur eux-mêmes. Et seulement sur eux-mêmes.
Pour le moment, il n'est pas encore question de moiteur des mains et de petites sueurs froides dans le dos, non. On sent juste pointer un petit agacement de ceux qui voudraient bien ponctionner ceux qui partent et ne reviendront pas. On camoufle les faits évidents par des diminutifs (comme marginal, à l'instar de cette pignouferie de presse parue dans Libération presque touchante dans son déni enfantin de réalité). On fait appel au patriotisme, dans des lettres ébouriffantes d'inventivité de la part de Consulats en mal de pépètes. On fomente, en toute discrétion, des exit-taxes bien douloureuses et des questionnaires plus ou moins intrusifs dans le but de dénicher ces salauds de déserteurs. L'idée est toujours la même : tous savent que ceux qui partent, ce ne sont pas les boulets que la République a fait croître et chéri pendant tant d'années qui eux, restent (zut et zut).
Et lorsqu'on regarde quelques statistiques, on comprend que si ce n'est pas encore la panique du côté des ponctionnaires, ça commence à y ressembler du côté des ponctionnés. Et à ce sujet, je vous encourage à prendre connaissance de l'intéressant article de Ghislain Moncomble qui s'est livré à un petit calcul tout simple, en prenant des hypothèses très raisonnables. Le résultat, en termes financiers, est particulièrement préoccupant puisqu'il aboutit à la conclusion que l'expatriation, en temps normal, revient à placer hors des griffes fiscales plusieurs dizaines de millions d'euros qui iront irriguer d'autres économies plus clémentes. Mais l'évolution récente montre bien une accélération de la fuite.
Ce constat est étayé par différents éléments concrets bien palpables. Ainsi, les Français qui décident de partir au Canada s'y bousculent. Le Programme Vacances Travail offre tous les ans des visas aux Français, dont le nombre est soumis à quota. Chaque année, le nombre de jours pour atteindre ce quota diminue. En 2012, les quotas pour l'année 2013 ont ainsi été éclusés en ... 2 jours.
Évidemment, on pourra mettre ça sur le compte d'un attrait de la Belle Province et tout le tralala. Mais le prix de l'immobilier (bien plus abordable qu'en France), les perspectives d'emplois (un chouilla meilleures, dirons-nous), la stabilité économique et fiscale du pays, la proximité américaine, etc... tous ces éléments doivent jouer un tantinet en faveur de l'expatriation lorsqu'on comprend que l'avenir en France, pour la plupart des jeunes, se résume dans bien des cas à une relation suivie avec l'ami Paul Employ, et pas seulement sur facebook.
Et si l'on regarde la tendance générale dans différents pays, on constate que les départs se font de plus en plus nombreux. On parle souvent de Londres comme de la 6ème ville de France par le nombre de Français qui y sont installés. Force est de constater que le rayonnement français s'étend bien au-delà de Londres :
Comme par hasard, les pays où les Français s'installent sont, fort souvent, bien plus propices au travail et à l'enrichissement que leur propre pays, la Suisse tenant d'ailleurs le haut du pavé - Coïncidence ? Je ne pense pas, et ce n'est pas Pierre Chappaz qui me contredira.
À lire ces statistiques et si l'on veut bien tirer les conclusions où mènent ces exfiltrations françaises, on comprend que l'avenir de la France, pour sa population, se trouve ... hors de France. Les calculs sont assez simples et laissent peu de place au doute : sur l'ensemble du quinquennat de Hollande, la fuite des Français provoquée par les mesures idiotes des socialistes coûtera au pays, au rythme actuel, des centaines de millions d'euros, et des dizaines de milliers d'emplois qui ne seront pas créés ou seront détruits. Le capital et le travail (qui y est attaché) s'en vont d'un pays qui a tout fait pour. Et finalement, lorsqu'on lit, dans la bouche de nos ministres, que tout ne va pas si mal, et, pour certains, que "tout va bien", c'est sous-entendu "oui, tout va bien, bien droit, dans le mur".
Grèce: des opportunités pour les collectionneurs d'art
On le sait depuis longtemps: le malheur des uns peut faire le bonheur
des autres. En Grèce l'art pâtit fortement de la crise; les amateurs
voient les musées alléger leurs horaires d'ouvertures, les artistes ne
trouvent pas de galeries, et les collectionneurs se font de plus en plus
rares. Ces derniers n'ont pas disparu mais il est de bon ton de ne pas
s'afficher trop dans un pays où l'on tire à vue sur les signes
extérieurs de richesse...
La situation économique pousse de nombreux particuliers comme des
entreprises à se séparer de leurs œuvres, voire de leurs collections
entières. Le marché est d'ailleurs presque saturé par le nombre de
pièces d'artistes de renom dont les propriétaires sont pressés de se
défaire.
Nous voilà donc devant équation cynique très simple qui fait de la somme de l'urgence et de la concurrence une opportunité.
Difficile cependant pour le collectionneur français de se repérer parmi les nombreux artistes grecs. On connaît la fondation Zervos à Vézelay, la galerie Xippas,
l'art cinétique de Takis, et un peu l'histoire des très nombreux
artistes de L'Ecole Grecque de Paris ou du fameux galeriste Iolas.
A Paris aura lieu ce lundi 26 novembre (Drouot - 14h) la première vente d'art grec du XXe siècle. C'est la maison de vente Piasa qui a pris cette belle initiative, flairant l'opportunité du marché grec mais aussi de ses collectionneurs en France, encore peu sollicités dans ce domaine. La ligne de Piasa pour cette vente a été l'accessibilité grâce à des prix des enchères souvent très bas. Cela offre indéniablement de belles opportunités, mais comporte un risque certain pour les cotes des artistes qui n'auront pas vendu malgré des prix cassés.
Le catalogue des 180 lots réalisé par Dimitri Joannides recèle de nombreux grands noms de l'art Grec (Spyropoulos, Ghikas, Tsarouchis, Byzantios, Fassianos,...). La sélection des œuvres est plus variable du fait que certaines ont déjà été présentées en vente récemment ou que certains artistes sont peu connus, même en fin de carrière, mais les prix abordables vont permettre aux collectionneurs d'acquérir des œuvres d'artistes connus dont les prix sont d'habitude dissuasifs.
Il y a de réelles affaires ce lundi parmi les ventes des artistes dont le prix de départ est largement sous leurs cotes récentes tels que Tetsis, Kottis, Prassinos Tsingos, Kessanlis et Akrithakis (qui est de plus avec Moralis un des artistes grecs dont la valeur monte). Un grand format de Yannis Gaïtis (Les grandes Espérances) paraît aussi très sous-évalué.
Ensuite, si les enchères ne grimpent pas, il y a de très belles pièces d'artistes qui sont des valeurs sures comme la Corbeille de Fruit de Pavlos, Chimie de Xenakis ou le Sans titre (1955) de Tsingos.
Pour les néophytes, le catalogue de la vente sur le site de Piasa présente les artistes un à un. C'est une belle immersion dans l'art grec sur un siècle qui poussera certainement certains à se laisser tenter de participer à la vente dirigée par Maître James Fattori, à Drouot ou même en ligne.
Le cœur de l’Europe
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samedi 24 novembre 2012
Mal à l’Europe
Incapables de s’entendre sur la programmation budgétaire 2014-2020, les chefs d’État et de gouvernement des 27 se retrouveront en janvier pour une autre séance-marathon, et sans doute pas la dernière. En soi, rien de dramatique à l’échelle européenne, car c’est une habitude « historique » et il reste du temps jusqu’en 2014.
Malheureusement, à l’échelle mondiale, l’Europe étale une fois de plus sa paralysie chronique devant la prise de décision : vingt-sept « Clochemerle » jurent, certes, dépenser moins – rien de plus normal à l’heure de l’austérité – tout en voulant profiter de leurs subventions pleines et entières. Par exemple, pour les pays du Sud, de l’Europe centrale et orientale, il est hors de question de toucher à leur quote-part de « croissance durable » (mise à niveau) – environ la moitié du budget de l’UE. Et pour la France, ses droits en politique agricole commune (PAC) restent un tabou. Quant au Royaume-Uni de Cameron, il continue à réclamer son chèque de ristourne dans une antienne rebattue depuis l’ère Thatcher…
Mais en-dehors de tous les égoïsmes nationaux, de vraies incertitudes demeurent sur ce budget européen 2014-2020. En 2005, l’ancien Premier ministre Tony Blair prétendait, et à juste titre comptable, qu’une vache était subventionnée à deux euros par jour en Europe, un emploi seulement à quelques centimes, en tenant compte des frais recherche-formation-études… Or, la programmation 2014-2020 ne prévoit guère davantage. Comme elle ne prévoit rien, ou presque rien, pour cette politique d’investissements que la France, en vertu des promesses électorales du président Hollande, voulait adjoindre au traité budgétaire « Merkozy » sous forme de « pacte de croissance ».
Cette Europe telle que nous la vivons ne correspond plus en rien aux idéaux de ses « pères fondateurs ». Sous une administration exubérante en fastes, elle ne semble que savoir servir les lobbies étatiques et privés. Les lobbies financiers aussi. On le verra de nouveau lundi, lorsque la dette grecque (au remboursement impossible) trouvera – une fois de plus – une solution de raccommodage. Évidemment, au détriment des contribuables d’une zone euro interdite de changer de politique monétaire sous le «nein» allemand. Sauf à devoir toujours payer. Même si ses États dont la France ont déjà, chaque mois, beaucoup de mal à joindre les deux bouts.
Échec et PAC !
Les dirigeants des Vingt-Sept n'ont même pas cherché à jouer les prolongations. Dès hier après-midi, ils ont mis un terme au sommet consacré à l'établissement du budget européen pour 2014 à 2020, tant les désaccords entre eux étaient nombreux. Mais surtout, ne leur parlez pas pour autant d'échec. Ne leur dites surtout pas que l'Union a fourni une déplorable illustration des égoïsmes nationaux dans des discussions de « marchands de tapis ». Écoutez plutôt nos chefs d'État et de gouvernement clamer leur satisfaction. Angela Merkel, la chancelière allemande, s'est carrément félicitée d'un « état d'esprit très amical et constructif ». Et pour n'être point en reste, François Hollande, impuissant à imposer un compromis, a estimé que ce sommet « utile » constituait une étape.
Tous ont donc voulu donner du temps au temps (en espérant que ce soit de l'argent) en se donnant rendez-vous au début de l'année prochaine. En vérité, ils ont été nombreux à jouer la montre face à des échéances électorales à venir ou des difficultés intérieures. On pense en particulier à Angela Merkel et David Cameron qui ont constitué « l'axe Camerkel », se substituant au moteur franco-allemand, pour réclamer des coupes budgétaires drastiques.
Car ce que ce sommet a révélé, c'est la neutralisation des différentes positions en l'absence d'un leadership européen. Angela Merkel a plus recherché une alliance de circonstance avec Londres qu'avec Paris. La PAC (politique agricole commune) et les fonds de cohésion ont fait l'objet d'un tir groupé.
Dans ces conditions, l'échec était bel et bien programmé. Ce sommet, trop mal préparé par le président du Conseil européen Herman Van Rompu, ne pouvait que tourner au fiasco. D'ici à janvier 2013, les Vingt-Sept devront impérativement s'accorder sur une réévaluation et une redistribution des aides conciliant cohésion, solidarité et soutien à la croissance. Cela impliquera des révisions déchirantes. Et personne n'en fera… l'économie.
Le pathos de la gauche française
Jusqu’où le PS et la gauche française vont-ils aller dans
cette voie qui ne mène nulle part et qui trompe les Français ? Quels
sont les mobiles des ténors socialistes ?
Que se passe-t-il à gauche en France, et plus particulièrement au
PS ? Si l’on se débarrasse du prêt à penser actuel qui nous dicte que la
gauche, c’est la lumière et l’altruisme, et que la droite, c’est
l’autoritarisme et le racisme, et si l’on considère simplement les
faits, on découvre une réalité assez surprenante.
Cela commence par F. Hollande et S. Royal qui, à l’approche des
élections présidentielles de 2007, se sont progressivement révélés sous
un angle assez peu reluisant en usant et en abusant de ce qui est devenu
depuis leur marque de fabrique : l’anathème, les critiques ad hominem,
l’ostracisation de leurs adversaires politiques, jusqu’à l’exclusion
même de leurs rivaux au sein de leur propre camp. On connaît la façon
dont S. Royal a géré sa région, en véritable potentat. On sait combien
F. Hollande distribue ses petites piques acérées et méchantes… Tous deux
sont progressivement devenus des politiciens borderline, avec
cette façon de toujours surfer à la limite de la diffamation derrière
une apparence d’homme et de femme « de gauche », forcément purs et épris
de morale.
Ce caractère quasi diffamatoire, clairement haineux et revanchard du discours des ténors de la gauche se cristallisa en une sorte de bouquet final avec un débat S. Royal-N. Sarkozy particulièrement navrant de la part de la candidate de gauche : celle-ci aura tenté par les moyens les plus sournois de venir à bout de son adversaire : mensonges, attaques personnelles de l’homme de droite sur des territoires symboliques (les pauvres, les handicapés, le social) que la candidate du PS s’était sans vergogne et depuis longtemps appropriés, surfant sur cette image providentielle de la gauche si savamment construite, si savamment entretenue… Plus révélateur encore, le soir même de sa défaite, la candidate malheureuse appellera, certes entre les lignes, au soulèvement dans la rue, un peu comme si le verdict des urnes n’était pas légitime dès lors que le vainqueur n’était pas de gauche.
Jeter de l’huile sur le feu d’une façon aussi inconsidérée n’était finalement qu’un prélude à ce qui se produisit ensuite pendant toute la durée du quinquennat de N. Sarkozy : la grande majorité des média s’investit comme un seul homme contre le Président honni avec pour unique objectif de le dégommer, quitte à l’empêcher de gouverner. Rien ne fut épargné à cet individu sans doute excité et maladroit mais tout de même courageux pour avoir osé et parfois même réussi à combattre certains blocages de notre pays. Avec un acharnement quotidien, et des moyens des plus douteux (l’affaire des SMS, ou la fausse déclaration d’un journaliste du NouvelObs pour ne citer que ces deux cas), les média se sont déchaînés contre lui et contre sa politique au point de ruiner ses chances d’une réélection.
Parallèlement à ce troisième tour d’une violence inouïe, on assista par chance à un acting out du PS qui en dit long sur son délabrement moral : l’élection en 2008 de son premier secrétaire dans des conditions sulfureuses, dignes d’une république bananière, avec les deux finalistes, M. Aubry et S. Royal, qui se sont mutuellement accusées d’avoir triché dans le dépouillement des voix, chacune accusant l’autre d’avoir manipulé à son avantage les scrutins dans son fief. Cette accusation était même reprise sur le site internet de S. Royal, « désir d’avenir » cette dernière ayant d’ailleurs un instant menacé de faire appel à la justice. En réponse, le clan de M. Aubry la menaça d’une plainte pour diffamation. Un spectacle affligeant mais ô combien salubre : le PS déballait enfin sur la table sa véritable essence, ses véritables valeurs. Mais autant la comparable saillie purulente qui oppose actuellement F. Fillon à J.-F Copé terrassera très certainement le parti de droite, autant l’affaire ne fit pas grand bruit dans les médias, pour les raisons que l’on sait : moins de quatre ans plus tard, un sondage révélait que 74% des journalistes français avaient voté pour F. Hollande à la présidentielle.
Cette élection présidentielle de 2012 fut justement l’occasion pour les ténors de la gauche de passer à la dimension supérieure, avec en particulier un numéro d’équilibriste remarquable de la part de F. Hollande, le candidat qui restera dans l’histoire pour avoir réussi la gageure de nier les problèmes du pays et de se faire élire en flattant le ressentiment et la jalousie anti-riches des français tout en capitalisant sans modération sur l’image exécrable de N. Sarkozy. La rhétorique de F. Hollande a atteint des sommets, sans cesse en train de salir ses opposants, sans cesse à promettre des promesses intenables compte tenu de l’état du pays, sans cesse à flatter l’ignorance économique et une certaine haine de classe bien françaises.
Six mois après ce tour de force dialectique d’une étonnante finesse, mais aussi d’un profond cynisme, on découvre un Président de la République française incapable d’imprimer un programme, et bien pire, incapable de quitter la posture de l’opposant : contre toute attente, F. Hollande, tout comme les ténors du PS, continuent de tirer à boulets rouges sur le précédent gouvernement, comme si les habits du pouvoir leurs étaient trop grand et horriblement inconfortables tellement leur impréparation voire leur inadaptation aux responsabilités les plus hautes sont dramatiques. À ce sujet, le congrès de Toulouse aura montré à qui veut bien le voir des tribuns affamés de vengeance, rancuniers et vindicatifs, remplis de morgue comme s’ils avaient oublié tout d’un coup qu’ils cumulaient tous les pouvoirs : gouvernement, parlement, sénat et médias. Sur l’estrade, le tout nouveau secrétaire du PS, H. Desir, dont l’élection fut encore une démonstration de démocratie comme le PS en a le secret, n’était pas en reste, et a montré combien il avait parfaitement le profil attendu.
Jusqu’où le PS va-t-il aller dans cette voie qui ne mène nulle part et qui trompe les électeurs ? Quels sont les mobiles de ces ténors socialistes ? D’où provient ce système de valeurs malsain dans lequel baigne une gauche française qui se gargarise de morale et d’équité mais qui montre du doigt les riches et les entrepreneurs, qui salit ses opposants et qui refuse d’admettre certaines réalités dérangeantes ? Et combien de temps encore des « intellectuels de gauche » vont-ils nous refaire l’article sur les risques de dérapages droitistes inhérents à la droite française (à l’instar de H. Weber récemment) comme si la France sortait de cinquante ans de dictature ? Ou encore présenter le libéralisme comme une catastrophe mondiale ?
Il y a clairement des personnalités sincères à gauche mais force est de constater que ce ne sont pas celles qui font le plus de bruit. Or, si l’on ne considère que les leaders du PS les plus présents et les plus audibles depuis disons une dizaine d’années, d’un point de vue psychanalytique ou symbolique, tout laisse à penser que la gauche française constitue une sorte de refuge pour des personnalités en butte avec le réel et qui veulent en découdre avec le Pouvoir et l’Argent, plus exactement avec l’Autorité en général, avec l’Establishment en particulier. Ainsi, à un moment donné, ces personnalités semblent avoir fait le choix d’une voie détournée pour prendre la place de ceux qui sont au pouvoir de façon naturelle. Elles se sont mises à emprunter les techniques qui collent au paradigme socialiste français : primauté du discours sur les faits, mépris de l’économie et des riches, rejet des événements encombrants, fuite dans le langage symbolique, anathémisation des contradicteurs, préférence pour la facilité des promesses doucereuses, appropriation des thèmes moraux et tiers-mondistes, fuite en avant dans le « progressisme »…
Pour avoir fait le choix de la face obscure de la politique, ces personnalités françaises (on ne trouve pas l’équivalent chez nos voisins) souffriraient-elles d’un complexe d’Œdipe mal résolu vis-à-vis de la société toute entière, de son pouvoir et de ses valeurs démocratiques ?
Reconstruire autrement
Sommet sur la crise : un nouvel échec de l’Europe
vendredi 23 novembre 2012
Chine: la maison au milieu d'une autoroute
La situation est incongrue, mais ils tiennent tête. Un couple de sexagénaires refuse de quitter son appartement, situé dans la province orientale du Zhejiang, en Chine. Il devait être rasé au profit d'une autoroute, mais l'immeuble, partiellement détruit, se dresse désormais, totalement isolé, au milieu d'une route 2 fois 2 voies.
Les pelleteuses ont rongé le bâtiment de 5 étages, sauf au niveau des fondations au-dessus desquelles se trouve l'appartement de Luo Baogen, 67 ans, et de sa femme de 65 ans. Le couple lutte depuis quatre ans, pour obtenir une compensation d'expropriation supérieure au montant de 260 000 yuans (32 400 euros) offert par les autorités locales de Daxi, a rapporté le journal China Daily.
Expropriations à la chinoise
![]() |
| Bel exemple d'opposition |
"Quelle vision. J'espère qu'ils vont tenir bon", confiait un internaute nommé Guangshen Zhuxiaozi sur Sina Weibo, l'équivalent chinois de Twitter.
D'autres ont apprécié la retenue des autorités, qui n'ont pas envoyé d'hommes de main pour expulser de force le couple, ainsi que cela se fait fréquemment en Chine. "Je note un progrès chez les responsables locaux", a écrit un autre internaute.
La "maison-clou" de Chongqing
Cette "maison clou" fait le tour du web depuis quelques jours. Mais l'image n'est pas nouvelle. Il y a quelques années, la volonté de "faire peau neuve" en Chine, a provoqué de nombreuses expropriations urbaines.En 2007, la "maison-clou" de Chongqing a connu une large couverture médiatique, et fait l'objet de détournements de la part des internautes. Les résidents refusant de quitter leur logement qu'occupait leur famille depuis trois générations. Les promoteurs ont alors creusé tout autour de la maison un trou d'une dizaine de mètres de profondeur, coupant l'eau et l'accès à la maison. Le conflit a duré deux ans avant que l'affaire ne se règle à l'amiable.
Les nano-politiciens
Pourquoi l'exode fiscal n'est pas un mythe
Emmanuel Cotsoyannis, co-fondateur de la start-up Les dîners
d'Eloïse, participait le 12 novembre à la table ronde de clôture de la
Conférence annuelle des entrepreneurs. Une belle journée organisée dans
le grand amphithéâtre de Bercy, avec des discours de Pierre Moscovici
et de Fleur Pellerin. Un rendez-vous important pour ces ministres en
charge de l'Economie et des PME, soucieux de remettre en confiance les
chefs d'entreprise après l'épisode des "pigeons". C'est d'ailleurs bien
parti. Le rapport Gallois sur la compétitivité a été loué par la présidente du Medef, Laurence Parisot. Et, miracle, la séquence gouvernementale qui a suivi n'a donné lieu à aucun couac majeur. Ouf.
Rendez-vous deux jours plus tard dans les bureaux du même Emmanuel
Cotsoyannis, rue Saint-Fiacre à Paris. On y donne le pot d'adieu
d'Hugues Franc, directeur de l'équipe parisienne de Réseau Entreprendre,
une association fondée par André Mulliez qui a fait éclore et épaulé
des milliers d'entreprises en France depuis 1986. Ancien cadre de Cap
Gemini, Hugues Franc est depuis des années un parrain accessible et
efficace pour les créateurs d'entreprises de la capitale.
C'est outre-Atlantique qu'il développera Beeleev, un réseau social
d'entrepreneurs internationaux. La France? Il a jeté l'éponge: "Les grands corps d'Etat ne comprennent pas la réalité entrepreneuriale." Rideau.
Trop d'énarques, trop d'impôts, trop d'instabilité juridique, trop de
mépris, trop de réglementations, trop c'est trop. Comme beaucoup
d'autres, il quitte le pays.
>>
A LIRE Lindsay Owen-Jones, Paul Loup Sulitzer, François de la
Villardière... Le témoignage en image de ceux qui ont choisi de quitter
la France
Cette fois, il n'y a pas seulement les retraités milliardaires qui
partent. Il y a des start-uppers vedettes, des chefs d'entreprise dans
la force de l'âge, des cadres supérieurs en activité. "C'est comme un sparadrap qu'on arrache: ça commence petit à petit puis, d'un coup sec, tout vient",
constate drôlement Frédéric Quennoz, qui dirige Emile Garcin à Genève:
30% des transactions de cette agence immobilière haut de gamme étaient,
en octobre, le fait de Français. Simultanément, les beaux appartements
de l'Ouest parisien se vident.
Le déni du gouvernement
Charles-Marie Jottras, président de Féau, n'en revient pas: "Cela
fait plus de trente ans que je suis dans le métier et que j'accompagne
des gens qui vendent pour quitter la France, jamais je n'ai vu ça." Sachant que la vente de la résidence principale est le point de non-retour, l'heure est grave.
Combien d'exfiltrations de gros contribuables sont-elles en cours?
Beaucoup, selon Marc Vaslin, avocat spécialisé aux barreaux de Paris,
Genève et Bruxelles, qui officie au cabinet Scotto et traite "un dossier par jour en moyenne". Peu selon Bercy: "Il n'y a pas de mouvement significatif", assure le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, dans Challenges ; "nous n'avons aucun indice d'exil fiscal massif", renchérit le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici dans Le Parisien ; "il n'y a pas de signe d'un quelconque exode", insiste la ministre déléguée aux PME dans Les Echos. Ce déni fait s'étrangler Bernard Monassier, notaire à Paris: "Ils feraient mieux de se taire, je suis tétanisé par de tels propos sans fondements."
Alors, info ou intox? Le gouvernement ne ment pas mais, en fait, il ne sait pas. Car depuis le 1er janvier 2005, les candidats au départ n'ont plus l'obligation d'obtenir un quitus fiscal avant de déménager. Du coup, l'administration a perdu le décompte. La Direction générale des finances publiques effectue bien un suivi des délocalisations des redevables de l'ISF, mais ces chiffres sont parcellaires et remontent à ... 2009. Les sorties nettes d'ISF étaient alors limitées à 466 assujettis. Réputé pour sa sagacité, le fisc français est en fait dans le brouillard. Quand Bernard Arnault, première fortune française, a demandé la nationalité belge, Bercy l'apprend, comme tout le monde, dans la presse!
"Faute de chiffres, le débat reste idéologique", déplore Gilles Carrez, président (UMP) de la commission des Finances de l'Assemblée. C'est pourquoi il essaie d'élaborer un questionnaire pour Bercy, afin de collecter des données plus récentes, comme le nombre d'enfants inscrits ou en attente dans les lycées français de l'étranger, les listes d'immatriculations dans les consulats... "Le mouvement des départs semble s'accélérer, croit savoir Carrez, mais pour le confirmer il faut des données plus récentes. Nous espérons les obtenir avant la fin de l'année."
Bercy veut construire une ligne Maginot fiscale
Abrité derrière sa ligne de communication, le gouvernement s'inquiète. Chez Gide Loyrette Nouel, le plus grand cabinet d'avocats d'affaires français, on confirme que la grande majorité des groupes du CAC 40 a commandé des études pour délocaliser certains hauts revenus, voire tout le comité exécutif, voire le siège social (lire notre article sur le sujet en cliquant ici). On est loin du folklore des "pigeons" qui rêvent de la Silicon Valley et des stars du showbiz coincées à Gstaad.
Mi-octobre, le conseiller en fiscalité de Matignon, Philippe-Emmanuel de Beer, a réuni des avocats spécialisés pour aborder le sujet. Les hauts fonctionnaires de Bercy se mettent à l'oeuvre pour bâtir une ligne Maginot fiscale afin de taper au portefeuille les entreprises et les riches qui passent les frontières. Dès l'élection de François Hollande, le ministère du Budget s'est activé pour appliquer l'Exit Tax votée sous Nicolas Sarkozy mais non entrée en vigueur. Et, à l'occasion du rectificatif budgétaire de fin d'année, il toilettera la législation sur les transferts de filiales ou de sièges, déjà existante mais trop fragile juridiquement.
Dans les quartiers chics de Londres, Genève et Bruxelles, les prix montent
Exit Tax pour particulier ou pour entreprise, le dispositif est prêt pour attraper les émigrés de l'ère Hollande et leur faire rendre gorge de leurs plus-values avant qu'ils ne s'exilent. Pour y arriver, les experts du ministère devront jouer une partie serrée. "La Cour de justice de l'Union européenne n'aime pas trop les dispositifs d'Exit Tax, comme tout ce qui restreint la liberté de circulation, mais en tolère certains, décrypte Laurent Modave, avocat chez Gide Loyrette Nouel. L'administration fiscale française a manifestement regardé de près les régimes étrangers qui avaient survécu aux contentieux et travaille pour rendre ses taxes de sortie difficilement attaquables."
Face à la demande française, le prix du mètre carré grimpe à South Kensington, Cologny ou Uccle, les terres d'asile londonienne, genevoise et bruxelloise. Quelques-uns prennent la route à découvert, beaucoup en catimini, certains se font démasquer. Il s'en trouve heureusement pour... rester. Même s'ils sont malheureux, comme Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur de PriceMinister, pour qui "le gouvernement est agressif avec les entrepreneurs et fait fuir ceux qui gagnent de l'argent". Et de finir par un appel aux "pigeons patriotes" : "On n'aime pas son pays pour son gouvernement, on ne quitte pas son pays quand il va mal. Restez! La France a besoin de vous et ça ira mieux plus tard!"
Le juge et le président
Une semaine meurtrière
Pourquoi en est-on là ? Jean-François Copé et François Fillon nourrissent les mêmes ambitions acharnées pour 2017. Leur passé et leur personnalité alimentent des détestations réciproques, désormais irréversibles. Ils ont des approches différentes, sur les priorités et les alliances, pour reconstruire une opposition capable de devenir majorité. Enfin, l'UMP, dans sa loi interne et dans les esprits, est organisée pour n'avoir qu'un chef.
Ainsi, une élection réduite à deux candidats et un résultat étriqué et contestable ne pouvaient qu'envenimer les choses. Même les conflits Chirac-Balladur ou Villepin-Sarkozy ne s'étaient pas exprimés, en public, avec une telle violence. En d'autres temps, ce mauvais Cyrano se serait conclu à l'épée sur l'herbe du Pré-aux-Clercs, près de l'actuelle Assemblée nationale !
Dans le rôle du casque bleu, Alain Juppé n'est même pas certain, dans quelques jours, de sortir un vainqueur incontesté de ce grand déballage. Occupé par l'affaire Bettencourt, Nicolas Sarkozy, au moins provisoirement, ne peut pas être d'un grand secours.
Faut-il s'en amuser ? Non, pour deux raisons.
D'abord, parce que ce fiasco monopolise l'espace médiatique et minimise les sujets lourds. Un exemple : les égoïsmes nationaux qui s'expriment autour du budget européen menacent l'avenir de la politique agricole. Son dépeçage serait une catastrophe pour la France, qui se bat bec et ongles à Bruxelles. Pour les éleveurs de l'Ouest et pour les salariés de l'agroalimentaire qui en dépendent, ce sujet compte un peu plus que le feuilleton de l'UMP.
Ensuite, parce qu'il participe d'un émiettement du paysage politique, dans les deux camps, qui ne sert personne.
Il n'est pas bon, à gauche, que ce qui divise soit plus important que ce qui réunit, au point de rejeter des textes budgétaires ou de contester un projet, voté, d'aéroport. Fragiliser une majorité l'expose aux groupes de pression et menace la cohérence de sa politique. C'est ainsi qu'à vouloir calmer le jeu sur le mariage pour tous, le Président déchaîne les passions dans son camp.
Il n'est pas bon, à droite, de passer son temps à se déchirer et, de temps à autre, à s'en prendre à François Hollande. S'opposer exige une méthode, une organisation, un projet. Faute de quoi, le débat se réduit à une addition de contestations systématiques, de revendications sectorielles, et prépare de nouveaux échecs électoraux.
Il n'y a pas de politique sans donner de sens aux choses, sans mise en perspective. L'émiettement auquel on assiste empêche toute réflexion globale et encourage la protestation catégorielle. L'engagement européen et la crise ne sont pas étrangers à ces radicalisations qui fracturent les deux camps, au détriment des partis de gouvernement.
De ce point de vue, la chienlit à l'UMP nuit à l'image de la politique, à la crédibilité des élus et à l'intelligence du débat. Le premier épisode de l'après-Sarkozy n'amuse que ceux qui n'ont pas idée de ses conséquences. En politique, le ridicule peut tuer.
Pensez aux comptes à terme pour placer vos liquidités
Le fonctionnement d’un compte à terme est simple : votre banque vous garantie une rémunération fixée à l’avance. En échange, vous acceptez de bloquer votre épargne pendant une certaine durée, qui va de un mois à huit ans selon le compte à terme.
Outre l’espérance d’une meilleure rémunération, l’autre atout des CAT est qu’ils sont rémunérés au jour le jour. Ce placement est donc intéressant si vous souhaitez placer des sommes importantes du milieu d’une quinzaine à une autre.
Il existe deux types de compte à termes :
Les classiques offrent une rémunération donnée pour une période fixe. Plus la durée de blocage est longue et plus la somme placée au départ importante, plus le taux proposé sera intéressant. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à changer d’établissement ou négociez avec votre banque une légère majoration de taux : dès lors que vous avez plus de 50.000 euros à investir, il y a toutes les chances qu’elle soit plus généreuse. Seul écueil avec ce type de compte à terme : si vous sortez avant l’échéance prévue dans le contrat, vous récupérerez l’intégralité de votre capital, mais pas tous les intérêts, car vous subirez une pénalité (minoration d’intérêts en général), précisée dans le contrat.
Vous pouvez aussi opter pour un compte à termes à taux progressif. Dans ce cas, la banque vous fournit une grille de rémunération avec un taux qui augmente au fil du temps (tous les trimestres, semestres, ans,…). Au fur et à mesure que vous passez une échéance de taux, vous rémunération globale s’accroît. Avantage de ce type de produit : vous pouvez retirer tout ou partie de votre épargne à chaque changement de taux sans subir de pénalités. Inconvénient en revanche : en général, la rémunération ne devient réellement intéressante qu’au bout de 18 à 24 mois. Si vous comptez placer vos liquidités sur une plus durée plus courte, les CAT classiques sont souvent plus concurrentiels.
Trouver les meilleurs comptes :
Actuellement, pour un compte à terme classique, l’offre la plus compétitive est proposée par ING Direct avec 2% pour 3 mois (uniquement pour les clients détenant un Livret Orange). Certaines caisses du Crédit Mutuel proposent aussi un compte à terme sur 4 ans qui offre 2,65% pendant toute la période.
Si vous êtes plutôt intéressé par un compte à terme progressif, intéressez-vous à celui du Crédit Municipal de Paris (compte à terme solidarité), qui permet de bloquer votre épargne sur 6, 9, 12, 18 ou 24 mois et offre une rémunération allant jusqu’à 3,75% (un taux équivalent à celui du fonds en euros des contrats d’assurance vie). Pour une plus longue durée, au-delà de 36 mois, le compte à terme de VTB, qui permet de bloquer votre épargne sur 5 ans, offre jusqu’à 4,15%. Quasiment aussi bien, celui du CIC propose une rémunération de 1,9 % la première année ; 2,10% la deuxième ; 2,75% la troisième ; 3,10% la quatrième et 3,90% la cinquième.
Astuces avant de souscrire :
A savoir : les meilleurs comptes à terme calculent les intérêts sur l’ensemble de la durée placée, sans facturer de pénalité au moment où vous retirez votre épargne. Et ce quel que soit le moment où vous décidez de clôturez.
Pour plus de souplesse, vous pouvez aussi scinder votre épargne et l’investir par partie sur plusieurs comptes à terme de maturité différente. Vous récupèrerez ainsi des liquidités à des dates fixées à l’avance sans avoir besoin de casser un seul compte à terme.
Attention à l’impact fiscal :
Les taux des comptes à terme affichés par les établissements bancaires s’entendent bruts de fiscalité. Vous devrez donc, chaque année, payer des impôts et des prélèvements sociaux sur les intérêts engrangés, tout comme avec un super livret. Jusqu’à la fin 2102, vous pouvez opter soit pour le prélèvement forfaitaire de 24%, soit intégrer les intérêts à vos autres revenus et être imposés dessus. Dans les deux cas, les prélèvements sociaux de 15,5% sont dus.
A partir du 1er janvier 2013, vous n’aurez plus le choix : les intérêts seront intégrés à vos revenus, et imposés à votre taux marginal, et vous devrez toujours payer 15,5% de prélèvements sociaux. Seuls les ménages qui perçoivent moins de 2.000 euros d’intérêts dans l’année (incluant ceux des comptes à terme, mais aussi des autres placements d’épargne) pourront conserver l’option de prélèvements forfaitaire de 24%



















