TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO
Affichage des articles dont le libellé est Marie Pellefigue. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Marie Pellefigue. Afficher tous les articles

vendredi 23 novembre 2012

Pensez aux comptes à terme pour placer vos liquidités

Vous avez déjà fait le plein de vos livrets réglementés (Livret A ou Bleu) et LDD (Livret de Développement Durable) et vous avez des liquidités à rémunérer pour plus de trois ans ? Plutôt que de les investir sur un super livret, en traquant les promotions tous les trois mois, souscrivez un compte à terme (CAT) : ce placement sûr offre encore des taux de rémunération attrayants. A condition de bien choisir votre produit.

Des produits simples à utiliser :
Le fonctionnement d’un compte à terme est simple : votre banque vous garantie une rémunération fixée à l’avance. En échange, vous acceptez de bloquer votre épargne pendant une certaine durée, qui va de un mois à huit ans selon le compte à terme.
Outre l’espérance d’une meilleure rémunération, l’autre atout des CAT est qu’ils sont rémunérés au jour le jour. Ce placement est donc intéressant si vous souhaitez placer des sommes importantes du milieu d’une quinzaine à une autre.
Il existe deux types de compte à termes :
Les classiques offrent une rémunération donnée pour une période fixe. Plus la durée de blocage est longue et plus la somme placée au départ importante, plus le taux proposé sera intéressant. Si ce n’est pas le cas, n’hésitez pas à changer d’établissement ou négociez avec votre banque une légère majoration de taux : dès lors que vous avez plus de 50.000 euros à investir, il y a toutes les chances qu’elle soit plus généreuse. Seul écueil avec ce type de compte à terme : si vous sortez avant l’échéance prévue dans le contrat, vous récupérerez l’intégralité de votre capital, mais pas tous les intérêts, car vous subirez une pénalité (minoration d’intérêts en général), précisée dans le contrat.
Vous pouvez aussi opter pour un compte à termes à taux progressif. Dans ce cas, la banque vous fournit une grille de rémunération avec un taux qui augmente au fil du temps (tous les trimestres, semestres, ans,…). Au fur et à mesure que vous passez une échéance de taux, vous rémunération globale s’accroît. Avantage de ce type de produit : vous pouvez retirer tout ou partie de votre épargne à chaque changement de taux sans subir de pénalités. Inconvénient en revanche : en général, la rémunération ne devient réellement intéressante qu’au bout de 18 à 24 mois. Si vous comptez placer vos liquidités sur une plus durée plus courte, les CAT classiques sont souvent plus concurrentiels.

Trouver les meilleurs comptes :
Actuellement, pour un compte à terme classique, l’offre la plus compétitive est proposée par ING Direct avec 2% pour 3 mois (uniquement pour les clients détenant un Livret Orange). Certaines caisses du Crédit Mutuel proposent aussi un compte à terme sur 4 ans qui offre 2,65% pendant toute la période.
Si vous êtes plutôt intéressé par un compte à terme progressif, intéressez-vous à celui du Crédit Municipal de Paris (compte à terme solidarité), qui permet de bloquer votre épargne sur 6, 9, 12, 18 ou 24 mois et offre une rémunération allant jusqu’à 3,75% (un taux équivalent à celui du fonds en euros des contrats d’assurance vie). Pour une plus longue durée, au-delà de 36 mois, le compte à terme de VTB, qui permet de bloquer votre épargne sur 5 ans, offre jusqu’à 4,15%. Quasiment aussi bien, celui du CIC propose une rémunération de 1,9 % la première année ; 2,10% la deuxième ; 2,75% la troisième ; 3,10% la quatrième et 3,90% la cinquième.
Astuces avant de souscrire :
A savoir : les meilleurs comptes à terme calculent les intérêts sur l’ensemble de la durée placée, sans facturer de pénalité au moment où vous retirez votre épargne. Et ce quel que soit le moment où vous décidez de clôturez.
Pour plus de souplesse, vous pouvez aussi scinder votre épargne et l’investir par partie sur plusieurs comptes à terme de maturité différente. Vous récupèrerez ainsi des liquidités à des dates fixées à l’avance sans avoir besoin de casser un seul compte à terme.
Attention à l’impact fiscal :
Les taux des comptes à terme affichés par les établissements bancaires s’entendent bruts de fiscalité. Vous devrez donc, chaque année, payer des impôts et des prélèvements sociaux sur les intérêts engrangés, tout comme avec un super livret. Jusqu’à la fin 2102, vous pouvez opter soit pour le prélèvement forfaitaire de 24%, soit intégrer les intérêts à vos autres revenus et être imposés dessus. Dans les deux cas, les prélèvements sociaux de 15,5% sont dus.
A partir du 1er janvier 2013, vous n’aurez plus le choix : les intérêts seront intégrés à vos revenus, et imposés à votre taux marginal, et vous devrez toujours payer 15,5% de prélèvements sociaux. Seuls les ménages qui perçoivent moins de 2.000 euros d’intérêts dans l’année (incluant ceux des comptes à terme, mais aussi des autres placements d’épargne) pourront conserver l’option de prélèvements forfaitaire de 24%
 NIQUER HOLLANDE AUTANT QUE POSSIBLE !

vendredi 26 novembre 2010

Faut-il se laisser tenter par les FIP et les FCPI pour réduire son impôt sur le revenu ?

La saison des FIP (Fonds d’investissement de proximité) et des FCPI (Fonds commun de placement dans l’innovation) bat son plein. A grands renforts de publicité et d'envois d'emails, les sociétés spécialisées dans la commercialisation de ces produits défiscalisants incitent les particuliers à investir dans la génération 2010 de leurs produits.
Ces fonds présentent avant tout un intérêt fiscal : 25% du montant investi dans un FIP ou un FCPI est déductible des impôts, dans la limite de 12.000 euros pour un célibataire et de 24.000 euros pour un couple. La réduction d’impôt maximale atteint alors, respectivement, 3.000 euros et 6.000 euros. Vous pouvez aussi doubler ces montants en investissant à la fois dans des FIP et des FCPI, les deux mécanismes étant cumulables.
Cet avantage fiscal risque toutefois d'être atténué dès l'an prochain. Si la loi de finances est votée en l’état, la réduction d’impôt passera à 22% du montant de l’investissement pour chacun des deux produits.
Un investissement risqué, de longue durée, avec des frais importants
Gare toutefois à ne pas se laisser aveugler par la seule carotte fiscale. Tout d'abord, les FIP et FCPI sont des produits de long terme. Théoriquement, ils doivent être conservés pendant cinq ans, mais dans la pratique, peu d’entre eux sont liquidés avant sept à huit ans.
Ensuite, le risque lié à cet investissement est particulièrement élevé. Certains fonds récemment liquidés ont ainsi accusés des moins-values de près de 90 % ! Car tout dépend des investissements réalisés par l'équipe de gestion. Et l'exercice de sélection est pour le moins périlleux : les fonds doivent être investis au moins à 60% dans le capital de sociétés non cotées, souvent jeunes, qui ne sont pas à l'abri d'un accident de parcours.
Toutes les performances ne sont heureusement pas aussi calamiteuses. Alto Invest, ouvert en 2001, a ainsi été liquidé avec une plus value de 51,9%. Et certains acteurs, comme 123Venture, AltoInvest, APlus Finance, OTCAM et Seventure, présents sur ce marché depuis de nombreuses années, ont fait leurs preuves.
Avant de choisir votre fonds regardez aussi comment le reste de l'actif est investi : produits de trésorerie, obligations ou actions… Ce choix aura une influence sur le rendement et le niveau de risque de votre placement.
Enfin, les frais sont également à examiner soigneusement, certains FIP et FCPI annoncent des droits d’entrées très faibles, voire réduits à zéro, mais en général ils se rattrapent sur les frais de gestion. Ceux-ci tournent généralement autour de 2 à 3% par an, auxquels il faut ensuite ajouter d'autres commissions. Au total, la société de gestion ponctionne en moyenne 5% par an, ce qui pèse évidemment sur la rentabilité du fonds et peut parfois annihiler tout intérêt au produit.