vendredi 16 novembre 2012
Mes regrets
La cravate rebelle du président
Les internautes se l'arrachent. François Hollande s'attire les foudres des puristes du style avec une cravate bien capricieuse.
Il a certes corrigé son problème de
manche de chemise trop longue, mais François Hollande n'en a pas fini
avec sa cravate. Alors que le président répondait aux questions des
journalistes lors de sa conférence de presse, mardi, le morceau de tissu penchait inlassablement vers la droite.
"Je suis la cravate de François Hollande et j'ai été portée 145 fois
de travers pour 248 apparitions publiques." C'est ce qu'on peut lire sur
la page d'accueil du site François, ta cravate !,
qui recense quasi quotidiennement les clichés de l'Élysée du chef de
l'État. Le créateur du site, Bastien Uranga, estime : "Il représente la
France et devrait se montrer irréprochable sur sa tenue !" Selon
l'informaticien de 20 ans, la cravate du président ne reste bien sage
sous la veste que dans seulement 33 % de ses apparitions publiques.
Plan de rigueur personnel
Et ce petit détail ne préoccupe pas uniquement les Français. Élégance italienne oblige, le site du quotidien Corriere della Serra a consacré un diaporama à la "cravate storte" de Hollande. Barack Obama himself avait plaisanté avec le président français sur sa tenue bien stricte, lors de l'accueil des chefs d'État à l'ouverture du sommet du G8, en mai dernier : il était le seul à porter une cravate.Sur le Net, de nombreux internautes proposent donc des solutions faciles pour remédier à ce problème de bout de tissu rebelle. Une pince, que le président avait portée lors du G20, sans réitérer l'exploit. "Pourquoi pas un noeud papillon ?" se demande-t-on sur Twitter. Abandonner la cravate ? Impensable pour un résident de l'Élysée. Pour résoudre ce problème récurrent, François Hollande peut tout aussi simplement choisir d'être vigilant sur sa conduite vestimentaire. S'imposer un plan de rigueur personnel, en quelque sorte.
"L'autorité ne va pas sans prestige", disait de Gaulle. Force est de constater qu'en 2012 l'autorité ne se résume pas à un morceau de tissu.
A suivre
5 idées-chocs pour économiser 50 milliards
Le gouvernement a donné des pistes pour 2013: gel des dotations aux collectivités, report de projets culturels, baisse des crédits militaires... Mais, pour l'essentiel, c'est le grand flou, symbolisé par cet acronyme mystérieux, la MAP. Exit la RGPP (révision générale des politiques publiques) de Nicolas Sarkozy, place à la MAP (programme de modernisation de l'action publique). Sauf que, jusqu'à présent, personne n'a osé s'attaquer aux prestations sociales qui pèsent pour près de la moitié des dépenses. Cette fois-ci, l'Institut Montaigne rentre dans le "dur" et brise plusieurs tabous. Revue de détail d'un rapport explosif.
Supprimer 300.000 postes de fonctionnaires (9 milliards d'euros)
C'est la proposition choc du rapport. Ses auteurs souhaitent que non seulement tous les ministères continuent à ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, mais aussi que les collectivités locales et les hôpitaux s'y mettent. Pour cela, ils défendent la fin des 35 heures et le passage de tous les fonctionnaires à la semaine de 37,5 heures sans contrepartie salariale! Objectif: permettre une hausse de la productivité et faciliter les suppressions de postes envisagées d'ici à 2017.
"Nous faisons face à la crise la plus sévère depuis des décennies, justifie Pierre-Mathieu Duhamel, pilote du rapport et président du comité stratégique de KPMG. Il est légitime de demander un effort supplémentaire aux fonctionnaires, qui bénéficient d'un emploi sécurisé, à la différence des salariés du privé."
Diminuer les indemnités chômage (4,5 milliards d'euros)
En matière de marché du travail, l'Institut Montaigne n'y va pas non plus par quatre chemins. Le rapport estime que l'attribution d'une allocation fixe pendant vingt-quatre mois n'incite guère le chômeur à reprendre un emploi. Il est donc proposé de revenir à un système comparable à celui qui était en vigueur entre 1992 et 2001: le montant de l'indemnité serait réduit de 25% au bout de six mois, puis de 50% après un an. "On pourrait toutefois envisager d'atténuer cette dégressivité pour les plus modestes", précise Duhamel. L'allocation minimale de 850 euros par mois serait de toute façon conservée.
Le rapport évoque aussi le montant maximal de l'indemnité, mais sans proposer clairement de l'abaisser. Pourtant, ce plafond, fixé à 6.161 euros net (un record en Europe), avantage exagérément les cadres supérieurs. Proposition plus attendue, l'Institut épingle le système aberrant des intermittents, "qui revient à faire financer en partie notre 'politique culturelle' par l'assurance-chômage" et représente les deux tiers du déficit total en 2011. Les auteurs présentent donc la facture aux intéressés en prônant une hausse de 50 % des cotisations... en échange d'une baisse de 20% des prestations!
Réduire les remboursements maladie (10 à 15 milliards d'euros)
Pour résorber le déficit de l'assurance-maladie (8,6 milliards), Montaigne juge indispensable de changer le mode de rémunération des médecins, et surtout de remettre à plat les mécanismes de remboursement des soins. Le rapport ressuscite le "bouclier sanitaire" évoqué en 2007 par Martin Hirsch, l'ex-haut-commissaire aux Solidarités actives. Pour endiguer la dérive des dépenses liées aux affections de longue durée, il propose de supprimer tous les dispositifs et de créer un seul seuil: lorsque le patient dépense plus qu'une certaine somme annuelle, les soins (y compris hospitaliers) sont entièrement remboursés par la Sécurité sociale; en dessous, ils ne seront pris en charge que partiellement.
Les auteurs évoquent même des remboursements différents selon le niveau de vie des patients: "Si, pour équilibrer l'assurance-maladie, le niveau de cette franchise devait s'avérer trop élevé, il conviendrait d 'étudier la possibilité d'introduire une modulation limitée de son montant en fonction du revenu." De quoi briser l'un des tabous absolus du modèle social français. A côté de cette réforme, difficile à chiffrer, le rapport estime possible de dégager 10 à 15 milliards à l'horizon 2017 en continuant à promouvoir les génériques, en maîtrisant mieux les dépenses de transports sanitaires ou les arrêts maladie.
Faire le tri dans les aides au logement (9 milliards d'euros)
Une multitude de dispositifs coûteux pour des résultats très décevants: les auteurs jugent sévèrement les 40 milliards d'euros d'aides au logement, et proposent de recentrer sensiblement une partie des dispositifs. Les aides personnalisées au logement (APL) seraient ainsi davantage conditionnées aux revenus des locataires, surtout pour les étudiants, qui en bénéficient quelles que soient les ressources des parents.
Les critères d'accès au parc HLM, satisfaits par les deux tiers des ménages, seraient durcis au profit des plus modestes, et les loyers révisés chaque année en fonction des revenus des occupants. L'institut veut aussi supprimer le prêt à taux zéro (PTZ), accusé d'encourager les vendeurs à augmenter les prix. Et il réserverait le même sort aux plans d'épargne-logement, soulignant que seuls 5% d'entre eux servent réellement à devenir propriétaire.
Rogner les avantages familiaux (7 milliards d'euros)
"Aucune étude n'a mis en évidence un lien entre natalité et prestations monétaires." Pourtant, la France dépense plus de 60 milliards par an pour ses familles, de manière assez inéquitable. Les ménages gagnant entre deux et trois Smic sont ceux qui bénéficient le moins de cette politique. "Le caractère anti-redistributif dont bénéficient les ménages aisés ne répond à aucun objectif d'intérêt général et n'a aucun équivalent à l'étranger", souligne le rapport.
Ses auteurs n'osent pas pour autant prôner la mise sous condition de ressources des allocations familiales. "Il y a un sentiment de consensus sur leur caractère universel", reconnaît Duhamel. Cette mesure serait notamment très impopulaire à droite. En revanche, elle pourrait être appliquée aux prestations en matière de garde individuelle des enfants, qui profitent quasi exclusivement aux plus aisés et coûtent 5,3 milliards d'euros. Le rapport propose en outre de supprimer progressivement certains avantages liés à la retraite. Ainsi, les hommes et femmes ayant élevé trois enfants ou plus voient leurs pensions majorées de 10 %. Un dispositif peu incitatif, puisque les prestations sont versées quand les enfants ne sont plus à la charge des parents.
L’horreur de l’impuissance publique
jeudi 15 novembre 2012
100 % des perdants
Austérité, précarité, solidarité
Austérité, rigueur. Des mots qui font mal au moral, au porte-monnaie voire à la dignité des peuples. Des mots qui claquent comme des punitions lorsqu'ils sont appliqués ex abrupto sous la pression des marchés ou d'une troïka (FMI, UE, BCE) inflexible. Des mots vécus comme des humiliations par les citoyens des pays désargentés du Vieux continent. Là où les politiques irresponsables ont conduit à accumuler dette et déficit aussi indéfendables qu'insoutenables.
Grecs, Espagnols, Portugais, Italiens... tous ont ce ressenti alors que la crise s'enkyste avec son lot de drames humains jusqu'à son cortège de suicides. Garder la tête haute ? Faire face ? Facile à dire et difficile à vivre au quotidien. Vrai pour les familles touchées de plein fouet par le chômage et le déclassement alors que l'urgence oblige à réparer les erreurs collectives de gestion du passé. Pour repartir sur des bases saines sur fond d'une fichue récession qui, chacun le sait, rend illusoire tout espoir d'amélioration rapide.
Au coeur de cette crise, la France n'échappe pas au climat anxiogène. Mauvaise gestionnaire mais avec des amortisseurs sociaux encore bons, elle ne peut, à l'image de ses voisins surendettés, s'exonérer de tout effort de redressement de ses comptes. C'est pourquoi, l'heure de la rigueur version « hollandaise » a sonné. Moins violente qu'ailleurs, mais réelle. Une stratégie jugée trop douce par l'Allemagne qui, elle, a agi, avec à propos, bien avant les autres pour en recueillir les fruits bien avant tout le monde.
Alors que monte un sentiment de défiance des pays de l'Europe du Sud (plus sévèrement atteints) à l'encontre de ceux de l'Europe du Nord (pas à l'abri du pire), il serait bon d'y prendre garde. Comme il serait injuste de désigner Angela Merkel, papesse de la rigueur, comme seule responsable de décisions prises conjointement à Bruxelles et votées ensuite par les Parlements nationaux, élus, rappelons-le, démocratiquement.
La prise de conscience des peuples sur l'obligation de revenir à plus de raison budgétaire n'est pas remise en cause. C'est plus sur l'aveuglement des autorités que des voix s'élèvent pour exhorter les gouvernements à mettre la pédale douce sur les plans drastiques engagés de manière concomitante.
La mobilisation d'hier, émaillée parfois de violences, émerge donc au moment où les coupes claires dans les budgets nationaux accélèrent chômage, précarité et chute de la consommation. Résultats : la Grèce et l'Espagne sont arrivées au bout de leurs forces, le Portugal et l'Italie sont presque au bout du rouleau quand la Grande-Bretagne et d'autres rament pour éviter la descente aux enfers.
Après avoir sous-estimé l'impact des plans de rigueur sur la croissance, voilà que le FMI redoute que l'austérité ne devienne « politiquement et socialement intenable ». Et qu'il invite, enfin, à desserrer l'étau. Pour redonner de l'oxygène à tous les pays accidentés de la crise ? De l'espoir à une jeunesse ô combien sacrifiée ? L'Europe, gardienne du temple budgétaire, refuse d'acter un assouplissement général. Mais elle se doit de renforcer la solidarité qui « sommeille » en elle. Et pas qu'en désespoir de cause.
Une aide c’est bien, des idées c’est mieux
Le gouvernement grec a obtenu des ses partenaires européens
un délai de deux ans pour réduire son déficit, mais va devoir encore
attendre le versement de la tranche d’aide de 31,5 milliards d'euros.
Au-delà de ces négociations, il faut cependant imaginer les conditions
d’un nouveau développement économique, et ce n’est pas la tâche la plus
aisée.
En revanche, le défi auquel font face les autres ministres et vice-ministres, ainsi que la direction de l'administration publique, hors ministère des Finances, est bien plus important.
Leur devoir ne s'arrête pas à la gestion de la réalité actuelle, il implique la création d'une nouvelle réalité. La survie provisoire du pays dans le monde développé dépend de la capacité de ces gens à assurer les conditions de la création de nouvelles richesses. Tout cela dans l'environnement créé depuis la faillite de Lehman Brothers et la fermeture des canaux de financement, qui ont conduit l' économie grecque dans la récession depuis fin 2008.
Austérité et réformes
Il s'agit d'une tâche très difficile et plus compliquée que les coupes dans les dépenses et les augmentations d'impôts. On peut le voir avec la contestation, davantage dirigée contre l'austérité que contre les réformes.Beaucoup diront qu'il est impossible de reconstruire l'Etat grec et de créer le cadre idéal d’un développement quand le ministre des Finances coupe sans arrêt dans les budgets.
L'expérience montre cependant que le problème n'est pas toujours économique. La Grèce a le taux de médecins par patient et de professeurs par étudiant le plus élevé du monde développé. Mais, même avant la crise, le niveau des services d'éducation et de soins fournit aux citoyens était si bas qu’il poussait ceux qui le pouvaient à se tourner vers le service privé. De même, les dépenses sociales dans la Grèce d'avant la crise étaient dans la norme européenne mais leur effet sur la réduction de la pauvreté était différent qu'en Europe de l’Ouest.
En outre, Johannes Hahn, le commissaire européen à la Politique régionale, a expliqué dimanche que notre pays n'a pas atteint ses objectifs dans l’utilisation des fonds européens, en raison de la faiblesse de l'administration publique et du manque de coordination entre services.
Complexité de la loi
Dans les enquêtes internationales sur la compétitivité, les investisseurs ne mentionnent pas tant les obstacle fiscaux que la complexité de la loi. Encore aujourd'hui, après tant de facilités mises en places comme les "guichets uniques” et les procédures accélérées, l'un de mes amis a essayé de créer dans les Cyclades sa société dans le secteur de la santé. Il a dû faire 3 fois le tour de la mer Egée, courir de service en service pendant 2 mois, pour finalement abandonner.Cet échec, on en parle peu, tant au gouvernement que dans l'opposition. Leur silence montre, Monsieur Stournaras, que notre plus grand déficit à l'heure actuelle n'est pas le déficit public mais le déficit de propositions pour le jour d'après.
Παρά τα ξενύχτια, τις μαραθώνιες διαβουλεύσεις, τα πήγαινε - έλα των τροπολογιών, το κυνήγι της δόσης και το ατελείωτο κόψε - ράψε των μέτρων, η αλήθεια είναι ότι ο κ. Γιάννης Στουρνάρας έχει την πιο εύκολη δουλειά σε αυτήν την κυβέρνηση. Το έργο του κάθε υπουργού Οικονομικών σε ένα χρεοκοπημένο κράτος είναι άχαρο, οι αποφάσεις που καλείται να λάβει επώδυνες, αλλά τουλάχιστον το πλαίσιο μέσα στο οποίο μπορεί να κινηθεί (δηλαδή η σπάνις των διαθέσιμων πόρων) είναι εκ των προτέρων γνωστό και δεδομένο. Εξίσου δεδομένη θα ήταν και η θέση του οποιουδήποτε υπουργού Οικονομικών, ακόμη και αν δεν υπήρχε η τρόικα ή οι περιορισμοί του ευρώ, όπως παραδέχεται πλέον (έστω και με μισόλογα) η αντιπολίτευση. Η χρεοκοπία παραμένει χρεοκοπία, όπως άλλωστε και η αδυναμία δανεισμού.
Αντιθέτως, η πρόκληση που έχουν μπροστά τους οι υπόλοιποι υπουργοί και υφυπουργοί, καθώς και η ηγεσία της δημόσιας διοίκησης, εκτός υπουργείου Οικονομικών, είναι πολύ μεγαλύτερη. Το καθήκον τους δεν περιορίζεται στη διαχείριση της σημερινής πραγματικότητας, αλλά επεκτείνεται και στη δημιουργία μιας νέας. Η μεσοπρόθεσμη επιβίωση της χώρας μέσα στον ανεπτυγμένο κόσμο εξαρτάται από το κατά πόσον αυτοί οι άνθρωποι θα καταφέρουν να διασφαλίσουν τις συνθήκες για τη δημιουργία νέου πλούτου, στο περιβάλλον που διαμορφώθηκε μετά τη χρεοκοπία της Lehman Brothers και το προοδευτικό κλείσιμο των γραμμών πίστωσης, που οδήγησε την ελληνική οικονομία σε ύφεση, ήδη από το τέλος του 2008. Πρόκειται για ένα έργο πολύ πιο δύσκολο και πολύ πιο περίπλοκο από τις περικοπές δαπανών και τις αυξήσεις φόρων, κάτι που αποδεικνύεται άλλωστε και από το γεγονός ότι το διαρθρωτικό σκέλος του Μνημονίου συνάντησε πολύ μεγαλύτερες αντιστάσεις από το δημοσιονομικό.
Πολλοί θα αντιτείνουν ότι είναι αδύνατον να ξαναχτίσουν το ελληνικό κράτος και να δημιουργήσουν τις κατάλληλες συνθήκες για ανάπτυξη όταν ο εκάστοτε υπουργός Οικονομικών τούς κόβει συνεχώς κονδύλια. Ωστόσο, η εμπειρία έχει δείξει ότι το πρόβλημά μας δεν ήταν πάντοτε τα χρήματα. Η Ελλάδα έχει περισσότερους γιατρούς ανά ασθενή και καθηγητές ανά μαθητή στον ανεπτυγμένο κόσμο, αλλά το επίπεδο υπηρεσιών εκπαίδευσης και περίθαλψης που παρείχε στους πολίτες της -ακόμη και πριν από την κρίση- ήταν κακό, με αποτέλεσμα όσοι μπορούν να χρησιμοποιούν τον ιδιωτικό τομέα. Ομοίως, ενώ οι κοινωνικές δαπάνες στην προ κρίσης Ελλάδα βρισκόταν στον ευρωπαϊκό μέσο όρο, η επίδραση που είχαν στη μείωση της φτώχειας ήταν υποπολλαπλάσια των αντίστοιχων επιδόσεων στη Δυτική Ευρώπη. Επίσης, σε συνέντευξή του στην «Κ» την προηγούμενη Κυριακή, ο Ευρωπαίος επίτροπος Περιφερειακής Πολιτικής, Γιοχάνες Χαν, εξέφρασε την εκτίμηση ότι η χώρα μας δεν θα πετύχει φέτος τον στόχο για την απορρόφηση κοινοτικών κονδυλίων, κυρίως λόγω της αδυναμίας της δημόσιας διοίκησης και της ασυνεννοησίας μεταξύ των ελληνικών υπηρεσιών. Ο ίδιος δήλωσε ότι καθοριστικός παράγοντας για τη διστατικότητα ξένων επιχειρήσεων να επενδύσουν στη χώρα μας είναι το γεγονός ότι η καθυστέρηση στην απονομή δικαιοσύνης αγγίζει τα όρια της αρνησιδικίας. Στις διεθνείς έρευνες για την ανταγωνιστικότητα, οι επενδυτές δεν αναφέρουν ως τόσο μεγάλο εμπόδιο τις φορολογικές κλίμακες στην Ελλάδα όσο την πολυπλοκότητα της νομοθεσίας. Ακόμη και σήμερα, έπειτα από τόσες διακηρύξεις για «υπηρεσίες μιας στάσης» και απλοποίηση των διαδικασιών, φίλος που προσπάθησε να δημιουργήσει εταιρεία υγειονομικού ενδιαφέροντος στις Κυκλάδες χρειάστηκε να κάνει τρεις φορές τον γύρο του Αιγαίου, βασανιζόμενος από υπηρεσία σε υπηρεσία επί δύο μήνες, πριν εγκαταλείψει τελικά την προσπάθεια.
Γι’ αυτήν την κατάντια ελάχιστα ακούμε, τόσο από την αντιπολίτευση όσο και από τους πρώην υπουργούς και μεγαλοστελέχη των δύο μεγάλων κομμάτων, τα οποία καίτοι φέρουν τεράστια ευθύνη για το πού καταλήξαμε αποστασιοποιούνται τώρα από την κυβερνητική πολιτική λόγω «κοινωνικής ευαισθησίας». Η σιωπή τους αποδεικνύει ότι το μεγαλύτερο έλλειμμά μας σήμερα δεν είναι το δημοσιονομικό που αντιμετωπίζει ο κ. Στουρνάρας, αλλά το έλλειμμα προτάσεων για την επόμενη μέρα.
Κρίση και ύφεση...
Είναι βέβαιο ότι κανέναν δεν εκπλήσσει το γεγονός πως μήνα με τον μήνα αυξάνονται κατά χιλιάδες τα στεγαστικά, καταναλωτικά και επιχειρηματικά δάνεια και εκτοξεύεται σε ολοένα και μεγαλύτερα ύψη το συνολικό ποσό των δανείων που έχουν περάσει στο «κόκκινο». Και μόνο το ότι ήδη έχει φτάσει στα 52 δισ. από τα 232 δισ. που είναι ο συνολικός δανεισμός λέει πολλά. Το ότι προβλέπεται να φτάσει στο τέλος του χρόνου στα 58 δισ. λέει περισσότερα.
Δεν θα μπορούσε, δυστυχώς, να συμβαίνει κάτι το διαφορετικό. Οσο η κρίση βαθαίνει και η ύφεση περιορίζει την επιχειρηματική δραστηριότητα και στραγγαλίζει το οικογενειακό εισόδημα, τόσο οι κάθε λογής δανειολήπτες θα αδυνατούν να αντεπεξέλθουν στις υποχρεώσεις τους και θα βρίσκονται μπροστά σε οικονομικά αδιέξοδα, για τα οποία δεν έχουν την παραμικρή ευθύνη. Δεν τα έχουν δημιουργήσει εκείνοι, το κράτος τούς τα έχει προκαλέσει.
Και φυσικά μέσα στο 2013 και με την έναρξη εφαρμογής των νέων μέτρων το πρόβλημα θα επιδεινωθεί. Τώρα πλέον στην περιοχή του «κόκκινου» βρίσκονται και δανειολήπτες που μέχρι και πέρυσι ακόμη ήταν απολύτως συνεπείς στις υποχρεώσεις τους. Και οι τράπεζες, προσπαθώντας να μην οδηγηθεί το πρόβλημα σε ανεξέλεγκτες διαστάσεις, προχωρούν σε ρυθμίσεις για αποπληρωμή των δανείων με μικρότερες δόσεις και σε μεγαλύτερο χρονικό βάθος.
Δεν λύνει το πρόβλημα η συγκεκριμένη πρακτική, αλλά είναι η μόνη που, υπό τις σημερινές συνθήκες, μπορεί να υπάρξει. Οπωσδήποτε η θεσμοθέτησή της θα διευκολύνει περισσότερο. Αλλά ουσιαστική και αποτελεσματική λύση δεν πρόκειται να διαφανεί πριν η χώρα ξαναμπεί στη διαδικασία της ανάπτυξης. Γι' αυτή την προϋπόθεση είναι που πρέπει να πασχίσει η κυβέρνηση.
Te laisse pas manipuler Manuel Valls !
Qu’est-ce qui a bien pu pousser Manuel Valls, hier à l’Assemblée, à imputer le « retour du terrorisme » à la droite ?
Ce matin, sur BFM, il fait machine arrière, « regrette » ses propos,
car « évidemment » la droite n’est pas responsable du terrorisme.
Pourquoi, alors, a-t-il dit cela ? Il n’avait « aucune arrière-pensée »,
c’est la faute au « chaudron de l’Assemblée », assure-t-il.
Certes, le bouillonnement de l’Assemblée y est pour quelque chose.
D’autant qu’un rapide coup d’œil suffit à différencier, au sein du
gouvernement, ceux qui ploient sous le poids des responsabilités, la
gravité de la fonction et la tâche qu’ils ont à cœur (Ayrault,
Moscovici, Valls), de ceux qui prospèrent, roses, frais, pimpants,
cyniques et guillerets (Hamon, Montebourg, Peillon).
Mais cela n’explique pas tout. Valls est un authentique social-démocrate modéré. Dans L’énergie du changement,
en 2011, il s’oppose à la gauche qui se croit dans une citadelle
assiégée sous les assauts de « l’ultra-libéralisme » et aux
« associations » d’extrême-gauche qui présentent Nicolas Sarkozy en
fossoyeur des libertés. Dans Pour en finir avec le vieux socialisme,
en 2008, le maire d’Évry s’oppose aux « prêches moraux » d’une certaine
gauche et à une gestuelle d’extrême-gauche « non seulement stupide,
mais dangereuse ».
La faute au déchirement du tissu social
Pour autant, Valls est bel et bien de gauche. Il fait du sort des
fils d’immigrés sa priorité (avant donc des préoccupations générales
comme le chômage ou d’autres préoccupations catégorielles comme le sort
des fils d’employés, ouvriers et agriculteurs dans les régions
désindustrialisées). Maintenant qu’il est ministre, il use et abuse
d’une langue de bois typiquement de gauche. Selon sa formule de
prédilection, il n’y a « pas de place dans la République » pour la
délinquance, le terrorisme, le racisme, etc. Déni de ce qu’il a sous les
yeux.
Et puis, il y a le harcèlement de l’extrême-gauche, qui le traite de
« Sarkozy de gauche ». Et surtout, la sociabilité du gouvernement.
Jean-Marc Ayrault est un réformiste sincère, mais il fut en 68 un meneur
de manifs lycéennes proche du courant trotskiste, recruté au parti
socialiste par Jean Poperen, tenant d’un laïcisme sectaire, tendance à
laquelle se rattache également Vincent Peillon, dont la profession de
foi consiste à déclarer : « mon engagement, c’est l’antifascisme ».
Peillon a cosigné avec Najat Vallaud-Belkacem un article intitulé
« Halte aux préjugés sexistes à l’école », réclamant une réécriture des
manuels scolaires pour qu’y figurent autant de grandes femmes que de
grands hommes. « Valérie Rosso-Debord accuse à tort Najat
Vallaud-Belkacem d’appartenir à une instance marocaine », titrait en avril dernier le journal Le Parisien, relayé par divers autres. Un article du 18 mai montre pourtant que l’accusation n’était pas infondée.
Tout ce petit monde, faute de pouvoir faire baisser le chômage ou
réduire les inégalités sociales, adopte la vieille tactique de la gauche
sectaire qui fait de la surenchère sur des sujets « sociétaux »
(mariage gay, salles de shoot, légalisation…). Difficile pour Manuel
Valls de surnager dans ces eaux-là. De ne pas subir l’influence de cette
effervescence idéologique. Au moment des tueries de Toulouse, un
journaliste de L’Alsace ne demandait-il pas « comment réparer
le tissu social pour que notre jeunesse, dont celle issue de
l’immigration, se sente moins exclue » ? Qui peut croire à un problème
d’intégration du à l’égoïsme des Français peut se laisser aller à
imputer le « retour du terrorisme » à la droite. Et le regretter
sincèrement.
Préférence française pour le chômage : comment transformer la solidarité intergénérationnelle stupide en échange intergénérationnel intelligent
Nicolas Sarkozy a-t-il été réélu le 6 mai 2012 ?
1 - Déjà-vu Président
2 - Hollande et Ayrault, courageux puisque traîtres ?
3 - Nicolas Sarkozy a-t-il été réélu le 6 mai 2012 ?
4 - Jospin le Bide et Gallois le Buzz
5 - Les bobos, c’est comme les cochons, plus ça devient vieux plus ça devient...
Conférence de presse de Hollande : soporifique et idéologue !
La conférence de presse de Hollande a souligné son charisme d'huître. Mais elle ne doit pas faire oublier que c'est surtout le plus idéologue des présidents.
L'expression "avoir un charisme d’huître" semble avoir été inventée
pour François Hollande. J'ai écouté un peu sa conférence de presse, et
franchement j'ai failli m'endormir. C'est à se demander comment
quelqu'un d'aussi falot a pu être élu Président. Quelle erreur de
casting ! Il fallait vraiment que les Français en aient totalement marre
des agitations désordonnées de son prédécesseur !
Mais en même temps, ce charisme d’huître ne doit pas masquer
le fait qu'il est le Président le plus idéologue que la France ait eu
depuis des lustres. En 6 mois, par ses mesures anti-business, d'inspiration marxiste, il a pratiquement bloqué l'économie.
Les quelques sourires d'aujourd'hui aux entrepreneurs n'effacent pas ses actes, et ce n'est pas le Pacte machin-truc qui change quoi que ce soit.
Mitterrand était moins sectaire, me semble-t-il, ou plutôt, on peut
lui pardonner car 1981 c'était une autre époque, le mur de Berlin
n'était pas encore tombé.
Hollande, lui, n'a guère de circonstances atténuantes pour excuser sa vision du Monde obsolète, administrative et soporifique.
mercredi 14 novembre 2012
Le discours et la méthode
Cherchez les pointillés !
Excellent ! Bravo !
Mais dans les prochains temps, pour le dire sans ambages, on va en baver.
Il se vérifie chaque jour qui passe la remarque de royal à propos de hollande, je la cite " personne ne se souvient qu'il ait fait quelque chose en trente ans de vie politique "!!
Que ce soit comme secrétaire du ps où comme président de la république, on en est là !!
Que l'on puisse se contenter de réciter ce qui ne va pas et ne rien faire de concret et valable sorti de l'habileté du déguisement des mots, pour tenter de faire repartir l'économie et l'industrie de notre pays illustre le tragique d'avoir mis à la tête du pays un mou sans volonté d'action autre que d'être comme les présidents de la 4éme république,
François Hollande recule sur le droit de vote des étrangers
Recul temporaire ou enterrement en catimini ? Interrogé à deux reprises, mardi 13 novembre, sur sa promesse de mettre en place le droit de vote des étrangers aux élections locales, le président de la République a semblé reculer par rapport à son engagement de campagne.
Il a soumis l'application de cette promesse à la "recherche d'une majorité" au Parlement. Cette réforme nécessite de modifier
l'article 3 de la Constitution : or la gauche ne dispose pas de la
majorité des trois cinquièmes des députés et sénateurs, nécessaire à
toute révision constitutionnelle.
"Le gouvernement peut préparer le texte, mais ne le déposera que si la perspective de son adoption est assurée, a expliqué le président de la République. J'ai dit au gouvernement, aux responsables de groupes [parlementaires] de travailler pour constituer cette majorité. Quand cette majorité sera envisagée, je prendrai mes responsabilités. Mais pas avant. [...] Présenter un texte avec le risque de diviser les Français pour au bout du compte ne pas le faire passer : je m'y refuse."
Une autre option serait de faire adopter cette mesure par référendum. Le président de la République ne l'envisage pas non plus pour l'instant. "Si nous n'aboutissons pas par la voie parlementaire, je verrai dans quel état est la société pour éventuellement aller dans cette direction, a commenté François Hollande avant d'assurer : Mais aujourd'hui, ce n'est pas mon intention." "Je ne désespère pas. Je sais qu'il y a à l'Assemblée et au Sénat des membres classés au centre ou à droite prêts" à voter pour le droit de vote des étrangers.
Cette promesse, non tenue par François Mitterrand, avait été reprise par le candidat Hollande dans ses 60 engagements. Ceci après l'adoption en décembre 2011 d'un projet de loi au Sénat tout juste passé à gauche.
En septembre, après l'appel de 77 députés socialistes pour le droit de vote des étrangers, le gouvernement avait pourtant réaffirmé qu'il tiendrait cette promesse du candidat Hollande – et plus généralement de la gauche depuis trente ans. Jean-Luc Mélenchon, ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle a immédiatement réagi sur Twitter, accusant François Hollande de ne pas tenir sa promesse.
Conférence de presse de François Hollande : et s'il n'y avait que 2 questions à lui poser
François Hollande donnera aujourd'hui la première conférence de presse de son mandat. Quelles sont les deux questions que vous lui poseriez et pourquoi ?
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| Je suis nul, mais je le sais |
François Mitterrand a appris, moins de deux ans après son élection, à gérer le capitalisme avec le succès que l'on sait, mais sans jamais formuler un quelconque changement de doctrine. Il eut l'intelligence artistique de gouverner à droite tout en lançant quelques os à ronger à la gauche (trente-cinq heures, retraite à soixante ans, etc.). Au bout de six mois, Monsieur le Président, vous revenez, contraint et forcé mais non sans courage, sur bon nombre de vos promesses de campagne. Irez-vous enfin jusqu'au parcours du combattant de Schroeder en Allemagne, au risque de la défaite dans cinq ans ? Aurez-vous aussi l'audace sémantique de définir ce que signifie le socialisme aujourd'hui ? Ou continuerez-vous d'écouter les sanglots longs des violons de l'extrême gauche et des écolos, tout en prêtant à l'oreille, à l'Elysée, à vos brillants conseillers frais émoulus des banques Rothschild ou Lazard ?
Hollande face à la presse pour reconquérir l'opinion et rassurer l'Europ
Six mois presque jour pour jour après son investiture, François Hollande
affronte pour la première fois mardi l'épreuve d'une grande conférence
de presse à l'Elysée avec une double exigence: reconquérir l'opinion
mais aussi rassurer l'Europe.
Malmené par la presse et dans les sondages, le président fera face
pendant près de deux heures à quelque 400 journalistes français et
étrangers réunis dans la salle des fêtes de l'Elysée où se tiennent
depuis de Gaulle la plupart de ces grands messes politico-médiatiques.
Il entamera ce rendez-vous par une adresse liminaire d'une vingtaine de
minutes aux Français.
Mais au-delà de la presse, le chef de l'Etat devra répondre aux appels
pressants de Bruxelles, de l'Allemagne et des princiales organisations
économiques internationales, telles l'OCDE ou le FMI. Toutes sont
impatientes de voir la France s'engager résolument sur le chemin des
réformes structurelles (flexibilité du marché du travail, réduction des
dépenses publiques...).
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault sera ainsi jeudi à Berlin pour
tenter de rassurer la chancelière allemande Angela Merkel et lui dire
que le gouvernement "prend au sérieux la compétitivité de la France",
selon son entourage.
Berlin craint ouvertement désormais un décrochage économique de la
deuxième économie européenne qui entraînerait par le fond l'ensemble de
la zone euro.
François Hollande a donné la semaine dernière des premiers gages à ses
partenaires européens avec un "pacte" de compétitivité qui a surpris par
son ampleur.
Même s'il se défend d'avoir pris le premier tournant de son quinquennat,
il a effectué un revirement spectaculaire, décidant d'actionner le
levier de la TVA, cet impôt pourtant honni de la gauche.
Après une première phase marquée par l'application à la lettre de son
programme (rétablissement partiel de la retraite à 60 ans, emplois
d'avenir, suppression de la TVA sociale... ), l'heure du réalisme
économique semble avoir sonné.
Une réorientation à risque vis-à-vis de son électorat alors que les
sondages restent à un niveau préoccupant avec, selon BVA, Ipsos et LH2,
41 à 44% d'opinions favorables seulement.
Cette conférence de presse devrait aussi consacrer le style Hollande. Le
président "normal" doit devenir "président avec un grand P", prendre
"la hauteur nécessaire" et "gagner un peu en solennité et en
dramatisation", a estimé l'un de ses fidèles, le ministre de la Défense
Jean-Yves Le Drian.
Signe d'une nouvelle "normalité", François Hollande s'est finalement
résolu à tenir sa conférence de presse à l'Elysée après avoir promis au
cours de sa campagne dans un lieu moins imposant "où chacun sera
finalement chez lui". L'Elysée, fait valoir un proche, "c'est le lieu de
la décision, de tous les Français, la normalité n'empêche pas la
solennité".
Le président est attendu de pied ferme par son aile gauche. "On va voir
comment François Hollande va expliquer que ce qui n'a pas marché
ailleurs --en Grèce, en Espagne, au Portugal-- va marcher ici !", a déjà
ironisé Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche).
Dans les rangs écologistes, la participation au gouvernement a fait
débat avec les déclarations de leur chef de file au Sénat Jean-Vincent
Placé s'interrogeant à haute voix sur ce que EELV faisait encore dans
l'équipe Ayrault.
Selon l'entourage du président, François Hollande "a beaucoup travaillé
sur sa déclaration liminaire avec le secrétaire général de l'Elysée
Pierre-René Lemas et son conseiller politique Aquilino Morelle" et "a
demandé des notes à ses principaux collaborateurs sur les sujets
d'actualité".
Il n'a toutefois pas visionné de conférences de presse de ses prédécesseurs, comme certains médias l'affirmaient, a-t-on assuré.
Mais à l'heure dite, souligne un autre proche, "il sera seul devant les Français".
Sans plus attendre, Jean-François Copé (UMP) a déjà tiré à boulets
rouges sur le président qui doit selon lui faire son "autocritique face à
tous les mensonges qu'il a pu faire aux Français pendant sa campagne".
Le président est dans "le reniement permanent", a fustigé pour sa part
Luc Chatel, ancien ministre UMP de l'Education.
Je m’oppose donc je suis
Pourquoi l'Allemagne trouve la politique française préoccupante
Selon plusieurs sources, l'Allemagne voit d'un mauvais oeil le dérapage budgétaire français et l'absence de réforme du marché du travail dans notre pays.
Sept mois après la dénonciation du "déni français"
par The Economist, le débat sur la France et les réformes resurgit.
Mais cette-fois ci, ce sont les Allemands qui s'inquiètent, pas les
Anglais. Selon l'agence Reuters, le ministre des finances W. Schäuble
aurait demandé aux experts allemands de plancher sur un rapport contenant des pistes de réformes
pour la France. L'hebdomadaire allemand Die Zeit, à l'origine de
l'information, expliquait que les "sages" devaient trouver des solutions
pour aider la France à retrouver le chemin de la croissance et à
réduire ses déficits. Côté allemand, l'information a été démentie. Côté
français, Moscovici a tenu à dissiper tout malentendu.
Selon lui, "les choses vont bien entre la France et l'Allemagne". Mais
le journal Libération confirmait lundi le malaise créé en Allemagne par
la dégradation de la situation économique de la France.
Alors info ou intox ? A regarder de près, la situation de France n'est pas si catastrophique. Certes, la croissance reste désespérément nulle
de ce côté-ci du Rhin. Cependant, c'est toujours mieux que la récession
traversée par les pays d'Europe du Sud. En 2013, celle-ci devrait
encore frapper l'Espagne, l'Italie, le Portugal et la Grèce, au risque
d'alimenter une grogne sociale déjà importante. La France, elle,
limitera les dégâts et verra son PIB stagner. Notre pays bénéficie, en
outre, de la bienveillance des marchés et des agences de notations, au
même titre que l'Allemagne et les Etats-Unis. Preuve, elle emprunte,
pour certaines maturités courtes, à des taux d'intérêt négatifs!
Dans
ces conditions, pourquoi les Allemands s'inquièteraient-ils ? Il y a
sans doute deux raisons à cela. La première est purement économique.
Nous sommes le premier partenaire commercial de l'Allemagne. Du coup, si
notre demande stagne, les exportations de notre voisin souffrent. Mais
la deuxième raison est idéologique. Depuis l'élection de François
Hollande, notre pays s'éloigne, l'air de rien, des standards allemands
et notamment de la voie tracée par le chancelier Gerhard Schröder.
Celui-ci a d'ailleurs été le premier à allumer les feux de la défiance
en affirmant, la semaine dernière, que "les promesses de campagne du
président français vont se briser sur la réalité économique".
"La France va vraiment avoir des problèmes si le refinancement de
sa dette se complique", avait ajouté l'ancien leader social-démocrate.
Lars
Feld, l'un des membres du comité des sages allemands le confirme : "les
inquiétudes s'accumulent en raison du manque d'action du gouvernement
français sur la réforme du marché du travail". "Il faut à la France une
réforme du marché du travail, c'est le pays de la zone euro qui
travaille moins d'année en année". Et l'expert d'en rajouter : le
principal problème en ce moment, ce n'est plus la Grèce, l'Espagne ou la
l'Italie, c'est devenu la France parce qu'elle n'a rien entrepris de
nature à rétablir sa compétitivité, au contraire, elle va dans l'autre
direction.
N'est pas Gerhard Schröder qui veutCe
n'est pas la première fois que ce constat cinglant surgit en Allemagne.
En avril dernier, juste avant les élections présidentielles françaises,
les économistes de la banque Berenberg écrivaient : les deux questions
clé pour l'Europe restent les mêmes : "La France va-t-elle enfin se réformer?"
et "La crise va-t-elle contaminer l'Espagne et l'Italie ?". "Grâce à
une démographie plus favorable (un taux de fécondité de 2 contre 1,3 en
Allemagne), la France pourrait dépasser aisément l'Allemagne à condition qu'elle réforme son marché du travail, sa fiscalité et son système éducatif ", assuraient-ils.
Sauf
que, sur ce dossier, la France freine des quatre fers. Et pour cause.
Les réformes de l'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, même si
elles ont fini par payer, ont été extrêmement douloureuses. Certes, la
réforme en profondeur du marché du travail a contribué à remettre sur
pied l'économie allemande, considérée au début des années 2000, comme le
pays malade de l'Europe. Mais le renouveau de l'économie allemande
s'était aussi traduit par une stagnation sans précédent des salaires et une remontée de la précarité,
incarnée par les fameux jobs à 1 euro. François Hollande ne prendra pas
le risque de s'engager dans cette voie, même si cela finit par rendre
les marchés nerveux.
Des choix budgétaires discutables Deuxième
pomme de discorde entre les deux pays, les finances publiques.
Officiellement, "le gouvernement allemand est confiant sur le fait que
la France respectera les exigences du Pacte de stabilité et de
croissance". Mais officieusement, les allemands s'inquiètent de plus en
plus du dérapage français. Selon les prévisions d'automne de la
Commission européenne, notre pays ne sera pas en mesure de tenir son
objectif de réduction du déficit budgétaire à 3% du PIB en 2013. Bruxelles prévoit un dérapage à 3,5% l'année prochaine. Dérapage qui devrait se reproduire en 2014 malgré une accélération de la croissance à 1,2%.
Au-delà
de ce dérapage, qui nécessitera de renégocier avec Bruxelles les
objectifs français sous l'oeil méfiant des marchés, l'Allemagne
s'interroge aussi sur la méthode choisie par Bercy pour réduire le
déficit. Alors que le rapport Gallois
conseillait un choc de compétitivité d'au moins 30 milliards basé sur
des allègements de charges importants, Bercy a finalement choisi un
crédit d'impôt de 20 milliard étalé sur cinq ans. De fait, le
gouvernement français ne s'attaque pas de manière directe au
rétablissement des marges des entreprises, qui sont tombées à leur plus
bas niveau des 25 dernières années, et au redressement de la
compétitivité. En matière de coût du travail et de capacité à exporter, l'Allemagne garde clairement l'avantage. Le problème, c'est qu'elle ne peut pas tirer, à elle seule, l'ensemble de la zone euro.














