TOUT EST DIT

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ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

jeudi 7 juin 2012

Normal, jusqu’à quand ?


François Hollande va à Bruxelles en train et revient à Paris en voiture. Grand bien lui fasse. Nous verrons combien de temps les manifestants qui perturbaient tous les déplacements de son prédécesseur lui en laisseront le loisir. 
Le jour viendra où son service d’ordre lui expliquera qu’un aéroport est plus facile à sécuriser qu’une ligne de chemin de fer ou une autoroute. Le “président normal” devra bientôt quitter les habits de monsieur Tout-le-monde, les événements vont l’y contraindre. *
Quand l’euphorie des premières semaines laissera la place à l’inévitable rigueur dans la gestion publique, quand viendront les mesures impopulaires et le reniement des promesses inconsidérées, François Hollande devra prendre de la distance s’il veut garder un minimum d’ascendant sur les événements. Comme l’écrivait de Gaulle (dans le Fil de l’épée), « l’autorité ne va pas sans prestige ni le prestige sans éloignement ».    

Une morale du mépris

Selon le journal les Inrockuptibles, mes livres « suintent le français de souche ». Citation dans le texte. L’usage du verbe “suinter” trahit un dégoût assaisonné de mépris très voisin du racisme.
On imagine le concert d’indignations, voire le lâcher de procédures judiciaires, s’il avait été question de n’importe quelle “souche” autre que française. Mais seule “suinte” la française à l’aune de ce journal branché sur le moralisme gaucho, version “culture”. Les guillemets s’imposent. On perçoit clairement les présupposés de cet essentialisme imbécile, qui survalorise n’importe quelle minorité pour néantiser un autochtone présumé beauf avec béret et baguette, xénophobe, poujadisant, mesquin, rétracté comme un poulpe sur on ne sait quel pré carré ethnique ou géographique.
Mes livres donc “suintent le français de souche”. De fait, autant que j’en sache, mon capital génétique ne s’est guère évadé du Massif central. Je n’en tire aucune gloire, mais je ne daigne pas non plus m’en excuser. En vérité je n’y suis pour rien et si ma poétique doit beaucoup à mes terroirs originels, je ne les ai jamais divinisés à la mode barrésienne. Peu me chaut le mépris des Inrockuptibles, je le partage avec les Picards, les Normands, les Savoyards, les Berrichons, les Artésiens, les Gascons, les Lorrains, les Provençaux, les Franc-comtois, les Tourangeaux, les Alsaciens, les Saintongeais, les Cévenols, et cætera – tous ceux qui, approximativement, sont “français de souche”, se perçoivent comme tels et n’en sont pas moins accessibles aux bonheurs de l’altérité. Ce mépris de caste se drape d’alibis universalistes, mais son fond de sauce, n’est que la honte de soi, la haine de tout enracinement, le reniement de toute mémoire.
Comme si la quête de l’universel avait à voir avec les syncrétismes au ras des pâquerettes des sectateurs du multiculturel. Comme si nationalisme et cosmopolitisme n’étaient pas les deux faces de la même médaille. Comme s’il fallait ériger le nomadisme mental en modèle pour enfanter une humanité de bon aloi. Quand snobisme et nihilisme font la paire, une seule solution : réexpédier le mépris à son envoyeur. Dont acte.
Eric Zemmour ne “suinte” pas le “français de souche” puisqu’il revendique une judéité de provenance nord-africaine. Le revoilà cependant harcelé par la même bigoterie qui “stigmatise” mes origines, pour user du patois de la sociologie officielle. Zemmour est gaulliste comme moi, avec une tripe nettement plus “républicaine” que la mienne, mais il encourt le même reproche d’aimer la France dans tous les atours de son histoire-géo. Autant dire de revendiquer une identité, complexe en l’occurrence, et d’y gager quelque affectivité. Devrai-je à nouveau témoigner devant un tribunal qui, à nouveau, au pays de Voltaire et de Guignol, se prêterait à la mauvaise farce d’un procès d’opinion ? La liberté d’expression ne coule plus de source ces temps-ci, dans ce climat de sourde délation où tout esprit tant soit peu iconoclaste est offert à la vindicte de l’opinion. Laquelle, grâce au Ciel, n’accorde plus le moindre crédit aux tristes émules de Torquemada. Plus Zemmour sera vilipendé par le parisianisme de la rive gauche et ses sous-traitants de la politique, de la magistrature et des médias, plus l’opinion sera encline à le jucher sur un piédestal.
Toute proportion gardée, on sent poindre une manière de dreyfusardisme que fédère une sympathie de principe pour la victime d’un lynchage au long cours. D’aucuns voient en Zemmour un héros ou presque. Il n’a rien voulu de tel. Il commente l’actualité à sa façon, avec des approches par définition contestables, quelquefois outrancières. Mais il vise souvent juste et on le lui pardonne d’autant moins que sa plume, quand il la dégaine, n’est pas trempée dans de la tisane. Celles de ses détracteurs souffrent de la comparaison et leur jalousie scelle avec leur idéologie une alliance qui “suinte” la rancoeur. Alors, ils ressortent l’attirail éculé de la démonologie stalinienne pour le grimer en un moderne Goebbels, ou peu s’en faut. La hargne qu’ils y mettent trahit leur perte d’audience. Elle a peut-être contribué à évincer Sarkozy, parce qu’il coalisait une pléthore de ressentiments. Elle échouera à imposer un “ordre moral” trop semblable à celui du pétainisme d’antan pour séduire durablement les Français. De quelque “souche” qu’ils procèdent.                       

Attention à la fatigue électorale 


Une primaire socialiste, une présidentielle, des législatives : depuis un an, le pays est en campagne permanente et les Français accusent une saturation compréhensible. Le phénomène date du passage au quinquennat, il y a dix ans, où le taux d'abstention aux législatives suivant la présidentielle avait bondi jusqu'à atteindre 40 %.
Ce n'est pourtant pas le moment de négliger son devoir civique. S'abstenir revient à offrir à l'autre le pouvoir de décider pour vous. Mais au-delà de cette règle générale, il y a deux raisons majeures de voter les 10 et 17 juin.
Veut-on que François Hollande, hypothèse la plus vraisemblable, dispose d'une majorité nette pour faire voter son projet ? Ou veut-on, au contraire, l'empêcher de commettre ce que Jean-François Copé juge irréparable ? L'enjeu est si important - affronter la crise et redresser le pays - qu'on ne peut pas invoquer la fatigue politique pour renoncer à choisir entre la cohérence et la cohabitation.
Mais il y a une seconde raison, moins apparente, de se mobiliser. Pour avoir une chance d'être élu, chaque candidat doit franchir, au premier tour, le seuil de 12,5 % des électeurs inscrits. Ça n'a l'air de rien, mais cette règle cache une mécanique redoutable : plus la participation est faible (par exemple, autour de 60 %) et plus il faut réunir une proportion importante d'électeurs (au moins 20 %).
Concrètement, cela signifie que plusieurs partis n'auront pas ou presque pas de députés. Ce dispositif élimine les petites formations et écrase le Front national, le MoDem et, dans une certaine mesure, le Front de gauche. Les seuls rescapés sont ceux qui ont conclu un accord électoral avec le PS (écologistes, radicaux de gauche, chevènementistes) ou l'UMP (Nouveau centre).
Allez voter
Ainsi, en additionnant les abstentionnistes et les exclus de la représentation nationale, en réalité c'est moins de la moitié des électeurs inscrits qui désigneront les femmes et les hommes qui vont décider de l'avenir du pays et de notre vie quotidienne.
Pour trouver un Parlement plus représentatif du pays, et donc plus légitime aux yeux des citoyens, il faut agir dans trois directions.
La parité et la diversité, en net progrès à gauche, beaucoup moins à droite, doivent être poursuivies. L'exercice n'est pas simple, car introduire de nouveaux visages c'est prendre le risque de se faire battre par des concurrents mieux implantés et plus aguerris.
La seconde solution serait de moderniser le scrutin. Il est urgent d'introduire une dose de proportionnelle pour que des formations qui représentent jusqu'à 20 % de l'opinion aient le droit à la parole, à la consultation et à la délibération. Il faut sans doute aussi durcir les critères de l'élection pour empêcher que des lobbies ou des formations fantaisistes ne nous distraient de l'essentiel et n'exploitent le système pour bénéficier d'un financement sur le dos du contribuable.
Enfin, il faut aller voter ! Et, sauf à rendre le scrutin obligatoire, il n'y a que la conscience de chacun pour stimuler la participation. Faute d'exercer son pouvoir à travers un bulletin de vote, l'abstentionniste serait en effet mal fondé à contester des décisions dont il n'aurait pas été l'acteur indirect.

La valeur sociale du libre choix des pauvres

La libre possibilité pour l’individu de dire non, ou plus généralement de pouvoir librement choisir la meilleure option parmi celles qui lui sont proposées, est au cœur du combat contre la pauvreté.
Ce qui fait de nous des hommes c’est que nous devons choisir, sélectionner entre des possibilités. Non seulement nous devons choisir mais nous voulons que notre choix compte.

Prenons les choix comme celui de son métier, de l’école pour ses enfants ou encore d’un docteur en cas de maladie grave pour ne donner que quelques exemples. Ce sont des choix qui engagent la vie. Ils impliquent de la part de l’individu non seulement une délibération mais aussi le besoin concomitant de pouvoir s’assurer de la qualité du choix fait.
Si le métier que l’on exerce ne nous convient pas on veut pouvoir en changer, si un des professeurs de l’école où nous mettons nos enfants s’avère trop négligeant, ou laxiste ou tout simplement pas assez intéressé par les progrès de ses élèves, nous voudrions pouvoir le dire, faire changer ce professeur ou à défaut changer nos enfants d’école. De même nous voulons pouvoir choisir le chirurgien qui va procéder à une opération.
C’est en ce sens que l’on veut que nos choix comptent afin que, par exemple, celui qui nous offre les produits et services que nous sélectionnons s’engagent sur leur qualité. Bref : pour être bien servi, il faut avoir la possibilité de dire non au service que l’on reçoit.
Or il est coutume de voir cette faculté comme un attribut de richesse. Après tout, pour pouvoir dire non, il faudrait déjà avoir le choix, ce qui implique une certaine opulence.
Un ouvrage remarquable intitulé The Beautiful Tree de James Tooley  (dont une excellente recension a été déjà publiée dans Contrepoints) montre que c’est tout le contraire : la libre possibilité pour l’individu de dire non, ou plus généralement de pouvoir librement choisir la meilleure option parmi celles qui lui sont proposées, est au cœur du combat contre la pauvreté.
James Tooley fait comprendre ce message en prenant l’exemple de l’éducation des pauvres dans les pays en développement, exemple qu’il connaît bien puisqu’il a consacré sa vie à enseigner aux enfants les plus pauvres dans le monde entier.
Dans son ouvrage, il montre que la très mauvaise qualité des systèmes d’éducation publique dans les pays en développement provient de ce que les parents n’ont pas le droit à la parole, en tout cas à une parole qui compte, pour s’assurer que les établissements qui prennent en charge leurs enfants fournissent à ces derniers une éducation de qualité.
Loin d’être les lieux exigeants de développement et d’éducation, les établissements scolaires publics ne sont en fait que des lieux où les professeurs de ces écoles, fonctionnaires dont le travail ne peut être remis en cause par la critique des parents, méprisent et délaissent les enfants qui leurs sont confiés.
À quoi sert la gratuité d’un système qui fait perdre du temps aux enfants et qui prodiguent des rudiments d’éducation insuffisants pour permettre aux nouvelles générations  de dépasser la situation sociale et économique de leurs parents ?
Mais Tooley va plus loin que de poser cette seule question : il montre comment les pauvres eux-mêmes ont trouvé la solution pour parer cette carence des système éducatifs publics en créant des écoles privées.
Dans les plus grandes villes et bidonvilles du monde,  en Inde, au Nigeria, au Kenya et même dans les campagnes éloignées en Chine, les pauvres construisent leurs propres écoles pour instruire leurs propres enfants. Au cœur du succès de ces établissements, un principe qui va à l’encontre de tous les préjugés : le fait que ces services soient payants.
Payantes ces écoles imposent donc aux parents de faire des sacrifices pour réussir à faire en sorte que leurs enfants reçoivent une éducation de base qui leur permettra de contribuer et s’insérer dans la société.  Mais ces efforts leur donnent concurremment un pouvoir fondamental : le contrôle parental, c’est-à-dire le pouvoir effectif de changer son enfant d’école si un établissement ne convient pas.
Et ce pouvoir compte : les revenus de ces établissements scolaires privés dépendent de façon critique du paiement des parents. L’exigence de rentabilité et la concurrence entre ces écoles privées pour pauvres (elles sont très nombreuses et souvent voisines, ce qui laisse le jeu de la concurrence s’exercer), amènent ces établissements à être effectivement au services des parents et à répondre aux besoins éducatifs de leurs enfants.
Les solutions contre la pauvreté ne sont pas nécessairement gratuites.
D’aucuns dénonceront la soi-disant « immoralité » qu’il y aurait à faire payer les gens les plus pauvres de la terre pour pourvoir à l’éducation de leurs enfants. C’est ainsi que l’une des principales objections aux résultats de Tooley est que les solutions privées, étant par définitions payantes, ne seraient pas « pro poor ».
Il y a probablement plusieurs manières de réfuter cette objection. L’une des plus probantes consiste à se demander si prétendre de connaitre a priori ce qui est de l’intérêt des pauvres (c’est-à-dire ce qui serait « pro poor ») n’est pas le signe d’une extrême arrogance.
À ce sujet, Tooley évoque que les premiers systèmes d’éducation gratuits et obligatoires ont été imposés par la colonisation au nom d’une prétendue connaissance de ce qui était « bon » pour le colonisé. L’expression Beautiful tree (qui a inspiré le titre du livre de Tooley) a d’ailleurs été employée par Gandhi pour décrire le système éducatif privé qui préexistait en Inde à l’arrivée des anglais et qui a ensuite été « déraciné » par les « bonnes » intentions des colons.
Mais allons plus loin et demandons dans quelles conditions une personne peut affirmer qu’elle est au service des intérêts des autres ?
Car est au service d’une autre celui qui cherche à satisfaire les besoins de cette autre personne. L’attitude qui consiste à imposer une solution à cette autre personne n’a rien à voir avec le service de cette personne. On en vient à la dernière vertu du libre choix : c’est qu’il rend à tout moment réfutable la création de valeur proposée par un fournisseur de solution éducative.
Comme Karl Popper l’a montré, c’est la possibilité de réfuter ouvertement les théories scientifiques qui motive le progrès de la science. De même, ce qui motive les progrès de l’offre scolaire, c’est le pouvoir des parents de dire non en retirant leurs enfants pour les mettre dans un autre établissement. Ce pouvoir de réfuter la qualité des efforts d’un fournisseur de prestations éducatives (qu’il soit privé ou public d’ailleurs) est absolument essentiel pour faire en sorte que son offre soit adaptée aux besoins des pauvres… et donc à la sortie de la pauvreté.
Affirmer que l’on est par définition « pro-poor » parce qu’on propose certaines solutions gratuites est une fausse attitude de service. Il serait plus juste de dire qu’on est pro-poor lorsqu’on laisse aux pauvres la liberté de choisir, parmi un grand nombre d’établissements, celui qui convient le mieux à leurs enfants.
Notons que la possibilité même d’existence de tels établissements provient du fait qu’ils ne sont pas gratuits. Souvent créées par des ex-étudiants, qui voient là une opportunité d’utiliser leurs compétences pour être utiles à leur communauté, il faut bien que ces auto-entrepreneurs soient rémunérés (ceci n’empêche d’ailleurs pas que ces mêmes établissements pratiquent très souvent la gratuité pour les plus plus démunis de la communauté qu’il servent [1]). On voit ici le marché acquérir un rôle fondamental dans la découverte et l’évaluation de la valeur sociale d’un service.
Ce qui permettra de débloquer une situation, comme la pauvreté, c’est la compréhension profonde par certains de ceux qui y sont impliqués des mécanismes qui sont à l’origine du blocage de la situation. Seules peuvent ainsi être inventées des solutions originales qui permettent de changer la situation. C’est l’essence même de l‘entrepreneuriat : partir des besoins pour proposer des solutions.
Mais ces solutions pour être validées doivent recueillir le libre consentement de ceux dont elles sont supposées résoudre les problèmes.  Dans cette perspective le libre choix fait des pauvres des acteurs à part entière de leur propre développement
On est ici à cent lieues des théories de développement qui prétendent faire croire qu’un système qui exclut la personne comme pouvant jouer un rôle central dans son émancipation lui donnera plus tard les moyens de la réaliser (ce qui constitue une variante de l’argument classique de la dictature du prolétariat).
Affirmons le contraire : l’émancipation commence au moment où l’on considère la personne pauvre comme un des agents principaux (pas nécessairement le seul bien entendu) de son propre développement — au sens où son avis compte, où ses décisions peuvent être exercées à travers des choix individuels (et pas seulement des choix collectifs) dont il est ultimement le responsable. Elle se termine, ou ne commence toujours jamais, quand le pauvre n’est plus vu comme un sujet responsable mais seulement comme un objet d’assistance.
Le libre choix du pauvre est un ingrédient absolument obligatoire de sortie de la pauvreté.
—-
Note :
[1] Tooley ne dit pas pourquoi. Il me semble qu’il soit de l’intérêt de l’auto-entrepreneur scolaire que toutes les familles de la communauté mettent leurs enfants dans son école. Voir les enfants d’une famille plus pauvres que la sienne recevoir une bonne éducation est probablement très motivant pour soi-même et consentir aux effort nécessaires pour que ses enfants y aillent également. Ceci n’est qu’une pure conjecture.

Pulvar vs 24heuresactu : la main du pouvoir socialiste ?

Les juristes qui ont consulté le déroulé de la procédure judiciaire à l’encontre de 24heuresactu en ont tous souri ! Une plainte déposée par la compagne d’un ministre le 16 mai, soit au lendemain de la passation de pouvoir ; gérée avec un zèle insoupçonné par le Parquet de Paris en moins de deux semaines ; suivi d’une audition express (quatre jours après la convocation) dans les locaux de la police judiciaire. Sans être parano, il y a de quoi se poser quelques questions !
24heuresactu, petit webzine de droite, ferait-il peur au pouvoir socialiste ? La gauche veut-elle se venger des polémiques que nous avons sorti au cours de la campagne et que la presse officielle s’efforçait de taire ? Peut-être, tout simplement, le gouvernement souhaite-t-il nous faire passer un message : les temps ont changé et votre liberté de ton ne sera plus tolérée ? Toujours est-il que nous avons compris la leçon : nous devons entrer en résistance contre un État PS qui dispose de tous les leviers du pouvoir politique et médiatique et qui ne répugne à aucun excès pour écarter ceux qui le dérange.
Audrey Pulvar, compagne de l’un des ministres emblématiques du gouvernement Ayrault, est certes en droit de nous attaquer devant la justice pénale si ça lui chante ! En revanche, au nom de la « République exemplaire » que les socialistes (et Arnaud Montebourg en tête) prêchent à longueur de journée, il serait peut-être utile de comprendre comment une procédure judiciaire si insignifiante peut être menée avec un tel empressement par la justice française quand on connait les lenteurs désespérantes de notre système judiciaire… pour ceux qui n’ont pas la chance de connaitre un ministre.
Si l’empressement de la Justice à boucler ce dossier est objectivement surprenante, deux raisons possibles (et possiblement complémentaires) peuvent toutefois la justifier : soit le zèle d’un parquetier voulant complaire au nouveau pouvoir (devons nous rappeler que l’indépendance de la Justice est un doux rêve en France dans la mesure où les membres du parquet dépendent du ministre de la Justice pour leur avancement) ; soit une volonté politique d’entraver la liberté d’expression de l’un des rares sites qui ne soit pas acquis à l’idéologie socialiste.
Et pourquoi pas donc un petit cocktail des deux. De discrètes consignes pour que l’enquête soit rondement menée et pour que les empêcheurs de penser en rond de 24heuresactu prennent en pleine poire la pression judiciaire. De l’intimidation ? Peut-être. Un message ? Certainement.
Mais permettez, mesdames et messieurs les censeurs socialistes, que l’on vous explique l’interprétation que l’on compte faire de votre message policier : non seulement nous n’abdiquerons pas face à vos pressions et menaces, mais nous allons décupler nos efforts et faire de ce site, que nous animions au gré de nos envies et de notre temps libre, une plateforme de combat pour lutter contre votre toute-puissance politique, médiatique et judiciaire.
Nous sommes plus nombreux que vous ne le pensez. Nous représentons la France silencieuse que vous méprisez et humiliez de votre arrogance et par l’hégémonie idéologique que vous imposez au pays. Vous ne nous ferez pas taire ! 
Ce n’est que le début de la résistance.

La liste infâme du Parti Socialiste


La maigre liste (et heureusement incomplète) qui suit, comparée à la foule de journalistes, présentateurs, éditorialistes qui nous ont aspergés et saoulés de leur haine pendant des années, avec parfois le sourire plein de fiel et de délectation d’hypocrites à la déontologie annoncée et affirmée sans vergogne mais jamais respectée. Cette maigre liste, donc, suffit à elle seule et de par son existence, à justifier pleinement le boycott de l’immense majorité des journalistes et médias jusqu’à ce qu’ils retrouvent l’honnêteté que nous sommes en droit d’attendre et même d’exiger.
Le but qu’ils poursuivaient a été atteint grâce à leur action méthodique d’attaque dans la durée, sur tout et n’importe quoi , avec un véritable acharnement, en meute, en écho et en boucle.
Mais, car il y a un « mais », ils ont oublié , ces grands acteurs des médias, dans leur attente aveuglante d’un rétablissement de leur privilèges fiscaux , que la démagogie est, pour certains, une habitude et la trahison un mode de fonctionnement, presque un carburant , qui font que les trous de mémoire deviennent alors des puits sans fond. Et puis, rien n’est si lourd que le poids de la reconnaissance!
Ils pourront évidemment se consoler de n’être pas les seuls « cocus « . Mais qu’ils comptent au moins sur nous : nous veillerons à ce que leurs petites et grosses récompenses , s’il en reste et même si elles devaient rester à l’état de promesses, aient un goût amer et toute la publicité nécessaire!
Les autres « cocus » auront assez affaire avec leurs désillusions; mais eux, ces braves gens des médias qui continuent de se délecter et se gargariser de leur immense pouvoir de manipulation et « d’intox », il faudra qu’ils digèrent le fait que nous ayons une botte secrète pour les remettre dans le droit chemin même si , avec une patience presque coupable, nous avons vraiment trop tardé à dégainer.
La réussite d’un vrai et durable boycott de leurs grandes (enfin, pas toujours, car il y a aussi les gagne-petit, les minables et les petits esprits ) démonstrations pétries de haine et de distorsions de la réalité fera du bien à tout le monde: -à eux , en leur permettant de prendre conscience que nul ne peut insulter, blesser, humilier, mentir, déformer, dissimuler…. sans faire naître un jour la révolte. C’est ce qu’on appelle le principe de réalité. - à nous , car la révolte n’est pas un attribut de gauche. Elle est tout simplement inscrite dans le fonctionnement de l’être humain qui se veut digne et exige d’ être respecté pour ce qu’il est, ce qu’il pense, ce qu’il défend et ne peut que s’engager dans l’action quand ce droit élémentaire est bafoué comme il l’a été pour nous, électeurs de droite, pendant des années et toute une campagne électorale .Et quand elle se déclenche, cela soulage d’un véritable poids.
Alors, ce droit de réponse qui a été systématiquement refusé à nos représentants , ce temps de réponse brièvement attribué en toute fin de parcours à 1 contre 9…bref, ce que plus de la moitié de la France a subi à des degrés divers en n’étant pas socialiste ou partenaire , c’est à nous de les prendre, sans violence, mais avec une énergie et une détermination sans faille.
Notre temps de réponse, c’est maintenant. Et c’est pour longtemps. Notre droit de réponse, Mesdames et Messieurs les « journalistes-valets du pouvoir que vous avez fait élire » , c’est de jeter l’éponge et de refuser de continuer à nous pourrir la vie en vous écoutant, en vous lisant, en vous regardant et ,en plus, en vous faisant « gagner des sous »… beaucoup… beaucoup trop!
Nous n’allons tout de même pas devenir complètement masochistes en nous infligeant plus longtemps, jusqu’à être encore plus écoeurés, stressés , voire malades d’indignation au bout du compte, le spectacle, l’audition ou la lecture de vos gargarismes d’auto-satisfaction, ou les aventures de Flanby et de son équipe d’ apprentis qui réussissent tout, émerveillent le monde entier par leur (in)compétence, leur arrogance, leur manque de savoir-vivre (n’est-ce pas Monsieur Hollande?) et leur absence totale de respect de la notion même d’engagement.
Nous avons eu assez mal! Parfois jusqu’à en avoir la nausée ! Alors, stop! Nous arrêtons! Nous vous laissons entre vous et quand ceux qui vous financent s’étonneront de la baisse de l’audimat, de votre visibilité sur le net, de l’absence de lecteurs…vous irez pleurer dans le giron de Madame de Maintenant et peut-être qu’elle vous arrangera cela. Il n’y a plus qu’à croire!
Nous, avec les rares interventions et interviews accordées à nos élus, les rares journaux de droite et de l’économie ou leurs sites, les rares émissions de radio ou de télévision animées par des journalistes intellectuellement honnêtes ( et de mon point de vue il y en a aussi une poignée à gauche dont il peut être intéressant d’écouter les argumentaires ) et les blogs, les nôtres , mais aussi et surtout ceux dont les auteurs font un vrai travail de journalistes ou d’éditorialistes , nous arriverons néanmoins à nous tenir très bien informés, tout en gagnant du temps pour voir nos amis , lire, écouter de la musique, faire du sport, randonner ou s’adonner à toute autre activité de notre choix, dans la détente et le plaisir.
Nous, avec la même détermination que celle que nous allons mettre à vous laisser entre vous, nous allons nous retrouver et nous organiser cette fois , en tenant compte de ce que nous venons d’apprendre grâce à vous! Et comme nous ne sommes pas ingrats, nous allons vous faire découvrir que le pouvoir de l’économie peut devenir un contre- pouvoir, capable de se retourner contre vous.
Vous avez besoin de nous pour vivre Mesdames et Messieurs les journalistes , et j’ajouterai même pour faire bonne mesure, Mesdames et Messieurs les humoristes ou prétendus tels, et sans nous, lecteurs, auditeurs, spectateurs , vous n’êtes que des « diseurs de rien »! En clair,vous devenez inutiles dans un premier temps, puis invisibles et par voie de conséquence indésirables!
Et vous voudriez qu’on continue à vous subir? Non, d’une certaine manière, nous vous tirons notre révérence, et, comme nous, nous sommes très courtois, nous vous souhaitons bon vent dans le sillage du « capitaine de pédalo et de sa flottille d’arche de Noé »!…Jusqu’au naufrage!
Sur son blog, le journaliste Éric Brunet a dénoncé cette liste de la honte. Voici ce qu’il en dit :
« Des journalistes de droite « listés » par le PS (extrait du blog d’Éric Brunet)
Depuis quand les éditorialistes de droite sont-ils des politiques comme les autres ? Rappelons que 6% seulement des journalistes ont une sensibilité politique à droite, selon un sondage SCP publié par Marianne en avril 2001 (seule source existante). Aujourd’hui on estime que 80% des journalistes votent à gauche. Le journaliste de droite est donc une espèce menacée. Pas de quoi émouvoir la rue de Solférino où un élu PS vient de les cataloguer dans une liste. Jérôme Impellizzieri, un conseiller général francilien, a rendu publique une liste de 10 journalistes et polémistes de droite, coupables selon lui, d’être proches de Nicolas Sarkozy. Objectif : demander au CSA (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel), de comptabiliser le temps de parole de ces journalistes dans le quota de l’UMP. Comme si la droite était hégémonique dans les médias… Voici les pointés du doigt : – Jean-Pierre Elkabbach (Europe 1) – Etienne Mougeotte (LCI, RTL) – Eric Revel (LCI, RTL) – Eric Brunet (RMC, BFM TV) – Catherine Nay (Europe 1) – Yvan Rioufol (RTL, iTélé) – Yves Thréard (iTélé) – Guillaume Roquette (LCI, France Inter, France 2) – Robert Ménard (Sud Radio, iTélé) – Jean-Pierre Pernaut (TF1). Il est évident que cette black liste envoyée au CSA, a pour but de faire taire les journalistes concernés. Si le CSA accédait à la requête du Parti Socialiste, les rédactions qui emploient ces éditorialistes seraient dans l’obligation de les mettre au vert pendant toute la durée de la campagne. »

Référendum irlandais, Poutine, politique migratoire... Ces mines qui commencent à exploser sur le parcours de François Hollande

Montebourg qui « tombe à gauche », le contrôle des loyers voulu par Cécile Duflot, et le portrait présidentiel du célèbre Raymond Depardon.

1 - Référendum irlandais : une première victime, François Hollande !

En acceptant à plus de 60 % des votants l’adoption de la «règle d’or», les Irlandais ont tout simplement donné un coup d’arrêt aux manœuvres du nouveau président français. On voit mal l’Union européenne leur demander de revoter pour renoncer à une règle d’austérité qu’ils viennent de stoïquement adopter et qui a déjà été acceptée par les parlements du Danemark, de la Grèce, du Portugal et de la Slovénie. Dès le lendemain des législatives, François Hollande devra dire à son électorat que, ma foi, il n’a plus qu’à se serrer durement la ceinture pour ne pas être expulsé un jour de l’Euroland. S’il a besoin du Front de Gauche au Parlement, l’administration de la potion amère promet d’être amusante !

2 - Montebourg : commando suicide !

François Hollande a-t-il décidé de se débarrasser rapidement du remuant Montebourg en utilisant la méthode la plus efficace : le laisser faire et dire ce qu’il lui passe par la tête ? Dans ce cas, le résultat sera vite atteint. On sourit en effet en lisant la réponse du ministre du redressement productif à un journaliste du Monde, au sujet des emplois menacés en France.
Question : « Quelle est votre méthode pour répondre à l'afflux de demandes d'aides ? »
Réponse : « Notre rôle est de tout faire pour sauver les emplois qui peuvent l'être. C'est pour cela que nous avons besoin d'anticiper au maximum. Je lance donc un appel aux chefs d'entreprise : il est préférable de demander des mesures de soutien bien avant l'apparition de difficultés. Au quotidien, nous avons conçu une cellule en forme de commando composée de quatre personnes qui parent à l'urgence. »
Quatre personnes pour faire face aux demandes formulées par les chefs d’entreprise français avant même que des difficultés apparaissent ! C’est naturellement le meilleur moyen d’être submergé par les sollicitations. Même les quatre fantastiques de la bande dessinée américaine ne suffiraient pas à relever pareil défi. A croire que Montebourg a décidé de « tomber à gauche » rapidement en prétextant ne pas avoir les moyens de sa politique.
Ses conceptions de la finance et de l’entreprise sont du reste éclairées par des remarques valant leur pesant d’arachides. Parmi les quatre super-héros recrutés figure en effet un certain «Christophe Bejach, ancien banquier qui s'est mis au service de la France», nous apprend le ministre productivement redressé. Ainsi donc, au service d’une banque, on ne sert pas son pays ; au service d’Arnaud Montebourg : oui !
Autre perle, le slogan cégétiste de la lutte contre le «licenciement boursier», petit satan fantasmatique de gauche, va devenir projet de loi. «Lorsque des sites rentables à marge insuffisante sont abandonnés par des groupes pour des raisons purement financières, nous travaillons sur des mécanismes permettant la vente par voie judiciaire à un repreneur au prix du marché, sans spoliation.», nous apprend Montebourg. Hélas, pour qu’une entreprise puisse décider de délocaliser une unité de production pourtant rentable pour réaliser davantage de profit ailleurs, c’est qu’elle est en position dominante sur son marché et, dans ce cas, la vente par adjudication ne donnera rien car nul ne pourra la concurrencer.
Et si elle le fait parce qu’en réalité la concurrence l’oblige à délocaliser, ladite vente ne donnera rien non plus, l’unité de production n’étant plus assez profitable. Bref, une bouillie idéologique épaisse va napper le redressement productif tant attendu.

3 - Président normal, France dévaluée

La haine de Nicolas Sarkozy dans une large fraction de l’opinion se focalisait sur sa prétendue agitation. Elle n’était en réalité, dans les affaires internationales, qu’une énergie qui gommait un peu le déclin de notre pays et de son influence. En quelque sorte, n’en déplaisent à tous ses contempteurs, Sarkozy compensait par son dynamisme personnel un affaiblissement collectif. Le soutien de ses homologues chefs d’Etats et de gouvernements lors de la campagne électorale en témoigna.
Avec le président «normal», la France retrouve donc rapidement sa vraie place. Et les faux-pas diplomatiques s’accumulent.
D’abord, les bons mots et petites blagues hollandaises distillées dans le «Canard enchaîné» au sujet d’Angela Merkel et de sa psycho-rigidité supposée sont dévastatrices. Voudrait-on contraindre la chancelière, pour ne pas perdre la face, à ne rien céder à la France qu’on ne s’y prendrait pas autrement ! C’est en faisant croire qu’il se pliait à l’austérité voulue outre-Rhin que Sarkozy parvint à faire accepter aux Allemands la politique de la planche à billets mise en œuvre par Draghi.
Ensuite, les avanies prodiguées par un Poutine crâneur à l’Elysée même, ont cruellement montré le danger qu’il y a à s’avancer à terrain découvert en demandant aux Russes des concessions sur le dossier syrien sans avoir aucun moyen de pression réel.
Bref, sur deux sujets majeurs, déjà deux erreurs. 

4 - Les pompiers pyromanes veulent éteindre l’incendie des loyers !

Démagogie oblige, miss Blue jean 2012, alias Cécile Duflot, veut limiter les loyers à la «relocation» quand ils atteignent un niveau qu’elle jugera «anormal». C’est Paris qui est essentiellement visé, ville où elle vient d’être électoralement parachutée. 
Le problème est que la flambée des loyers parisiens a deux causes majeures : une insuffisance de l’offre foncière accentuée par l’action même des Verts et des socialistes qui ont adopté un Plan local d’urbanisme doté d’un coefficient d’occupation des sols malthusien d’une part ; la politique de préemption municipale massive pour créer des logements clientélistes dits sociaux d’autre part. Ces deux actions conjuguées réduisent l’offre privée à peau de chagrin, font monter les prix de vente et, dans leur foulée, ceux de la location. Bref, la parabole du pompier pyromane est parfaitement illustrée en matière immobilière grâce à ces élus. 
Comme le disait Ronald Reagan, dont je conçois que Cécile Duflot ne médite pas souvent les paroles, à propos de l’économie administrée : «Quand ça bouge, on taxe ; si ça bouge encore, on réglemente et quand ça ne bouge plus, on subventionne !» 

5 - La présidence aux bras ballants !

Si Raymond Depardon, un de nos plus grands cinéastes et photographes, n’était pas l’auteur du phénoménal cliché promu au rang de portrait officiel du chef de l’Etat, il est probable que les moqueries se seraient déchaînées.
Notre pauvre président a l’air engoncé, une sorte de martien habillé en costume local pour tenter de se faire accepter par la population envahie.
Mais ce n’est pas grave, les commentaires positifs des pairs de Depardon lui sont acquis eu égard à la notoriété de l’artiste. Il est amusant de les voir feinter pour éviter de dire ce qu’ils pensent vraiment . Ceux de la presse le sont également à raison de l’orientation politique de l’élu. Décidément, il flotte un vrai parfum de Poutine sur les jardins de l’Elysée en ce printemps !

6 - A quoi sert de se décarcasser en charcutage électoral et circonscriptions sur mesure ?

C’est ce que doivent se dire les auteurs du dernier découpage, on constatant que les Français d’Outre-Atlantique votent majoritairement à gauche. Il faut dire que l’abstentionnisme record a probablement marqué davantage ceux qui travaillent dans le secteur privé que les enseignants et autres fonctionnaires expatriés. Tout fout le camp !

7 - RESF déjà à la manœuvre !

En matière de politique migratoire, les textes sont moins importants que la façon dont ils sont mis en œuvre. Les satisfactions de pure forme que François Hollande entendait donner aux associations de défense des immigrés légaux ou clandestins vont se heurter à la volonté de ces dernières d’obtenir des vraies concessions et un affaiblissement durable et généralisé des mesures de refoulement et d’expulsion.
Montée en épingle par RESF (Réseau Education Sans Frontières) et Médiapart, l’affaire Gervais Gantchou en témoigne déjà : ce Camerounais de 30 ans menacé d’expulsion du territoire est présenté comme le "premier père d'enfants français expulsé par Hollande". Deux fois condamné pour vol et escroquerie, père d’enfants dont la justice a dit qu’il ne s’en occupait pas ? Peu importent les décisions des juridictions nous explique RESF : « Le ministère assure détenir deux jugements rendus par deux tribunaux assurant que Gervais Gantchou ne s'occupe pas non plus de sa seconde fille. Comment aller contre une décision de justice ? C'est un sophisme trop souvent entendu de la bouche des conseillers de M. Sarkozy pour accepter qu'il soit repris par ceux de son successeur.»
Bref, quand les tribunaux se prononcent dans un sens qui ne convient pas à ces «droits-de-l’étrangiste» sourcilleux et que le pouvoir exécutif, comme c’est son devoir, applique la loi, c’est un sophisme ! La politique migratoire va être le chemin des Dames de François Hollande.
BON DIEU ON EST MAL BARRÉ

Les cerbères de l’Histoire officielle républicaine, obligatoire, ont les jetons 


Dans la rubrique « Rebondæs » (sorte de tribunes plus ou moins « libres ») de Libération, deux articles fiévreux ; « Aimer l’histoire est une chose… » et « Le drôle de temps du Métronome de Loránt Deutsch ».
Le premier est signé d’une inconnue, Maryline Crivello, historienne, directrice du laboratoire Telemme (MMSH) à l’université Aix-Marseille. Sa thèse, soutenue en 1993, avait pour sujet : « L’écran citoyen. La Révolution française vue par la télévision de 1950 au Bicentenaire. » Le second est signé d’un inconnu, William Blanc, donné comme président de l’association d’éducation populaire Goliard(s), doctorant en histoire médiévale.
Loránt Deutsch, très connu lui, est l’auteur de Métronome qui s’est vendu à plus d’un million cinq cent mille exemplaires (1). Comme on dit, entre l’historienne Maryline Crivello et le doctorant William Blanc et Loránt Deutsch, il n’y a pas photo. D’un côté, des cerbères de l’Histoire officielle, républicaine, obligatoire – et casse-bonbons –, de l’autre un jeune homme amoureux de l’Histoire de France et qui sait faire partager cet amour aux Français. Il y a, on le comprend, de quoi s’inquiéter.
Comment ce sans-grade, ce raconteur d’histoires et d’Histoire, ce p’tit gars plein de talent, cet amateur, ose venir piétiner les platebandes « des chercheurs ou enseignants, ces médiateurs traditionnels issus d’une culture scolaire peu valorisée et associée à des amphis poussiéreux » (dixit Maryline Crivello) ?
La même Crivello continue en énonçant les limites à ne pas franchir : « Le moment où certains se présentent comme des historiens, sans connaître la moindre règle élémentaire du métier (…) et valorisent un récit fétichiste et gallo-centré (sic), récitant tout une litanie de héros bien choisis et d’événements rituels mis au service de convictions idéologiques. » Ah, bon ? Parce que les historiens qui connaissent « la moindre règle élémentaire du métier » et qui sont marxistes jusqu’à la caricatureæ ne mettent pas leur science au service de convictions idéologiques, eux ?
Même lamento du côté de William Blanc qui veut bien reconnaître « la gouaille » d’un Loránt Deutsch, mais laisse très vite passer le bout de l’oreille : « [Loránt Deutsch ] donne ainsi – entre autres – une place prépondérante aux rois et aux saints catholiques dans son récit. » Et de fustiger vertement les « convictions catholiques et royalistes » de ce Loránt Deutsch qui a vendu des centaines de milliers d’exemplaires de son livre. De la jalousie ? Sans doute. Mais aussi une hargne idéologique.
Preuve supplémentaire avec ce petit caca nerveux : « Les auteurs Franck Ferrand et Dimitri Casali, mais aussi Patrick Buisson (président de la chaîne Histoire, propriété du groupe TF1) concourent tous à ce mouvement qui voudrait que l’Histoire se fige dans un réflexe d’images d’Epinal [Horresco referens] toujours plus lucrative que l’invitation à la réflexion historique, indispensable à la construction d’une société de citoyens libres ». Des « citoyens libres » avec des enseignants idéologisés jusqu’à la moelle ? On se fout de qui ?
Renvoyons ces pauvres tâcherons à leurs vomissures et vive Loránt Deutsch (2) qui raconte une Histoire de France qui n’insulte pas la France et les Français !
(1) Sans parler du succès populaire de l’adaptation télévisuelle du Métronome.
(2) En 2011, il disait (ce qui lui vaut bien sûr une haine recuite des septembriseurs, des sans-culottes, des adeptes de la machine du bon docteur Guillotin) : « Pour moi, l’Histoire de France s’est arrêtée en 1793, à la mort de Louis XVI. Cet événement a marqué la fin de la civilisation, on a coupé la tête à nos racines et depuis on les cherche (…). Sans religion et sans foi, on se prive de quelque chose dont on va avoir besoin dans les années à venir. »

mercredi 6 juin 2012

Comment le gouvernement socialiste écroule la France au niveau de la Grèce sous votre nez

En données brut, un mois de décisions socialistes ont créé 20 milliards de dépenses supplémentaires pour 5 ans. Ils ont appris ça à Science Po : ça permet de réduire le déficit actuel.

  1. Pour commencer, ils ont décidé une hausse de l’allocation de rentrée scolaire – elle va être financée par un coup de baguette magique – et grand dieux vous n’y pensez pas, pas question de demander aux parents la preuve que leurs mômes vont vraiment à l’école : ça les froisserait.
  2. Ensuite il y a la fin du non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part en retraite. Avec 108 fonctionnaires pour 1000 habitants, comparés à 50 pour 1000 en Allemagne, les socialistes trouvent que nous sommes un peu juste. Confidence : c’est pour fabriquer du vote socialiste, car les fonctionnaires savent pour qui voter.
  3. Puis les socialistes ont décidé de renforcer des moyens de l’AFPA (formation diplomate pour adultes). Officiellement, c’est fait pour former les moins aptes, c’est à dire les 150 à 200.000 immigrés que l’on fait venir chaque année, et qui ont, pour compétence professionnelle majeure, deux jambes pour faire la queue aux allocations. Une chance pour la France on vous dit.
  4. A cela s’ajoute l’embauche de 15 à 18.000 conseillers supplémentaires à Pôle emploi pour « accompagner les chômeurs ». Bon, ça c’est une dépense que je peux comprendre : ils viennent d’arriver en France d’un pays arriéré, il faut bien que quelqu’un leur apprenne à devenir chômeur non ? Le gouvernement Ayrault a décidé que tout ce beau monde, les conseillers supplémentaires et les immigrés, ne seront pas payés en prenant l’argent dans la poche droite pour le mettre dans la poche gauche : toutes les poches sont vides.
  5. Je n’ai pas oublié l’allongement du congé paternité. Ce sont les pères polygames et les nouvelles familles à deux pères qui vont être contents.
  6. Et pour terminer, l’embauche de 60.000 fonctionnaires nouveaux, à vie bien entendu…
Le coût de tout cela ? 20 milliards d’euros pour les cinq ans qui viennent, alors que les socialistes n’ont pas prévu comment financer 85 (?) milliards cette année (si tout va bien, sous réserve de révision).
S’il n’y avait que ça encore, ça « irait presque »…
Car la France est riche et pour l’écrouler au rang de la Grèce, il en faut plus que ça. Je vous rassure, les socialistes ont pensé à tout !
Ils ont prévu par exemple la hausse du Smic.
Les socialistes pensent que ça va réduire le chômage, parce que les petites et toutes petites entreprises, les seules qui créent de l’emploi en France, vont sauter de joie et embaucher à tour de bras. Heu….
A moins qu’ils refusent – ces sales petits patrons, d’employer une personne de plus. Dans ce cas, le chômage et son coût pour l’Etat va encore augmenter, le surcoût pour les emplois existants va mettre en faillite les entreprises qui ont du mal à boucler leurs fins de mois, avec les conséquences sociales que cela implique, et tout cela va ponctionner les capacités d’investissement de ces mêmes petites entreprises, ce qui va bien entendu, d’après les socialistes, faire de la relance 
Prévu également, une sanction par une cotisation chômage plus élevée, pour les entreprises qui « abusent » des CDD. Donc… les entreprises vont cesser « d’abuser » des CDD, c’est à dire qu’elles vont laisser ces gentils salariés aux bons soins de l’Etat,
Au programme, il y a également l’annulation de la défiscalisation des heures supplémentaires. L’entreprise va devoir réduire sa productivité, et tempérer ses envies de croissance et de développement, donc entamer sa compétitivité, donc ses résultats.
Conséquence : moins de compétitivité égal moins d’investissement égal moins d’embauche, et moins de création de richesse, donc moins de revenus pour l’Etat et pour l’ensemble de la nation. Pendant ce temps là, les entreprises Allemandes concurrentes se frottent les mains à l’idée des marchés qu’elles vont piquer aux Français – z’avaient qu’à pas voter socialo.
Les rémunérations des dirigeants vont être limitées à 20 fois le plus bas salaire. Les plus talentueux entrepreneurs – qui créent la richesse qui permet à l’Etat de financer ses dépenses. Pas grave ! Pour remplacer ceux qui vogueront vers des horizons fiscaux moins liberticides, les socialistes ne manquent pas de haut fonctionnaires.
Et pour que la barque France ne refasse pas surface avant un bon bout de temps : augmentation du coût des licenciements collectifs pour les entreprises qui versent des dividendes aux actionnaires ou rachètent leurs actions. C’est sûr, ça va attirer les entreprises internationales comme des mouches.
Et tout ça, en un mois ! Ils sont très très forts les socialistes.
Allez bonne sieste.


Martine Aubry compte-t-elle être celle qui dit tout haut ce que le gouvernement prépare tout bas ?

Interrogée ce lundi matin sur France 2, la première secrétaire du PS a estimé que la priorité était d'abord de «faire rentrer des impôts complémentaires», avant la réduction de la dépense publique. Annonce ou volonté d'aiguillonner le gouvernement Ayrault en faisant entendre sa différence ?

nterrogée lundi matin sur France 2, Martine Aubry a estimé que la priorité était d'abord de « faire rentrer des impôts complémentaires ». La première secrétaire du Parti socialiste fait-elle preuve d'honnêteté politique ou fait-elle entendre sa différence au gouvernement Ayrault et à François Hollande ?

Alain Auffray : Je pencherais plutôt pour la seconde hypothèse. Le discours qui dit que la priorité est de faire rentrer des impôts n’est pas celui adopté par ceux qui sont à Bercy aujourd’hui. Il y a ici un réel décalage entre le gouvernement et Martine Aubry.
Je crois que c’est une démarche plus politique que personnelle. Ces propos sont de nature à fédérer la gauche plus qu’à aider le gouvernement. En d’autres termes, c’est une manière de faire pencher à gauche le centre de gravité du gouvernement avant les législatives. On ne s’attend pas à un raz-de-marée socialiste pour les législatives : ils n’auront peut-être pas de majorité absolue. S'il n'y a pas de majorité sans le Front de gauche, cela compliquera la donne.
Michaël Darmon : Je crois que Martine Aubry veut faire entendre sa différence en dénonçant les décisions difficiles à prendre. Elle renvoie en permanence, de manière un peu subliminale, au fait qu’il ne sera pas question pour le gouvernement en place d’esquiver les décisions difficiles à prendre.
Il est également évident qu’elle doit gérer sa déconvenue. Elle fait partie de ceux qui n’imaginaient pas que François Hollande serait candidat et vainqueur de la présidentielle. Ensuite, elle s’imaginait à Matignon, et en arrivant au bureau national du Parti socialiste la veille de l’entrée à l’Elysée de François Hollande, elle apprend la nomination de Jean-Marc Ayrault. Depuis, elle refuse tout.
Josée Pochat : Tout d’abord, ce n’est pas de l’honnêteté politique, bien au contraire : on en revient aux vieilles lunes du Parti socialiste. Les augmentations d’impôts prévues par François Hollande, soit 30 milliards d’euros en années pleines, sont essentiellement supportées par les entreprises. Or des charges supplémentaires pour les entreprises, ce sont des liquidités en moins, et au final des problèmes d’emploi. Ce n’est ni du courage politique ni de la clarté ! Je rappelle que sur ce sujet, l’une des voix de gauche les plus fortes est celle de Jean Peyrelevade, anciennement directeur adjoint du cabinet de Pierre Mauroy, est le premier à dire qu’on ne s’en sortira pas sans réduction de la dépense publique.

Quant au positionnement politique de Martine Aubry, cela va au-delà de marquer sa différence… Le parcours des 18 derniers mois de Martine Aubry en témoigne, et François Hollande a réussi là où elle a échoué. François Hollande est parti en premier dans la course à la primaire socialiste avec seulement 3% d’intention de vote chez les sympathisants socialistes. Martine Aubry a préféré passer un accord avec DSK dans l’espoir de se retrouver à Matignon, en sachant alors qu’il était crédité de 60% des intentions de vote à la primaire socialiste. Elle a finalement joué de malchance.

Bien qu’elle tienne l’appareil politique pour le Parti socialiste et qu’elle se soit fait violence suite à la victoire de François Hollande aux primaires, elle n’a pas été récompensée par la suite. On imagine sa déconvenue, sachant le discours violent qu’elle a tenu à l’encontre de François Hollande durant les primaires socialistes, où elle jugeait de son programme par l’expression « Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ! ». Elle était d’ailleurs intimement convaincue que les courbes d’intentions de vote allaient se croiser… C’est un échec quasi personnel, elle a raté son alliance avec DSK, manqué les primaires, et Ayrault est préféré pour le poste de Premier ministre.

Martine Aubry peut-elle constituer une nouvelle épine dans la politique du gouvernement Ayrault, pire que celle de Jean-Luc Mélenchon ?

Michaël Darmon : Je ne crois pas que cela puisse être pire que Jean-Luc Mélenchon. Quand on n’est pas aux manettes, il est très difficile d’influer réellement. Entre un post sur un blog ou une déclaration dans un journal et une décision ministérielle, il n’y a pas photo en termes d’impact sur l’action publique.
Mais Martine Aubry n’a pas forcément dit son dernier mot. Dans une deuxième étape, en fonction des évolutions politiques, elle pourrait tout à fait incarner la deuxième partie du mandat de François Hollande. Qui pouvait imaginer qu’en début de quinquennat Sarkozy, placé sous la rupture absolue avec Jacques Chirac, que 5 ans plus tard le Président serait entouré d’autant de chiraquiens ?
Josée Pochat : C’est une certitude ! L’épisode Bayrou en témoigne. Pierre Moscovici avait assuré de son soutien à François Bayrou en renonçant à présenter un candidat socialiste contre lui aux législatives. Martine Aubry, elle, est montée au créneau pour présenter un candidat socialiste contre François Bayrou.

Reste que Jean-Luc Mélenchon reste très en retrait du PS, du fait de son programme notamment, et de sa volonté de constituer la véritable opposition de gauche. Mais quand il joue cette carte, il est conscient qu’il ne sera jamais un vrai recours comme parti de gouvernement. En 2017, Martine Aubry pourrait tirer profit d’avoir joué le jeu « un pied dehors, un pied dedans », en particulier suite à un quinquennat difficile avec les difficultés financières qu’on connaît.

A cinq jours des élections législatives, peut-on qualifier sa sortie d'erreur stratégique ?

Alain Auffray : D’une certaine façon, c’est du pain béni pour la droite. Ils étaient déjà partis sur le thème « la gauche au pouvoir, c’est du matraquage fiscal. » Roger Karoutchi, dans un communiqué récent, a trouvé un slogan « la facture salée, c’est maintenant ». C’est un thème qui devrait largement être repris par l’opposition.
Michaël Darmon : Je ne crois pas que cela soit une erreur de stratégie. Les Français ne regardent pas ce genre de chose. Il existe en France une maturité démocratique : un président a été élu, il a été déclaré légitime, la logique de la Vème république est de donner les moyens de gouverner au Président pour ensuite, éventuellement, le sanctionner dans les urnes lors des élections intermédiaires.
Josée Pochat : Si elle pensait que c’était une erreur stratégique, elle ne l’aurait pas commise. Elle se fait entendre, montre les dents, mais peut mordre également… Bref, il faut compter avec elle.

Reste que cela ne peut évidemment qu’être dommageable pour l’unité de façade du PS. L’UMP n’a d’ailleurs pas hésité avant de s’engouffrer dans la brèche. Le discours de Martine Aubry est quand même très lourd, les impôts d’abords, en particuliers pour ceux qui jouissent de tant de privilèges…

Enfin, il ne faut pas oublier le caractère très fort de cette femme, comparée régulièrement à Alain Juppé, mais plutôt pour ses mauvais côtés : cassant, méprisant, sec… Tout l’opposé de François Hollande !

La Première secrétaire du Parti socialiste a assuré de son départ à l’automne mais certains socialistes semblent en douter...  Jean-Christophe Cambadélis a reconnu qu'il existait pour l'instant une ambiguïté sur les intentions de Martine Aubry : « Jusqu'à présent, je n'ai pas entendu: 'je pars tel jour à telle heure’ » Quel avenir politique pour Martine Aubry ?  Peut-elle rester à la tête du PS ?

Alain Auffray : Le début du mandat, ce n’est pas le « temps des partis ». C’est le temps de la gouvernance, des réformes, du Parlement, du groupe mais pas du parti. Je ne crois pas qu’elle ait trop intérêt à rester à cette position. La présidence du parti majoritaire en début de quinquennat n’est pas une sinécure. C’est une position extrêmement ingrate même si sur la fin cela peut devenir intéressant. Patrick Devedjian l’a appris à ses dépens lorsqu'il était à la tête de l’UMP en début de quinquennat Sarkozy.
Je ne suis pas sûr que cela soit un job qui la passionne tant que cela, sauf s’il n’y a qu’une majorité relative et que les questions politiques reprennent une importante cruciale entre les différents partis à gauche. Mais dans l’hypothèse où le Parti socialiste obtient la majorité absolue au Parlement, la fonction de présidente de parti, dans la première partie du quinquennat, perd largement de son intérêt.
Michaël Darmon : Jean-Christophe Cambadélis est un bon connaisseur du PS, de Martine Aubry et de sa complexité. Quand il parle d’incertitude, je pense qu’il est au plus près de la réalité. On ne sait pas ce qu’il se passera avec Martine Aubry.
Je ne la vois pas s’inscrire dans une logique de conquête présidentielle. Elle a prouvé que le contrôle du parti ne garantissait en rien un avenir à ce niveau-là. Si elle quitte la tête du Parti socialiste, elle retournera probablement à Lille et se placera « en réserve de la République » en attente d’un éventuel poste. Un petit peu comme Alain Juppé à Bordeaux pendant le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Elle ne s’interdira pas, au nom de sa liberté, de commenter les décisions politiques qui ne lui conviennent pas.
Josée Pochat : Je n’en ai aucune idée, mais ce qui est certain, c’est qu’elle fera tout pour servir ses intérêts, et restera là où elle peut continuer à peser le plus. Notamment afin de se positionner pour la suite, très certainement 2017. A la fin du quinquennat, François Hollande apparaîtra très certainement comme usé des efforts qu’il aura dû produire sur l’aspect financier, et Martine pourrait vraisemblablement jouer la carte de la rupture avec François Hollande, un peu comme Nicolas Sarkozy avec Jacques Chirac en 2007.


Elle ne donne d’ailleurs pas le sentiment de quelqu’un capable de se retirer et passer à autre chose. Et ses « pavés dans la mare » réguliers tendent à le prouver.


Pourquoi nous avons du mal à réformer

Le coût politique de la réforme pour les gens au pouvoir est grand. Plutôt que de prendre le risque de mettre en place un processus de clarification et de « tri entre le bon État et le mauvais État », il leur paraît plus simple de tenter, à nouveau, de faire payer les autres.

La France, à l’instar de bien d’autres pays, est malade non pas de la crise, qui est un symptôme, mais  de sa démocratie dysfonctionnelle : une classe politico-bureaucratique a multiplié les niches d’inefficiences, profitant notamment, ici des opportunités d’une décentralisation sans responsabilisation, là d’un accès facile à l’endettement grâce à l’Euro. Ce qu’il faut bien se résoudre à appeler du parasitisme a pu cependant se développer sous couvert de « démocratie » puisque l’extension progressive de ce Leviathan s’est accompagné de nouvelles formules de redistribution répondant à des « demandes sociales ». Ainsi se réalise peu à peu la prédiction de l’économiste Frédéric Bastiat au milieu du 19° siècle, pour qui l’État était « cette grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde » [1].
Il est essentiel de revenir à un niveau soutenable de dépense publique. Pourtant, certains intellectuels et dirigeants politiques semblent croire que le salut viendra… de la dépense publique. Mais avec 56% du PIB de dépenses publiques (soit 10 points de dépense publique en plus dans le PIB en comparaison avec 1980, juste avant le très dépensier projet commun de la gauche), une dette en augmentation continuelle, un déficit budgétaire structurel depuis près de quatre décennies, la France pratique en réalité la « relance » keynésienne depuis belle lurette. Avec le résultat que l’on voit. Visiblement, il n’y aurait jamais assez de relance. Faudrait-il atteindre 95% du PIB en dépenses publiques pour qu’elle fonctionne ?
Cette défense de la relance participe plutôt d’une stratégie d’immunisation contre toute possibilité de réforme structurelle visant à « dégraisser » le secteur public pour le remettre au service des citoyens. Il en va d’ailleurs sans doute de même pour la propagation du mythe de l’austérité (la vraie austérité consisterait à baisser drastiquement les dépenses publiques, ce qui n’est absolument pas le cas en France aujourd’hui) ou même du soi-disant ultralibéralisme qui toucherait le pays. Quant à l’argument de la « croissance », qui pourrait être contre ? Comme a pu le rappeler le Président de la Bundesbank  Jens Weidmann « être favorable à la croissance, c’est comme être partisan de la paix dans le monde » [2]… On comprend en fait que « croissance » est, dans la bouche de certains, un autre moyen de dire « dépense ».
Cette rhétorique permet en réalité de détourner l’attention du vrai problème qui est celui de la difficulté à opérer des réformes structurelles – difficultés qui mêlent obstacles en termes d’insuffisance de connaissance pour réformer et en termes d’intérêts coalisés contre la réforme.
La complexité de l’administration en a fait une espèce de plat de spaghettis, de grosse pelote de laine emmêlée et « tirer un fil » entraine généralement des conséquences inattendues. Les interconnections et complémentarités entre services et administrations ont permis de s’assurer que toute réforme se transformerait en casse-tête.
Un autre problème fondamental de la bureaucratie est qu’elle s’auto-évalue. Chaque « bureau » a ainsi une incitation à clamer son importance fondamentale pour l’intérêt public et refuse d’être « réformé ». Évidemment le travail d’une institution telle que la Cour des Comptes permet de départager et de rationaliser. Cependant une bureaucratie est aussi un instrument pour l’achat d’une clientèle électorale politique. Or, que se passe-t-il quand la bureaucratie est en symbiose avec le politique, comme dans les conseils régionaux ou départementaux, et qu’affaiblir une bureaucratie signifie affaiblir un camp politique ? On comprend qu’il est difficile pour les hommes politiques d’un gouvernement de réduire les troupes de leurs soutiens politiques.
Ensuite, à l’intérieur de chaque département de la bureaucratie, lors d’un dégraissage, les départs se font rarement selon une logique de rationalité consistant à garder les plus compétents et les plus travailleurs, mais bien plus sur une logique politique, de pouvoir : ceux qui restent sont les mieux organisés et les plus influents. Le risque est ainsi de finir avec une bureaucratie moins envahissante mais inopérante.
Par ailleurs, réformer en profondeur implique encore de remettre en questions de nombreux intérêts coalisés qui vivent de subventions ou contrats publics. Ces intérêts coalisés sont extrêmement efficaces pour « défendre leur beefsteak » : entreprises vivant de la manne publique mais aussi intermittents du spectacle ou étudiants pouvant envahir la rue.
Justement, réformer en profondeur suppose un minimum de débat démocratique sur l’établissement des priorités en matière de dépenses publiques. Or, cela demande une aptitude au véritable dialogue social au sein de la nation toute entière. Les pays nordiques ont pu se réformer grâce à cette aptitude. La France, société de défiance par excellence, a en revanche toute la peine du monde à mettre ses citoyens autour de la table. Cette défiance vient précisément de son modèle social corporatiste et centralisateur – qu’il s’agirait de réformer également.
Enfin, un argument majeur qui sera évoqué contre la réforme : le coût de la transition. Lorsque des ressources humaines et financières doivent être réaffectées de manière si importante en même temps, la donne est fortement chamboulée. Les personnels publics ou des entreprises ayant perdu leurs marchés publics doivent être absorbés par le secteur privé. Or, en période de récession cette capacité d’absorption est minimale, sauf à accepter un accroissement de flexibilité sur le marché du travail – généralement impopulaire.
On le voit : le coût politique de la réforme pour les gens au pouvoir est grand. Plutôt que de prendre le risque de mettre en place un processus de clarification et de « tri entre le bon État et le mauvais État », il leur paraît plus simple de tenter, à nouveau, de faire payer les autres : « l’endettement national est au maximum, les impôts nationaux sont presqu’au maximum, déplaçons donc au niveau de l’Europe nos problèmes d’endettement avec, par exemple, les Eurobonds… »
En dépit de tous les obstacles à la réforme, il y a pourtant bien un jour où l’obèse doit se résoudre à la diète. La procrastination n’est pas une solution. Mais se reprendre en main nécessite, au niveau d’un pays, une discussion, un véritable « dialogue social ». Voilà un test pour notre démocratie.
Notes :
  1. « L’État », Journal des débats, Septembre 1848 disponible ici. ↩
  2. Le Monde, 25 mai 2012. ↩

Valérie Trierweiler, la “première journaliste de France”

 La normalité commence sérieusement à m’enquiquiner et à m’inquiéter. Parce que, non, je ne trouve pas « normal » que Valérie Trierweiler demeure journaliste pendant le mandat de François Hollande, avec la complicité d’un magazine à grand tirage tel que « Paris-Match. » Je trouve même cela inacceptable, et je m’étonne que nous soyons si peu nombreux à en faire un flan. Sans doute parce qu’en France, ce type de position radicale sur le métier passe pour de l’intégrisme professionnel. Les esprits indépendants trouvent cette situation tout au plus « surréaliste », ce qui a doublement le don de m’énerver, en tant que Belge, pour l’emploi inapproprié d’un terme qui nous est cher.
Je reconnais volontiers le déchirement que peut représenter l’empêchement de se livrer à sa vocation. Et je suis lassée de constater que c’est systématiquement la femme qui doit remettre en cause sa carrière, pour ne pas faire ombrage à son compagnon. Mais que la « première dame » , ou « first girlfriend » , soit toujours caractérisée « journaliste », je trouve cela contraire aux valeurs de ma profession.
Car voici donc une journaliste, embarquée dans l’intimité du pouvoir (ses rouages, ses voyages et dîners officiels, ses confidences, etc.), mais qui n’en dira mot. En quelque sorte, la journaliste la mieux informée de France sur la magistrature suprême pratiquera la rétention d’information permanente. Comment dès lors conserver le titre de « journaliste » , qui s’obtient en exerçant, en livrant l’info, en éclairant les points d’ombre ? Il existe donc en France une journaliste, dont tout le monde accepterait qu’elle taise l’information, qu’elle la retienne à tout prix ?
Ah pardon, elle n’est plus une journaliste « politique » mais « culturelle ». L’absolution ? Je trouverais contraire aux valeurs de mon métier qu’une journaliste « culturelle » soit en possession d’une information politique, et sous prétexte de sa case culturelle, ne dévoile pas cette information politique. J’ai été formée au journalisme en France, et l’on m’a appris qu’ « un journaliste doit s’intéresser à tout ». (Et en tant qu’étudiante belge en France, ça m’a coûté de m’intéresser au rugby.)
Alors, pour qu’elle reste dans l’activité, « Paris-Match » continue à salarier Valérie Trierweiler, pour deux ou trois critiques par mois. Imaginez la renommée nationale, voire internationale, d’un artiste pour lequel Valérie Trierweiler aura eu un « coup de cœur. » Car qu’il s’agisse d’une exagération de notre société ou pas, Valérie Trierweiler vient d’acquérir une identité nouvelle qui éclipse son patronyme : « Première dame de France » (locution qu’elle réprouve mais dont personne n’a encore trouvé de palliatif.) Bref, ce « Coup de cœur » aura le pouvoir de transformer le plomb en or (et l’artiste en « artiste de la cour. »)
Il est sans doute très dommage que la profession doive se séparer de l’un de ses talents le temps d’un mandat (ou plus). Il est encore plus dommageable que la profession se rende complice par son absence de réaction. Mais après tout, en France, la liste des entorses à l’indépendance du journalisme ne fait que s’allonger dans une relative indifférence qui confine à la normalité.
Les sommets ont été atteints lorsque Christine Ockrent a accédé à la tête de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF), alors que son compagnon Bernard Kouchner occupait le ministère des Affaires étrangères. Le pouvoir de l’époque avait tenté de nous faire avaler que ce serait Matignon qui chapeauterait le holding.
Valérie Trierweiler doit avoir beaucoup d’amis dans la profession pour bénéficier d’un tel paravent contre l’indignation. D’ailleurs, c’est sans doute pour cela que la France a tardé à savoir qui était la compagne de François Hollande. En réalité, je me ficherais de savoir qui est la « Première dame », si elle n’était pas « journaliste ».
Elle craint que son statut (si toutefois c’en est un) lui donne un air « potiche. » Lorsqu’on la voit visiter le potager de Michèle Obama avec les épouses des leaders du G8, on se dit que c’est raté : elle a fait courge. Il y a pourtant d’autres activités en dehors du journalisme qui développent des valeurs similaires. Pour ne pas faire potiche, si Valérie Trierweiler mettait sa notoriété nouvelle au service d’une cause, ou exerçait un autre métier ? J’adorerais voir une « first girlfriend » travailler et gagner un salaire ! Son bagage de journaliste lui permettrait de prendre le contre-pied des épouses de présidents, qui prétendent aider l’Afrique en séjournant deux nuits dans un 4 étoiles de Ouagadougou.
Bref, s’il est déjà difficile pour François Hollande d’être un Président « normal », je pense qu’il est impossible que Valérie Trierweiler demeure journaliste.

À la recherche du moindre mal

La question du second tour

Poursuivons notre recherche philosophique au sujet du moindre mal et de son application à l’élection démocratique (cf. Présent du 29 mai). Contre un certain moralisme oubliant la dimension de l’art politique, nous avons vu que la légitimité du moindre mal en politique ne se pose pas dans les mêmes termes qu’en morale individuelle. A quoi sert à un chef de garder les mains propres s’il n’a pas de mains, pour reprendre l’image de Péguy. Il n’en demeure pas moins (analogiquement) une prudence et une morale politiques fondées sur le bien commun qu’il convient de rechercher activement.
Nous avons considéré le versant positif du moindre mal (plus ou moins bien fondé en vue du bien commun) capable politiquement d’une amélioration et d’un redressement général par rapport à une situation déplorable : la loi de gradualité – que méconnaît la morale personnelle pour les préceptes négatifs (1) – vaut certainement en politique pour inverser le flux d’un déclin, davantage que pour le ralentir en devenant trop souvent sa caution et son allié objectif. Car il y a aussi le versant négatif du moindre mal, que nous avons surnommé avec d’autres « moindre pire » (plus ou moins mal fondé). Il ne vaut évidemment pas de la même manière mais peut s’imposer dans certains cas de nécessité…
Prenons, par analogie, un exemple de morale individuelle : celui du préservatif. La question morale n’est pas de savoir s’il faut faire un hold-up avec gilet pare-balles et balles à blanc. Car la morale proscrit bien sûr tout braquage et tout maniement malhonnête d’arme (chargée ou non). La loi civile nous contraint aujourd’hui de ne pas trop faire de « discriminations » dites négatives, mais dire « je ne veux ni dessert ni fromage » (ou « ni laïques ni musulmans » ou « ni libéraux ni socialistes » : « Ni Sarkozy ni Hollande ») n’empêche pas de pouvoir avoir une préférence pour le dessert par exemple ! Une double et unique négation morale n’exclut pas la nuance et le discernement à l’intérieur de comportements globalement immoraux.
C’est pourtant ce qui a fait hurler beaucoup (même parmi certains tradis qui ont voté Sarkozy !) lorsque Benoît XVI, dans son livre d’entretien Lumière du monde, a parlé en quelque sorte de moindre pire dans le fait pour un prostitué captif de sa situation de prendre un préservatif plutôt que l’omettre, afin de diminuer le risque mortel de contamination. Qu’on me pardonne la comparaison (qui n’est pas raison !) mais, toutes proportions gardées, ce qu’a répondu le Pape peut s’appliquer a fortiori au vote républicain du « moindre pire » au second tour (de la présidentielle ou des législatives) : cela peut apporter, relativement aux suppôts de la culture de mort, « un premier pas vers une moralisation, un premier élément de responsabilité permettant de développer une conscience du fait que tout n’est pas permis et que l’on ne peut pas faire ce que l’on veut ». Mais d’ajouter aussitôt que ce n’est certes pas « une solution véritable et morale » : ce n’est pas « la bonne manière de répondre au mal ».
Si fumer peut tuer (non seulement soi-même mais aussi autrui avec le tabagisme passif !), la cigarette avec filtre (qui entretient l’addiction) n’est pas la solution et risque d’aggraver le problème ! Et les campagnes antitabac, de fait, ne la recommandent jamais, même si elle peut éventuellement atténuer la toxicité du tabac. Néanmoins, entre un plus grand mal et un « moindre mal » supposé (compris comme « moindre pire »), personne n’oblige à choisir le plus grand mal, même les antitabac ! Mais leur morale ne peut évidemment pas faire de ce moindre pire un principe ! Idem avec les drogues dites de substitution ou avec le filtre douteux du préservatif eu égard à la prévention du sida. Dire qu’un acte ainsi fait, bien qu’intrinsèquement désordonné, est moins mal fondé qu’un acte analogue péchant par une certaine omission ou un certain excès, ce n’est nullement le décréter bien fondé moralement et donc licite. (2)
« Des cercles et des degrés dans le gouffre de l’effondrement politique »
Il suffit de transposer analogiquement cela dans l’ordre politique, avec sa consistance propre (mixte d’agir et de faire), pour saisir d’autant mieux la réalité tragique mais aujourd’hui commune de ce versant négatif du moindre mal. Nous rejoignons assurément Bernard Antony lorsqu’il écrit : « Comme, selon moi, le “moindre mal” est presque partout perçu comme l’équivalent d’un presque bien, j’ai employé une formule plus nette [“moindre pire”] pour exprimer ce que je crois, à savoir que, comme dans l’Enfer de la Divine comédie, il y a des cercles, des degrés dans le gouffre de l’effondrement politique. » Comme quoi, ces distinctions nécessaires ne relèvent pas d’un « néo-talmudisme catholique ». Et si elles peuvent, dans notre misère actuelle, susciter de provisoires désaccords dans les appréciations prudentielles au sujet des candidats, elles offrent l’intérêt, au moins par la voie négative, de montrer qu’il existe une autre solution véritable, morale et politique en même temps que religieuse, à cette grande pitié qui est en France…
(1) La loi morale oblige absolument, toujours et à chaque instant de ne pas se mettre en situation de pécher même moindrement car le moindre péché est encore un péché (cf. Veritatis splendor § 67).
(2) Autre exemple de nature différente mais auquel pourrait s’appliquer le propos de Benoît XVI : conseiller et même implorer des parents de sortir leurs embryons « surnuméraires » de la « concentration can » (l’enceinte concentrationnaire et son azote liquide !), comme l’avait fait en son temps le professeur Lejeune au fameux procès de Maryville, ne rend pas pour autant la procréation artificielle licite moralement.
• Pour aller plus loin : Politique et morale, éléments de philosophie chrétienne (DMM, 2004) et Sous le signe d’Antigone (Contretemps, 2012).

mardi 5 juin 2012

Matraquage fiscal : Aubry dévoile le programme caché du PS

Martine Aubry n’aura pas réussi à attendre les législatives pour dévoiler les contours de la politique fiscale de l’Etat socialiste. Toujours plus d’impôts plutôt que de combattre l’obésité morbide de l’Etat. Si la gauche nous ressort ses fameux « riches » qui seront selon le gouvernement les seuls à payer, tout le monde est conscient que ce sera en réalité la classe moyenne qui va être matraquée.

Regardez la, c'est le diable !!
Avec la gauche, c’est toujours la même chose ! Les Jaurès bas du front dénoncent les inégalités et veulent faire payer les riches… mais ce sont toujours les classes moyennes qui payent l’addition. Car même en taxant à 200% Madame Bettencourt et les « deux cent familles », les revenus de la chasse aux riches ne rapportera jamais autant qu’une hausse des cotisations sur les classes moyennes.
Ce constat, connu depuis longtemps, établi, il reste deux options pour endiguer les déficits publics : faire baisser les dépenses de l’Etat ou augmenter les impôts de tout le monde. Comme Martine Aubry l’a expliqué, le pouvoir socialiste semble bien décidé à continuer à s’engraisser de fonctionnaires (au moins 60.000 de plus sur les cinq ans à venir) et à augmenter les impôts.
Et quelles sont ces « énormes marges fiscales » qu’évoque Martine Aubry sinon une augmentation massive et généralisée des impôts ? Qui peut dire aujourd’hui que la pression fiscale en France est limitée et que les contribuables pourraient encore faire un effort pour que les socialistes soient en mesure de recruter de nouveaux fonctionnaires ?
Personne, car les Français payent d’ores et déjà plus d’impôts que la quasi-totalité des contribuables européens et la France compte d’ores et déjà plus de fonctionnaires qu’aucun autre pays, sans parler de la gabegie économique que représente la gestion de la majorité des assemblées locales… contrôlées par la gauche et qui ont déjà fait le choix de la hausse des impôts locaux.
Toujours est-il que si Martine Aubry aborde sans tabou avant les législatives sa marotte du matraquage fiscal, on peut s’attendre à voir arriver une gauche décomplexée après les élections.

Grotesque : les rouages de la comm’ de la présidence normale

François Hollande et les équipes de communicants qui ont pris leurs quartiers à l’Elysée surjouent à saturation des ficelles grossières de la « présidence normale ». Entre voyages en train, déplacements dans le métro, conseil des ministres en jeans… le gouvernement s’évertue à amuser les médias à coups de clichés. Curieusement, les médias suivent sans rechigner ce plan comm’ pathétique.
Faut-il prévenir François Hollande et les membres du gouvernement que Nicolas Sarkozy a perdu l’élection présidentielle et que si le candidat socialiste a avant tout été élu sur l’anti-sarkozysme, il ne pourra pas faire le coup de la « normalité » pendant cinq ans comme pis allers à ses renoncements et aux promesses intenables.
Car depuis près d’un mois qu’il a été élu, la politique de François Hollande consiste essentiellement à égrener des symboles lourdingues pour opposer sa supposée simplicité aux fastes de l’ère sarkozyste… et ce, même si comme son prédecesseur, François Hollande ne rechigne pas à profiter des ors de la République et à se prélasser dans le luxe de la Lanterne.
On a toutefois l’impression que faute de pouvoir mettre en oeuvre son programme, et conscient que la situation du pays ne lui permettra pas de réaliser le « changement » promis dans la gestion de la politique publique, le président de la République se rabat sur les symboles les plus racoleurs de l’anti-sarkozysme.
Mais, à force de tirer sur la ficelle de cette simplicité apparente, les Français commencent à se poser des questions et vont avoir besoin de réponses sur la réalité du changement mis en oeuvre par la majorité présidentielle de gauche. Où nous amène François Hollande et son gouvernement socialiste ? Les pratiques de la République ont-elles seulement changé depuis le 6 mai ?
Les nominations tous azimuts de journalistes ou les mises au placard annoncées ou effectives de Pierre Salviac (condamné pour crime de lèse-majesté sur Valérie Trierweiler) et d’Eric Zemmour annoncent plutôt un Etat PS tout puissant et ne faisant pas de cadeaux à ceux qui ne rentrent pas dans les clous idéologiques.