TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

dimanche 1 janvier 2012

"Bayrou ne sera pas au second tour" (E1)

"François Bayrou ne sera pas au second tour de l'élection présidentielle". Manuel Valls ( Le grand prédicateur, le mage royal)  , invité dimanche matin du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France a exprimé de manière très claire son ressenti sur les desseins du candidat centriste. "C'est clair. Il doit déjà dire derrière quel candidat il se rangera au second tour", a-t-il insisté.
"François Hollande rassemblera toute la gauche, les écologistes et bien au-delà après le 1er tour", a ajouté le directeur de communication de la campagne du candidat socialiste. Mais il a prévenu, en répondant aux questions sur les éventuelles conditions de ralliement : "le Premier ministre sera de toute façon socialiste si François Hollande est élu. C'est notre tradition. Mais nous ne sommes pas dans ces calculs. Vous croyez vraiment qu'on va commencer maintenant à établir un gouvernement, comme ça se faisait dans la IVe République ?", a raillé au passage le député-maire d'Evry.

Et les politiques les plus agaçants sont…

Quand la fin de l’année approche, l’heure est aux bilans et autres rétrospectives. Un sondage a voulu se différencier en demandant aux internautes d’élire l’homme ou la femme politique la plus agaçante. 

L’année aura vraiment été noire pour ces deux là. Favori des favoris à la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn a perdu toutes ses illusions entre une suite du Sofitel de New-York et une autre du Carlton de Lille. Ségolène Royal, que tous les sondages donnaient perdante, se rêvait encore un destin doré, avant la chute de la primaire socialiste. Le sondage en ligne réalisé pour VSD par Harris Interactive auprès de 1.001 personnes représentatives de la population de 18 ans et plus ne devrait pas leur redonner le sourire.

Sarkozy échoue au pied du podium

La personnalité la plus agaçante n’est autre que celle dont la popularité en 2007 confinait à l'adoration. Mais en 2012, le style anachronique de Ségolène Royal ne convenait plus à la situation de crise actuelle. Les Français voulaient être rassurés, pas bousculés. Résultat : la Dame du Poitou en a excédé 68%. Habitué à la première place des sondages pendant des mois, DSK doit cette fois se contenter de la place de dauphin. L’ancien directeur du FMI a été jugé comme le plus agaçant par 63% des sondés. Mais sur un autre critère, il reprend la pole position. Il forme en effet avec Anne Sinclair le couple le plus agaçant de l’année (58%), devant Johnny et Laeticia Hallyday (47%) et, en troisième position, le duo formé par les éditorialistes Eric Naulleau et Eric Zemmour (32%).
Pour compléter le podium des politiques, les internautes ont choisi Eva Joly (63%). La candidate écologiste a un style qui détonne dans la classe politique. Ses amis essayent de la "cadrer" davantage. Elle s’y refuse, arguant que cette différence sera sa force. A en croire les résultats de ce sondage, le calcul n’est - pour le moment - pas le bon. Toujours à la peine dans les enquêtes de popularité, on aurait pu imaginer Nicolas Sarkozy un peu plus haut, mais le chef de l’Etat ne termine donc "que" quatrième de cette enquête (61% de taux d’agacement). Il devance Marine Le Pen (59%), Jean-François Copé (57%), Rachida Dati (56%) et Martine Aubry (53%). François Hollande arrive en 11e position avec 47%, selon ce sondage réalisé à partir d'une liste pré-établie.

C'EST VRAI QUE LA ROYAL FERAIT DÉBANDER UN RÉGIMENT DE SOCIALISTES PERVERS.
LA PREUVE;  FLAMBY S'EST TIRÉ AILLEURS

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 
A TOUS.

Russie : Poutine démine

Vladimir Poutine, Premier ministre russe, continue de minimiser l'ampleur des manifestations qui secouent son pays. Lors de ses voeux à la nation, il a expliqué ne rien voir "d'anormal" qualifiant les mouvements contestataires de "prix à payer pour la démocratie". Samedi, la police a procédé à une dizaine d'arrestations dont l'opposant et écrivain Edouard Limonov à l'origine d'un rassemblement réclamant "une nouvelle année sans Poutine". 

Alors que les rues de Moscou s'emplissent de manifestants depuis le début du mois, le Premier ministre Vladimir Poutine n'y voit rien d'"anormal". "Tout est un peu déstabilisé, tout bouillonne, mais c'est le prix à payer pour la démocratie", a-t-il tempéré alors qu'il présentait ses vœux télévisés aux Russes. Celui qui envisage de briguer un troisième mandat à la présidentielle de mars prochain mise sur le statu quo et continue de minimiser l'ampleur de la contestation populaire.
Mardi dernier, il s'était déjà montré ferme en réponse aux manifestations du 24 décembre qui dénonçaient des fraudes lors des dernières élections législatives et réclamaient un nouveau scrutin."Les élections de la Douma (la chambre basse du Parlement) sont terminées", avait-il répondu ajoutant qu’il ne pouvait être "question de discussions sur une révision" des résultats. En outre, il estime qu'un dialogue avec les opposants est impossible. A ses yeux, le mouvement est trop désorganisé, sans leader, ni programme.

Une dizaine d'interpellations

Le régime Poutine fait face à la vague de contestation la plus importante depuis son arrivée à la tête de l'État en 2000. Le soir du réveillon de Noël, près de 100.000 russes investissaient les rues de Moscou pour réclamer une "Russie sans Poutine". Début décembre, après les élections législatives, l'opposition avait déjà réuni des dizaines de milliers de personnes, une mobilisation exceptionnelle pour le pays.
Pour le dernier jour de l'année, l'écrivain Edouard Limonov, l'un des principaux opposants, a appelé à une manifestation, place Trioumfalnaïa, à Moscou , autour du slogan "une nouvelle année sans Poutine". Le rassemblement - non autorisé - a été maté par la police qui a procédé à une dizaine d'arrestations, dont celle de l'écrivain contestataire. Un important dispositif policier avait été déployé dès samedi après-midi pour quadriller les lieux. Certains manifestants ont été interpellés directement à la sortie du métro, située à côté de la place, empêchant toutes contestations. L'opposition compte poursuivre le mouvement et, pour l'heure, a promis d'organiser un nouveau rassemblement après la longue période de jours fériés (du 1er au 10 janvier), sans pour autant fixer de date.

Le temps de la solidarité


Pour les politiques, les vœux du 1 er janvier sont toujours une corvée. Ils s’en débarrassent le plus souvent comme ils signent leurs volumineux parapheurs. Avec le sens du devoir mais sans enthousiasme. Mécaniquement. Et quand il leur prend de renouveler le genre pour faire moderne, en faisant visiter, au besoin, leur petit chez-eux, ils parviennent à transformer le fastidieux exercice en objet de dérision. Dommage. Ils ratent ainsi l’occasion — qui ne se représente pas si souvent — d’être plus grands qu’eux-mêmes.

Ils auraient bien fait l’impasse pour ce numéro 2012. Le cahier des charges est très lourd, il faut bien le reconnaître. Comment parler d’espérance sans être ridicule quand le pays s’enfonce dans une crise fondamentale qui remet en question toutes ses certitudes ? Comment se livrer avec authenticité à moins de quatre mois du premier tour de l’élection présidentielle ? Il faudrait avoir l’instinct aventurier, ou désespéré, voire carrément fou, pour prendre le risque de tout perdre en parlant vrai. Mais on préfère, décidément, être raisonnable. L’est-ce bien, raisonnable, quand les circonstances, elles, ne le sont pas ?

Ah, la vérité… Vous verrez, ce sera le mot de l’année. Le concours a déjà commencé. C’est à qui donnera les meilleurs gages de son courage. L’oscar du boniment pour célébrer la vertu autoproclamée de l’effort réclamé. Pour emporter le morceau, on poussera même, au besoin, la chansonnette sacrificielle. La tentation c’est la version sombre, comme la météo. De l’anti-Trenet. Ce n’est pas le cœur qui fait boum, mais le chômage, et à l’horizon, cher Bashung, les golfes ne sont pas très clairs. La nuit, quand on se pose des tonnes de questions, on ment, on ment, pour ne pas voir. Les mots noirs, comme l’obscurité, sont si commodes pour se lover dans l’immobilité.

Déjà minuit et on frissonne. Léger vertige devant le compteur à zéro. Mais à 0h01, tout est à réinventer. Les difficultés ont résisté aux jolies bulles ensorceleuses et aux décomptes échevelés qui cavalcadent, inconscients, vers un inconnu menaçant. Elles ont traversé la frontière du calendrier avec leur cortège bruyant d’égoïsmes et d’inégalités qui ne demandent qu’à prospérer dans le froid climat de la récession. On en oublierait presque la belle héroïne, silencieuse, un peu à l’écart, qui leur tourne le dos. Elle tremblote un peu au vent d’hiver mais elle sourit. Elle sourit toujours… Et ne renonce jamais à parler d’avenir. Discrète et volontaire, elle a juste un nom, un peu compliqué, c’est vrai, en cinq syllabes. Solidarité.

Europe: les dates clés de janvier

Pour beaucoup d'investisseurs, il est clair que la crise de la dette en Europe va encore durer. Après l'action de la Banque Centrale Européenne (BCE) la semaine dernière pour améliorer les liquidités bancaires, leur humeur est passé à l'aigre. Les banques ont stockés un niveau record de dépôt à la BCE au lieu de s'en servir pour prêter aux entreprises et relancer l'économie, la Grèce est toujours dans l'ornière, et bien que les rendements des obligations italiennes et espagnoles se sont améliorés, les spécialistes doutent que cela dure indéfiniment.
Actuellement, les doutes et la peur mènent les négociations, et voici les dates clés qui pourrait aggraver ou donner une solution à la crise.
  • 4 janvier: Une estimation rapide de l'indice des prix à la consommation pour la zone euro pourrait influencer la politique monétaire de la BCE, et montrer à quel point la crise ralentit l'économie. Selon Bloomberg, les analystes prévoient une baisse de l'inflation: 2,8% en décembre, alors qu'elle était à 3% en novembre.
  • 7 janvier: les chefs d'entreprises espagnols et les syndicats doivent parvenir, à cette date, à un accord sur la réforme du travail. L'accord sera centré sur l'éducation, les vacances, la résolution des différends en dehors du travail et les règles de participation des travailleurs. Ils auraient déjà fait de substantiels progrès vers un accord. Cependant, couplé avec les modifications du budget du gouvernement, pourrait provoquer grèves et protestations.
  • 9 janvier: Selon l'indiscrétion d'un fonctionnaire européen, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy pourraient se rencontrer à Berlin le 9 janvier afin de discuter de la position franco-allemande sur la politique économique de la zone euro. Cette réunion n'est cependant pas confirmée.
  • 12 janvier: le conseil des gouverneurs de la BCE doit se réunir à Francfort afin d'arrêter ses décisions à propos de la politique monétaire. Cette décision dépendra beaucoup de l'indice des pris à la consommation, notamment en Allemagne, et des risques sur la stabilité des prix.
  • 20 janvier: A cette date devrait prendre fin le voyage des représentants de la troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) en Grèce. Le but de cette visite est de discuter avec le gouvernement de coalition d'un deuxième plan de renflouement de 130 milliards d'euros et du projet d'échange de dette avec le secteur privé. La Grèce va devoir combler un trou de 1,2 milliard d'euros du budget de l'an prochain, ce qui rend de nouvelles mesures d'austérité incontournables.
  • 23-24 janvier: Les ministres de finances des 27 pays de la zone euro se rencontreront à ces dates. La clé ici seront les relations entre le ministre britannique Georges Osborne, qui ne fait pas partie de la zone euro, et les autres ministres, car les tensions entre ministres pourraient changer la face de l'Union Européenne.
  • 30 janvier: Les leaders de l'Union européenne se réuniront pour un sommet, cette fois pour tenter de trouver une solution face au fort taux de chômage.
  • 31 janvier: Cette date est la limite pour les détenteurs privés d'obligations grecques pour accepter un accord d'échange avec le gouvernement grec. Bien que ces entretiens aient été menées à huis clos, le pronostic pour une transaction réussie apparaît sombre.

Les personnalités les plus agaçantes de 2011

Une enquête, réalisée par Harris Interactive pour le magazine VSD, révèle les noms de ceux et celles qui ont le plus irrité les Français en 2011.
Chaque année qui s'achève connaît son lot de classements et de palmarès. L'hebdomadaire VSD Nikos Aliagas et de Patrick Sébastien. Ségolène Royal en politique et Franck Ribery en sport sont eux aussi des récidivistes. La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes (70%) devance ainsi Dominique Strauss-Kahn et la candidate Europe-Ecologie à la présidentielle Eva Joly. Nicolas Sarkozy est quatrième. Quant à Frank Ribéry, il se place devant son coéquipier de l'équipe de France Karim Benzema et l'entraîneur de l'Olympique de Marseille Didier Deschamps.   dévoile ainsi les têtes à claques de 2011. Selon ce sondage en ligne, Benjamin Castaldi remporte la palme pour la deuxième année consécutive dans la catégorie télé, suivi de
En revanche, si l'ancien président du FMI se fait voler la vedette en politique, il se rattrape en formant avec Anne Sinclair le couple le plus agaçant de l'année avec 58% des votes, devant Johnny et Laeticia Hallyday, et Eric Naulleau et Eric Zemmour. Enfin, en "arts et spectacles", c'est le philosophe et écrivain Bernard-Henri Levy qui rafle la mise avec 50% des voix, précédant Joey Starr, Tristane Banon et Carla Bruni-Sarkozy. A noter que Yannick Noah, désigné personnalité préférée des Français pour la septième année consécutive en août dernier, est paradoxalement classé sixième. 

samedi 31 décembre 2011

2012, obligation d’équité… Enfin ! 

Ce soir on bascule. Finie 2011 et sa cohorte de mauvaises nouvelles qui ont remisé définitivement nos certitudes au vestiaire. Finie 2011 et cette actualité si chaude qu’on a fini par exploser tous les records de chaleur depuis que les relevés météo existent.

Vivement 2012, vivement ce soir minuit qu’on en termine, que l’on puisse repartir d’un bon pied et se jurer que, cette fois, cette année, « on » fera entendre nos voix d’indignés. Cela tombe bien. 2012 c’est d’abord une année d’élections. En France, en Russie, aux États-Unis, on va voter. L’occasion unique de choisir sa route et son guide, un peu comme à l’orée d’un désert à traverser, on parie sur celui – ou celle – qui nous emmènera le plus loin sans qu’on en vienne à manquer d’eau.

Bien sûr, nous allons encore y laisser des plumes. On a trop dépensé, on a trop exigé, on a trop fermé les yeux, se voulant aveugles d’un monde qui, peu à peu, nous laisse de côté après nous avoir trop donné. On désigne à l’envi ceux qui nous gouvernent de tous les maux, alors que nous avons tant de mal, chacun chez soi, à réviser nos façons. Cette fois, c’est dit, on va se serrer la ceinture d’un cran, tout nous y contraint. Pas trop avant les élections… Bien plus après.

Nous pourrons le faire, tous, à une seule condition, fondamentale et nécessaire maintenant. Que celles et ceux qui nous gouvernent, ici et ailleurs, imposent enfin la seule chose qui nous manque vraiment dans ce monde : l’équité.

Hollande souhaite pour 2012 «une année du changement»




François Hollande : "2012, l'année du changement" par francoishollande


POUR QUI SE PREND-IL, CE SINISTRE CON ?

Grèce : Papademos populaire malgré la crise

Le Premier ministre grec Lucas Papadémos demeure populaire malgré les mesures d'austérité mises en oeuvre par son gouvernement de coalition pour éviter la faillite au pays, à en croire samedi un sondage rendu public.
Soixante-six pour cent des personnes interrogées disent avoir une bonne ou plutôt bonne opinion de Papadémos, contre 25% qui le voient sous un jour défavorable, selon l'enquête de l'institut Kapa pour le journal To Vima. Les neuf pour cent restants ne se prononcent pas.
Le sondage, réalisé les 28 et 29 décembre, indique d'autre part que les conservateurs de la Nouvelle démocratie (ND) arriveraient en tête de législatives si elles avaient lieu aujourd'hui. Mais avec 21,4% seulement, ce parti serait loin d'avoir la majorité. Les socialistes du Pasok ne recueilleraient que 12,6%, les communistes du KKE 9,3% et le parti d'extrême droite LAOS 5,3%.

Grèce: grève sur l'Acropole

L'Acropole d'Athènes, monument phare de l'antiquité grecque, ainsi que les principaux sites et musées du pays sont restés porte close aujourd'hui en raison d'une grève des gardiens protestant contre leur non-paiement le week-end.

"Fermé pour cause de grève du personnel", indique une affichette à l'entrée de l'Acropole, où des groupes de dizaines de touristes exprimaient leur déception, a rapporté une photographe de l'AFP. L'Union panhellénique des gardiens des sites archéologiques (Peyfa) a relancé cette mobilisation, qui touche la plupart des sites et musées, en raison "du non-règlement du problème du paiement des week-ends", a affirmé à l'AFP un de ses responsables, Costas Oikonomou. Après le vote cet automne d'une loi imposant de nouvelles mesures de rigueur au pays, "le paiement des week-ends a été purement et simplement supprimé, le ministère de la Culture nous avait promis de régler la question mais n'a rien fait".

Les gardiens, qui avaient mené mené plusieurs journées d'actions d'avertissement fin novembre, seront en grève "tous les samedis jusqu'à un règlement", a-t-il affirmé.
La Grèce, qui est parmi les premiers pays à être frappés par la crise de la dette depuis deux ans, est soumise à une austérité draconienne sous la pression de ses créanciers, l'UE et le FMI, en échange de sa mise sous perfusion financière, au prix d'importantes réductions des salaires surtout dans la fonction publique. Les grèves des gardiens des sites et musées sont fréquentes en Grèce, au grand désespoir des opérateurs touristiques.

Une bonne année 2012 (quand même)

Ce soir, Nicolas Sarkozy va sacrifier à la rituelle cérémonie des vœux. Le président devrait faire dans le sobre. L'exercice s'annonce ardu. Difficile il est vrai d'évoquer comme l'an passé une nouvelle « année utile » — après le contre-exemple de celle qui s'achève par l'entrée du pays en récession économique. Surtout quand l'avenir n'apparaît guère enthousiasmant, plombé par son lot d'augmentations dès le 1er janvier et rythmé par une présidentielle dont on peine à saisir pour l'heure une quelconque dynamique de changement… Un regard rétrospectif offre pourtant des raisons, sinon de se réjouir, au moins d'attendre des surprises. En 2011, on a ainsi eu un accident nucléaire au Japon, une icône de la geek culture, Steve Jobs, vrai révolutionnaire de nos modes de vie, qui s'est éteint, la sidérante chute de DSK, une crise européenne qui croît de manière implacable, mais aussi des régimes autocratiques qui s'effondrent dans le monde arabe, un terroriste mythique qui disparaît quasi fugitivement (qui parle encore de Ben Laden ?) ou l'irruption dans le monde entier de nouvelles formes de contestation inédites. Autant d'événements inimaginables il y a douze mois… Plus personne n'ose aujourd'hui revendiquer un sens de l'Histoire ou prétendre qu'elle a atteint sa fin… sinon les adeptes de la cosmologie maya qui l'ont daté au 21 décembre prochain. À défaut de certitudes, cet avenir mouvant peut donc apporter son lot de tragédies mais aussi de motifs d'espérances. De quoi pouvoir légitimement — et sincèrement — souhaiter une heureuse année à tous nos lecteurs.

Grèce: Elefthérotypia, un quotidien historique de gauche, risque la faillite

 La société propriétaire du quotidien historique de gauche Elefthérotypia, l'un des principaux journaux grecs, a demandé vendredi à la justice d'être soumise à une procédure spéciale, prévue pour les entreprises en difficulté financière, a-t-on appris de source judiciaire.

Cette procédure, prévue dans le code des faillites, permet à l'entreprise d'élaborer avec l'accord de ses créanciers un plan de restructuration et d'assainissement afin d'éviter la faillite, selon la même source.


Comptant environ 800 journalistes, administratifs et techniciens, "le quotidien n'a pas été publié depuis une semaine en raison des grèves reconductibles de 48 heures du personnel réclamant des salaires impayés depuis le mois d'août", a indiqué à l'AFP Panos Sokos, représentant des employés.

Me Dimitris Klokotaras, l'avocat du personnel, estime que "le recours à la justice n'est qu'une manoeuvre de la société pour éviter de payer les arriérés" et que le journal "ne risque pas la faillite".

Déficitaire depuis 2008, comme plusieurs médias grecs pour cause de crise, la société propriétaire du quotidien, X.K.Tegopoulos S.A, "a entamé en été son assainissement et demandé un emprunt auprès d'une banque grecque, qui jusqu'ici n'a pas été octroyé", explique M. Sokos.

Les banques grecques, qui détiennent un grand nombre d'obligations de l'Etat, sont soumises depuis septembre à un contrôle international en vue de leur recapitalisation dans le cadre de la restructuration de la dette grecque.

Ce contrôle a limité l'octroi de crédits aux entreprises, dont plusieurs souffrent de manque de liquidités.

Depuis sa fondation en 1975, un an après la chute de la junte, Elefthérotypia, surnommé "le journal des rédacteurs", a cultivé une image de tribune libre pour les mouvements de gauche. Il fut parmi les premiers quotidiens à publier les revendications des groupes extrémistes grecs dans les années 80 et 90.

La crise de la dette depuis deux ans a provoqué la fermeture de deux quotidiens grecs tandis que les licenciements sont monnaie courante. Une chaîne privée de télévision a récemment cessé de transmettre son programme pour cause de grève du personnel, impayé depuis plusieurs mois.
TOUTE PRESSE DE GAUCHE QUELLE QU'ELLE SOIT DOIT DISPARAITRE, ELLE VÉHICULE UN PSEUDO-HUMANISME DE PACOTILLE QUI AVEUGLE LES PEUPLES. 

Le Noël des candidats

A quatre mois de la présidentielle, cette trêve des confiseurs est de courte durée et elle a un goût très spécial pour les hommes et femmes politiques français. Qui sera à l’Elysée à Noël prochain ? ont-ils songé en ouvrant leurs paquets sous le sapin. Sempé en ferait un joli dessin.

Rarement l’issue d’une élection présidentielle (22 avril et 6 mai) aura été aussi imprévisible. Et c’est bien ça qui est intéressant. Le directeur du Centre d’études de la vie politique, Pascal Perrineau, s’inquiète : « le pessimisme et même la démoralisation des Français, attestés par toutes les enquêtes, accentués par une crise financière et économique sans précédent, peuvent produire un jeu de massacre ». « Du type 21 avril 2002 », précise-t-il. Quelqu’un a-t-il entendu parler de ce jeu vidéo violent interdit au moins de 18 ans qui montre le retour de la Bête immonde dégommée par les tirs des gentils démocrates ?

Dans la tourmente, les rapports de force ont évolué. Sur le cadavre encore chaud de Strauss-Kahn, Hollande au lieu de rayonner semble se consumer comme un photophore de mauvaise qualité. Il est tombé sous les 30 % d’intentions de vote mais il reste en tête. Nicolas Sarkozy, qui va mettre toute la gomme dans ses vœux du 31 décembre, reflue légèrement à 25 %.

2011 est son annus horribilis. Son échec retentit dans tellement de domaines, du naufrage de la zone euro, récession, perte du triple A, hausse du chômage, à l’augmentation continue de l’insécurité et à l’explosion de l’immigration folle et incontrôlée. Sans oublier bien sûr ce front afghan qui fonctionne comme un piège pour nos soldats sur le terrain et dans le débat politique. Pour nos soldats, le piège est mortel. Pour Sarkozy il ne sera qu’humiliant.

Marine Le Pen caracole toujours en troisième position : près de 20 %. Elle guette la bonne ouverture pour accéder à la finale. C’est la première fois que le candidat du Front national est aussi haut dans les sondages en début de campagne. Alors on peut tout dire : qu’elle est partie trop vite, trop tôt, trop mal, toujours est-il qu’elle est toujours dans la course. Et loin devant Bayrou et Mélenchon, Eva Joly et Villepin stagnant dans de basses eaux, de 1 à 5 %.

« Tous les ingrédients d’un vote de colère sont là », s’inquiète François Hollande.

Si Marine Le Pen parvenait au second tour, elle aurait toutes les forces de gauche et de la majorité unies contre elle. Et la télévision et les radios en boucle et les acteurs et les maternelles dans la rue. Elle serait seule à nouveau comme son père en 2002, contre ceux qui tiennent le système. Mais la situation générale est tellement exceptionnelle qu’elle peut générer quelque chose de tout aussi exceptionnel. Et ces 15 jours « qui ébranlèrent l’Occident » il y a dix ans, nous ne demandons qu’à les revivre version 2012. En changeant la fin. Dans son message de Noël, Marine Le Pen, qui a réglé son sort aux « Fêtes de fin d’année » pour parler de la messe de Noël, de la fête de l’Enfant-Jésus, des enfants et de la famille, a appelé les Français en difficulté et les plus pauvres à « remplir leur âme d’espérance ». Près de la moitié des ouvriers consultés en France déclarent vouloir voter pour Marine Le Pen en 2012. Sarkozy en avait rallié deux fois moins.

L'échec du sanglant bourbier afghan

Avec les deux morts d'hier, le bilan se monte à 78 soldats français tués en Afghanistan depuis 2001. Cela justifie l a « grande tristesse » exprimée aussi bien par l'Élysée que par le Parti socialiste. La participation initiale de la France avec les États-Unis en 2001 faisait l'objet d'un large consensus. Elle venait en réaction aux attentats du 11-Septembre et visait à détruire la base d'Al-Qaïda soutenue par l'État taliban. L'objectif a été rapidement a tteint, avant que George Bush n'y teste sa « guerre de civilisation » et sa démocratie instaurée par la force, puis d'aller l'appliquer avec le succès que l'on sait en Irak. Alors que les GI's ont quitté Bagdad, il est temps de tirer aussi le bilan de l'intervention du côté de Kaboul ; bilan accentué par la décision de Nicolas Sarkozy en 2007 (à l'encontre de sa promesse de candidat) de renforcer la présence française dans le pays dans le cadre d'une plus grande intégration à l'OTAN. Depuis, le nombre de victimes françaises annuelles n'a cessé de croître. Et 2011, année pourtant du début du retrait programmé, aura été la plus meurtrière. Or, le message de Nicolas Sarkozy d'hier devient contestable quand il assure que la France continuera d'œuvrer « pour rétablir paix et stabilité dans ce pays ». Tous les spécialistes s'accordent à reconnaître que le gouvernement Karzaï est corrompu, que le pays est la plaque tournante mondiale de l a production d'opium et d'héroïne, que « l'afghanisation » du conflit tourne au fiasco et que les rebelles talibans sont de nouveau aux portes du pouvoir. À défaut du débat parlementaire qui s'imposerait, il s'agit au moins d'admettre cet échec. Et d'en tirer les leçons.

vendredi 30 décembre 2011

La Grèce vend des Airbus pour réduire sa dette

La Grèce a annoncé vendredi 30 décembre avoir vendu quatre Airbus A340 usagés à une société de Miami spécialisée dans la vente d'avions d'occasion, Apollo Aviation, pour 40,4 millions de dollars (31 millions d'euros), afin de s'assurer des liquidités.

Un communiqué du gouvernement indique que la vente a été approuvée par un comité ministériel de cinq membres chargé de la privatisation. Une source au ministère des finances a donné le prix. "Apollo Aviation Group a été le plus offrant", a précisé le gouvernement.
Les quatre appareils appartenaient précédemment à la flotte d'Olympic Airlines, la compagnie aérienne d'Etat, privatisée en 2009. Le gouvernement grec tentait de vendre ces avions depuis novembre 2010.
Athènes s'était engagée l'année dernière à réaliser un train de privatisations en échange d'un plan de sauvetage de l'Union européenne et du Fonds monétaire international. Le processus de privatisation devrait permettre de lever 5,5 milliards d'euros avant la fin de l'année et 50 milliards avant 2015. Le ministère des finances espère terminer l'année avec 1,8 milliard d'euros en revenus et 9,3 autres milliards en 2012.

LES DERNIERS DESSINS DE 2011



Charles Gave, économiste ; L’abandon de l’euro n’est pas souhaitable.

Vous avez vanté dans vos chroniques les mérites d’une sortie de la zone euro de la Grèce, puis plus récemment de l’Italie. Pouvez-vous expliquer votre raisonnement ?

Je ne pense pas avoir vanté les mérites de la sortie de l'euro de l'Italie et de la Grèce. J'ai simplement dit que ces deux pays ne pouvaient pas s'en sortir avec un taux de change "allemand", que le problème n'était pas la dette mais l'absence de croissance dans ces pays créés de toutes pièces et inutilement par ces taux de change fixes et surévalués, ce qui amenait à une augmentation des déficits budgétaires et de la dette en bout de course. La dette est le résultat, non la cause.

L'Euro a bloqué -volontairement- les mécanismes d'ajustement entre pays européens que constituaient les taux de change.

De ce fait ni l'Italie, ni la Grèce, ni la France, d’ailleurs, ne sont compétitifs vis-à-vis de l'Allemagne. Pour faire simple, nous avons remplacé la probabilité d'une dévaluation italienne tous les trois ou quatre ans par la certitude d'une faillite de l'Italie. Pas un vrai progrès à mon avis.

Ne risque-t-on pas d’ajouter une crise à la crise ?

Le chômage en Europe est à un plus-haut historique hors Allemagne, la moitié des pays européens sont en faillite, le système bancaire de l'euro est en train de s’effondrer partout y compris et surtout en Allemagne.

Nous sommes en France en 1934 pendant la déflation Laval-Rueff créée par un attachement fanatique de Rueff (comprendre Trichet) à l'étalon or (comprendre l’euro). La Suède et l'Angleterre ayant abandonné cette imbécillité qu'était l’étalon or se comportèrent beaucoup mieux. Je ne suis pas devin et je ne sais pas si nous allons ajouter une crise à la crise. Ce que je sais c'est que la politique actuelle nous amène certainement à la faillite de même que la ligne Maginot nous garantissait d'être défaits en cas de conflit avec l'Allemagne. Les stratégies défensives échouent toujours et partout. Comme disait de Gaulle : à quoi sert une place forte « imprenable » ? A être prise.

Quel impact aurait une telle décision sur la santé des économies restant dans la zone euro ?

Si un pays sort, tout le monde sort. Ce sera comme de crier au feu dans un cinéma qui n’a pas de sorties de secours. Si vous divisez une économie entre "rentiers" qui ne prennent aucun risque (fonctionnaires, retraités, détenteurs d’obligations) dont tous les revenus sont perçus en monnaie nationale et les entrepreneurs qui sont soumis à la concurrence internationale et donc dont tout ou partie des revenus sont perçus en monnaie internationale (le dollar), un retour aux changes nationaux favoriserait :

- le rentier allemand et défavoriserait l’entrepreneur allemand, ce dont tout le monde en Europe a besoin, y compris l’Allemagne

- l’entrepreneur du sud et défavoriserait le consommateur rentier local. La balance commerciale des pays du Sud retournerait très vite à l’équilibre et la croissance reviendrait dans ces pays, ce qui leur permettrait de servir sans problème les intérêts sur leurs dettes et d’acheter de nouveau des produits à l’Allemagne

Je ne connais pas d’exemple historique où sortir d’une solution technocratique pour aller vers une solution de liberté pour les marchés n’ait pas amené à une amélioration très rapide de la situation. La fin de l’euro ne serait pas une mauvaise nouvelle, ce serait une bonne nouvelle, un peu comme la chute du mur de Berlin.

Le prix ne serait-il pas trop élevé pour les sortants. Dévaluation, renchérissement des prix des importations (dont pétrole), difficulté de financement des banques, de l’Etat, chômage en forte hausse, etc. ?

Honnêtement, le prix à payer pour arrêter cette monstrueuse erreur que nous devons aux Trichet, Delors, Prodi, etc., qui cherchaient tous à recréer l’Empire romain où les libertés individuelles fleurissaient très peu au travers d’un Etat européen supra- national, technocratique et non démocratique, dont leur classe aurait été les maîtres et nous les sujets, me paraît très faible par rapport aux coûts que nous aurons à payer si cette classe, qui elle ne souffre pas, continue à nous entraîner dans ce désastre, tant elle est incapable de reconnaître ses erreurs. Mais comme dans les pays arabes, nous allons assister au grand réveil des peuples et c’est dans ce réveil que réside mon espoir.

Pouvez-vous détaillez le plus précisément possible les enchaînements macroéconomiques que vous imaginez ?

Alors là, honnêtement, aucune idée. Ce n’est pas moi qui ai monté un système qui ne peut pas marcher et dont on ne peut pas sortir. Ce que je sais par contre c’est ce qu’il y aura après quand la poussière sera retombée. La consommation en Europe du Sud a été égale à la consommation gagnée à laquelle il fallait ajouter la consommation « empruntée ». La consommation en Europe du Sud (qui ne pourra plus emprunter) va donc tomber au niveau de la consommation gagnée moins le remboursement des dettes. Parallèlement, les recettes fiscales (TVA) liées à la consommation en Europe du Sud vont s’écrouler et les déficits primaires vont y exploser, malgré, ou à cause devrais-je dire, des augmentations d’impôts, ce qui veut dire que les systèmes étatiques clientélistes vont devoir se reformer dans la douleur et dans l’urgence comme c’est déjà le cas en Grèce, en Espagne, en Italie et bientôt en France. Je répète donc ce que je dis depuis le début de la crise grecque : rien dans les valeurs de consommation en Europe, aucune valeur qui ait un Etat, en particulier du Sud, comme gros client ou comme régulateur. Aucune obligation d’aucun pays du Sud. Se concentrer sur les valeurs exportatrices qui ne vendent rien aux Etats ni à la consommation en Europe.

Le monde rural renaît

Le monde rural renaît C’est l’un des enseignements des données démographiques que Ouest-France publie aujourd’hui : même si le constat doit être nuancé dans certaines zones, la population dans les campagnes de l’Ouest croît plus vite que dans la plupart des villes. Et même plus vite que dans le reste de la France. Cet essor constitue désormais une tendance lourde qui redessine en profondeur le visage de nos régions.

Presque toutes les campagnes sont concernées : celles qui sont proches des villes, celles qui longent le littoral ou les axes routiers, mais aussi celles qui sont les plus éloignées : le « rural profond ». La majeure partie des petites communes ont vu leurs populations croître entre deux recensements. Contre toute attente… Et pourtant, n’avait-on pas prédit, hier, quand les jeunes quittaient les fermes et que les populations vieillissaient, la « fin des campagnes » et même la « désertification » des espaces ruraux ?

Ce retournement démographique tient pour l’essentiel au fait que le solde migratoire du monde rural est redevenu positif : certaines générations ont moins tendance à quitter les campagnes tandis que des populations nouvelles affluent : retraités attirés par « l’ordre immuable des champs » ; familles d’actifs qui ont décidé de vivre en zone rurale parce que la vie y est plus calme, le foncier moins cher ou l’emploi plus accessible ; citadins désireux d’y installer leur résidence secondaire avant qu’elle ne devienne leur résidence principale.

Derrière tous ces mouvements, plusieurs évolutions ont joué un rôle majeur : le développement de nouveaux moyens de transport a permis l’accroissement des mobilités et les va-et-vient quotidiens entre la campagne et la ville ; l’essor des technologies a facilité les communications et le travail à distance ; le regroupement des communes a permis de préserver des services indispensables… De façon générale, on ne doit pas non plus nier l’importance de cet imaginaire qui a cristallisé les aspirations de bon nombre de citadins : le monde rural, c’est le rêve du village, d’un cadre paisible, de paysages champêtres, bref, d’un nouvel art de vivre…

Ce renouveau démographique du milieu rural s’accompagne d’une nouvelle dynamique : si les activités agricoles continuent encore de structurer bon nombre de territoires, l’agriculture, à elle seule, ne fait plus le rural. À côté d’elle, se développent une série d’activités liées à la terre (agroalimentaire, tourisme rural, énergies vertes…). Des commerces, des artisans, reviennent afin de répondre aux besoins croissants d’une nouvelle population. Enfin, il devient de plus en plus courant de voir émerger toutes sortes d’établissements industriels ou tertiaires, près des champs ou dans les petits bourgs, souvent dans des activités de pointe…

Ainsi, alors que le monde rural était assimilé, hier, à une terre de cultures et d’élevage, il présente aujourd’hui un visage multiforme : c’est tout à la fois un espace de productions, un lieu de résidence, un espace de loisirs… Ses habitants ont changé. Ils se sont imprégnés des valeurs et désirs des citadins. La ville est présente en campagne, les frontières entre l’urbain et le rural s’estompent… Tant d’évolutions déterminantes soulèvent des défis liés à l’intégration des nouvelles populations, relancent la question des services publics (qui n’ont pas suivi partout cette évolution) et posent les redoutables problèmes de la gestion environnementale…

Ségolène Royal, "tête à claque", veut porter plainte contre VSD

Ségolène Royal a dénoncé jeudi, menaçant de porter plainte, des "agressions verbales" et "le caractère moralement très violent" du dernier VSD, qui affiche en Une les photos de trois personnalités, dont la sienne, sous le titre "les têtes à claques de l'année".
Selon le magazine VSD, Ségolène Royal serait « une tête à claques ». C'est en tout cas la Une de l'hebdomadaire. Dans son dernier numéro, un sondage Harris Interactive établit par catégories des classements des personnalités qui « agacent » le plus les Français, à partir de noms proposés. Dans la catégorie des « politiques », la présidente de Poitou-Charentes arrive en tête devant DSK et Eva Joly.

Royal dénonce des "agressions verbales"

« Ségolène Royal dénonce le caractère moralement très violent du dernier numéro de VSD en cette période de fêtes familiales la traitant de "tête à claques" de l'année et autres agressions verbales », selon un communiqué publié jeudi après-midi. « Elle se réserve le droit de porter plainte », précise le texte.

"L'appât du gain ne saurait tout justifier"

Les motifs de plainte sont nombreux. Ainsi, l'élue socialiste pourrait évoquer : « harcèlement moral (le même article ayant été publié par VSD à la même date l'an dernier) », « atteinte à sa dignité de mère de famille, de tels propos étant particulièrement odieux pour des enfants, même adultes », et enfin « injure publique à l'égard de ses fonctions d'élue qu'elle exerce avec dignité et honnêteté, ces propos étant de nature à porter atteinte à sa réputation locale et internationale ». L'ex-candidate à l'Elysée en 2007 conclut : « L'appât du gain ne saurait tout justifier de la part de journaux à sensation en mal de sujets élevant le débat public. »
ELLE EST DÉMASQUÉE, LA VIEILLE, QU'ELLE ARRÊTE LA POLITIQUE !

jeudi 29 décembre 2011

Oui, l'éventuelle perte du triple A de la France serait une catastrophe

L'agence Standard and Poor's a placé il y a une semaine les notes de quinze Etats de la zone euro sous surveillance avec implication négative. Le délai entre un placement sous surveillance et une décision sur la note est généralement de trois mois environ, mais, dans le cas de la zone euro, et tout particulièrement de la France, S & P a laissé entendre qu'il pourrait être beaucoup plus court.

La majorité tente de banaliser l'impact d'une perte du triple A. En réalité, une telle dégradation de la note souveraine de notre pays en pleine tempête sur les marchés contre la zone euro constituerait un événement politique majeur à quatre mois de l'élection présidentielle. Et la fin d'une époque pour notre pays, habitué depuis la création de la zone euro à bénéficier de taux d'emprunt très bas pour financer la dérive de ses déficits.

1. Sur le plan financier, tout d'abord, les implications d'une perte du triple A seraient réelles sur les charges annuelles de la dette, dans les prochains budgets de l'Etat.

Certes, les taux d'intérêt servis à l'émission de la dette française se sont déjà dégradés : le spread OAT-Bund, qui mesure l'écart de taux d'intérêt entre les emprunts d'Etat français à dix ans (les obligations assimilables du Trésor) et les emprunts d'Etat allemands de même durée et qui indique donc la différence de solidité financière que les grands créanciers internationaux établissent entre les deux pays, s'établit déjà à 125 points de base (1,25 %), contre 30 points en mai : les marchés nous notent donc déjà en BBB +. C'est aujourd'hui la prime réclamée par les investisseurs pour acheter de la dette française plutôt qu'allemande.

Toutefois, une dégradation "officielle" de la note de la France, qui plus est de deux crans comme il est possible, constituerait une étape décisive d'un mouvement de réajustement à la hausse du risque français. Ce réajustement pourrait atteindre rapidement jusqu'à 1 % d'intérêt supplémentaire (100 points de base). Dans cette hypothèse, réaliste, les taux français à 10 ans, actuellement de 3,1 %, quitteraient la proximité des rives des taux allemands (aujourd'hui de 1,85 %) pour se rapprocher, à 4 %, voire plus, des niveaux de taux appliqués à l'Espagne (5,4 %) ou à l'Italie (6,7 %).

L'impact de ce point d'intérêt supplémentaire sur nos charges d'intérêts annuelles serait très conséquent, et ce rapidement : de l'ordre de 2,5 à 3 milliards d'euros annuels à l'horizon de douze à dix-huit mois, avant d'atteindre près de 15 milliards d'euros par an à l'horizon 2017, une fois répercuté sur l'ensemble de notre stock de la dette publique, dont la maturité est proche de cinq ans. Quinze milliards, soit l'équivalent de deux points de TVA, ou encore de la somme des budgets alloués au ministère de la culture, de l'agriculture, des affaires étrangères, de l'écologie et des transports...

L'incidence d'une perte du triple A est donc très loin d'être négligeable. Elle serait également durable, la position de la France par rapport aux autres grands Etats européens étant également peu favorable sur les autres critères d'appréciation retenus par les marchés que sont le déficit primaire, le rythme de l'ajustement, la flexibilité de ses dépenses, ses marges de manoeuvre fiscales ou encore la situation de sa balance des paiements. Nous pourrions par conséquent mettre plusieurs années à en retrouver le niveau.

Et tout cela chargerait encore un peu plus la barque du programme d'ajustement nécessaire pour revenir à une trajectoire soutenable des finances publiques, déjà estimé selon les économistes à près de 80 milliards d'euros.

2. La perte de son AAA par la France aurait également un impact majeur sur les mécanismes de solidarité européens qui viennent d'être difficilement mis en place pour contenir la crise de la zone euro.

Un éventuel abaissement de la note française, deuxième contributeur au Fonds européen de stabilité financière (FESF), pèserait inévitablement sur la notation de cet instrument financier indispensable pour gérer la crise de la dette. Elle aggraverait sans nul doute les risques d'assèchement du marché du crédit en Europe, au moment où la zone euro y est plus que jamais confrontée, contraignant la Banque centrale européenne (BCE) à jouer les pompiers de service.

Les entreprises françaises, les moins bien notées d'entre elles, souffrent déjà depuis plusieurs semaines de la nervosité des marchés sur les incertitudes des mois à venir. Une perte du triple A de la France se traduirait immédiatement par des implications négatives sur leurs conditions de financement et des difficultés accrues à accéder au marché, au moment où elles planifient leurs investissements pour l'année à venir. Et alors même qu'elles s'apprêtent à affronter un ralentissement de leurs commandes et de leurs exportations en Europe, dans un contexte de marges laminées par la hausse des prix des matières premières et du pétrole.

3. Enfin, la dégradation de la note de la France sur les marchés constituerait un événement politique majeur, à quatre mois de l'élection présidentielle.

Elle remettrait en cause le discours asséné par la majorité depuis près de dix-huit mois, qui a présenté le maintien de la crédibilité financière de notre pays sur la scène internationale comme la contrepartie du "plus d'impôt et de rigueur" mis en oeuvre en France et accru depuis le mois d'août dans le cadre du programme antidéficit du gouvernement.

Dans le domaine fiscal, les prélèvements ont déjà augmenté d'une vingtaine de milliards d'euros cette année et augmenteront encore de 20 milliards supplémentaires en 2012, avant une dizaine de milliards de plus en 2013. 20 + 20 + 10 = 50. D'ici à la fin de l'année 2013, la France subira, avec 50 milliards d'euros de plus en trois ans, la hausse d'impôts la plus importante jamais enregistrée depuis la création de la Ve République.

Le gouvernement avait jusqu'ici tenté d'occulter la réalité de ce choc fiscal considérable, en privilégiant la multiplication de nouvelles taxes ou mesures d'assiettes à la hausse générale des taux des grands impôts d'Etat, une première "ligne Maginot" qui s'est effondrée avec les hausses du dernier budget 2012 sur la TVA et l'impôt sur le revenu...

La perte du triple A viendrait remettre en cause la seconde ligne de défense du gouvernement : la nécessité de maintenir la notation de la France sur les marchés. D'ici quelques semaines, les Français pourraient donc malheureusement se retrouver confrontés à la fois à la hausse très importante des impôts, et à la dégradation de notre note sur les marchés. Sans plus de visibilité sur la manière de se sortir de ce piège de la dette, qui menace aujourd'hui son économie.

Les candidats lilliputiens gênent Nicolas Gulliver

Etre le seul candidat de son camp afin d’arriver en tête lors du premier tour de l’élection présidentielle et créer ainsi une irrésistible dynamique pour le second, fut la stratégie gagnante de Nicolas Sarkozy en 2007. Une stratégie à laquelle il croit toujours mais qu’il aura, semble-t-il, malgré le retrait prématuré de Jean-Louis Borloo, beaucoup de mal à renouveler en 2012. Reste bien sûr François Bayrou (voir dans Présent de mardi) dont la cote, en hausse continue dans les enquêtes d’opinion, atteindrait 15 %. Mais ce dernier, qui paraît mordre avec la même appétence dans l’électorat PS que dans celui de l’UMP (réunissant centre gauche et centre droit), préoccupe pour le moment beaucoup moins Nicolas Sarkozy que les minuscules candidats à droite de l’UMP ou prétendant capter des voix sur le terrain de cette dernière pour un ailleurs improbable.

Parmi ces candidatures certaines ressemblent fort à des règlements de compte. Bien sûr Christine Boutin veut se battre pour « porter les valeurs de la démocratie chrétienne » – elle a fondé pour cela le Parti chrétien démocrate (PCD) –, une sensibilité politique dont les électeurs, sans se définir explicitement ainsi, paraissent plutôt se reconnaître dans la démarche de François Bayrou. Même si ce dernier, catholique pratiquant affirmé, se revendique dans son action politique d’une laïcité à la neutralité intransigeante, refusant toute référence publique à son identité religieuse. Cette réserve pourrait justifier la candidature de Mme Boutin. D’autant que celle-ci a d’excellentes idées à promouvoir : « l’inscription du mariage composé d’un homme et d’une femme dans la Constitution » et « l’inscription des racines judéo-chrétiennes de l’Europe dans les futurs traités européens ». Toutefois Christine Boutin porte aussi une rancune tenace à Nicolas Sarkozy, coupable, lors du remaniement de 2009, de l’avoir virée sans trop d’égards du gouvernement où elle détenait le portefeuille du Logement et de la Ville, alors qu’elle souhaitait y demeurer. Sa difficulté actuelle à trouver les 500 signatures nécessaires, qu’elle impute à une manœuvre élyséenne, exacerbe sa mauvaise humeur vis-à-vis du chef de l’Etat. Au point de le menacer, il y a quelques jours, de lâcher « une bombe atomique en pleine campagne électorale » (voir dans Présent de vendredi dernier l’article de Jeanne Smits). Si l’Elysée continue à lui faire des misères, Mme Boutin se propose en somme d’hiroshimatiser la Sarkozie. Rien de moins… A l’entendre on pense à la chanson de Boris Vian, « La java des bombes atomiques » :

Mon oncle un fameux bricoleur faisait en amateur

Des bombes atomiques

(…)

Pour fabriquer une bombe A, mes enfants croyez-moi

C’est vraiment de la tarte

La question du détonateur se résout en un quart d’heure

Mais une chose me tourmente

C’est que celles de ma fabrication n’ont qu’un rayon d’action

De trois mètres cinquante

Sarkozy ne s’inquiète pas trop de la bombinette de tante Christine, au rayon sans doute encore plus limité que celle du tonton de Boris Vian. D’autant que la fabricante de bombes atomiques a prévenu qu’elle se montrerait « raisonnable » si d’aventure Nicolas Sarkoy se trouvait en passe d’être menacé par Marine Le Pen. Le seul parti que Mme Boutin souhaiterait vraiment désintégrer, c’est le Front national. Mais la formule de la bombe anti-Marine, que tous les partis de l’UMPS cherchent désespérément, n’a pas encore été trouvée. Si la bombinette B est au mieux un pétard mouillé, Christine Boutin nous aura au moins démontré que dans cette compétition qui s’annonce à couteaux tirés elle n’entendait pas laisser à Jean-Luc Mélenchon ou à Eva Joly le monopole de l’outrance verbale.

Dominique de Villepin plane…

La rancune et la vengeance à l’égard de Nicolas Sarkozy, quoi qu’en dise Dominique de Villepin, ne sont sans doute pas absentes de la candidature « surprise » de celui-ci, annoncée le 11 décembre dernier. Une candidature, assure Villepin, uniquement motivée par « le devoir », « la volonté de servir », et de s’opposer « à la Républiques des partis » qui selon lui dictent leur choix aux électeurs. « Ce n’est pas à l’UMP de choisir le président de la République, ce n’est pas au parti socialiste, pas plus qu’au MoDem ou au Front national, c’est aux Françaises et Français ! (…) Je ne veux pas que cette élection présidentielle soit kidnappée par les partis politiques. » Ce qui ne sera évidemment pas le cas avec Dominique de Villepin puisque celui-ci n’a plus de structure politique. Dans la tradition gaullienne qu’il revendique, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac se pose donc en candidat planant « au-dessus des partis », réaffirmant, chaque fois qu’on lui tend un micro, sa détermination d’aller « jusqu’au bout » de la course élyséenne. Bien entendu, au passage, et bien que tous deux aient soi-disant fumé le calumet de la paix, Dominique de Villepin ne manque pas de décrocher quelques coups de pieds dans les tibias de Nicolas Sarkozy : « Nous avons aujourd’hui, il le revendique, un président de droite. La France ne peut pas vivre avec un président hémiplégique qui représente une seule partie des Français. (…) Il faut un président qui rassemble. » Sarkozy, lui, disperse…

Hormis le désir toujours vif d’embêter l’actuel chef de l’Etat, il se pourrait aussi que la candidature de Dominique de Villepin réponde à un autre objectif… faire diversion aux casseroles qui tintinnabulent avec insistance derrière lui : hier Clearstream, aujourd’hui les valises de Robert Bourgi et l’affaire Relais et Châteaux. Peut-être également, appeler à l’aide sous forme de chantage à l’adresse du président de la République : ou tu viens à ma rescousse, ou je continue à t’embêter… Des considérations effectivement très au-dessus des partis…

Dans les eaux profondes des sondages

Guignant un peu le même électorat que l’ex-Premier ministre – celui de Français à la fibre nationale mais que leur gaullisme invétéré empêche de rejoindre Marine Le Pen – Nicolas Dupont-Aignan se revendique, lui, comme « souverainiste et gaulliste social ». En 2007 il avait quitté l’UMP pour fonder Debout la République. Debout, et même grimpé sur la statue du général, atteindra-t-il cette fois la queue du Mickey ? C’est-à-dire son paquet de 500 signatures qu’en 2007 il avait raté. Les sondages lui donnent actuellement 1 % des intentions de vote. Un début que Dupont-Aignan semble trouver plutôt encourageant. « Je ne peux que progresser », se réjouit-il. Ou rester définitivement en rade…

1 %… On ne peut guère descendre plus bas. Eh bien si : c’est le cas d’un autre Lilliputien, le patron du Nouveau Centre, Hervé Morin, que les sondeurs, au vu de ses résultats, ont méchamment surnommé Mister Zéro. A la tête d’un groupuscule « dont la force est de compter dans ses rangs 39 parlementaires », Hervé Morin « n’a pourtant reçu le soutien que de 17 d’entre eux ». Des soutiens qui, en outre, rétrécissent au lavage (de tête) puisqu’ils ne sont plus, au dernier pointage, que treize. (Un chiffre porte-bonheur, dit-on.) Expert en chevaux, Hervé Morin risque de vider les étriers avant même de quitter l’écurie. Désarçonné en quelque sorte par son propre parti…

Il y a aussi le candidat de Chasse Pêche Nature et Traditions (CPNT) qui, en 2007, avait réuni sur son nom 1,15 % des suffrages. Mais qui espère cette année retrouver les 4,23 % obtenus par son prédécesseur, Jean Saint-Josse, en 2002. Toutefois, avant de participer à la chasse aux électeurs, Nihous doit d’abord aller, comme les autres concurrents, à la pêche aux signatures. Une pêche qui pour lui non plus ne s’annonce pas vraiment miraculeuse.

1 % par ci, 2 % par là… Si tous ces minis candidats s’alignaient sur la ligne de départ, ils pourraient facilement confisquer pour le premier tour 5 à 8 % des voix éventuelles de Nicolas Sarkozy. Une perte de gain qui, si selon toute probabilité Marine Le Pen et François Bayrou continuent de grimper, peut se révéler bien embêtante pour le candidat de l’UMP. Le Gulliver de l’Elysée entravé lors du premier tour par cinq minuscules candidats ? Cinq Lilliputiens du suffrage universel ? Dans les fiches de littérature que Carla Bruni prépare pour son époux, il va falloir qu’elle se dépêche de lui en rédiger une sur Jonathan Swift.

Les mystères de Pyongyang

Un vrai chagrin sous des torrents de larmes ? Les images de la télévision nord-coréenne montrant de nouveau des scènes d’hystérie collective au passage du cortège funèbre de Kim Jong-Il laissent vraiment perplexe. Elles inquiètent aussi. Une population coupée du monde depuis presque 70 ans, affamée, terrorisée, soumise au lavage de cerveau dès l’enfance, a été parfaitement dressée pour obéir aveuglément. Pour répondre sans réfléchir aux ordres de sa dynastie communiste dans une force armée de plus d’un million de soldats (avec un service militaire de huit ans !). Et gare à ceux qui oseraient manifester l’une ou l’autre velléité déplaisant au régime : les camps de concentration existeraient par dizaines.

La Corée du Nord, apparemment détentrice de l’arme atomique, représente un danger bien réel. Et imprévisible car nul ne sait qui est exactement aux commandes. Kim Jong-Un, fils cadet du dictateur défunt, choisi parce que plus malléable que son frère aîné en résidence surveillée à Pékin ? Le « conseil de régence » formé de ses tantes et oncles ? Ou l’armée, véritable Etat dans l’Etat. Elle accapare entre 15 % et 25 % du PIB, possède usines, fermes, magasins, circuits de distribution… Le mystère reste entier. Pyongyang rappelle la Rome de l’Antiquité tardive lorsque les prétoriens faisaient et défaisaient les empereurs, sans oublier les intrigues de palais poussant aux « disparitions » et aux assassinats.

Ne pas savoir qui dirige le pays signifie tout ignorer de sa politique, du moins dans l’avenir. L’immédiat n’apportera guère de changement. Sous une propagande effrénée, le régime versera encore dans son chantage habituel pour mendier de l’aide alimentaire en contrepartie d’un abandon, jamais vérifié, de ses ambitions nucléaires.

Mais plus tard ? La prudence règne à Séoul et à Tokyo. Comme les Etats-Unis qui déploient 25 000 soldats dans le Sud (plus les marins et l’aéronavale), le gouvernement de Séoul et le Japon misent pour l’instant sur le statu quo, en l’espérant moins offensif et en rêvant d’une évolution économique à la chinoise. Paradoxalement, Washington, Tokyo et Séoul comptent sur la Chine pour qu’elle garde son « protégé » du Nord à la longue laisse. En effet, un rapprochement des deux Corée, bien que très hypothétique, créerait dans cette région d’Asie des bouleversements aux conséquences imprévisibles ! On voit mal la Chine accepter deux Corée réconciliées et transformées en concurrents économiques. Encore moins une Corée unifiée et démocratique à sa porte…