TOUT EST DIT

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dimanche 21 mars 2010

Médecins: consultation à 23€ en avril ?

Le principal syndicat de médecins libéraux, la CSMF, a appelé les médecins généralistes à faire payer unilatéralement la consultation 23 euros au lieu de 22 à partir du 12 avril, s'ils n'obtiennent pas satisfaction sur ce point d'ici là.

Réunie hier en assemblée générale, la CSMF a précisé dans un communiqué qu'elle avait adopté à l'unanimité une motion intitulée "Trop c’est trop: La CSMF lance un mouvement tarifaire à compter du 12 avril". La consultation à 23 euros pour les médecins relevant du secteur un, c'est-à-dire ceux qui ne pratiquent pas de dépassements d'honoraires, est une revendication de longue date des généralistes.
Le gouvernement en avait accepté le principe en 2007, mais en fixant des conditions qui, selon lui, ne sont pas encore réunies.

Les tarifs remboursables par la sécurité sociale sont fixés par une convention médicale négociée entre assurance maladie et médecins, qui fixe également les objectifs en termes d'économies, de prise en charge des patients ou de prévention. La dernière convention, signée en 2005, s'est terminée en février dernier, et la prochaine ne commencera à être négociée qu'après les élections professionnelles que le ministère de la Santé souhaite organiser "avant la fin du printemps".

Entre temps, un texte juridique, appelé "règlement arbitral", prend le relais. La CSMF réclame que la hausse de tarif soit inscrite dans ce règlement arbitral. "Dans l’hypothèse où le règlement arbitral ne répondrait pas à cette attente", la CSMF déclare qu'elle appellera unilatéralement, à partir du 12 avril, tous les médecins généralistes à faire payer "la consultation au cabinet 23 euros et la visite à domicile 33 euros". "C’est une question de respect des engagements et des signatures indispensable pour inciter les syndicats, et en particulier la CSMF, à signer une nouvelle convention", ajoute le syndicat.

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Commentaire Challenges.fr L'Elysée se prépare à une nuit des longs couteaux. Pour Martine Aubry, les lendemains de victoire ne seront pas forcément roses.

A deux exceptions près (municipales de 1983 et législatives de 2007) les deuxièmes tours amplifient toujours les résultats de premier tour. Les enquêtes d'opinion et les projections réalisées par les instituts de sondages cette semaine confirment cette règle. Dimanche s'annonce donc comme une journée noire pour l'UMP. Pas seulement en nombre de régions gagnées, perdues ou conservées, mais en écart de voix entre la droite et la gauche. "Nombre de régions vont être gagnées de manière écrasante par la gauche, avec des scores proches de 60%", prédit Gaël Sliman de BVA. Là où se déroulent des triangulaires (Bourgogne, Pas-de-Calais, Lorraine, Haute-Normandie...), l'UMP va se retrouver 20 points derrière la gauche. "Jamais la droite parlementaire n'a été aussi faible", constate Frédéric Dabi de l'IFOP.

A l'Elysée, conscient du risque de séisme, on rode deux discours, avec les fameux "éléments de langage" imposés aux intervenants dans les médias. Si la droite sauve l'Alsace, et gagne la Guyane, les barons de l'UMP auront ordre de marteler que Martine Aubry n'a pas réalisé son grand chelem. Que le nombre de conseillers régionaux UMP a progressé (ce qui sera le cas, du simple fait qu'il y a eu moins de triangulaires qu'en 2004 et donc moins d'élus FN). Bref, les barrons de l'UMP auront ordre de relativiser le mauvais score. En revanche, si la droite perd l'Alsace, si le PS réalise le grand chelem en métropole, là, l'Elysée est conscient qu'il ne servira à rien de livrer des "éléments de langage".

Les intervenants seront contraints et forcés de reconnaître la défaite de l'UMP. Pire, l'Elysée s'attend à ce que chacun lave son linge sale devant les micros et crache son venin en fonction de ses intérêts personnels. Ce sera l'heure de gloire pour les Villepin, Dupont-Aignan, Copé et autres rivaux de Nicolas Sarkozy.
A gauche, Martine Aubry est sereine, même sans le grand chelem, son camp aura réalisé un score historique. Dans une ambiance unitaire, malgré les péripéties Frêche. Prudente, elle se refuse à afficher le moindre triomphalisme. Elle sait que si une étape a été franchie -la remise en marche de la machine PS- l'essentiel reste à faire: construire un projet. Les conventions programmatiques vont débuter fin mai et sur de nombreux sujets, il existe de sérieuses divergences au sein du parti. "Nous avons réussi à rebâtir un socle de réflexion, rétorque la première secrétaire. Nous avons des débats de fonds sérieux. Je suis très confiante dans la possibilité de bâtir un programme qui permette à la gauche de gagner quelque soit le candidat." Reste que les élections régionales ont toujours été une période de calme au PS. Nombre de postes y sont en jeu. Après cette trêve, nombre de candidats à la primaire vont tenter d'empêcher l'irrésistible ascension de Martine Aubry.

par Ghislaine Ottenheimer, rédactrice en chef à Challenges

Démocratie, le devoir de voter

La crise économique qui a ébranlé le monde ne cesse d'étendre ses ravages. Les pays les plus pauvres en sont les premières victimes. Les Nations Unies ne cessent d'appeler la communauté internationale à lutter contre la faim qui sévit dans tant de régions du monde. La vie de milliers d'enfants, de femmes et d'hommes est en danger. Au XXIe siècle, c'est inacceptable !

Les pays développés, ne sortent pas indemnes de la crise. En France, le pire a été évité grâce aux mesures prises et au sang-froid. Mais une immense tâche est devant nous : celle de fonder le développement du pays sur le roc pour résister aux assauts et aux tempêtes. Cela signifie renoncer à vivre au-dessus de nos moyens et investir pour laisser aux jeunes générations un pays dynamique et prospère, capable de résister aux pressions économiques et politiques, libre et fier de sa Démocratie.

Une telle entreprise nécessite ouverture d'esprit et mobilisation. Or, il est triste de constater que, depuis un moment, la France donne l'impression de tourner en rond sur elle-même. Comme si les élections régionales rimaient avec l'horizon borné des préoccupations immédiates. Alors que c'est justement l'inverse : il ne sera pas possible de développer durablement les régions si l'on ne prend pas en compte l'évolution du monde. Malheureusement, beaucoup semblent penser que notre pays est au-dessus de tout et que le monde doit se plier à nos désirs « justes » et à notre modèle « infaillible » !

La responsabilité de ceux qui soufflent sur les braises du populisme et de l'inculture est immense. Il est grave que le rendez-vous des élections régionales ait été recouvert par le bruit de querelles politiciennes. Piètre image du débat démocratique que de donner en pâture des « boucs émissaires », d'aviver la haine entre les citoyens qui ne partagent pas les mêmes idées ! Alors que notre pays a besoin d'unité pour faire face aux redoutables défis de sa modernisation et de la construction de l'Europe.

Ces attitudes expliquent sans doute en partie, le désintérêt des citoyens pour ces élections. Mais elles ne justifient pas pour autant leur abstention. En démocratie, voter est un devoir ; s'y soustraire, une lâcheté !

La participation aux élections serait facilitée si l'on modernisait les moyens de vote. En effet, beaucoup de personnes gardent des attaches dans leur région d'origine mais ne peuvent pas toujours y retourner lors des rendez-vous électoraux. Pourquoi ne pas imaginer, pour elles, des manières de voter à distance, à partir des bureaux de vote ? Les moyens modernes de communication permettraient sans doute d'envisager des évolutions de ce type. En attendant, il ne faut pas se dérober au devoir de voter : noblesse et humilité de la vie de la Démocratie.

Les régionales à peine passées, grèves et manifestations dès mardi dans tout le pays

PARIS - Les élections régionales à peine passées, le gouvernement sera confronté mardi à des grèves et manifestations dans tout le pays, à l'appel des centrales syndicales qui réclament "des réponses concrètes" sur l'emploi, le pouvoir d'achat, les retraites et les conditions de travail.
Annoncée au soir du sommet social du 15 février à l'Elysée, cette journée d'action interprofessionnelle, la première depuis le 6 octobre, constituera aussi - mais pour certains syndicats seulement - un premier tour de chauffe de la mobilisation pour la défense des retraites, à moins d'un mois du début des discussions avec le gouvernement.

A l'initiative de cette journée, la CGT fera cause commune avec la CFDT, la FSU, Solidaires (syndicats Sud et autres) et l'Unsa (autonome). Force ouvrière (FO) appelle séparément les salariés à défiler et à faire grève, mais autour d'un seul mot d'ordre: les retraites. La CFTC et la CFE-CGC ont préféré se tenir à l'écart de ce rendez-vous "fourre-tout", selon le président de la CFE-CGC Bernard Van Craeynest.

Le 15 février, les syndicats étaient sortis de l'Elysée en regrettant que Nicolas Sarkozy se soit "limité à annoncer une série de rendez-vous". Selon une déclaration intersyndicale, la journée de mardi doit servir à "peser" sur ces échéances: rendez-vous d'"agenda social" avec les syndicats de fonctionnaires le 26 mars, bilan d'étape "courant avril" des mesures pour l'emploi de février 2009, enfin retraites et pénibilité du travail au même moment.

Pour les syndicats, la crise est "loin d'être finie", quand la situation ne se dégrade pas. Certes, le rythme des destructions d'emplois a fléchi au dernier trimestre 2009 de l'an dernier (11.500, -0,1%), mais le gouvernement prévoit tout de même 120.000 pertes nettes d'emplois dans le seul secteur marchand cette année.

Quant aux salaires, quand ils ne sont pas bloqués, les hausses dépassent rarement un pour cent pour 2010. Cette frilosité est à l'origine de nombreux conflits dans les entreprises.

A cela s'ajoute le malaise dans le secteur public (grèves dans l'enseignement ou les crèches, journée d'action dans le monde judiciaire, occupation la semaine dernière du siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris).

Sur ce point, "le gouvernement ne dit rien non plus", selon les syndicats qui ont dans leur collimateur la révision générale des politiques publiques et son cortège d'emplois supprimés par dizaines de milliers.

La journée d'action devrait être bien suivie dans le public, où FO s'associe aux autres syndicats dans certaines fédérations, comme les finances.

Dans l'ensemble, pourtant, les syndicats ne seront pas à l'unisson. Selon le dirigeant cégétiste Eric Aubin, la plate-forme intersyndicale "est un compromis: elle parle des problèmes de retraite, mais laisse les organisations libres d'aller au 23 mars avec leurs revendications".

Pour Marcel Grignard, numéro deux de la CFDT, "les priorités du 23 mars, c'est la situation économique et ses conséquences sur l'emploi et le pouvoir d'achat". Idem pour l'Unsa.

CGT, FSU et Solidaires, eux, insistent autant sur les retraites. "Il faut que les salariés disent, dès le 23 mars, leur désaccord avec un nouvel allongement de la durée de cotisation et le report de l'âge légal de la retraite", a déclaré Eric Aubin.

ET ALLONS Y ENCORE UNE ! VIVEMENT LA GAUCHE !!..... ?

L'Elysée confirme un remaniement "modeste" quel que soit le résultat des régionales

PARIS - Le secrétaire général de l'Elysée Claude Guéant a confirmé samedi que le remaniement gouvernemental serait, "quel que soit le cas de figure" au second tour des régionales, "modeste" et "technique", dans des propos rapportés par le site du quotidien La Croix.
"Quel que soit le cas de figure, il n'y aura pas de grand remaniement. Ce sera un remaniement modeste, technique, parce que de petits ajustements méritent d'être faits", dit M. Guéant, ajoutant: "même s'il peut y avoir du sens politique dans le +technique+".

Des propos qui s'inscrivent dans le droit fil des déclarations de Nicolas Sarkozy au Figaro Magazine à la veille du premier tour, évoquant "quelques adaptations gouvernementales". Mais après le revers de dimanche dernier, de nombreux bruits de couloir laissaient envisager un remaniement plus large.

S'agissant de l'ouverture, le secrétaire général de l'Elysée laisse entendre qu'aucune nouvelle personnalité de gauche ne devrait être nommée au gouvernement la semaine prochaine. "Continuer l'ouverture ne veut pas dire l'élargir", déclare-t-il.

"Le président ne dira pas que l'ouverture n'a plus de sens, il en a fait une conviction", insiste M. Guéant, comme pour faire taire les rumeurs de ces derniers jours donnant les ex-socialistes Bernard Kouchner (Affaires étrangères) et Eric Besson (Immigration) partants.

Il n'y aura "aucun bouleversement" non plus à l'UMP, fait-il savoir. Le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, restera à son poste à l'issue du scrutin. "Xavier Bertrand a mouillé la chemise. Les militants l'apprécient et lui-même aime le travail militant", dit Claude Guéant.

Concernant les réformes des prochains mois, il souligne que celle des retraites est "un impératif national". Sur celle, très controversée, de la procédure pénale, le chef de l'Etat sera "à l'écoute" des consultations lancées par la garde des Sceaux Michèle Alliot-Marie, précise-t-il.

Les Français pour un remaniement

Nicolas Sarkozy va peut-être devoir modifier son gouvernement un peu plus que prévu. C'est en tout cas ce que lui demandent les Français, dans un sondage BVA diffusé vendredi lors de La Matinale de Canal +. Une "bonne" nouvelle pour nombre d'élus de la majorité, qui veulent en finir avec un certain nombre de personnalités d'ouverture.

Nicolas Sarkozy va peut-être devoir changer son fusil d'épaule. Avant le premier tour des élections régionales -et la large victoire de la gauche-, le chef de l'Etat assurait qu'il n'y aurait, après le scrutin, que "quelques adaptations gouvernementales". Depuis, la majorité s'écharpe sur la conduite à tenir. Ralentir les réformes, remercier toutes les figures de l'ouverture, lisser l'attitude présidentielle… tout est mis sur la table. Les Français, eux, ont leur avis sur la question: ils sont une majorité à réclamer un large remaniement.

Selon un sondage BVA diffusé vendredi lors de l'émission La Matinale de Canal +, 57% des personne interrogées souhaitent que Nicolas Sarkozy tire les conséquences de l'échec de le droite aux régionales et remanie son gouvernement. Bien que populaire dans les sondages, François Fillon n'est cette fois pas épargné, puisqu'ils sont 37% à réclamer son départ de Matignon. Des résultats qui vont encore donner de l'eau aux moulins de ceux qui, dans la majorité, militent pour un recentrage du gouvernement à droite.
Les ministres d'ouverture dans le viseur

A noter que parmi les abstentionnistes – qui devraient donc représenter la majorité des citoyens inscrits sur les listes électorales dimanche – les avis sont très mitigés: 38% ne souhaitent aucun changement, contre… 38% également qui voudraient tout changer au gouvernement. Invitée à se prononcer sur le sujet lors d'un "chat" organisé par le PS avec les internautes vendredi matin, Martine Aubry a livré sa vision des choses: "Ce n'est pas à nous de faire le choix du Premier ministre. Ce que nous demandons, en revanche, c'est un changement de politique."

Reste à connaître la position de Nicolas Sarkozy sur le sujet. Donné partant depuis des mois, François Fillon a tenu le coup. Cette fois, une débâcle lors du second tour pourrait lui être fatale. La rencontre entre Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy, mercredi à l'Elysée, a relancé la rumeur de l'arrivée du patron des députés UMP à Matignon, pourtant longtemps honni par le chef de l'Etat. Mais le changement de locataire à Matignon n'est pas la priorité dans les rangs de la majorité. Plutôt que Fillon, ce sont les personnalités d'ouverture qui sont dans le viseur, et ce depuis plusieurs jours. Martin Hirsch est concerné. Jugée incompétente par beaucoup, Fadela Amara pourrait elle aussi retourner à la vie civile. Plus belle prise de la mandature Sarkozy, Bernard Kouchner agace de plus en plus, et ils sont nombreux à lorgner sur le quai d'Orsay. Une certitude dans cet océan de conjectures: les chiraquiens ne seront pas invités à la table du gouvernement en échange de leur silence. "Ce serait donner une prime à ceux qui nous crachent dessus", confirme un fidèle du président au Figaro.

samedi 20 mars 2010

Les endormis du scrutin


Le grand nombre d'abstentions de dimanche dernier a résonné comme un coup de tonnerre. Mais va-t-il réveiller les endormis du scrutin ? Pas si sûr, car beaucoup semblent se sentir hors de ces joutes politiques qui, pensent-ils (mais à tort), ne les concernent que de très loin.

Ces dernières semaines, Jean-Paul Delevoye, Médiateur de la République, a rendu son rapport annuel. On peut y lire ceci : « Je suis inquiet, car je perçois, à travers les dossiers qui me sont adressés, une société qui se fragmente, où le chacun pour soi remplace l'envie de vivre ensemble, où l'on devient de plus en plus consommateur de République plutôt que citoyen... Un fossé s'est creusé entre le citoyen et l'État... Il y a comme une 'France des invisibles'... Je suis frappé par la cohabitation de deux types de sociétés : l'une, officielle, que nous connaissons tous ; l'autre, plus souterraine, qui vit d'aides, de travail au noir et de réseaux... Politiquement, cela peut mal tourner. L'histoire a montré que le ressentiment et la peur nourrissaient le populisme... On aurait intérêt à sortir du petit jeu politicien. »

Faut-il voir, dans ce décalage, la cause ou l'une des causes de la forte abstention ? Sans doute. Les démocrates devraient donc non seulement s'inquiéter de ce détournement massif des urnes, mais aussi et surtout de ses causes.

Si beaucoup de Français ne se sentent pas concernés par la chose publique, s'ils estiment que les alternances droite-gauche sont une sorte de « jeu politicien » qui ne les concerne pas, s'ils pensent que tout est pareil, que tout se vaut, on peut en effet s'inquiéter de ce délitement de notre démocratie.

Pourtant, on pourrait aussi se réjouir de ceux qui votent. « Si l'on ne disposait pas du droit de vote, on se battrait pour l'obtenir », disait une jeune fille qui, pour la première fois, votait dimanche dernier. « Alors je vote ! », proclamait-elle.

Aux élus de ne pas la décevoir et de sortir des petits « jeux politiciens » pour servir le bien commun sans démagogie, car c'est cela que chacun attend de ses représentants. Encore faut-il le faire bien et le faire savoir pour que chacun se sente associé à cette tâche indispensable.

Second tour des régionales : la gauche affiche son unité, l'UMP veut croire au sursaut

A défaut d'inverser la tendance, le parti présidentiel espère sauver entre une et trois régions, dimanche, lors du second tour des élections régionales. L'après-scrutin se prépare déjà à l'Elysée, tandis que la gauche réunie commence à rêver d'« alternative » en 2012.

L'Alsace peut-elle sauver l'UMP ? Les instituts de sondages, qui ne se sont guère trompés sur les tendances du premier tour (hormis la remontée du FN), abordent le second tour de dimanche avec pour seule interrogation le cas de l'Alsace : l'UMP et le PS y sont au coude-à-coude. Partout ailleurs, ils voient la gauche gagnante (et souvent à près de 60 %), même si le parti majoritaire veut encore croire en ses chances en Guyane et peut être aussi à La Réunion. En tout état de cause, la partie est extrêmement difficile pour l'UMP. Toute la semaine, ses dirigeants, au premier rang desquels François Fillon, ont battu les estrades, multiplié les déplacements et tenté de mobiliser l'électorat boudeur. Nicolas Sarkozy s'est refusé à parler de la campagne, mais il a durci le ton sur la sécurité. En rencontrant, hier à Dammarie-les-Lys, en Seine-et-Marne, les proches du policier tué par l'ETA, il a souhaité une application « systématique » de la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une peine incompressible de trente ans pour les meurtriers de membres des forces de l'ordre. « Récupération politique » pour capter les voix du Front national, a aussitôt répliqué le PS, avec d'autant plus de verve que le Premier ministre avait la veille, par mégarde, annoncé lors d'un meeting la mort d'un autre policier dans un contrôle routier.

Voix critiques à l'UMP

La majorité espérait reprendre la main dans l'entre-deux-tours en affichant son unité face à une gauche empêtrée dans ses négociations. Las, elle a connu plus de flottements que le camp adverse, qui a trouvé un terrain d'entente dès mardi. Martine Aubry (PS), Cécile Duflot (Europe Ecologie) et Marie-George Buffet (Front de gauche) ont même tenu une conférence de presse commune hier, dans un café du XI e arrondissement de Paris, s'inscrivant dans la construction d'une « alternative » de la « gauche solidaire » pour 2012 (lire page 19). Seul Daniel Cohn-Bendit a un peu gâché la fête en estimant que ce type d'accord d'entre-deux-tours était « un peu un déni de démocratie ». Nicolas Sarkozy a eu, lui, toutes les peines du monde à empêcher les remises en cause dans son propre camp, à commencer par le choix de nier l'idée d'un « vote sanction » au premier tour. Quelques voix (Alain Juppé, François Baroin, et même hier Dominique Bussereau, candidat UMP en Poitou-Charentes) se sont également risquées à critiquer tout haut une ligne stratégique que beaucoup contestent tout bas, qu'il s'agisse de l'ouverture à gauche, de l'union dès le premier tour ou de la main tendue aux écologistes. Pour éviter que cette contestation ne s'étende la semaine prochaine, le président de la République a beaucoup consulté et reçu -les présidents de groupe UMP de l'Assemblée et du Sénat, Jean-François Copé et Gérard Longuet, le secrétaire général du parti, Xavier Bertrand… -, tandis que ses conseillers prenaient le pouls des parlementaires et les invitaient au calme.

Retrouver la confiance

Car l'après-régionales est déjà dans toutes les têtes. Nicolas Sarkozy ne prévoit, a priori, aucune intervention ni bouleversement ministériel d'ampleur, et ne décidera, en tout état de cause, qu'au vu des résultats de dimanche soir. Mais ses proches, déjà, multiplient les conseils pour qu'il retrouve la confiance de son camp. Car c'est bien cela qui les inquiète dans le vote aux régionales : le décrochage apparent de certaines populations traditionnellement acquises à la droite, les agriculteurs, les artisans, les médecins, les personnes âgées. Brice Hortefeux voit bien le président lancer sans attendre la réforme des retraites et François Fillon lui remettre sa démission (qu'il n'accepterait pas). Certains anticipent un remaniement plus important que prévu, avec l'arrivée de personnalités de droite de poids, voire le départ de ministres d'ouverture. Seules certitudes : le chef de l'Etat tiendra, lundi et mardi, ses réunions hebdomadaires avec les dirigeants de l'UMP et ceux de la majorité.

CÉCILE CORNUDET, Les Echos

vendredi 19 mars 2010

À l'UMP, le débat sur le remaniement fait son chemin

À deux jours du second tour, les ministres d'ouverture se retrouvent sur la sellette.

Nicolas Sarkozy va-t-il être contraint de procéder à un remaniement plus large que prévu ? La question est désormais ouvertement posée dans la majorité. «On a fait les mêmes conneries en 2004. Si on ne reconnaît pas la défaite, on renforce la gauche et ceux à droite qui nous ont envoyé un message de mécontentement», tonne un chiraquien. Officiellement, l'Élysée s'en tient toujours à a la ligne fixée par le président dans Le Figaro Magazine où il avait évoqué «quelques adaptations gouvernementales» après le 21 mars.

L'hypothèse du grand coup de balai ne semble pas d'actualité. Difficile pour le chef de l'État de renier ce qu'il a martelé à la veille du premier tour : «À scrutin national, conséquences nationales, à scrutin régional, conséquences régionales.» Mais difficile aussi de tenir cette position si la défaite est amplifiée au second tour - par la perte de l'Alsace, notamment.

En attendant la réunion de mardi à l'Assemblée nationale, sous la houlette de Jean-François Copé, les parlementaires affûtent leurs arguments. Une tribune à l'initiative de plusieurs proches de ­Jacques Chirac est en préparation. Ils formulent quelques priorités pour l'après-régionales. Ils appellent à «se concentrer sur l'essentiel : la réforme des retraites, l'emploi et la sécurité». Et ils demandent que le président ajourne la taxe carbone, reporte la réforme de la procédure pénale, allège celle des collectivités et gèle les suppressions de postes dans la police et l'éducation. Selon plusieurs élus, ce débat sur le calendrier des réformes pourrait se prolonger jeudi sous la forme d'un «séminaire» avec des parlementaires de la majorité. «L'idée est de proposer à l'Élysée un agenda de réformes sur lesquelles tout le monde serait d'accord», plaide un ancien ministre.

D'autres élus - plus nombreux - demandent un geste fort pour marquer la fin de l'ouverture. Soit en sacrifiant des ministres d'ouverture, soit en nommant des personnalités capables d'incarner les attentes de l'électorat de droite. Entre Martin Hirsch, accusé de favoriser l'assistanat, et Bernard Kouchner, qui exaspère les parlementaires UMP, Fadela Amara, jugée «incompétente», ou Éric Besson, très contesté, le président a le choix… Mais, à tout prendre, le départ de Bernard Kouchner semble le plus envisageable. Édouard Balladur, qui n'aime pas le ministre des Affaires étrangères, a incité le président à «droitiser» son action en se séparant de ministres d'ouverture.

À l'Élysée, la ligne reste néanmoins la même qu'avant le premier tour. L'objectif n'a pas été atteint dimanche dernier. Mais l'hypothèse la plus sombre, celle d'un quasi grand chelem de Martine Aubry, ne fait pas varier l'entourage du président. «Il faut garder son sang-froid, prendre le temps de réfléchir », prévient un conseiller. «Sarkozy voudra s'en sortir par l'action. Un gouvernement prolongé, c'est l'action sans délais», parie un dirigeant de la majorité qui rappelle que le calendrier parlementaire est «très chargé». Lundi, le chef de l'État consultera à tout-va. Et mardi, il recevra José Luis ­Zapatero pendant une partie de la journée. Quant aux conseils d'Alain Juppé, qui suggère dans son blog de réfléchir au rythme des réformes, un sarkozyste répond : «Heureusement que le ridicule ne tue pas. C'est vrai qu'avec les grèves de 1995 et le crash de 1997, il peut faire valoir sa légitimité en la matière.»

Cinquième gouvernement

Une entrée en force des chiraquiens au gouvernement, pour faire taire ceux qui élèvent le plus la voix ces jours-ci, paraît en tout cas peu probable. «Ce serait donner une prime à ceux qui nous crachent dessus», répond un fidèle du président. «Ils n'ont pas compris que notre objectif n'était pas de rentrer au gouvernement, ce que nous voulons, c'est faire vivre les sensibilités à l'intérieur de la majorité», corrige François Baroin.

En attendant, une chose est quasiment sûre : François Fillon, comme l'avait fait en 2004 Jean-Pierre Raffarin, devrait présenter lundi sa démission au chef de l'État, qui la refusera. À charge pour le premier ministre de former son cinquième gouvernement.

Prix du lait : les industriels se rebiffent

Ça bout du côté des industriels mais aussi des producteurs. Le différentiel de prix avec l'Allemagne est au coeur des discussions.
Tensions. Les industriels laitiers (Fnil) veulent passer en force sur le prix du lait. Lors d'une réunion, hier matin, dans le cadre de l'interprofession, la Fnil a claqué la porte de la réunion organisée avec la FNPL (Fédération nationale des producteurs laitiers). « Les industriels privés veulent aligner le prix du lait français sur le prix allemand, c'est une véritable déclaration de guerre », réagit avec colère Franck Guéhennec, secrétaire général de la FRSEA Ouest et administrateur de la FNPL.

Pourtant les hausses tendancielles pour le second trimestre n'ont rien d'exceptionnel. L'augmentation du prix du lait payé aux producteurs pour le deuxième trimestre 2010 aurait dû afficher + 5,7 % soit 15 €/1 000 litres. Cette hausse résultant de l'application de l'accord du 3 juin 2009.

Les Allemands moins chers. Pour les industriels, le problème se situe de l'autre côté du Rhin « Avec un prix du lait supérieur de 15 % en 2009 à celui payé en Allemagne, notre principal client et fournisseur, le prix français s'inscrit parmi les plus élevés d'Europe », explique la Fnil. Le différentiel est d'environ 35 €. Pas question pour eux d'accepter une nouvelle hausse de 5,7 % sur le deuxième trimestre 2010. « Ne pas tenir compte de cette situation serait dévastateur en termes de développement économique pour les territoires français, d'emplois industriels et de débouchés pour les producteurs de lait français », explique-t-on du côté des industriels.

En présentant les résultats du groupe Bongrain à Paris, hier matin, Pascal Breton, le directeur général du groupe ne disait pas autre chose : « Sur le marché européen du fromage, la situation est intenable. Les producteurs de lait français ont un besoin vital de l'export pour valoriser leur production. La balance commerciale française des produits laitiers est passée de 3 milliards d'euros à 2,5 milliards en 2009. Nous perdons chaque mois des parts de marché ! »

Plus prudentes sur l'accord interprofessionnel, les coopératives (FNCL) n'en soulignent pas moins le différentiel France-Allemagne. Évidemment les producteurs de lait ne l'entendent pas de cette oreille. Pour la FNPL, le prix du lait ne suffit pas à expliquer le différentiel de compétitivité. Le syndicat maintient que l'accord du 3 juin doit s'appliquer. Sauf que, dans la réalité, il ne l'est plus depuis hier matin.

Manifestation. Pendant ce temps, chez les producteurs, le feu couve sous la braise. L'APLI a lancé pour la soirée de ce mercredi, une opération de « grandes flambées de détresse dans les campagnes en attendant une manifestation de grande ampleur ». De son côté, la Confédération paysanne, par la voix de son représentant au conseil de l'élevage de France Agrimer a dénoncé avec 25 militants, tenus eux à l'écart des grilles fermées, l'avis émis ce jour par le conseil spécialisé des filières laitières françaises, « favorable à l'augmentation de 2 % du quota national pour 2011. Cela équivaudra à remettre potentiellement 500 000 tonnes de lait supplémentaire sur le marché ». Points de vue décidément irréconciables.

En toile de fond, 2012

2012 commence dimanche à 20 h. Que les ambitions présidentielles prématurées ne soient pas une bonne chose pour les Régions et la pureté de la politique, le fait est là : du second tour des régionales, il sera fait une lecture nationale.

On regardera d'abord la participation. Le réveil des gauches et le remords d'abstentionnistes de droite devraient provoquer un petit sursaut. Qui ne bouleversera pas l'équilibre final.

On surveillera le score de la majorité. Elle espère sauver l'honneur en conservant l'Alsace, l'une des deux Régions, avec la Corse, présidées par la droite. Rien n'est moins sûr.

En une semaine, on ne relance pas la dynamique étouffée par le choix inadapté de la liste unique. Les Régions ne sont pas devenues subitement des modèles attractifs. Les doutes sur la capacité de la majorité à redorer l'avenir demeurent. L'inopportun débat identitaire continue de servir le Front national. Le discours écologique, de crédibiliser les écologistes. Et l'ouverture, de souligner qu'il y a tant de gens bien à gauche.

Nombre des cadres de la majorité en veulent à Nicolas Sarkozy. En niant la sanction des électeurs, il donne l'impression de les négliger. Ils lui en veulent d'exhumer, au pire moment, l'idée explosive de taxer les produits consommés, et importés, pour financer la Sécu. La fameuse TVA sociale, défendue par le sénateur centriste mayennais Jean Arthuis, pour alléger le coût du travail.

Ces erreurs vont affaiblir l'exécutif, entraîner un ajustement gouvernemental - Xavier Darcos aura du mal à porter le dossier des retraites - ralentir les réformes et réveiller les sarkosceptiques : Alain Juppé, Dominique de Villepin, Jean-François Copé. Lequel Copé réunit, dès mardi, les députés UMP, mais pas les ministres, pour tirer les leçons du scrutin. Ambiance assurée.

On scrutera, enfin, le score de la gauche pour vérifier si un et un font deux ou deux et demi. Le fameux grand chelem, expression qu'elle n'a d'ailleurs jamais employée, conforterait Martine Aubry dans le double rôle d'opposante numéro un à Nicolas Sarkozy et de favorite de la primaire à gauche.

Mais il lui restera à trouver, avec ses puissants et remuants alliés, un contenu politique compatible avec une crise qui n'en finit pas, tout en étant assez séduisant pour des catégories désabusées. Vaste chantier, même si la gauche assume ouvertement ses divergences.

D'où l'espoir obstiné de François Bayrou qui poursuivra le grand rêve de sa vie : juché sur un MoDem en ruines, il songe toujours à la présidentielle. Il considère - comme d'autres centristes - que la droitisation inévitable de la majorité et la gauchisation prévisible de l'opposition rouvriront un espace. Le Nouveau Centre d'Hervé Morin, dont l'alliance avec l'UMP n'a guère pesé, y voit une opportunité. Oui, 2012 commence dans trois jours.

jeudi 18 mars 2010

Claque historique pour la publicité

Les investissements des annonceurs ont fondu de 2,5 milliards en 2009. Tandis que les médias en ont perdu 1,5... Mais la crise est-elle la seule responsable ?

Claque historique pour la publicité. En 2009 les dépenses de communication des annonceurs dans les médias et le hors média ont reculé de 8,9% à 29,8 milliards d'euros, ont rapporté mercredi l'Institut de Recherches et d'Etudes publicitaires (IREP) et France Pub.

Avec la crise, les annonceurs ont réduit leurs dépenses de 2,5 milliards d'euros par rapport à 2008, année où les dépenses avaient déjà perdu 450 millions. C'est "historique", commente l'Irep rappelant au passage que la "bulle Internet" avait provoqué une baisse des recettes des médias de seulement 4,8% sans pour autant faire véritablement régresser les dépenses des annonceurs. En réalité ni la loi Sapin, qui restreignait les règles du marché, ni l'éclatement de la bulle Internet en 2001, ni même la guerre du Golfe n'avait pesé autant sur le marché publicitaire.

Mais c'est parce que la crise n'explique pas tout. "Ces chiffres ne dépendent pas juste de la santé de l'économie. La preuve, le nombre de messages publicitaires, lui, ne varie pas", explique Xavier Guillon, directeur des études de France Pub. En réalité la publicité connaît une mutation structurelle sans précédent. La multiplicité des canaux rend les messages moins efficaces et leur fait donc perdre de la valeur. Les nouveaux moyens de diffusion comme Internet, n'ont pas vraiment servi de vase communicant. Résultat, pour la première fois depuis 2003 les dépenses publicitaires sont passéessous la barrière des 30 milliards d'euros.
La presse trinque, Internet résiste

C'est pour les médias que le choc est le plus rude. Les recettes publicitaires ont en effet fondu de 12,5% à 10,3 milliards d'euros. Aucun support ne sort indemne : radio, télévision, presse, Internet affichent tous des baisses de recettes. Avec une chute de 17,2% à 3,5 milliards d'euros, la presse, plombée par la presse gratuite (-28,3%), la presse professionnelle (-19,3%) et la presse magazine (-18,1%), est de loin la plus touchée par les restrictions budgétaires. La télévision elle aussi accuse le coup avec une baisse de 11%. Mais là encore, la crise n'est pas la seule responsable "L'arrêt de la publicité sur les chaînes publiques après 20h et le transfert des annonceurs vers la TNT, où les prix sont plus bas, ont pesé sur le recul des recettes publicitaires télévisuelles", explique Philippe Legendre, président de l'IREP.

Autre média de masse, l'affichage perd 11,3% de recettes en 2009. Une chute historique pour le deuxième support publicitaire média, qui se fait peu à peu rattrapé par Internet (-1,5%). Au final seul le cinéma tire son épingle du jeu avec une hausse des recettes de 2,3%.
La crise du hors-média

En 2009, même le hors média- annuaires, marketing direct, promotion, parrainage, salon, mécénat, relations publiques- a souffert de la crise. "Pour la première fois le hors média n'a pas compensé les pertes des grands médias comme les années précédentes", souligne Xavier Guillon. "Car contrairement à une idée reçue, en période de crise, les entreprises continuent à investir dans la communication mais préfèrent se tourner vers le hors média qu'elles considèrent plus efficace", explique le spécialiste. "Or élément inquiétant, depuis 2001, on observe une érosion de l'ensemble des dépenses de communication".

Pour la publicité du coup, la sortie crise pourrait être plus lente que dans les autres secteurs, "avec un décalage d'au moins de 2 ou 3 ans", estime Philippe Legendre. Pour 2010 les perspectives restent d'ailleurs mitigées. Si certains signes de redressement ont été constatés au deuxième semestre, cela ne réglera pas le problème structurel de la publicité. "L'année 2009 a été marquée par une forte baisse des prix. Une baisse sur laquelle il sera difficile de revenir à la sortie de la crise", explique Xavier Guillon, selon qui tout espoir n'est pas vain. "La seule façon pour que le marché publicitaire retrouve ses niveaux d'avant crise, c'est de réinventer le business model de la publicité. Aujourd'hui les annonceurs payent moins, mais pour des pub moins efficaces. Si l'on veut changer la donne, il va falloir réfléchir sérieusement à de nouvelles offres, non saturées et mieux coordonnées. C'est la seule façon pour rendre la publicité plus efficace et donc faire réaugmenter les prix", conclut-il.

Sondage: la France rosit encore

D'après une projection BVA-Orange-L'Express-France Inter, l'ensemble de la France serait gagnée par la gauche au second des tours des régionales. Seule l'Alsace reste incertaine.

Le "grand chelem" dont Martine Aubry rêve pourrait bien devenir réalité. C'est en tous les cas se que révèle une projection BVA réalisée à partir des résultats électoraux du premier tour des élections régionales. En effet, mis à part l'Alsace qui reste totalement incertaine - avec une égalité parfaite entre le PS et l'UMP- le reste de la France serait remportée par la gauche. Cela signifierait que la gauche serait reconduite à la tête de l'ensemble des régions remportées en 2004 mais également que la Corse basculerait dans le camp des socialistes.

Sur l'île de beauté, la gauche, divisée en quatre listes au premier tour se présente unie, derrière Paul Giacobbi, pour le second. Avec les mêmes rapports qu'au premier tour, la liste dirigée par le président radical de gauche du conseil général de Haute-Corse l'emporterait avec 38 à 40% des suffrages. Devant les nationalistes (au dessus de 30%) et l'UMP (3e, juste en dessous des 30%).

Victoire "écrasante de la gauche" dans six régions

Si les électeurs reconduisaient un vote comparable au second tour (selon les matrices de reports), le Limousin, l'Aquitaine, la Bretagne et Midi-Pyrénées. Dans ces régions, la gauche l'emporterait avec plus de 60% des voix dans son duel face à l'UMP. Lors des triangulaires en Haute-Normandie et en Lorraine, il en va de même, avec un score autour des 55%. L'UMP serait, quant à elle, à peine au dessus de 30% et le FN autour des 15%.

Le cas particulier de Georges Frêche en Languedoc-Rousillon est mis à part dans cette projection de l'institut BVA. Dans cette région le président sortant, exclu du PS, l'emporterait avec plus de 55% des voix mais il n'entre pas dans les catégories instaurées par BVA.

Entre "victoire très nette" et "avantage mesuré"

Quatre régions sont à placer entre la catégorie" écrasante victoire" pour le PS et victoire plus équilibrée. C'est le cas du Poitou-Charentes, où Ségolène Royal obtiendrait un peu moins de 60%. Pour ce qui est du Rhône-Alpes et de la Bourgogne, Jean-Jack Queyranne et François Patriat devraient faire entre 50 et 55%. En face l'UMP aurait un score compris entre 30 et 35%. En ce qui concerne la triangulaire en Nord-Pas-de-Calais, Daniel Percheron, président sortant, recueillerait plus de 50% des voix, la liste UMP serait en dessous de 30%. Alors que la liste Front national de Marine Le Pen obtiendrait près de 20% ses suffrages.

En Auvergne, Basse-Normandie, Pays de la Loire et Ile-de-France, le parti de Martine Aubry l'emporterait nettement, mais à un niveau un peu moins intense. Quatre régions où en duel, les scores du PS sont compris entre 55% et 58%.

Cinq autres régions donnent -en triangulaire- une avance conséquente au PS. Sans qu'il ne soit, pour autant, assuré d'y dépasser la barre des 50%. En Picardie et Région Centre, la gauche obtiendrait autour de ce score. Alors que l'UMP serait à 35% et le FN près de 15%. Enfin, en PACA, Franche-Comté, Champagne-Ardennes, le score de la gauche se situerait PS autour des 45%.
Ce modèle calcule des reports spécifiques à chaque région. Il a été constitué à la fois à partir de l'histoire électorale de chacune des régions et des matrices de reports des voix établis par BVA dans ses sondages préélectoraux (publiés ou non) dans les régions où l'Institut a effectué des mesures.Ce modèle qui ne se veut pas prédictif, ne fait pas injure aux électeurs et aux candidats en campagne mais prétend donner une photographie précise le lundi 15 mars de ce que serait le rapport de force de second tour dans chaque région à partir de l'abstention et du résultat de chacune des listes au premier tour.

ALLONS-Y FRANCHEMENT, LA CONNERIE DES FRANÇAIS EST TELLE QU'ILS EN REDEMANDENT.
UNE FRANCE ENCORE PLUS ROSE C'EST UN PAS DE PLUS VERS L'IMMOBILISME.
FRANCE TERRE DE CONTRASTE ?
JE N'IRAI PAS JUSQU'À DIRE TERRE DES CONS.
QUOI QUE !

Sarkozy se rendra à l'intronisation de Simone Veil à l'Académie

Nicolas Sarkozy se rendra finalement jeudi à l'intronisation de Simone Veil à l'Académie française, a annoncé l'Elysée, alors que le chef de l'Etat avait indiqué la veille par lettre à l'ex-ministre qu'il n'y assisterait pas, suscitant des interrogations.

«Le président de la République se rendra, à 15 heures, à la cérémonie d'intronisation à l'Académie française de Mme Simone Veil, ancien Ministre d'Etat. Mme Simone Veil, est la sixième femme à être accueillie parmi les «Immortels», indique un communiqué de la présidence diffusé peu avant 10 heures. La veille pourtant, l'Elysée avait rendu publique une lettre du chef de l'Etat à Mme Veil, expliquant qu'il n'assisterait pas à sa réception sous la coupole en raison de «contraintes» non précisées. «Malheureusement, il ne me sera pas possible, en raison des contraintes de mon emploi du temps ce jour-là, d'assister à ce moment si solennel», écrivait-il.

Simone Veil avait critiquée le fait qu'aucune femme n'avait été désignée au conseil constitutionnel

Le président, qui s'est rendu jeudi matin en Seine-et-Marne pour rencontrer la famille du policier tué mardi dans une fusillade, n'avait rien sur son agenda officiel dans l'après-midi. Mais il avait des rendez-vous qui n'y étaient pas inscrits, avait précisé l'Elysée. Mme Veil avait activement participé à la campagne électorale de M. Sarkozy en 2007.

Le Figaro écrit jeudi dans un confidentiel que M. Sarkozy aurait pris ombrage de critiques formulées par Mme Veil, ex-membre du Conseil constitutionnel contre les nominations de trois hommes au sein de cette haute juridiction. Le 9 mars, Mme Veil avait déploré que le Conseil ne compte plus qu'une seule femme, affirmant ne pas comprendre cette «erreur».

«Je suis restée longtemps au Conseil constitutionnel: nous avons été quelquefois trois, quelquefois deux. Maintenant il en reste une seule et je n'arrive pas à comprendre pourquoi on a agi de cette façon», avait-elle commenté. «C'est très décevant» et «je trouve que c'est une erreur».

Alimentation : vers une réhabilitation des acides gras

Un avis de l'Afssa estime que ces graisses vilipendées doivent être consommées, mais en quantité raisonnable.

Comment s'y retrouver dans la jungle des acides gras, qui foisonne d'informations contradictoires ? L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) vient de rendre un avis concernant les apports nutritionnels conseillés pour les acides gras, que l'on retrouve au niveau alimentaire dans les graisses animales, végétales et, bien sûr, dans les huiles. L'objectif de cet avis est d'informer les professionnels de santé pour prévenir certaines pathologies comme les maladies cardiovasculaires, le diabète, l'obésité et certains cancers, liées notamment à l'alimentation.

Aujourd'hui, on ne dispose pas de données scientifiques satisfaisantes pour pouvoir affirmer quelle quantité et quel type d'acides gras nous devons manger par jour pour être en bonne santé, explique en substance le Pr Éric Bruckert, responsable de l'unité d'exploration métabolique pour la prévention des maladies cardio-vasculaires à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. Pour obtenir la preuve absolue de ce qui est réellement bon pour la santé en matière d'acides gras, il faudrait mettre en œuvre des expérimentations «grandeur nature» impossibles techniquement à réaliser. Les chercheurs savent cependant que les acides gras trans (présents dans les gâteaux et viennoiseries industriels mais également dans les produits laitiers) sont les seules graisses dont le seul effet est d'augmenter le mauvais cholestérol et de faire baisser le bon. De la même façon, il est vivement conseillé d'éviter de consommer de l'huile de palme, de l'huile hydrogénée et de l'huile de coprah.

En France, on considère actuellement que sur 2 000 calories consommées par jour par un adulte, 40 % proviennent des graisses, qu'il s'agisse de graisses cachées (dans la viande, la charcuterie, le fromage) ou ajoutées (huile, beurre). Or, les recommandations habituelles pour avoir une santé cardio-vasculaire satisfaisante penchent plutôt du côté de 30 % de calories journalières provenant des acides gras. «Mais 35 % constituent un compromis faisable et acceptable», relève le Pr Bruckert.

D'un point de vue pratique, et afin de ne pas transformer la préparation d'un repas en un véritable casse-tête, il suffit de respecter quelques règles simples. Moins d'un tiers des acides gras doit provenir de graisses saturées (essentiellement d'origine animale, à savoir de viande rouge, de charcuterie, de beurre ou de fromage). Les deux autres tiers sont des graisses insaturées : les oméga 6 (huile de tournesol), les oméga 3 (les poissons) et l'huile d'olive. Quelques principes simples peuvent également être appliqués pour ne pas faire la cuisine une calculatrice à la main. Il suffit par exemple de manger du poisson au moins deux fois par semaine (qu'il soit gras ou non), de varier les huiles (faire un jour une vinaigrette avec du tournesol et le lendemain avec de l'huile d'olive).

En ce qui concerne la quantité de la viande acceptable, tout dépend de la quantité de fromage et de charcuterie consommée dans la même journée. Plus on mangera de fromage, plus il faudra se restreindre sur la viande. «De toute façon, la viande n'est pas indispensable pour la santé. Ne pas en consommer peut être préjudiciable uniquement pour les femmes qui ont souvent des carences en fer à cause de leurs menstruations», explique le Pr Bruckert. Il est malgré tout important de comprendre que les graisses font partie intégrante de l'alimentation et qu'il est fondamental d'en manger, puisque les graisses insaturées sont nécessaires à un bon fonctionnement cardio-vasculaire. «Si on les supprime complètement, on augmente automatiquement la consommation de glucides, relève Marie Favrot, directrice de l'évaluation des risques nutritionnels et sanitaires à l'Afssa. Et l'on sait désormais que les régimes amaigrissants dans lesquels on supprime trop de graisses ne sont pas efficaces.» Les États-Unis, qui préconisent à leurs concitoyens de consommer 30 % de lipides, ne sont effectivement pas un modèle en matière de lutte contre les problèmes de surpoids.

MEFIONS NOUS DES NUTITIONNISTES, CE SONT DES CHARLATANS, DES IMPRÉCATEURS SANS VERTUE.

Régionales : les quatre clefs du second tour

Abstention, score du Front National, reports de voix à gauche, et bataille de la communication seront déterminants pour le résultat du scrutin de dimanche.
Ultimes meetings, derniers appels à la mobilisation. A trois jours du second tour des élections régionales, Martine Aubry et François Fillon multiplient les déplacements de soutien aux candidats. La première secrétaire du PS s'est rendue hier en Corse et en Pays de la Loire. Le Premier ministre, lui, était en Rhône-Alpes et à Paris, avant d'aller aujourd'hui en Paca et Alsace. Dans cette dernière région, l'une des deux seules conservées par la droite en 2004, le second tour reste ouvert. C'est « la mère de toutes les batailles », s'est enflammé François Hollande.

· Les abstentionnistes. C'est la question qui taraude, à droite comme à gauche, tous les responsables politiques : que feront au second tour les Français qui ont boudé les urnes au premier ? Pas moins de 53,65% des inscrits se sont abstenus de voter, avec des pointes en Lorraine (58,5%), Champagne-Ardenne (57%) et Alsace (56,6%). La majorité, qui s'est servi de cette désaffection pour relativiser l'ampleur du vote sanction, rêve d'une re-mobilisation de son électorat pour inverser la tendance dans quelques régions clefs. « Dimanche prochain, chaque voix comptera », répète inlassablement François Fillon à chacun de ses déplacements. Craignant que les électeurs de gauche ne se sentent à l'inverse pas suffisamment mobilisés, les socialistes, Martine Aubry en tête, insistent sur le fait que « rien n'est gagné » et sur la nécessité de forcer Nicolas Sarkozy -selon elle dans « le déni »-à « écouter le message des électeurs ». Aux régionales de 2004, le taux d'abstention avait reculé de 4,8 points entre les deux tours de scrutin (de 39,1 % à 34,3%). Mais ce regain de participation avait surtout bénéficié à la gauche, arrivée en tête au premier tour.

· Le score du Front National. En se maintenant au second tour dans douze circonscriptions, le Front National plombe encore un peu plus les espoirs de la droite qui a réalisé un score historiquement bas dimanche dernier. En 2004, le parti d'extrême droite avait en moyenne baissé au second tour en pourcentage des suffrages (sauf dans le Nord-Pas-de-Calais, en Alsace et en Aquitaine) mais il avait légèrement progressé en voix : de 18.763 au total (à plus de 3,2 millions) dans les dix-sept régions où il avait imposé des triangulaires. Jean-Marie Le Pen espère faire mieux. Pour régler ses comptes avec la droite, à laquelle il reproche d'avoir voulu « tuer » le FN en refusant depuis longtemps toute alliance (certaines avaient été scellées après les régionales de 1998) et en « volant » ses électeurs en 2007. Mais pas seulement. La formation d'extrême droite sait qu'il lui faut obtenir « un maximum d'élus », au plus près de celui de 2004 (156) afin de conserver ses chances d'obtenir les 500 parrainages nécessaires pour se lancer dans la course à la présidentielle.

· Les reports de voix à gauche. Quand des listes ont été concurrentes au premier tour, leurs électeurs ne votent pas forcément pour celle restant en lice au second tour même si elle est le produit d'une fusion entre les concurrents d'hier. Cette perte en ligne est, avec l'éventuelle mobilisation des abstentionnistes de droite, le seul espoir de la majorité pour contenir la vague rose -les listes gauche et divers gauche ayant totalisé 50,31 % des suffrages dimanche dernier. Aussi les responsables de la majorité se sont-ils relayés toute la semaine pour attirer les électeurs écologistes -jugé plus volatiles -ou tout du moins les convaincre de ne pas voter PS en insistant sur les divergences de fond entre les deux partis. Selon un sondage OpinionWay réalisé le jour du premier tour, 63 % des électeurs écologistes pensaient voter pour une liste de gauche au second tour, tout comme 53 % des sympathisants du Modem et 76 % de ceux de l'extrème gauche.

· La bataille de la communication. La droite voulait faire de son unité un atout de l'entre-deux tours. Mais à vouloir à tous prix protéger l'exécutif en récusant toute idée de sanction, Nicolas Sarkozy et la direction de l'UMP ont suscité un début de fronde dans leur propre camp « On a pris une claque », a déclaré hier encore sur Europe 1 l'ex ministre chiraquien François Baroin appelant la majorité à se « réveiller ». Le rappel à l'ordre de François Fillon n'a pas stoppé les critiques. Nicolas Sarkozy a reçu hier Jean-François Copé à l'Elysée, sans doute pour tenter de maîtriser la réunion de rentrée, mardi, du groupe UMP à l'Assemblée. A l'inverse, les leaders de l'opposition sont parvenus à dédramatiser leurs cas de désaccords manifeste en métropole (il y a des triangulaires à gauche en Bretagne, dans le Limousin) alors qu'ils font moins bien qu'en 2004, où la division n'avait prévalu qu'en Corse. D'apparence superficielle, la bataille d'influence sur l'interprétation des résultats du second tour sera en fait décisive pour déterminer « l'humeur » générale et donc la pression qui pèsera sur l'exécutif. Que la droite gagne ne serait-ce qu'une région de plus, et la consigne sera donnée par l'exécutif d'insister sur la progression de la droite. François Fillon et Xavier Bertrand préparent déjà le terrain en insistant sur la position d' « outsider » de l'UMP. Mais si dans la foulée du premier tour, l'UMP recule encore, et les demandes de changement émanant de toutes parts (de l'opposition mais aussi de la majorité) seront amplifiées
ELSA FREYSSENET ET PIERRE-ALAIN FURBURY, LES ECHOS

Demain, le touriste sera un voyageur sage

Du 18 au 21 mars, le tourisme tient salon à la porte de Versailles à Paris. Le Monde à Paris (MAP) est un rendez-vous grand public proposant plus de 500 destinations et autant d'idées de voyages. Que voudra le touriste de demain ?

La fin de l'aventure. Pour le sociologue et écrivain Jean-Didier Urbain, auteur de Secrets de voyage (éd. Payot, 1998) et de L'Idiot du voyage (éd. Payot, 2002), les prochaines années vont voir à la fois émerger un tourisme de proximité à l'échelle européenne et un tourisme au sein des villes mêmes. Ces dernières pousseront - à l'image de Paris - leurs habitants à devenir touristes chez eux. Les touristes vont adopter de nouveaux cycles de consommation : trois ou quatre années dans une résidence secondaire avant de "partir la cinquième année pour le Népal ou la Patagonie".
Pour Jean-Didier Urbain, la technologie va occuper une place de plus en plus importante. "Le cybertouriste va se généraliser et emportera avec lui une électronique impressionnante : ordinateur, téléphone portable, appareil photo numérique, GPS." Un bagage technologique qui va bouleverser le rapport au voyage, prédit le sociologue.

Et avec le GPS, finis l'errance chère à Georges Perec et, avec elle, les contacts avec les autochtones. L'ordinateur et le téléphone supprimeront la notion de rupture à tel point que la télécommunication aura tendance à tuer les échanges interpersonnels. Exit l'imprévu qui caractérisait le voyage initiatique. Demain, tout devra être prévisible. "Les voyagistes vendent de l'aventure, littéralement, or on passe son temps à prévenir", analyse Jean-Didier Urbain, pour qui le tourisme de demain sera aussi celui de la validation : "Nous avons connu le tourisme de découverte, celui de Christophe Colomb, le tourisme d'aventures à la Phileas Fogg. Nous sommes finalement arrivés à un tourisme de vérification et de validation à la Don Quichotte : la réalité est-elle conforme à ce qui est écrit dans les guides ou sur Internet ?"

Mais tout n'est pas désespéré, estime M. Urbain, pour qui "une contre-culture du voyage devrait se mettre en place". Jean Viard, directeur de recherche au CNRS, spécialiste de la mobilité et du temps libre, croit lui aussi à l'émergence d'un tourisme de proximité. Un tourisme qui serait multigénérationnel, pour cause d'allongement de la durée de vie et de recomposition des familles, et où l'on partirait avec ses "vieux parents et les enfants de ses enfants".

Prestations hypercadrées. Les spécialistes de terrain ont, eux, une vision plus pragmatique. Le touriste sera de mieux en mieux informé grâce à Internet et à la recherche de séjours "expérientiels", selon l'expression de Guy Raffour, PDG du cabinet Raffour interactif. On veut vivre de nouvelles expériences, on prépare tout avant de partir, on visionne les lieux, on échange avec d'autres internautes et, au retour, on raconte son expérience en ligne sur des réseaux sociaux.

"L'e-touriste est devenu très expert, ajoute M. Raffour, et ce phénomène ne fera que s'accentuer." Quitte à se couper de tout l'aspect dépaysant. "Les touristes recherchent des séjours de plus en plus organisés avec des prestations hypercadrées, poursuit-il, laissant de moins en moins de place à l'aventure et aux rencontres. Sans remettre en cause la formule club, la tendance à l'horizon 2020 est plutôt aux formules "tout compris" et à la carte. C'est un peu comme au restaurant, on veut le menu et la carte. On part en pleine nature mais avec tout le confort."

Les voyages sur mesure, en famille ou en tribu ou autour d'une thématique, devraient avoir le vent en poupe. "Les Français sont de plus en plus autonomes, et la différence entre Parisiens et provinciaux a disparu, déclare Philippe Gloaguen, le patron du Guide du routard. Le consommateur a pris le pouvoir et sera de plus en plus exigeant."

Des départs fragmentés. Autre grand changement au cours des dix prochaines années : l'apparition de nouveaux comportements liés à la question de l'environnement. Avec une tendance à privilégier le train, plutôt que l'avion, et à louer une voiture une fois arrivé à destination plutôt que d'utiliser son véhicule personnel pour se rendre sur son lieu de vacances. Ce réflexe pourrait être adopté par un Français sur cinq dans les prochaines années, selon M. Raffour.

Autre tendance, une propension à fragmenter et à étaler les congés en dehors de la période de juillet-août. Cette répartition permet de réguler la fréquentation des sites les plus visités et souvent de diminuer le budget vacances des familles. Le touriste préférera ainsi visiter Las Vegas en semaine où le prix des hôtels est deux fois moins cher que le week-end. "Il y aura de plus une tendance à gérer et à organiser son voyage en fonction des jours de la semaine", assure M. Gloaguen. Les voyagistes devront se lancer sur de nouveaux "créneaux temporels comme les mois d'octobre et de novembre", prédit, en écho, Jean-Didier Urbain.

Salon mondial du tourisme, MAP, Le Monde à Paris. Parc des expositions, Pavillon 4, porte de Versailles, Paris 15e. Du jeudi 18 au dimanche 21 mars, de 10 heures à 19 heures. 8,50 euros ; gratuit pour les moins de 12 ans. Mº Porte de Versailles. Bus : lignes 39 - 80.

François Bostnavaron et Martine Picouët

Majorité : Sarkozy s'emploie à prévenir la fronde

Le chef de l'État a reçu, mercredi, Jean-François Copé et apporté son soutien à Xavier Bertrand.

Opération consultation… et déminage. Très sobre au cours du Conseil des ministres, Nicolas Sarkozy s'est contenté d'un petit mot d'encouragement aux ministres candidats au second tour des régionales. «Je vous demande à tous d'être sur le terrain et de continuer à vous battre», a-t-il dit. Mais il s'est refusé à glisser un commentaire acerbe sur les attaques qui fleurissent déjà du côté des chiraquiens - Alain Juppé ou François Baroin - ou des déçus du sarkozysme - les députés Claude Goasguen ou Jacques Domergue.

Un proche du chef de l'État déplore les commentaires de Baroin : «C'est une drôle de façon d'aider ceux qui sont au front, surtout quand on est président du comité de soutien de Jean-Luc Warsmann», tête de liste UMP en Champagne-Ardenne, et s'étonne que les uns ou les autres ouvrent le feu dès le premier tour. Mais, au total, le mot d'ordre est de cacher l'exaspération derrière un haussement d'épaule blasé. Il ne faut surtout pas augmenter l'impression de désordre à l'intérieur de la majorité quand la gauche a réussi ses fusions de listes beaucoup mieux que prévu.

Mercredi, Nicolas Sarkozy a reçu le président du groupe UMP Jean-François Copé pour caler la stratégie des lendemains du deuxième tour. Déjà convié à l'Élysée dimanche soir, Copé est de plus en plus associé par le chef de l'État. La présidence compte beaucoup sur le patron du groupe UMP pour canaliser les épanchements des élus au lendemain de l'élection. Pour faire bonne mesure, le chef de l'État a également voulu envoyer un signe de soutien à Xavier Bertrand, en l'invitant à déjeuner en tête-à-tête alors que les critiques se multiplient sur sa gestion de la campagne - de la constitution des listes aux argumentaires. Le secrétaire général de l'UMP, ennemi juré de Copé, ne peut pas regarder d'un œil serein ce rapprochement avec Sarkozy. Le chef de l'État a également téléphoné à plusieurs têtes de liste : Rodolphe Alexandre en Guyane, Didier Robert à la Réunion, Philippe Richert en Alsace, Alain Joyandet en Franche-Comté et François Sauvadet en Bourgogne.

«Une déception»

Nicolas Sarkozy reste persuadé que le deuxième tour se présente moins mal qu'on ne le dit. Mais il ne nie pas que le premier tour a été «une déception», selon un témoin. L'Élysée a eu bien du mal à reconnaître que son électorat lui a envoyé un «signal d'avertissement», selon le mot d'un ministre, qui ajoute néanmoins : «Le mot de vote sanction est pour le moment exces sif.» Pour lui, l'UMP aurait dû faire preuve d'écoute de la mauvaise humeur des électeurs de droite.

Trois jours plus tard, les langues se délient aussi à l'Élysée : «La pente sera très longue à remonter, et on va avoir six mois très difficiles avec la réforme des retraites», admet un fidèle du président. «Si l'Alsace tombe de notre côté, avec la Guyane et la Réunion, que diront les commentateurs ?», interroge malgré tout un conseiller, alors que les pronostics évoquent déjà «la claque» du deuxième tour.

Un élu proche de Jacques Chirac, qui a vu Nicolas Sarkozy en début de semaine, a trouvé le chef de l'État «lucide» sur les enjeux de l'élection : «C'est une bête politique. Il a trente ans de vie électorale derrière lui, il sait bien quand une élection n'est pas bonne. Il a dressé un constat très posé de la situation.» Selon ce visiteur, le président continue d'évoquer les réformes et refuse de se laisser dicter le rythme de son quinquennat en fonction du résultat des élections régionales : «Il m'a rappelé Chirac, parce que les présidents sont maîtres de leur calendrier, contrairement à tous les autres.»

LA LUCIDITÉ CHEZ SARKO ? CET HOMME EST PLUS QUE LUCIDE, IL EST DANS L'ACTION TOUT LE TEMPS, C'EST ÇA QUI GÈNE.

L'UMP face aux grincements de dents de ses électeurs

REPORTAGE - Identité nationale, affaire Soumaré, ouverture à gauche, épisode Jean Sarkozy, style «bling bling»… Sur le terrain, les troupes de l'UMP reçoivent de nombreuses critiques à l'égard du chef de l'Etat. Lefigaro.fr est allé à leur rencontre.

C'est l'une des villes les plus riches de France. A l'ouest de Paris, Saint-Germain-en-Laye fait partie de ces nombreuses communes réputées pour leur fort ancrage politique à droite. Sans surprise, Nicolas Sarkozy y avait enregistré un de ses meilleurs scores en 2007. Dimanche dernier, la sous-préfecture yvelinoise n'a pourtant pas échappé à l'abstention massive qui a marqué le premier tour des régionales : 26.958 électeurs inscrits, mais 11.742 votants seulement. Taux d'abstention : 56,44%.

S'il peut paraître élevé, le score de Valérie Pécresse à Saint-Germain (44,6%) face au PS (17,9%) ou aux Verts (14,8%) ne transcende pas les militants locaux de l'UMP. Ceux-là s'attendaient à un résultat un peu plus important. Surtout, ils savent que parmi les électeurs qui ne se sont pas déplacés dimanche, beaucoup votent traditionnellement à droite.

Sur le marché de Saint-Germain, personne ne désire donner son avis face à une caméra. Mais «en off», les critiques vont bon train. «Les promesses de 2007 non tenues», «le style bling bling», «le feuilleton avec Carla», «le manque de carrure», «le débat sur l'identité nationale», «l'ouverture aux socialos», «l'affaire Soumaré», «le coup de Jean Sarkozy à l'Epad»… Même ceux qui sont allés voter UMP dimanche y vont de leurs reproches à l'égard du chef de l'Etat. «Il nous a trompés sur sa marchandise», fustige un septuagénaire, qui confie sa nostalgie pour «les vrais présidents : De Gaulle, Pompidou, et même Chirac…»

L'heure est à la mobilisation, pas aux explications

Venu en renfort, David Douillet multiplie les poignées de main entre les étals, signe des autographes et se prête à quelques photographies. «Certains de nos électeurs ont voulu nous adresser une sanction, reconnaît le jeune député de Poissy, numéro deux sur la liste UMP des Yvelines. Nous les avons entendus. Mais au second tour, il faut que les électeurs pensent à eux, à leur quotidien. Il ne faut pas que le message sanction devienne un message couperet, sinon on va repartir pour quatre ans avec Huchon», le président PS sortant de la région Île-de-France.

L'autocritique tarde pourtant à venir. S'il reconnaît le «message sanction», Douillet ne s'attarde guère sur les causes du mal-être. L'heure est à la mobilisation, pas aux explications. C'est d'ailleurs en substance ce qu'a rappelé François Fillon mardi. «La campagne a été trop courte, et les bonnes réformes du gouvernement ne sont peut-être pas assez expliquées», résume brièvement le député yvelinois. «Surtout les électeurs n'ont pas compris le rôle des régions», ajoute-t-il. La faute à une campagne mal menée, pas assez pédagogique ? Lui refuse cette analyse. À ses côtés, un militant rejette la responsabilité sur les médias.

Le tractage reprend. «Surtout il faut voter dimanche... On compte sur vous. Parlez-en autour de vous», répète Douillet en distribuant ses tracts. A les écouter, pas sûr pourtant que les Saint-Germanois présents sur le marché matinal soient majoritairement abstentionnistes. «Disons qu'on compte sur eux pour faire le relais dans leur entourage et dans leur famille», rétorque une militante. Et si la popularité et l'empathie de l'ancien judoka peuvent donner un coup de pouce pour «faire revenir des électeurs au bercail»…

LES ELECTEURS UMP DOIVENT MORDRE MAINTENANT, PAS GRINCER DES DENTS !

Victoire du parti de l’abstention…

Restons modestes, mais une fois de plus nous gagnons haut la main ces élections dès le premier tour des régionales avec plus de 50% d’abstentions.

Cette victoire écrasante, malheureusement, ne changera rien à notre avenir collectif ce qui devrait guérir définitivement les hésitants qui conservaient encore quelqu’ espoir dans les vertus de cette démocratie libérale et cacochyme.

Non, la vieille Catin ne se laissera pas évincer facilement. Depuis la duperie de Lisbonne qui a eu le mérite quand même de venir grossir encore les rangs du parti de l’abstention, elle s’autorise à conduire sa politique sans même se soucier de disposer d’une majorité, même relative.

Devant ce spectacle affligeant, et devant celui non moins affligeant des débats télévisés de dimanche soir, on peut s’étonner qu’il y ait encore des Français qui adhèrent à ce système politique.

Pourtant on aurait pu s’intéresser sincèrement aux enjeux de ces élections. En effet les régions redessinées avec plus ou moins de bonheur par les technocrates de Gaston Deferre en 1982, semblaient tranquillement prendre leur place et affirmaient peu à peu leurs fonctions dans la déjà très complexe organisation administrative de la France.

Les transports, l’aménagement du territoire, l’éducation et la formation professionnelle, le développement économique, bref, nous avons pu assister à un véritable transfert de compétences naguères dévolues à l’état et gérées par les préfets.

Mais ce qui est important dans cette démocratie, ce n’est pas d’agir, mais de se faire connaître par les médias et par conséquent, bénéficier d’un bon indice de notoriété.

Les présidents de régions n’auraient fait que de l’esbroufe et les électeurs n’auraient pas été dupes ?
On sait aujourd’hui entre les deux tours que les socialistes ne changeront pas d’oreiller car ils risquent de garder toutes leurs régions, à moins d’une surprise. On sait que la majorité « Sarkozyste » quant à elle a déjà préparé son communiqué de victoire toujours aussi grotesque, puisqu’elle trouvera bien qu’en données absolues corrigées des variations saisonnières elle aura augmenté significativement la densité relative du nombre de voix perçues.

Xavier Bertrand a en effet tout prévu, cet homme modèle, vertueux et dont la bonne foi ne peut être mise en doute.

C’est d’ailleurs lui (entre autres) qui déclare à qui veut l’entendre que le Front National est en régression en comparant ce qui est comparable avec les élections de 2004. Bien joué, mais un peu simplet quand même. Et oui, malgré l’acharnement de Sarkozy le canard est encore vivant. Et ça, c’est avec la victoire écrasante des abstentionnistes, l’autre bonne nouvelle de ce début de semaine.

Le cauchemar de la majorité est de retour. En région PACA et en Nord Pas de Calais, c’est même spectaculaire. Ces résultats très corrects sur toute la France qui permettront à 12 listes du Front de se maintenir au 2ème tour.

Je pense qu’on ne va pas beaucoup dormir entre les deux tours à l’Elysée. Pour le reste, nous n’allons quand même pas pleurer la mort du MODEM et l’avortement du NPA. La politique c’est un peu la loi de la jungle et c’est sans doute pour ça que les écologistes redressent la tête. Peut-être un peu trop, car avec leurs 12%, ils vont pourrir la vie des socialistes. Seule Ségolène avait senti le coup venir et a négocié avant le premier tour. Bien vu Ségolène, que voulez-vous, nous sommes quand même royalistes…

Olivier Perceval

L'Action Française (journal Royaliste)

En Lorraine, le Front national progresse là où sévit le chômage

Frappée par les restructurations militaires, durement touchée par la crise et le chômage après vingt ans de désindustrialisation à marche forcée, la Lorraine a renoué, dimanche 14 mars, avec l'extrême droite. Après la parenthèse des Européennes, où la liste de Bruno Gollnisch n'avait pas atteint 8 %, la liste du Front national pour les élections régionales menée par Thierry Gourlot y réalise près de 15 % des suffrages (14,87 %), auxquels viennent s'ajouter les 3 % de la liste "Non aux minarets", soutenue par le MNR.
Comme en 2004, où Gérard Longuet (UMP) avait été battu par le socialiste Jean-Pierre Masseret, le second tour connaîtra donc une triangulaire. Celle-ci devrait encore faciliter la tâche du président sortant, qui devance de onze points le candidat de la majorité présidentielle Laurent Hénart (23,77 % des voix).

A Gandrange (Moselle), symbole du déclin sidérurgique de la Lorraine et de l'impuissance étatique, après la promesse non tenue du président de la République de sauver l'aciérie d'Arcelor-Mittal, le FN devance l'UMP avec 15,76 % des suffrages. A Freyming-Merlebach, siège des anciennes Houillères du Bassin de Lorraine, le parti de Jean-Marie Le Pen dépasse les 28 %.

Partout où le chômage progresse, le FN s'envole : 25,49 % à Carling où les plans sociaux déferlent sur la plateforme chimique d'Arkema et de Total ; 23,47 % dans le canton de Stiring-Wendel, qui fut l'un des hauts lieux du charbon français ; 17,31 % dans la circonscription de Sarrebourg, dont le bassin d'emploi a connu la plus forte hausse du chômage (+ 56 %), depuis le début de la crise financière.

120 EMPLOIS PERDUS CHAQUE JOUR

La corrélation entre la poussée du FN et les difficultés économiques saute aux yeux, dans une région qui perd 120 emplois chaque jour et où le nombre de chômeurs de longue durée a augmenté de 40 % en un an." Comme tous les secteurs qui se désindustrialisent et peinent à se reconvertir, le terreau est propice ", observe Etienne Criqui, professeur de sciences politiques à Nancy." L'extrême droite a profité d'un climat de désespérance sociale et de frustration politique pour se refaire une santé ", confirme Arnaud Mercier, politologue à l'université de Metz.

Le FN revient aussi dans les zones rurales. Dans le canton de Cirey-sur-Vezouze, en Meurthe-et-Moselle, il obtient 19 % des voix. Dans le département de la Meuse, où la désertification menace, il approche les 16 %. Il serait, pour autant, excessif d'évoquer un retour en force.

En valeur absolue, le FN a perdu près de 60 000 voix, entre 2004 et 2010. Comme les autres formations, le parti de Jean-Marie Le Pen a fait les frais d'une forte abstention, qui a frôlé ici les 60%, dimanche. Sa tête de liste, Thierry Gourlot, l'a bien compris, qui assure " disposer de grosses marges de progression " et tente de convaincre " les déçus du sarkozysme " de " venir ou revenir au Front ", au second tour.
Nicolas Bastuck

CELA AURAIT-IL UN LIEN ENTRE IMMIGRATION ET TRAVAIL ?

Les chiens seraient originaires du Proche-Orient

Les chiens seraient originaires du Proche-Orient et non d'Europe ou d'Asie, selon une étude publiée mercredi 17 mars, qui montre aussi comment une grande diversité peut exister entre les différentes races de chiens malgré un éventail génétique limité au départ.

"Les chiens semblent partager davantage de similitudes génétiques avec les loups gris du Proche-Orient qu'avec n'importe quelle autre population de loups dans le monde", résume Robert Wayne, de l'Université de Californie, qui a dirigé cette nouvelle analyse génétique à grande échelle. La majeure proportion de l'héritage ancestral des chiens modernes est due à des loups du Proche-Orient, ce qui "conforte l'hypothèse que les chiens sont originaires du Proche-Orient", ajoute M. Wayne dans un communiqué publié par l'université.
Des recherches génétiques antérieures, fondées seulement sur une petite fraction d'ADN mitochondrial, celui propre aux centrales à énergie des cellules, avaient suggéré une origine est-asiatique des chiens. La nouvelle étude, concernant 912 chiens de 85 races et 225 loups gris (Canis lupus, l'ancêtre du chien domestique), a permis d'analyser plus de 48 000 marqueurs répartis sur la totalité du génome. Selon le professeur Wayne, 80 % des races de chiens sont des races modernes qui ont évolué au cours des derniers siècles. D'autres races ont une histoire plus ancienne.

Les chiens du Proche-Orient étaient déjà associés à l'homme, comme en témoigne la découverte d'un chiot dans les bras d'un homme dans un site mortuaire. Des traces archéologiques datant de 12 000 à 13 000 ans attestent de leur existence au Proche-Orient à cette époque, même si des restes plus anciens de chiens ont été retrouvés en Belgique et en Russie.

Au-delà de l'apport génétique dû aux loups du Proche-Orient, une reproduction interespèces plus récente entre chiens et populations locales de loups a pu contribuer à l'histoire récente de certaines lignées canines, selon Bridgett von Holdt, principale auteure de l'étude. L'évolution des races de chiens modernes a "permis de créer une remarquable diversité" malgré une "boîte à outils" génétique limitée, souligne-t-elle.

ET ÇA VOUS ÉTONNE ? ON DIT BIEN "CES CHIENS D'ARABES" EN PARLANT D'AL QUAÏDA.

LE JEU DE QUOI ?

Débat Infrarouge: "Le jeu de la mort"



La mort en direct sur France 2
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C'EST HUMAIN, MENGELE ÉTAIT-IL UN PRÉCURSEUR ?


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