mardi 29 juillet 2014
Le plus grand bateau solaire du monde en mission archéologique en Grèce
Le plus grand bateau solaire au monde, le catamaran PlanetSolar, entame en Grèce une mission d'archéologie sous-marine mêlant scientifiques suisses et grecs sur les traces d'un des plus vieux sites occupés par l'homme en Europe, aujourd'hui sous la mer, à l'est du Péloponnèse.
PlanetSolar a franchi lundi le canal de Corinthe qui relie la mer Ionienne et la mer Égée et va lui permettre de rallier l'Argolide, au large du Péloponnèse. La mission débutera le 11 août,
Le projet "TerraSubmersa" va conduire la catamaran de 31 mètres à la découverte des "paysages submergés" près de la grotte de Franchthi, un site préhistorique connu, a expliqué à l'AFP Julien Beck, chercheur et enseignant à l'université de Genève, qui dirige la mission.
"Cette grotte a la caractéristique d'avoir été habitée de façon continue pendant environ 35.000 ans, du paléolithique au néolithique, et on a de bonnes raisons de croire que vers la fin du néolithique, des habitants se sont établis à proximité sur un site aujourd'hui englouti".
"Si on découvrait ce village, ce serait l'un des plus anciens de Grèce et d'Europe", poursuit M. Beck.
Depuis son tour du monde bouclé en 2012 uniquement grâce à l'énergie solaire, PlanetSolar, qui bat pavillon suisse, a déjà participé à des campagnes de mesures scientifiques.
En Grèce, aux côtés d'un bateau du Centre grec pour la recherche marine, il procèdera à des mesures géophysiques tandis que des archéologues sous-marins mèneront les fouilles sous la mer Egée.
L'ensemble de la mission qui associe l'Université de Genève, l'Ecole suisse d'archéologie en Grèce, la direction des antiquités sous-marines du ministère grec de la Culture, durera environ un mois.
PlanetSolar, dont le capitaine est le navigateur français Gérard d'Aboville, est équipé de 825 modules avec 38.000 cellules photovoltaïques réparties sur une surface totale de 537 mètres carrés. Il atteint en moyenne une vitesse de 7,5 noeuds (14 km/h).
L’individu face à ses choix (3) : Décentraliser jusqu’à l’individu
L’individu et la société sont gagnants lorsqu’on individualise les décisions.
De l’histoire des hommes et de l’analyse des expériences individuelles, nous avons conclu que, si la concurrence amène parfois le succès et parfois l’échec, l’uniformité assure l’échec à long terme. En effet, ce n’est pas la rigidité qui fait la solidité, mais la flexibilité.
Plusieurs leçons peuvent en être tirées. D’abord, les bénéfices de la décentralisation et de la concurrence entre régions, aussi bien dans les décisions prises que dans le système politique. Plus les régions sont petites, plus le pouvoir est proche des citoyens, géographiquement mais aussi dans l’exercice quotidien de ses fonctions. On peut ne pas aimer le maire dans une petite ville, le lui dire, et déménager pour cette raison ; mais on peut plus difficilement joindre un parlementaire européen, et la distance à parcourir pour déménager est plus prohibitive.
On peut pousser le raisonnement plus loin. À l’échelle d’une société, il faut privilégier le choix et la responsabilité individuels ; en rendant chaque individu dépendant de tous les autres, les échecs individuels peuvent se transformer en désastres, et les succès récompensent à peine leurs auteurs. Certains parlaient du crony capitalism comme d’un système où on privatise les profits et on socialise les pertes ; on a pu observer ce phénomène avec le bailout des banques aux États-Unis. Mais pour les petites entreprises dans la France socialiste d’aujourd’hui, on socialise les profits en taxant ceux qui réussissent, et on privatise les pertes. Il faut, pour permettre l’innovation, privatiser pertes et profits – rien n’empêche ensuite chacun d’entre nous de tendre la main aux nécessiteux et à ceux qui auraient échoué, au contraire. Le mécanisme est similaire à la sélection naturelle, avec certaines nuances ; notamment parce que les hommes sont récompensés aujourd’hui plus sur la base de leurs choix que de leurs mutations génétiques, et parce qu’ils font naturellement preuve d’empathie.
L’individu et la société sont gagnants lorsqu’on individualise les décisions. Et perdants lorsqu’on les collectivise. En effet, l’ensemble de la société bénéficie des succès de chacun, car le succès est fait du bénéfice qu’on apporte aux autres. Mais tous sont perdants lorsqu’on choisit pour eux ; la valeur est subjective, d’une part, et les choix faits ont toutes les chances d’être mauvais d’autre part.
Il vaut mieux, donc, une société de taille modeste où les individus sont libres et responsables ; les décisions décentralisées deviendront des succès qui bénéficient à tous et des échecs qui ne coutent qu’à leurs responsables (sans les condamner, loin de là).
« Le succès, c’est aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » – Winston Churchill
L’idée est simple, mais les obstacles sont nombreux. Il faut affronter la soif de pouvoir des hommes politiques qui, de tout temps, ont cherché à subjuguer les individus autant que ces derniers étaient prêts à les laisser faire (et souvent plus, ce qui a souvent causé leur perte).
Les hommes de pouvoir ont, dès qu’ils ont pu assurer leur emprise, développé des structures bureaucratiques pour régir les hommes. Pour ce faire, ils ont, en certains endroits de la planète, favorisé le développement de l’écriture – mais de systèmes si complexes que les individus capables de les manier et les usages auxquels ils étaient employés sont assez limités pour que les historiens soient capables de les connaître tous, ou presque1. Ce n’est que quand l’écriture a été simplifiée qu’elle est devenue un instrument de diffusion et de partage de l’information et de la connaissance plutôt que de pouvoir – où est-ce l’inverse ?
Les hommes de pouvoir ne cherchent pas à assurer le bien-être de la population. Même dans une démocratie moderne comme la France, pays des droits de l’homme et phare du monde (sic), ils s’attellent non pas à trouver les meilleures solutions, mais à faire en sorte que ce soit eux plutôt que leurs rivaux qui dirigent les Français – à leur propre profit, cela va sans dire. Il y en a sans doute de bons, mais ils sont rapidement confrontés à un choix : entre faire partie du système et suivre ses règles, ou en être exclu.
Mais pas seulement ; il nous faut aussi affronter la peur du changement et de la responsabilité qui, à des degrés divers, sont en chacun de nous.
« Peu à peu, j’ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne sépare ni les États ni les classes ni les partis, mais qu’elle traverse le cœur de chaque homme et de toute l’humanité. » — Alexandre Soljenitsyne
Car n’avons-nous pas tous en nous une certaine peur du changement ? N’avons-nous pas tendance à nous défausser, au moins en partie, de nos responsabilités ?
- Pour certains systèmes, les quelques scribes capables de l’utiliser se comptaient sur les doigts d’une main et ont été identifiés grâce à leur écriture ↩
A Lyon avec Christophe Boudot
A Lyon avec Christophe Boudot
Environ 600 personnes se sont rassemblées samedi à Lyon place Saint-Jean devant la primatiale. Les participants, qui portaient sur le torse le sigle signifiant « Nazaréen », peint sur les maisons des chrétiens, devenues propriété de l'État islamique, étaient rassemblés derrière des banderoles proclamant en français et en anglais : « Tes frères se font tuer, et toi, que fais-tu ? »
Ce rassemblement était organisé par un collectif assyro-chaldéen, soutenu par le diocèse de Lyon. Le Front national était largement représenté par de nombreux élus (Blanche Chaussat, Sandrine Ligoud, Antoine Melies, etc.) avec à sa tête le conseiller municipal FN de Lyon et ami de notre journal, Christophe Boudot, qui n’a pas manqué d’épingler le maire Gérard Collomb et l’inertie du gouvernement :
« L'État français se montre coupable d'inaction, il doit s'engager au côté des chrétiens persécutés, nous devons exiger que la diplomatie française si prompte à intervenir d'habitude, puisse peser de tout son poids dans la défense des chrétiens et de leurs intérêts en Orient. Où est le maire de Lyon, Gérard Collomb ? Il devrait être là aujourd'hui, au côté des persécutés ! ».
Plusieurs élus UMP étaient présents : Cochet, Mariton, Verchère et Guilloteau ainsi que l’ancien député européen du Mouvement pour La France, Patrick Louis.
Christophe Boudot n’a pas manqué de féliciter le cardinal Barbarin de son initiative diplomatique et de l’assurer de son soutien et de ses prières pour son voyage en Irak en compagnie de Mgr Gollnisch (frère cadet de Bruno Gollnisch) et de Mgr Dubost qui va découvrir enfin que les victimes peuvent être aussi chrétiennes… (Cf. son communiqué de fin de Ramadan dans Présent de vendredi).
« Ne nous oubliez pas»
Plusieurs intervenants ont décrit la situation dramatique des chrétiens à Mossoul et dans ses environs : « Les chrétiens ont droit à la liberté religieuse, ils ont le droit de vivre dans leur pays. Ils étaient là avant l'islam », a déclaré le père Anis Hanna de l'ordre des prêcheurs dominicains, qui a dénoncé les destructions visant les églises, mais aussi certaines mosquées. « C'est toute la société qui est touchée », a-t-il dit.
Mgr Barbarin a indiqué qu'il partait en Irak pour « essayer d'être un messager de paix » : « Nous allons d'abord aller voir les enfants, les familles, en contact direct avec ceux qui sont dépouillés de tout ».
Le cardinal a ensuite lu un message du patriarche chaldéen Louis-Raphaël Sako dans lequel il affirme que « le christianisme oriental ne doit pas disparaître », avant de conclure par un poignant : « Ne nous oubliez pas ».
Les manifestants ont récité tous ensemble le “Notre Père” avant de recevoir la bénédiction du cardinal Primat des Gaules.
L’individu face à ses choix (2) : Gros n’est pas solide, petit n’est pas stupide
La concurrence fait le succès des uns et l’échec des autres, mais l’uniformité assure l’échec à long terme.
L’histoire est pleine de leçons. Ceux qui ignorent l’histoire sont condamnés à la répéter. Ceux qui la connaissent, en revanche, sont condamnés à les prévenir en vain – sauf s’ils parviennent à leur faire entendre raison, et c’est ce à quoi nous devons nous atteler sans relâche si nous voulons éviter une catastrophe.
Il serait impossible de résumer l’histoire de la Chine et de l’Europe en quelques lignes. Même en ne s’intéressant qu’au sujet restreint (mais crucial) de la diffusion des technologies dans ces deux pays. Cependant, on peut à travers ces exemples1comprendre les différences dans la diffusion des innovations résultant de l’unification et de la fragmentation d’une région.
La Chine, unifiée depuis longtemps, a plusieurs fois interrompu le progrès technique, voire régressé : l’autorité centrale, soudainement opposée à certaines technologies ou entreprises, y a mis fin, au moins pour un temps. Par exemple, les envois de flottes chinoises en Afrique de l’Est ont cessé lorsque les eunuques ont perdu le pouvoir au 15ème siècle ; l’horlogerie chinoise, jadis la plus avancée, a été annihilée par volonté politique.
À l’inverse, la fragmentation de l’Europe a permis la diffusion de nombreuses technologies et le lancement de nombreuses entreprises : canons, imprimerie, armes à feu, éclairage électrique se sont développés car une ou plusieurs entités politiques l’adoptaient, poussant d’une façon ou d’une autre les voisins à l’adopter sous l’influence, la menace ou la conquête. Le développement de l’éclairage électrique dans les rues londoniennes a été retardé par volonté politique à la fin du 19ème siècle, mais l’influence du continent a finalement eu raison de l’obstination politique. Christophe Colomb a essuyé plusieurs refus avant de convaincre le roi d’Espagne, d’abord réticent, de financer son expédition ; devant le succès espagnol, les autres pays se sont lancés dans la conquête des Amériques2.
La fragmentation permet la concurrence, et la concurrence permet la diffusion des technologies par l’adoption d’une entité suivie ensuite par les autres. Bien sûr, il y a, un temps, des perdants : ceux qui ont refusé le progrès ou ont misé sur le mauvais cheval. Mais l’histoire montre que le retard est rarement impossible à rattraper ; Espagnols et Portugais n’ont pas conservé leur hégémonie, pas plus que les Français ou les Hollandais. Le Croissant Fertile, autrefois région la plus avancée, a durablement sombré dans la pauvreté avant la découverte de richesses dans le sous-sol. D’autres régions ou pays ont rattrapé puis dépassé chacun d’entre eux.
Ce qui est vrai à l’échelle de pays l’est aussi à l’échelle des individus qui les peuplent. Les entreprises font des choix technologiques parfois bons, parfois mauvais ; certaines resteront, d’autres périront. Nokia, autrefois un leader de la téléphonie mobile, a été racheté par Microsoft avant que la moitié de ses effectifs ne soit licenciée.
On peut déplorer que certains échouent. Mais tous les choix ne peuvent pas être aussi bons, et certains, si on leur laisse le choix, feront parfois le mauvais choix. La technologie du transistor, qui a permis la domination du marché électronique par les Japonais, a été brevetée puis vendue par Western Electric à Sony pour ne pas menacer le marché américain des tubes à vide ; il y a de quoi s’en mordre les doigts pour longtemps.
On peut surtout comprendre que, si le même choix est imposé à tous, il est possible (certain ?) que tous échouent. Et comprendre alors en quoi la volonté des régulateurs d’imposer des normes et standards uniques, bien que partant d’une bonne intention, est dangereuse : si on choisit le mauvais standard, la mauvaise technologie, on peut conduire des industries entières à la faillite.
Et il en va de même des individus. En biaisant le marché pour orienter, par exemple, leur épargne et leurs investissements vers certains produits et certains secteurs plutôt que d’autres, le risque est important que tous connaissent des revers financiers importants. Et en les taxant pour investir au nom de l’ensemble des citoyens, on les prive de la possibilité même de choisir ; plus question d’orienter, on dirige. On peut faire le bon choix, mais les chances sont faibles, alors que certains auraient pu faire les bons choix s’ils en avaient eu la possibilité.
« Le futur est déjà là, il n’est simplement pas uniformément réparti. » — William Gibson
La concurrence permet donc le succès et l’échec ; l’uniformité assure l’échec à long terme. Pour utiliser une métaphore connue de La Fontaine, il vaut mieux être roseau que chêne. Ce n’est pas la rigidité qui fait la solidité, mais la flexibilité.
- Et tant d’autres, voir « Guns, Germs, and Steel » de Jared Diamond ↩
- Sans dire qu’elle fut positive pour tout le monde, pour les Européens, la conquête des Amériques le fut indubitablement. ↩
Lettre à un jeune compatriote musulman
Cher compatriote, cette lettre est celle d'une Française à un Français. Car tu es ce que les médias appellent un «Français musulman», et moi, je suis française athée, ou agnostique penchant vers l'athéisme… Enfin, bref, ces choses-là sont complexes, mais elles relèvent de l'intimité puisque, dans l'espace public, nous sommes seulement deux citoyens français. Alors pourquoi cette lettre? Parce que lorsque j'écris un texte pour défendre la laïcité, certains me disent à travers les réseaux sociaux: «Vous avez un problème avec l'Islam.» Lorsque je publie une tribune pour m'inquiéter d'un antisémitisme de plus en plus violent, je reçois le même commentaire: «Vous avez un problème avec l'islam.» Lorsque j'évoque les djihadistes partis en Syrie, la sentence tombe à nouveau: «Vous avez un problème avec l'islam.»
Cher compatriote, sache-le, je n'ai, comme la plupart des Français je pense, aucun «problème» avec l'islam. Bien au contraire, ce mot éveille en moi le souvenir de l'immense civilisation arabo-musulmane qui fut au XIIIe siècle le phare du monde. Une civilisation faite de liberté, d'intelligence et de sensualité. Une civilisation qui permit de transmettre les textes grecs parce qu'elle respectait le passé qui l'avait précédé et les bibliothèques qui en préservaient la trace. Sans elle, la pensée contemporaine ne serait pas ce qu'elle est. Ce mot évoque Grenade, terre d'arts, de sciences et de poésie quand l'Occident médiéval incarnait encore la barbarie. Ce mot me raconte les vers d'Ibn Arabi et la spiritualité tolérante du soufisme.
Non, je n'ai aucun «problème» avec l'Islam, mais j'en ai un avec tous ceux qui s'en réclament pour imposer leur intolérance et poursuivre un objectif politique, celui notamment de modifier l'équilibre des droits et des devoirs dans ce vieux pays qui avait à peu près réglé la question des religions. Ils ne sont pas majoritaires, bien sûr. Mais on les entend très fort, et j'aimerais entendre tous les autres. Et l'on entend beaucoup aussi les pyromanes qui expliquent qu'il faut modifier la règle commune sous prétexte que les musulmans «sont arrivés après». Il existait, avant 1989 et la première affaire de voile, une pratique qui était que l'on n'arborait pas de signe religieux dans les écoles. Cette pratique était adossée à une circulaire de 1936 publiée par le ministre Jean Zay. Il suffisait de le rappeler pour éviter un psychodrame récupéré par ceux qui veulent faire croire que seuls sont ciblés les musulmans.
J'ai un «problème» aussi quand je vois trois jeunes étudiants, dans un cours sur les grands textes littéraires, philosophiques et religieux ayant modelé la civilisation du pourtour méditerranéen, me déclarer qu'ils n'iront pas lire les mythes de la Genèse parce que «leur religion leur interdit d'ouvrir ce livre» et que «dans un établissement laïque, on n'a pas à lire ça». Qu'il me faille, à moi, expliquer à des jeunes de 20 ans intelligents et parfaitement éduqués que la laïcité n'est pas l'inculture, que lorsque j'ai annoncé que nous allions par la suite nous intéresser au Coran et à son histoire, ça n'avait pas eu l'air de les choquer et qu'enfin ces mythes sont le fondement de leur propre religion, cela me consterne.
J'ai un «problème» quand j'évoque dans un débat les nombreux Français «de culture musulmane» et que Tariq Ramadan me répond: «Cela n'existe pas. Il y a des musulmans et des non-musulmans.» Car une telle conception des religions (qu'on parle de l'islam, duchristianisme ou du judaïsme) est le début de l'intégrisme. Elle nie la possibilité des individus de vivre dans le souvenir des rites qui les ont construits tout en s'émancipant de la religion elle-même.
Pour ma part, cher compatriote, je crois que toute religion est compatible avec laRépublique, et je suis confirmée dans cette idée par les musulmans laïques qui vivent leur foi dans l'intimité. Mais je connais la sensibilité de la France, qui a évacué les religions vers la sphère privée, face à des pratiques ritualistes rendant le croyant visible dans l'espace public. Et je sais que la plus grande marque de respect est de traiter chacun selon la règle commune, justement parce que nous sommes tous citoyens à part entière.
Mais quand un fou ou un frustré endoctriné tue en se réclamant de l'islam, j'espère entendre ta voix, cher compatriote, me dire que tu récuses cette façon abjecte d'enrôler ta religion. Et ce n'est pas te demander de te justifier mais affirmer un fait. Comme moi j'affirme que la France, dans son histoire, a parfois renié ses valeurs, et qu'il y a eu desOradour-sur-Glane en Algérie, et que l'Indochine est un gâchis affreux. Et ce n'est pas de la repentance car les Français d'aujourd'hui ne sont pas comptables des fautes de leurs pères. Mais il y a des choses qui vont mieux en les disant. Car tous les morts se valent, et je veux pleurer avec toi les enfants massacrés de Gaza autant que les enfants chrétiens martyrisés de Mossoul.
Vivre en bonne entente, cher compatriote, c'est avoir confiance en l'autre, qui est un semblable. Et nous avons un destin commun dans ce pays, la France, qui a développé un compromis social et politique que nous devons préserver toi et moi.
lundi 28 juillet 2014
L’individu face à ses choix (1) : L’individu perdu dans un univers complexe
Il semble communément admis aujourd’hui que la somme des décisions individuelles ne peut atteindre l’optimum collectif. À la main invisible d’Adam Smith, selon laquelle la somme des intérêts particuliers constitue l’intérêt général, Keynes a répondu par sa métaphore de la pièce de théâtre : si un spectateur se lève pour mieux voir la scène, ceux assis derrière lui doivent aussi se lever, et toute la salle finit debout sans que personne ne jouisse d’une meilleure vue.
Depuis, le dilemme du prisonnier et la théorie des jeux ont encore compliqué la vie de l’individu : les décisions ne sont pas bonnes ou mauvaises, mais le sont selon le comportement des autres. Cette théorie est très bien illustrée par le jeu anglais du « Split or Steal » où deux candidats s’affrontent en phase finale avec le choix de partager ou voler.
- S’ils choisissent tous les deux de partager, ils partagent les gains.
- Si l’un vole et que l’autre partage, le voleur prend tout.
- Si les deux volent, personne ne touche rien.
Un candidat a trouvé la bonne stratégie : en annonçant fermement à son adversaire qu’il allait voler et que son choix était irrévocable, il l’a conduit à partager pour ne pas sacrifier le gain collectif ; il a en réalité choisi de partager, à la surprise (heureuse) de son adversaire.
Malheureusement, la théorie originale n’offre pas aux participants du dilemme du prisonnier de communiquer. Et communiquer ne rend pas les choses plus simples à l’heure de l’information instantanée mais asymétrique et imparfaite dont la maîtrise est si cruciale ; le monde est trop complexe pour l’individu, et le politicien vient heureusement à son secours (car pour lui, le monde est d’une simplicité consternante).
Imaginons par exemple que Bison Futé déclare vendredi vert et samedi rouge sur les routes de France, et que la grande majorité des vacanciers suive son conseil de préférer pour la route du retour le vendredi au samedi. Samedi devient vert, vendredi rouge, et tous ceux qui ont écourté leurs vacances pour éviter de pénibles embouteillages sont victimes de leur prévoyance. Vraiment, l’individu n’a pas la tâche facile.
Et c’est pourquoi nous aurions besoin d’une réglementation, assurée par une autorité impartiale et désintéressée en toutes circonstances (comme on peut le constater chaque jour, par exemple dans le combat des taxis contre les VTC) pour permettre aux individus de prendre des décisions qui ne nuiront pas trop au bien-être général. Pour cela, les traditionnels carotte et bâton sont bien entendu de mise ; en punissant les mauvais comportements et en encourageant les bons, on parviendra à orienter le choix de l’individu vers la meilleure issue collective.
Mais il se trouve que la régulation connait elle aussi ses écueils. Le bonus/malus écologique à l’achat de voitures a, par exemple, favorisé en France l’achat de voitures étrangères moins polluantes ; les objectifs environnementaux du gouvernement n’étaient pas compatibles avec ses objectifs économiques et sociaux. Mince alors.
Il existe, bien sûr, des parades. Comme dans l’exemple évoqué plus haut, où un candidat a influencé son adversaire en ne lui voulant en réalité que du bien, la crédibilité importe énormément. En étant crédible dans son rôle d’égoïste à courte vue, il a pu obtenir gain de cause et se montrer généreux sans prendre le risque que son adversaire utilise sa générosité pour le voler.
Il n’a pas vraiment inventé cette stratégie ; on la retrouve, par exemple, dans la grande distribution. Pour éviter une guerre des prix, certaines enseignes promettent à leurs clients de leur rembourser deux ou trois fois la différence s’ils trouvent moins cher ailleurs. Tous leurs concurrents savent qu’en cas de guerre des prix, ces enseignes iront jusqu’au bout ; elles s’y sont engagées non par la menace, mais par une offre spécifique à leurs clients. Une annonce crédible.
Il est évidemment difficile d’être crédible quand on est un homme politique en France. On peut promettre monts et merveilles aux entrepreneurs pour que l’économie reparte ; ils savent bien que les engagements pris sont rarement tenus. Quand François Hollande demande aux Français de reprendre confiance, les Français comprennent bien que la situation ne s’y prête pas vraiment. Les politiciens pourraient changer la donne s’ils faisaient preuve de transparence, et ce serait bien la moindre des choses de la part d’hommes et femmes censés être au service des citoyens, mais ils ont apparemment d’autres priorités.
Et, si les hommes politiques ont toutes les difficultés à prendre les bonnes décisions, ce n’est pas seulement parce qu’ils sont bornés et incompétents ; ils sont aussi à la poursuite d’objectifs qu’ils rendent incompatibles entre eux, faute de comprendre l’économie.
Mais alors, comment faire en sorte que les individus prennent individuellement et collectivement les bonnes décisions ? La réponse dans la deuxième partie.
Si la somme des décisions individuelles ne peut atteindre l’optimum collectif, faut-il pour autant s’en remettre aux hommes politiques ?
La nécessaire libération fiscale
Le jour de libération fiscale » devrait s’appeler « jour de suspension temporaire de l’esclavage fiscal
Certes les défenseurs de l’oppression fiscale ne manqueront pas de prétendre que l’impôt est le prix légitime que l’on doit payer pour recevoir tous les bienfaits que l’État apporte aux citoyens. Mais c’est oublier tout simplement que l’impôt est imposé, c’est-à-dire qu’il est le résultat de l’exercice de la contrainte. Or, ce n’est pas parce que celle-ci est légale qu’elle peut être considérée comme légitime et moralement justifiée. L’État n’est-il pas défini traditionnellement comme cette institution qui a le monopole de la contrainte légale ? C’est cette position de monopole qui lui permet de mettre les citoyens en esclavage. Il y a donc, de ce point de vue, une différence totale entre l’impôt – présenté comme le prix des biens publics – et les prix du marché, car ces derniers sont le résultat de l’exercice de leur libre volonté par les individus : par l’échange libre, chacun des deux échangistes accroît son bien-être. Il n’en va évidemment pas de même pour l’impôt et les dépenses publiques !
Le « jour de libération fiscale » – le 27 ou le 28 juillet selon Contribuables associés oul’Institut économique Molinari – représente le jour à partir duquel le salarié moyen cesse de travailler pour l’État, en tant que contribuable, et peut en effet profiter pour lui-même et sa famille du fruit de ses efforts. Ce jour de libération fiscale pourrait d’ailleurs aussi bien s’appeler « jour de suspension temporaire de l’esclavage fiscal » car il s’agit bien d’un esclavage des temps modernes, en particulier en France, pays qui détient le triste record d’être dans le peloton de tête dans ce domaine. Un esclave est en effet un individu qui est obligé de travailler sous la contrainte au profit de ses maîtres (qui lui donnent en contrepartie partielle le vivre et le couvert). C’est bien dans cette situation que se trouve le contribuable français. Et ceci est d’autant plus vrai que le « jour de libération fiscale » consiste à célébrer la libération du salarié moyen, mais que certains salariés, entrepreneurs, membres de professions libérales, sportifs ou artistes – c’est-à-dire tous ceux dont les talents permettent encore aux Français de ne pas vivre dans la misère matérielle, intellectuelle et culturelle – ne sont libérés que bien plus tard, sans doute même en décembre pour certains d’entre eux.
Bien sûr, on dira que l’impôt étant démocratiquement voté, il est l’expression de la « volonté populaire ». Or, tout d’abord, on élit des représentants qui sont ensuite libres de prendre des décisions de manière discrétionnaire et les contribuables-électeurs n’ont d’ailleurs le choix qu’entre un nombre limité de maîtres d’esclaves fiscaux ; par ailleurs on peut toujours trouver une majorité pour brimer une minorité. Mais il y a aussi le fait que beaucoup de gens supportent un fardeau fiscal sans en être conscients, par exemple tous ceux qui sont exemptés d’impôt sur le revenu. La fiscalité repose donc sur un mensonge d’État terrifiant. Et c’est, entre autres raisons, ce manque de transparence qui explique l’absence de révolte fiscale de la part des esclaves fiscaux1.
Le seul moyen d’échapper (partiellement) à l’impôt consiste à réduire ses efforts de travail, d’épargne, d’investissement, ou de choisir l’exil. C’est bien ce qui se passe en France et c’est pour cette raison que la croissance y est faible et le chômage élevé depuis des années. C’est par ailleurs ainsi que les Français perdent le concours de nombreux innovateurs qui partent exercer leurs talents sous des cieux plus cléments. C’est pourquoi une réforme fiscale très rapide et de très grande dimension, consistant à supprimer les effets les plus désincitatifs de la fiscalité (progressivité, taxation du capital) constituerait le meilleur des investissements qu’un gouvernement pourrait faire, s’il était véritablement soucieux du bien-être de ses administrés. Mais cette réforme fiscale n’est pas seulement une exigence économique pour favoriser la prospérité de tous. Elle est aussi – et même peut-être surtout – une exigence morale. Chaque année les présidents de la République française célèbrent en grande pompe l’abolition de l’esclavage. On aimerait en voir un célébrer le jour de libération fiscale et surtout décider une véritable libération fiscale.
La nécessaire libération fiscale
La pudeur et la liberté
Comme souvent, la nouvelle a été reprise par les journaux français durant l'été 2012 en un choeur qui relevait pratiquement de la campagne de presse: les seins nus sur les plages n'étaient plus à la mode. Il fallait entendre qu'ils ne l'étaient plus en France car aucun journaliste, et pour cause, ne se serait aventuré à décréter la fin du topless en Espagne ou en Croatie.
La pratique des seins nus ou de la nudité complète n'a guère reculé en effet dans ces deux pays pourtant peuplés, durant l'été, de millions de Français. C'est à croire qu'après avoir lu et répété partout que les seins nus étaient devenus ringards chez nous, les estivantes subissaient une lobotomie en passant la frontière.
Et puis soudain, l'année suivante, l'intimidation au nom de la mode n'ayant pas suffi, les magazines ont multiplié les dossiers spéciaux sur les UV et le cancer de la peau. Là encore, on n'a observé aucun changement sur les plages espagnoles. En revanche à Cannes, Nice ou Sète, les femmes ont commencé à cacher leurs seins . Mais était-ce vraiment par crainte de la ringardise et par peur des coups de soleil? Il y a probablement une explication complémentaire. En France, depuis le Tartuffe de Molière, quand on invite les femmes à cacher ces seins qu'on «ne saurait voir», c'est pour des raisons morales et religieuses. Or qui pourrait avoir intérêt, parmi ceux qui croient en Dieu, à convaincre les femmes que leur poitrine est indécente? Les jeunesses catholiques? Les scouts de France? Et surtout comment y parvient-on à Cannes, alors qu'à Barcelone elles se moquent des UV?
Dommage que nous n'ayons ni le temps ni la liberté de mener à bien cette enquête intéressante qui devrait nécessairement se pencher sur les raisons de la fermeture des piscines municipales dans la périphérie parisienne. Nous nous contenterons d'inciter le lecteur à comparer la conduite de la jeunesse masculine le long des plages de la Méditerranée, de Nice à Alicante. Observe t-on, entre les jeunes hommes de ces deux rivages, des différences de comportement à l'égard des femmes? Y aurait-il, (pure supposition), intimidation dans un cas et indifférence dans l'autre? Ce n'est pas impossible.
Lorsqu'une jeune bruxelloise, étudiante dans une école de cinéma, subit trente assauts verbaux «culturellement connotés» pour avoir osé porter la jupe dans un quartier populaire de sa ville natale, ou lorsque certains pays qui présentent, à grands frais, nos œuvres dans leurs musées , en refusent un tiers pour nudité «inappropriée», on se rend compte que les névroses en matière de seins nus ont une histoire et qu'elle n'est pas la nôtre. Nos artistes ont peint trop de baigneuses depuis le XVIème siècle pour que nous nous laissions intimider par une redéfinition de l'indécence conjuguée à de nouveaux interdits alimentaires.
Arnaud Danjean : «Le contrat Mistral avec la Russie ? Une connerie ! »
Député européen UMP, Arnaud Danjean est un spécialiste des questions de défense à la commission des affaires étrangères du Parlement de Strasbourg
La France doit-elle livrer les deux Mistral à la Russie ?
Cette affaire est une connerie depuis le début ! Et maintenant, on doit vivre avec et il n'y a plus que de mauvaises options.
Cette affaire est une connerie depuis le début ! Et maintenant, on doit vivre avec et il n'y a plus que de mauvaises options.
Pourquoi une connerie ?
Parce qu'on a enrobé ce qui était avant tout un accord commercial et industriel sous des considérations stratégiques de rapprochement avec la Russie. Dès le départ, il y avait un risque et j'ai toujours eu des doutes profonds sur l'opportunité de donner de tels gages à un partenariat aussi virtuel avec la Russie. Car un tel partenariat ne peut reposer que sur une appréciation commune de la situation stratégique. Ce n'était pas le cas en 2011 : on était alors en bisbilles avec Moscou sur la Géorgie, l'Iran ou la défense antimissile. Ce n'est évidemment toujours pas le cas aujourd'hui, sur la Syrie et l'Ukraine.
Que faire alors ?
Nous sommes coincés. La meilleure solution, si elle est possible juridiquement, serait de suspendre cette livraison, même si c'est sans doute un peu lâche... Je crois toutefois que les navires seront finalement livrés car il s'agit d'un engagement de l'Etat français et que sa rupture aurait des conséquences financières considérables.
Nous sommes coincés. La meilleure solution, si elle est possible juridiquement, serait de suspendre cette livraison, même si c'est sans doute un peu lâche... Je crois toutefois que les navires seront finalement livrés car il s'agit d'un engagement de l'Etat français et que sa rupture aurait des conséquences financières considérables.
Depuis le Parlement européen, comment jugez vous la réaction de nos partenaires et alliés ?
Cette livraison est un irritant très fort, notamment pour les Polonais ou les Baltes, où cette affaire suscite une émotion authentique et légitime. Mais il y a une part de mauvaise foi dans les protestations. Lorsque la Russie a voulu acheter de tels navires, d'autres pays européens étaient sur les rangs, comme l'Espagne ou les Pays-Bas... Plusieurs Etats vendent des matériels de sécurité et de défense à la Russie, même s'ils sont moins emblématiques que les Mistral. Les Américains exercent sur nous une énorme pression, mais j'observe que les autres pays européens, comme l'Allemagne ou l'Italie, sont beaucoup plus modérés.
Cette livraison est un irritant très fort, notamment pour les Polonais ou les Baltes, où cette affaire suscite une émotion authentique et légitime. Mais il y a une part de mauvaise foi dans les protestations. Lorsque la Russie a voulu acheter de tels navires, d'autres pays européens étaient sur les rangs, comme l'Espagne ou les Pays-Bas... Plusieurs Etats vendent des matériels de sécurité et de défense à la Russie, même s'ils sont moins emblématiques que les Mistral. Les Américains exercent sur nous une énorme pression, mais j'observe que les autres pays européens, comme l'Allemagne ou l'Italie, sont beaucoup plus modérés.
La loi du malheur
La loi du malheur
Le malheur est un sujet qui nous hante et l’été y est propice. 118 morts dans le crash du vol Alger-Ougadougou, dont 54 Français, et des familles entières décimées, des personnes heureuses de partir en vacances et soudain précipitées dans l’horreur. Un accident de la route a fait 5 morts, deux jeunes femmes et trois enfants. Le con joint de l’une d’elle et père de l’un des petits disparus, 7 ans, s’est donné la mort à Limoge. Perdre d’un seul coup deux personnes aimées, dont un bout-de-chou de 7 ans qu’on ne serrera plus jamais contre soi, comment serait-ce supportable? Pourquoi, comment le hasard se met-il à frapper et à jeter le malheur sur les uns, sur les autres, accident, maladie, catastrophe? Peut on y échapper, sur plusieurs générations?
Revenons au vol AH 5017. Il était en effet indispensable que les plus hautes autorités de l’Etat donnent un signe de solidarité en direction des proches des victimes en les recevant et en les prenant en charge. Toutefois, de sensibilité personnelle, il me semble que cela devrait se faire dans la discrétion, le silence, le recueillement. La médiatisation, les "drapeaux en berne", le "deuil de trois jours", le discours appelant à "l’union nationale", me paraissent étrangement décalés, hors de propos, et pour tout dire, à côté de la plaque.
Gendarmerie : vers la fin des camionnettes bleues
Une page de la longue histoire de la gendarmerie se tourne avec la fin programmée des camionnettes bleues, la "monture" traditionnelle des brigades territoriales.
La Direction générale de la gendarmerie nationales (DGGN) vient en effet de simplifier les différents types de véhicules en dotation dans les unités, au travers du nouveau service commun des achats du Ministère de l'Intérieur pour la police, la gendarmerie et la sécurité civile" ( SAELSI ).
Jusqu'à présent, les brigades territoriales de la genadarmerie départementale avaient des véhicules dit d'intervention (Renault Mégane Estate, Ford Focus Break voire Peugeot expert Tepee) équipés d'une rampe lumineuse, de la radio avec sa bulle tactique et d'un ordinateur et de véhicules dits secondaires ou de liaison, équipés seulement d'un gyrophare halogène et d'une radio (Renault Clio ou Kango). Il n'y aura plus désormais que des véhicules de patrouilles (dit de capacité intermédiaire) avec la généralisation des Peugeot Partner (photo) tous équipés comme des "véhicules d'interventions". (1)
Cette généralisation des Partner en nouvelle sérigraphie "jaune" entraînera de fait l'arrêt des commandes à partir de 2014 des véhicules dits de grande capacité, les célèbres camionnettes bleues, comme les Peugeot Expert Tepee ou les Renault Trafics.
Beaucoup considèrent que le parc auto de la gendarmerie, qui constitue son "armement" de base, est dans un état castastrophique et tarde à être renouvelé. Malgré les efforts du général Favier (DGGN), il n'y a toujours pas de commande de véhicules neufs sur le budget 2014
(1) Les Ford Focus resteront dans les PSIG ou certaines BT, alors que les brigades et sections de recherches auront un parc auto entièrement banalisés.
les BR et les SR ayant leur parc auto entièrement banalisé
Photo : la Peugeot Partner
Rule, Britannia
Il était une fois deux vieux pays, héritiers d’une riche histoire, tous deux de poids économique comparable, qui furent pareillement frappés par un tsunami économique venu d’Amérique. C’était il y a six ans. Submergés, les deux pays ont, chacun de leur côté, appliqué des recettes opposées pour sortir la tête de l’eau.
Quand la France comptait sur le gilet de sauvetage étatique pour surnager et colmatait les fuites à coups de dépenses sociales, la Grande-Bretagne jetait du lest par-dessus bord et misait tout sur l’entreprise. Elle a réformé son marché du travail, pour le rendre plus flexible. Elle a taillé dans les effectifs de la fonction publique, diminué les dépenses sociales, allégé l’impôt sur les sociétés et supprimé la tranche maximale de l’impôt sur le revenu.
La leçon de l’histoire apparaît en pleine lumière cet été. La Grande-Bretagne vogue vers le grand large, portée par des courants favorables. La France est toujours échouée sur les hauts-fonds. La première affiche un dynamisme économique insolent : le Fonds monétaire international (FMI) vient de réviser à la hausse sa prévision de croissance à 3,2 % cette année et 2,7 % l’an prochain. Aucun grand pays occidental ne fait mieux. Le taux de chômage outre-Manche va tomber à 6,9 % de la population active cette année et continuera à refluer rapidement. En France, il dépasse les 10 % et le FMI ne prévoit aucune décrue avant 2016, au plus tôt. Pôle Emploi vient d’annoncer une nouvelle hausse du nombre de ses inscrits au mois de juin. Est-ce un hasard si, des deux pays, la France est celui où le poids de l’Etat ne cesse d’augmenter ? Le Royaume-Uni a déjà fêté son jour de libération fiscale le 12 mai. Chez nous, c’est seulement le 28 juillet.
Le ministre grec de la Défense désigné candidat à un poste de commissaire européen
Le ministre grec de la Défense, Dimitris Avramopoulos, a été désigné dimanche candidat de la Grèce à un poste de commissaire européen, a annoncé le gouvernement grec dans un communiqué.
Ce fidèle du Premier ministre conservateur, Antonis Samaras, occupe également le poste de président-adjoint de la Nouvelle Démocratie (ND), le parti dirigé par M. Samaras.
Agé de 61 ans, Dimitris Avramopoulos est un pilier des gouvernements de droite, ayant occupé les portefeuilles de la Santé (2006-2009) et des Affaires étrangères (2012-2013).
Député, il a également été maire d'Athènes pour deux mandats de 1995 à 2002, après une carrière diplomatique.
La candidature grecque à la commission européenne devait recueillir l'assentiment des socialistes, partenaire de la coalition gouvernementale. La candidature de l'ancienne ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, a été écartée.
La socialiste grecque Maria Damanaki est commissaire européenne aux Affaires maritimes et à la pêche dans la commission sortante.
Le prochain président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a été récemment élu par le Parlement européen. Les Etats membres de l'UE doivent désigner d'ici à fin juillet leurs candidats pour intégrer son équipe, qui sera investie en octobre par le Parlement pour prendre ses fonctions début novembre.
Ce fidèle du Premier ministre conservateur, Antonis Samaras, occupe également le poste de président-adjoint de la Nouvelle Démocratie (ND), le parti dirigé par M. Samaras.
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| Ce n'est pas le meilleur choix, Dora Bakoyiannis eut été plus judicieux |
Agé de 61 ans, Dimitris Avramopoulos est un pilier des gouvernements de droite, ayant occupé les portefeuilles de la Santé (2006-2009) et des Affaires étrangères (2012-2013).
Député, il a également été maire d'Athènes pour deux mandats de 1995 à 2002, après une carrière diplomatique.
La candidature grecque à la commission européenne devait recueillir l'assentiment des socialistes, partenaire de la coalition gouvernementale. La candidature de l'ancienne ministre des Affaires étrangères, Dora Bakoyannis, a été écartée.
La socialiste grecque Maria Damanaki est commissaire européenne aux Affaires maritimes et à la pêche dans la commission sortante.
Le prochain président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a été récemment élu par le Parlement européen. Les Etats membres de l'UE doivent désigner d'ici à fin juillet leurs candidats pour intégrer son équipe, qui sera investie en octobre par le Parlement pour prendre ses fonctions début novembre.
Grèce: 817 euros nets, salaire moyen en 2013 (presse)
Le salaire moyen net dans le secteur privé grec s'est élevé à 817 euros par mois en 2013, soit 20% de moins qu'en 2009, au début de la crise économique et sociale qui a frappé le pays, selon des chiffres de la principale caisse d'assurance sociale publiés dimanche par le quotidien Kathimerini.
En 2009, la salaire net moyen atteignait 1.014 euros.
Selon les données de l'IKA, qui regroupe la majorité des assurés sociaux du privé, quatre salariés sur dix (39,2%) a touché en 2013 moins de 750 euros bruts par mois (environ 630 euros nets) dont 23,2% a touché moins de 500 euros bruts.
Plus de la moitié (53,7%) a touché moins de 1.000 euros bruts (environ 820 euros nets).
Dans le même temps, le nombre de salariés touchant plus de 4.000 euros (3% du total des salariés) a augmenté de 56% entre 2012 et 2013.
En deux ans, le nombre de salariés à temps partiel a augmenté de 41%. Ils représentaient près d'un quart des salariés en 2013.
Plombée par sa dette publique, la Grèce s'efforce laborieusement de sortir de la crise en appliquant depuis 2010 un plan draconien d'austérité dicté par l'UE et le FMI, en contrepartie de son renflouement.
Ces mesures ont considérablement réduit le niveau de vie de toutes les catégories de la population: fonctionnaires, salariés, commerçants, retraités.
Le salaire minimum, raboté à plusieurs reprises, est gelé jusqu'en 2016 à 580 euros par mois et 511 euros pour les moins de 25 ans.
L'économie, minée par un chômage qui atteint 27%, devrait toutefois amorcer une légère reprise cette année.
dimanche 27 juillet 2014
RAPPEL
RAPPEL
Par leur ampleur ou parce qu’ils renvoient à l’intime (une famille, des enfants), il est des drames qui frappent les imaginations, drainant derrière eux un flot de larmes et d’émotions. Fin mai, un couple et leur fils de quatre ans perdaient la vie sur la route, laissant neuf orphelins. Hier, en fin d’après-midi, sur la D619 qui traverse le département de l’Aube d’est en ouest, quatre gamins et un jeune de 20 ans (six personnes au total) ont trouvé la mort dans une collision entre un poids lourd et un minibus. Le matin même, sur cet axe très fréquenté et dangereux, une personne s’était déjà tuée. Entre deux week-ends de grands départs en vacances, la cruauté du drame de l’Aube ne peut se lire que comme un douloureux rappel à la réalité. Après une année 2013 exceptionnellement « bonne » (3.250 décès au lieu de 3.645 en 2012), les chiffres de l’accidentalité routière sont repartis à la hausse. 28 % de tués en plus rien que pour avril, près de 15 % sur les six premiers mois. Pas un « accident statistique », un renversement de tendance. Pire, un relâchement. En cause, toujours la vitesse, l’alcool ou la somnolence au volant. Un constat qui porte une certitude. Sans mesures nouvelles et fortes, l’objectif des 2.000 tués sur la route en 2020 restera vœu pieux.
Gaza : 15 morts dans une école de l’ONU
Gaza : 15 morts dans une école de l’ONU
Un obus israélien a tué jeudi (24/7) quinze personnes dans une école de l\‘ONU de la bande de Gaza, alors que le bilan de l‘opération militaire contre le Hamas a dépassé vendredi les 800 morts palestiniens en 17 jours de raid.
Dans cette école de l'Agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA), située à Beït Hanoun, dans le Nord de l'enclave palestinienne, où étaient hébergées des personnes déplacées par les combats, il y avait des femmes, des enfants et des employés de l'Organisation.
L'armée israélienne a déclaré avoir riposté à des tirs de roquette par des combattants du Hamas, depuis la zone de Beït Hanoun. Quelque 110 000 civils de Gaza, où s'entassent 1,8 million d'habitants, se sont réfugiés dans les écoles de l'UNRWA. 116 écoles de Gaza, dont 75 de l'UNWRA, ont été endommagées par les tirs israéliens depuis le 8 juillet.
Le conflit menace en outre de s'étendre à la Cisjordanie occupée, où de violents affrontements entre Palestiniens et forces de sécurité israéliennes ont fait un mort jeudi soir.
Trêve élusive
Dans ce contexte, le cabinet de sécurité israélien devait se réunir vendredi pour discuter une proposition de cessez-le-feu transmise au Premier ministre Benjamin Netanyahu par le secrétaire d'Etat américain John Kerry, lors d'une rencontre mercredi à Tel-Aviv.
« Si le Hamas accepte la proposition américaine, il n'est pas impossible qu'il y ait aussi une décision israélienne pour l'accepter », a indiqué la radio publique.
« L'espoir de cessez-le-feu qu'avait fait naître John Kerry mercredi est toujours vivant », a assuré de son côté jeudi le président palestinien Mahmoud Abbas après avoir rencontré le roi Abdallah de Jordanie. Il a demandé que soit appuyée la proposition égyptienne de cessez-le-feu rejetée par le Hamas la semaine dernière.
Le lourd bilan des pertes civiles suscite de fortes critiques contre Israël. Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a diligenté une enquête sur de possibles « crimes de guerre » commis par l'armée tout en dénonçant les attaques aveugles du Hamas en Israël. Ce qui a provoqué la colère du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui a dénoncé « une parodie de justice » et a de nouveau accusé le Hamas d'utiliser la population de Gaza comme « bouclier humain ».
Israël semble déterminé à mener à terme son opération visant à détruire l'arsenal militaire du Hamas et de son allié du Jihad islamique, notamment les roquettes et tunnels utilisés pour les attaques au cœur de l'Etat hébreu.
« Nous ne ferons aucun compromis sur cet objectif », a prévenu le ministre de l'Intérieur, Gédéon Saar. Youval Steinitz, chargé du Renseignement, a même évoqué « l'option de la prise de contrôle de la bande de Gaza », gouverné par le Hamas depuis 2007.
Avant d'étudier tout cessez-le-feu, le mouvement islamiste exige une levée du blocus imposé depuis 2006.
« Nous voulons un aéroport, un port, nous voulons nous ouvrir au monde. Nous ne voulons pas être contrôlés par une frontière qui fait de Gaza la plus grande prison du monde », a affirmé le chef en exil du Hamas, Khaled Mechaal, dans un entretien jeudi à la BBC.
Les millions de Hollande
De son côté le président François Hollande, toujours dispendieux avec notre argent, a annoncé le déblocage par la France de 11 millions d'eurospour l'aide humanitaire à Gaza. Sur ces 11 millions d'euros, huit seront versés à l'Autorité palestinienne, installée en Cisjordanie, et trois aux Nations-Unies et à des organisations non gouvernementales (ONG).
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