TOUT EST DIT

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lundi 20 août 2012

L'EDITO 

Pas d’Asiatique sur les dollars canadiens

La Banque du Canada, qui avait initialement prévu de faire figurer sur son billet de 100 dollars l'image d'une chercheuse asiatique, a finalement dû renoncer à cette initiative après qu'un panel de citoyens ont vivement critiqué ce choix, a-t-on appris vendredi.
Sur le billet mis en circulation en novembre, la chercheuse paraît finalement d'origine européenne. Le Conseil national des Canadiens chinois a déploré vendredi que la Banque ait "cédé face à une réaction raciste".
Le projet original présentait à l'endos du billet en polymère une Asiatique penchée sur un microscope et un flacon d'insuline, illustration de la recherche médicale au Canada. Mais lors de l'examen du projet de billet par des groupes de discussion, certains participants ont jugé que la jeune femme "semblait représenter un groupe ethnique particulier", alors que, par principe, la banque centrale "évite de représenter un groupe ethnique spécifique", a indiqué l'institution.
Selon un rapport résumant la recherche préalable, un panel de Toronto avait vu dans le projet initial un reflet du "multiculturalisme", une valeur jugée positive. Mais un groupe de Montréal avait observé que "la seule personne sur le billet canadien était asiatique".

"Pourquoi une femme ? Pourquoi une Asiatique ? (...) Les Asiatiques sont forts en sciences et en maths. Je n'aime pas l'implication. (...) Je trouve ça arrogant et prétentieux. Ce n'est pas notre style en tant que Canadiens", avait encore indiqué ce groupe. Pays d'immigration, le Canada compte près d'un million et demi de citoyens d'origine asiatique.

La droite cogne sur les cent jours de Hollande

François Hollande vient de passer, mardi, le cap symbolique des cent jours au pouvoir. L'opposition en profite pour dresser un bilan des actions du chef de l’État depuis son élection. Entre "immobilisme" selon Laurent Wauquiez et "conservatisme" pour Jean-François Copé, florilège des réactions.
Cent jours, mardi, que François Hollande a accédé au pouvoir. L'opposition - UMP en tête - en profite pour dresser le bilan de cette période symbolique.
Mardi matin, l'ancien ministre de l’Éducation du gouvernement Fillon, Luc Chatel, a évoqué un "sentiment de capitulation" de la part du président de la République. "Capitulation face aux promesses de campagne qui ne sont pas tenues, capitulation face à la situation économique (...) et puis capitulation face à la situation internationale où l'absence de la France, alors qu'elle préside le Conseil de sécurité des Nations unies, se fait cruellement sentir", a-t-il poursuivi sur i-Télé. Et de détailler les promesses qui à ses yeux sont "non tenues" : le big bang fiscal (qui) n'a pas eu lieu", "la question des carburants" puis "le doublement du plafonnement du livret A" et la "caution solidaire sur le logement".

"Une haine antisarkozyste"

Jean-François Copé, sur l'antenne d'Europe 1 au même moment, a fait écho aux propos de l'ancien ministre estimant que les cent jours avaient été dominés par une "haine antisarkozyste". "Sur le plan de l'état d'esprit, c'est vraiment le conservatisme : on refuse toute réforme importante, on en annonce aucune, et on reporte celles qui sont nécessaires dans tous les domaines", a expliqué le patron de l'UMP.
Et Jean-François Copé d'insister sur le plan économique où aucune "stratégie" n'est mise en place, ni "aucune mesure pour renforcer la compétitivité des entreprises, relocaliser les activités en France". "Même inquiétude" sur le plan de la sécurité pour le député de Seine-et-Marne qui dénonce "un laxisme à tous les étages" évoquant notamment certaines annonces de Christiane Taubira, la ministre de la Justice.

"Maintenant signifie plus tard"

Le week-end dernier, François Fillon, en convalescence dans le Sarthe en raison d'une fracture de la la malléole, avait ouvert les hostilités à l'encontre de François Hollande dans les colonnes du quotidien régional Ouest France. Selon lui, le chef de l'état donne " le sentiment de ne pas prendre la mesure de la gravité de la crise, d’être en 1981 ou 1990 à une époque où on avait de la marge". Pour l'ancien Premier ministre, les mesures prises depuis trois mois vont "à l'encontre du bon sens économique". " On décourage les heures supplémentaires, on augmente le coût du travail, on accable d’impôts les entreprises. L’Allemagne "nous fera payer dans les prochaines semaines l’humiliation qu’on lui a fait subir", prévient-il.
François Fillon reproche également au président de la République de ne supprimer que les décisions antérieures, comme si son rêve était "un retour à la normale"."Mais il n’y aura pas de retour à la normale. On est assis sur le bord d’un volcan, l’Europe est au bord de la dislocation", explique-t-il avant d'ajouter : "je suis sévère tout en sachant que la tâche est difficile".
Les réseaux sociaux ont également été un moyen de dresser un bilan des cent premiers jours du président Hollande. Lundi, Laurent Wauquiez pointait du doigt un phénomène "d'immobilisme…en marche!". Tandis que Christian Estrosi considère que ces cent jours ont permis d'apprendre une chose : "maintenant signifie plus tard", écrit mardi le maire de Nice sur son compte. Pour Valérie Pécresse, ex-porte parole du gouvernement, il s'agit tout simplement de "cent jours perdus pour la croissance et l'emploi".
ILS FERAIENT MIEUX DE CHERCHER L'HARMONIE AU SEIN DE L'UMP, 
C'EST PLUS CONSTRUCTIF.

Hollande a pris trop de vacances

François Hollande est rentré hier à Paris après trois semaines passées à Brégançon. Apparemment, il vous a manqué. Votre parti pris : Hollande a pris trop de vacances.
Ce n'est pas tant à moi qu'il a manqué, mais à ses devoirs - peut-être à ses engagements. Qu'on le veuille ou non, le présidentialisme français est ainsi fait que l'absence du président laisse forcément un grand vide. Dans l'apparence du pouvoir, mais aussi dans la réalité. S'il y avait eu des décisions importantes prises cet été, on en aurait entendu parler ! De ce point de vue, les longues, trop longues vacances de François Hollande ont prolongé une impression qui était déjà fâcheuse : celle d'un président peu pressé de régler des questions de plus en plus pressantes.

Les bidochons se bidonnent
Jean-Luc Mélenchon disait dans Le Journal du dimanche hier : "Cent jours pour presque rien." Vous êtes d'accord avec ce jugement ?
Mélenchon exagère, mais il est sûr qu'il traduit une inquiétude qui s'exprime un peu partout - y compris à gauche, y compris au PS. Qu'Arnaud Montebourg, qui est censé incarner au gouvernement le volontarisme face à la crise, en soit à plaider, pour lui répondre, qu'on ne change pas le pays en cent jours, mais en cinq ans, c'est révélateur. Le slogan de François Hollande disait : "Le changement, c'est maintenant." Maintenant, c'est déjà hier. Et pour demain, on n'y voit toujours pas très clair.
Vous croyez vraiment que la présence de François Hollande à l'Élysée pendant l'été aurait changé quelque chose ? Après tout, le chef de l'État a le droit aussi de se reposer, non ?
Moins que les autres. Au passage, dans aucune entreprise un salarié "normal" qui arrive en mai n'a droit à trois semaines de congé en août. Surtout, la crise, les tensions autour de l'euro, les massacres en Syrie, les violences dans les cités..., ce sont des réalités qui ne prennent pas de vacances. Le problème de François Hollande, c'est ce faux rythme qu'il impose en permanence. Jusqu'ici, le gouvernement a surtout déconstruit la politique de Nicolas Sarkozy. Mais la mise en oeuvre de sa propre politique est sans cesse différée. Ça finit par donner une impression d'irréalisme et/ou d'immodestie : comme si François Hollande considérait que les événements allaient s'aligner sur son tempo. On voit bien que ce n'est pas le cas.
Est-ce que François Hollande ne cherche pas, encore et toujours, à souligner le contraste entre son style et celui de Nicolas Sarkozy, qui était en effet beaucoup plus trépidant ?
Évidemment, mais ce n'est qu'en littérature qu'on peut dire : "Le style, c'est l'homme." En politique, ce qui compte, c'est la capacité d'action et de réaction. Dans ce registre, Nicolas Sarkozy en faisait souvent trop. François Hollande n'en fait probablement pas assez. Son été paresseux aura pu donner le sentiment que, pendant que le président grossissait à vue d'oeil, ses ambitions réformistes, elles, avaient tendance à mincir... Les Français sont certainement ravis que François Hollande n'ait pas eu - comme d'autres avant lui - un été pourri. Ils ont besoin d'être vite assurés que ce n'était pas un été... pour rien.

Mouiller sa chemise 
Le président en plastic, c'est Hollande

Après moins de trois semaines de villégiature, François Hollande revient à l’Élysée. Sa rentrée promet d’être aussi chaude que l’actuel épisode caniculaire. Sociales, économiques, politiques, les difficultés seront multiples. La parenthèse des vacances a pu les faire oublier provisoirement. Mais rien n’est parfois plus trompeur que l’oubli.
La déferlante des plans sociaux, amorcée dès le lendemain de la présidentielle, n’en est sans doute qu’à ses débuts. Entre des réductions d’effectifs spectaculaires dans de grands groupes et, bien que moins visibles, les licenciements dans d’innombrables petites et moyennes entreprises, ces deux flux convergents viendront grossir les rangs des chômeurs. Les experts prédisent de surcroît une conjoncture atone, voire récessive, ce qui aggravera encore la situation de l’emploi.
S’ajoutent, par ailleurs, des sujets hautement embarrassants pour les socialistes, parmi lesquels celui du démantèlement des camps de Roms. Manuel Valls traite ces opérations d’une manière avant tout policière, guère différente de celle employée sous la droite, suscitant ainsi des réserves y compris au PS. Une réunion interministérielle est prévue dès cette semaine autour du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, rencontre qui ressemble fort à un recadrage. Sur un tel dossier, comme sur celui de la règle d’or budgétaire – qui sera débattue en septembre au Parlement – la gauche de la gauche ne demande qu’à se réveiller et Jean-Luc Mélenchon, ce week-end, a été le premier à le faire.
Aucun péril immédiat dans la demeure : François Hollande n’a pas besoin des voix du Front de Gauche pour gouverner. Et l’opposition est trop occupée à se choisir un nouveau patron pour être véritablement audible. Il n’empêche que le chef de l’État devra s’adapter au contexte anxiogène qui se profile, en étant à la fois plus présent sur la scène intérieure et plus clair dans des orientations restées beaucoup trop floues.
Bref, comme le dit l’expression populaire que les Français appliquent en ce moment dans leur vie quotidienne, il va falloir « mouiller la chemise ». 
Sinon, à un très bref état de grâce déjà dissipé, succédera, dès l’automne, un premier état de disgrâce.

Tontons flingueurs 

Au secours, ils reviennent ! L’heure de la rentrée des classes n’a pas encore sonné que nos élus, eux, sont déjà sous le préau, prêts à passer la blouse. Requinqués, le teint hâlé et le cartable bourré de petites phrases assassines… Dans le genre tonton flingueur, Mélenchon a encore dégainé le premier, dessoudant les cent jours de Hollande mieux qu’une armée de porte flingues de l’UMP. « Non mais t’as déjà vu ça ? En pleine paix ? Il chante et puis crac, un bourre-pif ! Il est complètement fou ce mec » (1). Pris de court, l’UMP va pouvoir « défourailler » pendant la semaine. Car cette fois ça y est. Le gouvernement a décidé de s’y mettre et d’attaquer le dur. Budget 2013, emploi, carburant, Roms, livret A, délocalisations… Le menu de la rentrée préparé par le boss Hollande est si indigeste que même à La Rochelle cela risque de tourner vinaigre.
Et nous dans tout ça ? Une fois les barillets vides, on passera à la caisse.
(1) > Raoul Volfoni, « Les tontons flingeurs », Michel Audiard

Ouf, Mélenchon est resté aigri !

La campagne des législatives lui avait sans doute donné un coup de nuage sur la tête, à Hénin-Beaumont. Il est allé chercher le soleil au Venezuela. Et revient plus en forme que jamais. Ouf ! Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas soumis au parti socialiste. Ses « fans » vont être contents de voir revenir l'agitateur public numéro un, l'opposant systématique, le donneur de leçons qu'on aime détester et qu'on regretterait s'il se rangeait des voitures. Avec sa gouaille et son vocabulaire fleuri, son air d'être toujours en colère, il manquerait à cette rentrée politique. Dans l'interview qu'il livre au Journal du dimanche, il reproche au gouvernement de n'être pas assez à gauche. Et le prévient : s'il a été marginalisé sur le plan électoral, il entend bien exister bruyamment sur le plan médiatique - la force des minorités. En même temps, son retour remue le couteau dans la plaie la plus difficile à cicatriser de la gauche française : son incapacité à rester unie. Alors que l'union de la droite (l'UMP) vole en éclat après le retrait de Nicolas Sarkozy et à la faveur du combat des chefs Copé-Fillon, c'est finalement le trublion de la gauche qui critique le plus sévèrement François Hollande, en pleine rentrée sous tension pour le Président. Hollande avait réussi à canaliser l'électorat du Front de gauche en s'aliénant le camarade Montebourg. Du coup, c'est le ministre du « redressement productif » qui se retrouve en première ligne du réquisitoire à la Chávez de « Méluche ». Quand on l'entend, on se dit que c'est mieux pour lui qu'il n'ait pas été élu, Jean-Luc Mélenchon. Il se serait ennuyé à devoir gouverner sans pouvoir tout critiquer !

Fin de la récré

Finies les vacances pour Francois Hollande et sa bande avec de nombreux chantiers en cours. Un premier conseil des ministres se tiendra mercredi. Puis, Francois II dinera dès jeudi avec Angela, pour évoquer la crise de la zone euro. Enfin, il recevra Samedi à Paris le premier ministre grec. 
 PLUS QU'UN MOIS POUR TROUVER 15 MILLIARDS
Le gouvernement doit boucler le Budget 2013. Rappelons que ce budget doit ramener le déficit public à 3% en fin d'année prochaine. Et il faut donc trouver 15 milliards en plus des quelque 10 milliards déjà votés. Il sera examiné avec précision par Bruxelles, et par les marchés ...
Attention, c'est moi que je suis le nouveau Président normal, 
vous allez voir ce que vous allez voir, euh c'est à dire rien.
LES ALLEMANDS VEULENT DE MOINS EN MOINS DE LA GRECE
Les besoins financiers d'Athènes atteindraient 14 milliards d'euros contre 11,5 Milliards prévus. Cela donne un argument de plus à ceux qui souhaitent voir la Grèce sortir de la zone euro. Le Ministre Allemand des Finances a déclaré « Nous ne pouvons pas encore une fois faire un nouveau plan d'aide à la Grèce ».
PLUS DE DÉFLATION AU JAPON ??
Après 20 ans à voir ses prix stagner ou reculer, le gouvernement nippon assure un retour de la hausse des prix et promet un rééquilibrage des finances publiques.
PATRICK RICARD EST DECEDE VENDREDI
Fils de l'inventeur du Pastis, il avait hissé l'entreprise familiale au rang de numéro deux des vins et spiritueux.
ASSUREZ VOUS CONTRE TOUT
Les assureurs inventent tout et n'importe quoi en matière d'assurance. Assurer son chien, ses vacances ou encore son mariage. Ces marchés sont très profitables pour les assureurs, avec un taux de commissionnement qui peut aller jusqu'à 80% de la prime. Mais trop d'assurance tue l'assurance et deux offres sur trois connaissent un échec.
LA CANICULE CONTINUE

Fête de la rose : Montebourg et Touraine défendent Hollande après les critiques de Mélenchon

La défense du changement sous la chaleur champêtre : tel était l'exercice du jour pour Arnaud Montebourg et Marisol Touraine,  lors de la traditionnelle "Fête de la Rose", dimanche 19 août à Frangy-en-Bresse (Saône-et-Loire), qui a lancé la rentrée du PS avant la grand messe de La Rochelle. 
Pour la quarantième édition de cette fête, qui s'est déroulée dans un village bourguignon de 600 âmes, le ministre du redressement productif avait invité sa collègue des affaires sociales : "parce qu'elle n'est pas assez connue, alors qu'elle a un ministère important", selon Arnaud Montebourg.

"IL NE FAUT PAS ÊTRE INJUSTE"
Arrivés l'un après l'autre aux alentours de midi sous un soleil de plomb, les deux ministres ont d'emblée placé ce rendez-vous sous le signe de la "victoire", après le succès des socialistes aux élections présidentielles et législatives.
Ainsi font, font, font, les menteurs de socialistes ainsi font, font, font, un p'tit tour et puis s'en vont !
Le département, fief d'Arnaud Montebourg, a d'ailleurs réussi le "grand chelem", comme en 1981, avec 5 députés PS sur 5.
Mais les deux membres du gouvernement ont également largement défendu l'action du gouvernement, après les critiques de Jean-Luc Mélenchon parues le même jour dans le JDD :
"Il y a beaucoup de choses qui ont été faites, il ne faut pas être injuste", a répondu Arnaud Montebourg à l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle. "Les socialistes peuvent être fiers du changement accompli", a renchéri Marisol Touraine, ajoutant qu'il restait "1800 jours d'un gouvernement de gauche".
"TROISIÈME RÉVOLUTION INDUSTRIELLE"
Le ministre Montebourg s'est également attardé à souligner que "le Parlement va être très sollicité à la rentrée. (...) Ce n'est pas en 100 jours qu'on change le pays, c'est en au moins 5 ans", ajoutant que lui-même, il réclamait "5 années pleines (...) pour redresser l'économie, l'industrie de notre pays".
Il a enfin invité "toutes les gauches" à "s'unir. (...) D'ailleurs tous les Français doivent se donner la main pour réussir le redressement de notre pays".
 Les deux ministres ont par ailleurs longuement détaillés leurs missions et axes de travail, devant plusieurs centaines de militants réunis en plein air. Le ministre du redressement productif, ou, comme il le dit, ministre du "patriotisme économique", qui défendait son programme de "démondialisation", a expliqué vouloir emmener la France vers la "troisième révolution industrielle" et "mettre fin aux laissez-faire".
Pour sa part, Marisol Touraine a assuré que "la justice sociale" est "l'ADN de la gauche". Elle a rappellé les principaux engagements du gouvernement en matière de sécurité sociale, de santé, et pour les hôpitaux.
 ILS Y A SURTOUT BEAUCOUP DE CHOSES QUI ONT ÉTÉ DÉFAITES, ET J'EN SUIS
MORT DE RIRE, ILS SONT INCROYABLES CES SOCIALOS !!!

L'entente entre les croyants

  Cette semaine, deux événements religieux se sont donné rendez-vous. Mercredi 15 août, les catholiques fêtaient l'Assomption et, aujourd'hui, les musulmans fêtent la fin du Ramadan. Cette coïncidence invite à méditer sur le fait que, en dépit de tout ce qui les sépare, ces religions délivrent un message commun : l'être et la vie ne se réduisent ni à l'instant présent ni aux conditions matérielles qui permettent leur émergence ; mais ils s'enracinent dans un amour créateur et miséricordieux qui, pour ces religions, a un nom et, pour les chrétiens, un visage.
En France, des millions de personnes sont concernées, de près ou de loin, par ces deux fêtes. À tous, elles ont donné l'occasion de réfléchir en profondeur à ce qui compte vraiment dans la vie, à la manière d'être fidèle à ce que l'être porte de plus précieux dans un monde qui n'en finit pas d'être meurtri par la violence. Et l'on peut dire que, pour la plupart des croyants, quelle que soit leur religion, ils aspirent à vivre ce message de paix et de miséricorde, d'amour et de liberté, inscrit au plus profond des consciences.
Pourtant, beaucoup s'inquiètent. Les uns constatent chez les musulmans le développement de signes provocants et la montée de doctrines intransigeantes. Tandis que les musulmans perçoivent douloureusement, dans la société où ils vivent, le désert de l'incroyance et l'absence du sacré. La représentation de ces phénomènes ne reflète pourtant pas la réalité de ce que vivent la plupart des croyants. Mais la peur suscitée par ces évolutions est très dangereuse. Car, non seulement, elle conduit chacun à se replier dans son camp et à faire de la surenchère, mais elle ouvre aussi un boulevard aux intégrismes, toujours habiles à souffler la violence sur les braises de l'incompréhension et de la peur.
Face à ces dangers, « il est absolument vital pour tous de jeter des passerelles, de construire des ponts, de faire vivre l'amitié et la fraternité dans leurs dimensions les plus simplement humaines comme dans une dimension spirituelle », écrit Christian Delorme (1), prêtre dans la banlieue lyonnaise. Le concile Vatican II avait déjà frayé ce chemin en demandant aux catholiques de « s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté ».
L'entente entre les croyants est plus nécessaire que jamais. Elle peut combattre efficacement les fractures de notre société sur lesquelles prospèrent les fondamentalismes et leurs messages d'intransigeance et de haine. Développer cette amitié et ce « dialogue de vie » rendra à tous la fierté de tisser une société fraternelle, dans l'étoffe précieuse de la liberté et du respect.


Jeanne Emmanuelle Hutin


VOILÀ LE TYPE D'ÉDITORIAL LÉNIFIANT QUI M'INSUPPORTE.
CETTE FEMME PRÔNE L'AMOUR DE SON PROCHAIN, BASE DU CATHOLISSISME
L'ISLAM PRÔNE LA GUERRE SAINTE, L'AMOUR PAR LA DESTRUCTION, LA DESTRUCTION DES SOCIÉTÉS INFIDÈLES AU PROPHÈTE. 
LÀ JE DIS NON !

dimanche 19 août 2012

Hollande démasqué, Sarkozy : retour programmé

Scoop ! Tel "Double face" dans "Batman", François Hollande cacherait un "deuxième visage" aux antipodes de celui qu’on lui connaît. Voilà, en substance, ce qui ressort du livre de Laurent Binet dont "L’Obs" publie les bonnes feuilles. Au même moment (hasard ?), "Le Point" met en lumière un Hollande "mystificateur", capable d’endosser des habits de droite comme on enfilerait un gant. Et "VSD" (re-scoop !) annonce le retour de - devinez qui ? - Nicolas Sarkozy !
Dans le calendrier de l’été, le 15 août, c’est un peu le jour qui bascule. Avant lui, c’est les vacances, après lui, même si c’est toujours les vacances, on a beau tortiller… ça sent la rentrée. Vous êtes les pieds dans l’eau, mieux : vous venez tout juste de partir ? Désolée pour vous, dans la presse, ce jeudi, quelque chose a changé. Les rubriques estivales, leur cortège de jeux et de sagas sont toujours là. Et pourtant, septembre, insidieusement, a fait sa percée : “ Les Inrocks ” font leur “ rentrée cinéma ”, “ Le Nouvel Obs ” et “ Le Point ” leur “ rentrée littéraire ”. Bon an, mal an, exception faite de “ L’Express ” resté coincé à l’heure d’été, la mécanique retour aux affaires s’est enclenchée. Il suffit de jeter un œil à la couverture de “ L’Obs ” pour finir — gasp ! — de débronzer. Qu’y trouve-t-on ? “ Hollande côté coulisses ” raconté par l’écrivain Laurent Binet, auteur d’un livre ô combien attendu, dont le mag publie “ en exclusivité ” les bonnes feuilles. Cinq ans après Yasmina Reza et son “ L’aube, le soir, la nuit ” consacré à la campagne de Sarkozy, l’auteur de “ HHhH ” s’est en effet collé à celle du président, qu’il a suivi “ dès l’été 2011 ”, nous dit le news. Alors, crunchy ou fondant, le “ Rien ne se passe comme prévu ” de Binet (Grasset) ? Assez défrisant, mon général. Et comme on est sympa, on vous en a extrait la substantifique moëlle.

Hollande aurait préféré affronter DSK plutôt que Martine Aubry

Lors de leur premier entretien, rapporte Laurent Binet, “ François Hollande me demande comment je perçois la situation. Je lui dis que, à mon avis, s’il remporte la primaire, il sera élu, mais que, pour la primaire, j’ai l’impression que c’est du 50-50. Il me dit qu’il partage mon analyse. J’évoque l’affaire DSK en parlant de “ divine surprise ”. Il me reprend : “ Non, je ne dirais pas ça… ” Je pense d’abord qu’il s’agit d’une objection de pure forme mais il m’explique qu’il aurait largement préféré affronter DSK plutôt que Martine Aubry. En tant que directeur du FMI, DSK cristallisait beaucoup de rejets à gauche alors que “ personne n’en veut à Martine… ” Contre DSK, il m’affirme qu’il était sûr de gagner. Contre Martine Aubry ou Ségolène Royal, il peut pâtir du désavantage d’être un homme. Pour l’instant, son équipe manque de femmes, il a l’air sincèrement désolé, il me dit : “ En même temps, je ne vais pas les inventer ! ” ”

 

Boutih : “ Je vais te dire ma théorie : (Hollande) n’existe pas ”

Plus croquignolet — et passablement inattendu, le témoignage de Malek Boutih, ex-patron de SOS Racisme, laisse apparaître un Hollande en demi-teinte, assez différent de celui que l’on connaît. “ Hollande, c’est un mystère, confie-t-il à Binet. Tous les journalistes qui le suivent depuis longtemps me disent : “ C’est qui, ce mec ? ” Personne ne sait. Je vais te dire ma théorie : il n’existe pas. Il s’est déjà complètement dépersonnalisé pour incarner la fonction, ce que Sarkozy n’a jamais voulu faire. Sarkozy a cru qu’il pouvait garder sa personnalité en étant président, il avait tout faux. Quand un journaliste me demande qui est Hollande, je réponds : “ C’est l’Etat-providence ! ” C’est celui qu’on appelle “ le monsieur ” au guichet, “ le monsieur ” de la poste, “ le monsieur ” de la Sécu, “ le monsieur ” de la préfecture… c’est le mec derrière l’hygiaphone. Complètement désincarné. La seule qui l’humanise, c’est Valérie. Avec elle, il est encore humain, mais sinon c’est juste une machine. Tu imagines la volonté qu’il faut pour passer tous ses week-ends en Corrèze pendant vingt ans ! Imagine-toi en Corrèze un seul dimanche, la déprime ! Alors lui, tous les mercredis soir, se dire qu’il va prendre sa bagnole le jeudi matin pour aller EN CORREZE ! ”. Ben, c’est joli, pourtant, la Corrèze…

“ Sarkozy ? Il chie dans son ben ! ”

Mais Boutih n’a pas fini… “ “ Moi, dit-il, si on ne parle pas idéologiquement, je me sens plus proche de Sarko, humainement, j’aime bien son côté brut de décoffrage, le mec qui fonce, mais contre Hollande, ça va pas le faire. Sarkozy, moi, je peux te dire, j’en suis sûr, à l’idée d’affronter Hollande, IL CHIE DANS SON BEN ! Il sait pas par quel bout le prendre. Il le comprend pas. Débattre avec Hollande, il déteste ça. L’autre, il va lui faire “ 273 milliards, vous êtes sûr ? ”, ça va le rendre dingue. Hollande, sa chance, c’est la crise. Ca va peut-être te faire rire mais si on devait comparer Hollande à un homme politique du XXème siècle, je dirais que c’est… Churchill ”. Moi (Binet, ndlr) : “ Ah bon ? Euh, Churchill, t’es sûr ? ” Malek Boutih : “ Churchill, c’est le mec, il est nul avant la guerre, il fait rien après, mais de 1938 à 1945, il est là et il assure, et il fait la guerre. La chance de Hollande, c’est que la crise, c’est une guerre. On est en guerre ! Hollande, c’est un combattant. C’est tout sauf un hasard s’il est arrivé là. Ce mec, c’est un guerrier. Ca se voit qu’à la base c’est plutôt un jouisseur, il aime bien la vie. Eh ben, il a tout sacrifié. Et il est prêt ”. Wow ! Limite si ça file pas la chair de poule, tout ça…

Sarkozy en prison

Hollande, machine froide, Hollande, guerrier… ça change de Hollande Bisounours, hmmm ? Laurent Binet l’avoue, alors qu’il vient de rater l’occasion de s’entretenir en privé avec le futur président qui l’a invité dans sa voiture : “ A force de se présidentialiser, il m’intimide, ce con ! ” L’écrivain rapporte aussi cet épisode, survenu lors de l’enregistrement de l’émission “ Des paroles et des actes ”. “ Valls, raconte-t-il, a bataillé pour que (Hollande et Sarkozy) ne se croisent surtout pas. Quand Sarkozy prend la parole, Hollande a déjà récupéré son manteau dans sa loge. Il n’a manifestement pas l’intention de rester pour regarder la prestation de son adversaire, qui vient de commencer. Nicolas Sarkozy, à l’écran : “ Vous pouvez peut-être dire à M. Hollande de condamner Mme Aubry quand, aimablement, elle me compare à M. Madoff qui, à ma connaissance, a cent quatre-vingt trois années de prison… ” François Hollande, juste avant de partir : “ Mais… tu les auras ! ” ” Pas si mou, on dirait, notre président…

Binet : “ C’est l’inverse de l’image qu’on a eue pendant des mois ”

Et quel jugement l’écrivain porte au final sur celui qu’il a suivi pendant près d’un an ? “ Le Nouvel Obs ” lui pose la question : “ Au bout du compte, Hollande est-il une “ énigme ” ? Un ambitieux obsédé par Sarkozy ? Quelqu’un qui “ enfume tout le monde ” ? ” —“ Tout ça à la fois, répond l’auteur. C’est une formidable machine de guerre, qui était configurée de façon optimale pour atteindre son but. Sous des abords très simples, il y a sans doute une part de mégalomanie. Beaucoup pensaient : “ Il croit à son étoile ”. Lui n’employait jamais cette expression. Il disait : “ Je ne suis pas là par hasard ”… C’est l’inverse de l’image qu’on a eue pendant des mois, de celle que ses adversaires ont voulu donner de lui. On a dit que Hollande n’aimait pas faire de la peine. C’est plutôt qu’il n’aime pas le conflit. Il a montré depuis l’élection qu’il savait être ingrat, aussi. Des gens qui l’ont soutenu pendant des années, comme Faouzi Lamdaoui, ont été déçus. Ce n’est pas de la cruauté, c’est du pragmatisme. Il a toutes les qualités du politique, avec ce que ça a de déshumanisant. Il me semble enfin que mon livre donne l’image d’un bon social-démocrate, ni plus ni moins. Par les temps qui courent, ça n’est déjà pas si mal ”. C’est vrai, même si c’est un peu décevant, forcément… mais bon, on va pas jouer au Bisounours, nous aussi, hmm.

Hollande mystificateur

Hasard, coïncidence ? Au détour du dossier — assez passionnant — que “ Le Point ” consacre aux “ Mystifications de l’Histoire ” (comment Churchill a mis sur pied “ une armée de fantômes pour détourner les forces allemandes de Normandie ”, le mensonge de Katyn, etc.), on est tombé sur un papier intitulé “ Les petits bluffs de nos politiques ”. A côté de Nicolas Sarkozy, Luc Chatel et Nadine Morano, égratignés pour avoir bénéficié, lors de leurs déplacements, de “ comités d’accueil suspects ” composés “ d’ouvriers sélectionnés selon leur petite taille ” et “ de ménagères prétendument choisies au hasard mais qui émargeaient aux sections locales de l’UMP ”, il y est question de, devinez qui ? François Hollande, pardi ! “ Notre président lui-même, note en effet le mag, n’est pas, en matière de mystification, un néophyte ”. Bon sang, qu’est-ce qu’ils vont nous apprendre là ? Eux aussi, ils vont nous la jouer Hollande double face ?

Hollande derrière “ Caton ”

“ En 1983, explique l’hebdo, un ouvrage, “ De la reconquête ”, caracole en tête des ventes. Il est signé Caton et derrière ce pseudonyme se cache un homme de droite qui tape sur les divisions de “ la droite la plus bête du monde ” et reconnaît la capacité de la gauche à se réconcilier avec l’économie de marché. Qui se cache derrière Caton ? Le nom de Raymond Barre circule, mais l’auteur masqué est en réalité un journaliste de gauche, André Bercoff, qui a répondu à une commande de Jacques Attali, lui-même sollicité par François Mitterrand. A six mois des municipales de mars 1983, il s’agit de riposter aux violentes attaques de la droite. Comme le note Jacques Attali dans son “ Verbatim ” le 8 septembre 1982, “ François Hollande aidera André pour les chiffres ”. Le jeune énarque est, avec sa compagne Ségolène Royal, un des conseillers officieux de la cellule Attali, qui délivre avec célérité de brèves notes pour Mitterrand. En économie, Bercoff a besoin d’un soutien que Hollande lui apporte ”. Sacré montage, dis donc…

Hollande “ dans la peau d’un homme de droite ”

Et ce n’est pas tout. “ Le Point ” le précise : “ Le journaliste est connu et, quand il faut répondre à des interviews radio, le “ nègre du nègre ” est prié aussi de prêter sa voix à la radio. (François Hollande) répond depuis son domicile et Bercoff se souvient qu’il “ a joué sa partition avec une aisance incroyable. Il s’était mis dans la peau d’un homme de droite. Il en avait tous les réflexes ”. Confirmation avec les propos radiophoniques de Caton-Hollande : “ Et ceux qui laissent entendre que nous pouvons, c’est-à-dire, nous, la droite, revenir au pouvoir dans les mois qui viennent ou même dans les années qui viennent, se trompent et trompent les Français. Ce n’est pas parce que Pierre Mauroy est à Cayenne que nous sommes débarrassés de la gauche… ” Un seul auditeur, comme le révèle Serge Raffy dans sa biographie de Hollande, devine l’identité du Caton radiophonique, le fils de Jacques Duquesne, copain de promotion à l’Ena. Mais le secret ne sera pas éventé et François Hollande aura donc fait ses débuts médiatiques sous une fausse identité, celle d’un homme de droite ”. Rigolo, non ? En même temps, troublant, quoique, finalement, assez prévisible si l'on considère que cela fait partie du "jeu"… La concomitance de la sortie du livre de Laurent Binet et de l’article du “ Point ”, le recoupement de leurs conclusions sur la nature double, ou supposée “ duplice ”, de notre président, laissent malgré tout un tantinet rêveur… Hollande, après tout, est un politique — chevronné qui plus est, puisqu’il est parvenu à se
Sarko : le retour
Et comme si ces drôles de coïncidences ne suffisaient pas, voilà que « VSD » nous annonce en grand et en couverture que… Sarkozy revient ! « Retour dans le grand bain », titre le magazine devant une photo en gros plan de l’ex-président se baignant. Regard acéré, mâchoire en avant, « l’ex » y paraît plus requin que jamais. On en tremblerait presque, brrrr… Alors, ça y est, prêt à repartir au combat, Nico ? « L’ex-président, qui avait promis de se retirer de la scène politique, a tenu trois mois », commence le news. Mmmh, ça commence bien, dites donc… La suite ? Ben, y’en a pas ! Sans blague ? Non : rien, juste un rappel de l’intervention de Sarkozy dans le dossier syrien : « Contrairement à son prédécesseur gaulliste, qui, retiré des affaires en 2007, n’y intervint plus, note l'hebdo, Nicolas Sarkozy n’aura donc pas résisté bien longtemps à la tentation de tacler le nouveau président sur sa passivité supposée face à la crise syrienne. (…) Du coup, la sortie de Nicolas Sarkozy pose question sur ses véritables intentions » Et c’est tout ? Bé oui ! Sont pas gonflés, à « VSD »…

Sarkozy, « conseiller spécial » du roi Mohammed VI
Sont pas gonflés, en même temps, ils détiennent deux informations qui méritent d’être relevées. En encadré, le journal indique en effet que « selon le quotidien arabophone « Akhbar al-Yaoum », l’ancien président de la République aurait acheté la semaine dernière – le 9 août précisément – pour 5 millions d’euros, le palais Antarès. Dans cette luxueuse villa de 1500 mètres carrés, dotée d’un splendide parc arboré et d’une piscine à débordement, située dans le « triangle d’or » de la cité ocre, il installerait sa base arrière. Selon le journal de Casablanca, Nicolas Sarkozy aurait en effet reçu une alléchante proposition, émanant du palais royal, pour devenir « conseiller spécial du roi pour les affaires internationales ». Et sa récente prise de position sur le dossier syrien ne serait que la première traduction de ce nouveau rôle, visant ainsi à harmoniser, sous l’égide de Mohammed VI, le point de vue des pays de la Ligue arabe ». Ah, ben, c’est pas rien, ça, comme nouvelle. Z’auraient peut-être mieux fait de mettre ça en couverture, hmmm ? D’autant que si l’info est juste, elle ne corrobore pas, mais alors pas du tout, la théorie du retour. CQFD.

A lire, encore
Dans “ Le Point ” : “ Touchez pas à ma sous-préfecture ” sur la rébellion d’élus locaux face au projet de Manuel Valls de supprimer certaines sous-préfectures pour réduire les dépenses ; le portrait de Christiane Taubira “ contre les “ bavasseurs ” ” ; “ Le sale été du baron Seillière ” poursuivi par “ le fisc, l’AMF (“ Autorité des marchés publics ”) et la ministre de la culture ”, Aurélie Filipetti ; “ Les nouvelles arches de Noé ” sur les banques de semence qui luttent contre l’extinction des espèces ” ”.
Dans “ Le Nouvel Observateur ” : l’enquête “ Le réveil des vampires ” sur “ la découverte de squelettes percés de morceaux de bois ou de fer, un rituel destiné à empêcher les morts de revenir hanter les vivants, (…) dans plusieurs villages bulgares proches de la mer Noire ” ; “ Y a-t-il encore un pape au Vatican ? ” sur “ le retour en force des Italiens de la curie ” face à Benoit XVI ; “ Ruée sur l’or noir ! ” sur la transformation du Dakota du Nord “ en mini-Arabie saoudite ” ; “ Les justiciers de la Toile ” sur ces “ cyberactivistes ou réseau social (qui) espionnent les particuliers, sans hésiter à les désigner à la vindicte publique ” ; “ Du champagne “ made in England ” ” ou comment “ les Anglais misent sur le réchauffement climatique pour produire un vin pétillant. Avec le savoir-faire français ”.
Dans “ L’Express ” : la “ lettre ouverte aux candidats à la présidence de l’UMP ” publiée par dix secrétaires nationaux du parti qui lancent en même temps leur club, intitulé “ La nouvelle donne ” ; “ A quoi joue Placé ” ou comment “ le président du groupe écologiste du Sénat, (qui) n’est plus conseiller de Cécile Duflot, cultive ses propres ambitions ” ; “ La Grande Muette fait son cinéma ” sur la reconversion de l’Armée en “ loueur de sites ” et “ conseiller technique ” pour les tournages de films ; “ Ikea : l’ère du soupçon ” depuis “ la révélation de l’existence d’un système de surveillance des salariés ” au sein du groupe.
Dans “ Les Inrocks ” : “ A s’en brûler les doigts ” sur l’augmentation du nombre de “ clandestins qui, à Calais, rendent leurs empreintes illisibles ”.
Côté jeux d’été : “ Le Nouvel Observateur ” propose un quizz “ Avez-vous le niveau d’un élève de troisième ? ” et “ Le Point ” un “ Connaissez-vous le XXème siècle ? ”. Hou, que c’est détendant !
Côté dossiers — d’été, toujours : “ L’Express ”, royal, se penche sur les “ Secrets de châteaux ” et se demande, fleur bleue, si “ on peut s’aimer toute la vie ”. D’après le mag, le secret de la longévité des couples résiderait dans “ une très vieille idée : celle de la tempérance. “ Mediocritas ”, disaient les Anciens. Oubliez l’Eros passionnel, séduisant, mais à durée de conservation limitée ; misez sur “ l’agapè ” — l’ élan inconditionnel vers l’autre dans le don de soi — et sur la “ philia ”, l’amour doux qui n’entraîne pas le manque ”. Y a pas de test, dommage ! Y a plus qu’à s’entraîner, en vrai… M’est avis, perso..., que c’est pas gagné.
hisser au sommet. Il était peut-être temps de s’en apercevoir.






Valérie la menace, Nicolas et le roi

Après le tweet, le mail ? Scoop ! D’après “Grazia”, la première dame se serait fendue d’une drôle de missive visant à dissuader la presse de la suivre de trop près. Ce n’est pas tout ! Il y a aussi Sarkozy (un peu trop ?) chouchouté par Mohammed VI, Chirac triste à Saint-Trop, Anne Sinclair à New York (et quourpoi, hmmm ?) et… Adjani cuisses nues en soutif visiblement en guerre avec les hommes… Grosse semaine chez les people !
Après le tweet, le mail ? Calme, shhhh… ne vous échauffez pas : l’affaire n’est pas aussi grave. Elle n’en reste pas moins un tantinet, comment dire ? Embarrassante ? Disons… troublante, allez. Voici les faits, rapportés dans “ l’édito ” de Christine Régnier, directrice de la rédaction du magazine “ Grazia ”. “ Oh, surprise !, s’exclame la journaliste. Alors que la France s’éveille mollement en ce 8 août cagnardesque, arrive dans la boîte mail de “Grazia” une lettre de la première dame de France. En plein cœur de l’été ? Valérie T. ? Un fax envoyé par mail ? Bizarre. D’autant que le couple présidentiel passe, comme chacun le sait, de très caaaalmes vacances au fort de Brégançon depuis le 2 août. Peut-être Valérie T. trouve-t-elle le temps si long en son château qu’elle a eu envie de nous écrire un petit mot ensoleillé ? Je vous l’accorde, c’est un peu gros. Mais qui sait ce que Valérie T. peut décider de faire, elle, l’archétype de la liberté et de la spontanéité ? ” Ben oui, chi lo sa, hmmm ? ! ?

L’injonction de Valérie
“ Malheureusement, point de billet doux, répond Christine Régnier, mais une injonction à “ éviter la publication d’articles ou de photographies qui seraient attentatoires à son droit à l’image et à son droit au respect de sa vie privée, ainsi qu’à ceux de ses enfants ”, sous peine de “ devoir recourir aux voies judiciaires pour faire valoir ses droits ” ”. Ah oui, quand même… Dûment reproduite par le journal, la missive est en fait rédigée par “ le conseil ” de Valérie Trierweiler, dont le nom est, comme il se doit, flouté. Il y indique que “ Madame Trierweiler, si elle comprend et accepte, qu’en tant que compagne du Président de la République, elle soit désormais soumise à une plus grande curiosité médiatique, souhaiterait néanmoins protéger une part d’intimité pour elle-même et les siens. (…) Elle regretterait en effet, poursuit-il, de devoir recourir aux voies judiciaires pour faire valoir ses droits si ceux-ci faisaient l’objet de violations malgré la présente. Je suis naturellement à votre disposition, conclue-t-il, pour tout échange utile, y compris le cas échéant avec celui de mes confrères qui défend vos intérêts ”. Ben, ça rigole pas, dis donc ! Ca sentirait même un peu la menace, non ?

“ Grazia ” et “ la première peste de France ”
“ Qu’avons-nous commis qui mérite l’envoi de cette mise en garde estivale ?, se demande Christine Régnier. Serait-ce cet article sur la fameuse affaire du tweet — le seul publié dans “ Grazia ” depuis deux mois sur la première “ girlfriend ” de France ? Admettons que le titre ne lui ait pas fait plaisir (“ La première peste de France ”, remember). Il n’y a pas là matière à fouetter un journaliste de “ Grazia ” en place publique ”. C’est bien vrai, ça, Christine — et cela même si l’article en question, comme nous l’avions alors noté (voir la revue de presse du 16 juin), n’était pas à la hauteur de celui de “ Libération ”, plus malignement intitulé, d'ailleurs, “ La première gaffe de France ”. Pas plus impressionnée que ça, la directrice de la rédaction de “ Grazia ” le promet en tout cas : “ Si matière il y a — tweet again ou autre déclaration — oui, nous serons là. Pas par vacherie. Mais par professionnalisme. Car tel est notre métier : traiter l’info, la décrypter, la commenter, avec humour et (im)pertinence ”. Oui, parce qu’au fond l’idée, c’est quoi ? Qu’on reste là, les doigts sur la couture du pantalon ?

“ On tourne en rond à Brégançon ? ”
“ L’injonction ” de Valérie Trierweiler à “ Grazia ” est d’autant plus troublante qu’elle est paradoxale. La première dame, il ne faudrait pas l’oublier en effet…, est et demeure journaliste. Le fait n’a pas échappé à Christine Régnier. “ Je me remets au feuilletage du “ Paris-Match ” de la semaine dernière, écrit-elle. Vous savez, celui sur les vacances paparazzées du couple présidentiel où l’on voit François H. en maillot bleu et Valérie T. (la première dame) en deux-pièces noir. Celui aussi qui accueille une interview d’Amélie Nothomb signée par… Valérie T. (la journaliste, cette fois). Amusante ou schizophrène situation, on ne sait plus. Il est dit dans l’article (celui consacré au couple présidentiel) qu’on tourne en rond à Brégançon. Ceci explique peut-être cela… ” Et chclac !

Carla de dos et pas en maillot
Et puisqu’il est question de “ Match ” et de vacances présidentielles, l’hebdomadaire (histoire d’équilibrer les comptes ?) s’intéresse cette semaine à celles de, on vous le donne en mille…, Nicolas Sarkozy. Contrairement au président et à sa belle, la semaine dernière, “ l’ex ” ne fait pas la couverture. Et Carla n’y paraît pas une seule fois. Même dans “ VSD ” qui, pour le coup, affiche Sarko en une, l’ancienne première dame est on ne peut plus discrète puisqu’elle n’apparaît que sur une seule photo, de dos et pas en maillot, je vous prie, mais en robe longue et châle très couvrants. De là à penser qu’il y a différence de traitement… D’après l’article de “ Match ”, “ Carla sort moins que (Nicolas). (…) A l’abri des regards, elle s’occupe de sa petite fille. Elle bouquine au bord de la piscine. Elle a pris du recul ”. Valérie, tu sais ce qu’il te reste à faire…

Nicolas et Carla prennent le train
Et ces vacances, alors, c’était comment ? Bien beau !, nous raconte “ Paris-Match ” : “ Ce bel été passé aux côtés de Carla et Giulia a commencé par une dizaine de jours au Canada, début juillet. Louis, venu des Etats-Unis, où il est scolarisé dans une académie militaire près de Philadelphie, et Aurélien, le fils de Carla, étaient là aussi. Ensemble, ils sont allés voir les belugas, les fameuses baleines blanches de l’océan Arctique. Ils ont fait de grandes balades en forêt. Puis, de retour en France, le couple Sarkozy a séjourné une semaine chez leur ami Jean-Michel Goudard, à Mollèges, dans les Alpilles. Ils y sont descendus en TGV et l’ancien chef de l’Etat a aimé ça. “ Les gens ont été très gentils avec moi ”, a-t-il raconté à un proche ”. Comme avec François (descendu en train à Brégançon) ? Hou, ben, elle valait le coup d’être tentée, Nicolas, cette première expérience en TGV !

Royal Sarko
Mais le luxe a du bon… Le mag le précise : après les très chics Alpilles, Nicolas et Carla “ sont ensuite repartis quelques jours à Marrakech. Le roi du Maroc, aux petits soins pour eux, y a mis à leur disposition une de ses résidences, Jnane Lekbir. A 3 kilomètres de la capitale, au bord de la Palmeraie, elle offre une totale discrétion et un confort absolu. Carla et Nicolas la connaissent bien. Ils y ont déjà logé plusieurs fois à Noël. C’est aussi là qu’ils ont passé les trois premières semaines qui ont suivi leur départ de l’Elysée, en mai. C’est là qu’ils ont cicatrisé leurs plaies. Physiquement et moralement, ils avaient accusé, les premiers jours, un vrai contrecoup. Enfin, depuis début août, place au cap Nègre. Ils y sont arrivés sans repasser par Paris : Mohammed VI avait mis un avion à leur disposition ”. Ah, ben, c’est sûr, c’était plus pratique que de rentrer à Paris et de redescendre en TGV… L’est bien serviable, le roi. Aux dernières nouvelles, d’après “ VSD ”, l’aurait même proposé un job en or de “ conseiller international ” à Nicolas (voir la revue de presse de jeudi).

Chirac triste à Saint-Trop
D’une douce “ retraite ”, l’autre… moins riante, beaucoup plus tristoune, en fait. Un seul coup d’œil à la photo de “ VSD ” suffit à s’en convaincre : Jacques Chirac n’a pas l’air d’aller bien. Du tout, du tout. Et même à Saint-Trop. “ Très affaibli par la maladie, l’ancien président s’est autorisé une unique sortie, indique le mag. (…) Une tomate, mélange trompe-couillon de pastis et de sirop de grenadine, (c’est) l’unique petit plaisir qu’ait pu s’accorder l’ancien chef de l’Etat à la terrasse de Sénéquier, l’institution tropézienne où il a pourtant son rond de serviette depuis qu’il a quitté l’Elysée et que François Pinault l’invite chaque été dans sa propriété varoise. (…) C’est que, à bientôt 80 ans, le Corrézien ne se déplace plus sans officiers de sécurité transformés en authentiques gardes-malade, qui l’ont littéralement porté de sa voiture blindée à la table du célèbre troquet. Mais, même affaibli, Chirac profita de l’absence de son épouse pour taper la bise à (une) jolie blonde et poser, malgré son masque tristement fatigué, face aux badauds photographes. Car oui, où était donc Bernadette ? Dans la rue Laugier, juste derrière, faisant le pied de grue devant la boutique de fringues Loro Piana, où elle tentait d’entrer. Mais en vain, Elton John en ayant privatisé l’accès pour un shopping en amoureux. Un été vraiment pourri pour l’ex-première dame ”. Heu, pas que pour elle, “ VSD ” chéri, pas que pour elle… Pauvre Jacquou ! Quoi qu’on en pense, c’est quand même moche, tout ça.

Anne Sinclair : premières vacances en solo
Elle a failli être première dame, elle se retrouve… journaliste, et célibataire ! Comment Anne Sinclair a passé “ ses premières vacances en solo ” ? “ Gala ” nous dit tout : “ Le 13 juillet, l’épouse bafouée de l’ex-président du FMI s’est envolée pour Calguary, au Canada, un pays qu’elle affectionne et où elle a toujours trouvé refuge dans les moments difficiles. Ses amis intimes, Jean et Daniela Frydman, y possèdent un ranch en pleine nature, si loin des hommes que Valéry Giscard d’Estaing s’y était exilé après sa défaite de 1981 (décidément, on n’en sort pas…, ndlr). Invitée permanente, Anne y a passé quelques jours l’année dernière, à la mi-juillet, au sortir de l’affaire du Sofitel. (…) Pendant dix jours, au creux des vallons canadiens, en harmonie avec les éléments, Anne la battante s’est lavée des épreuves endurées ”. Sont violon, dis donc, chez “ Gala ”…

Anne à New York. Et quourpoi ?
“ Après le Canada, reprend le people, la femme élue la plus marquante de l’année par les Français, a passé cinq jours à New York. Depuis l’affaire Nafissatou Diallo, la ville de sa naissance s’éclaire d’une lumière équivoque. D’une part, Big Apple lui raconte l’épopée de son père venu ici, pendant la Seconde guerre mondiale, embrasser la cause de la France libre, en troquant son nom de Schwartz pour Sinclair. De l’autre, elle est le théâtre de la chute vertigineuse de DSK. Veste en cuir et fière allure, Anne Sinclair a veillé à ne rien changer à ses habitudes, multipliant les déjeuners bio et les escapades dans les boutiques chics de la Cinquième avenue de Manhattan. Elle a également séjourné dans les Hamptons, dans le Connecticut. Contente de retrouver sa ligne, elle a enchaîné séances de natation et sorties à vélo. Elle a également consulté ses avocats. Au cas où son mari serait condamné par la justice américaine à verser au civil une somme importante à Nafissatou Diallo, elle veut être sûre qu’elle n’aura rien à débourser. ” Houlà, l’a fini de faire le dos rond, Anne, on dirait, à force de l’avoir brisé. On ne va pas lui jeter la pierre, en même temps…

Adjani cuisses nues, en soutif
Elle s’apprête à s’envoler pour New York pour y tourner l’adaptation d’Abel Ferrara sur l’affaire du Sofitel dans lequel elle interprètera le rôle… d’Anne Sinclair aux côtés de Gérard Depardieu/DSK. En attendant, et en guise d’entraînement ( ? ? ?), Isabelle Adjani s’affiche en sari dans “ Gala ” (à l’occasion du tournage de “ Love in Paris ” du réalisateur indien Prem Raj) et à la une de “ Paris-Match ”. Entre la mata-hari enrubannée de rose de “ Gala ” et la jouvencelle fraîche et mutine qui pose dans “ Match ”, c’est un peu le jour et la nuit. Le cliché de la belle, prise à contre-jour dans la chaleur de midi, en déshabillé blanc transparent, haut ouvert sur un soutien-gorge turquoise, tranche passablement sur celui de la “ mamma ” hindi avec et sans bindi. Et on ne parle pas des photos d’Isabelle “ au réveil ” en boxer et caraco de soie, cuisses nues, faisant son salut au soleil… Bon, et sinon, elle a toujours 56 ans (info Wikipedia) ?

“ La France : trop petite pour elle ”
Une chose est sûre : si Isabelle se dévoile beaucoup, elle ne dit rien, ah !, ah !, du projet DSK d’Abel Ferrara. L’entretien qu’elle donne à “ Match ”, réalisé, nota bene, par Virginie Despentes, n’en est pas moins… édifiant. A l’écrivain qui lui demande si elle pensait être comédienne toute sa vie, elle répond : “ Ah non ! Quand j’étais très jeune (mais tu l’es toujours, Isabelle, hmmm), j’avais écrit mon histoire, c’était clair : j’allais faire film sur film, je ne travaillerais qu’avec de très grands metteurs en scène, je ne tournerais que des films marquants, qui auraient un impact sur l’histoire du cinéma, puisque François Truffaut avait dit : “ La France est trop petite pour elle… ” (c’est gentil de nous le rappeler, Isabelle — en toute modestie, cela va de soi). Puis, évidemment, j’arrêterais avant d’avoir 40 ans, parce que dans la vie il y avait d’autres choses à faire, et j’arrêterais sans regret, parce que j’aurais rempli mon contrat. Bien sûr, rien ne s’est tout à fait passé comme je l’avais prévu ! ” Bien sûr…

“ L’autre, là, celle qui n’est pas actrice, la fille normale, ça n’intéresse aucun homme ”
“ Il y a eu beaucoup d’interruptions, explique-t-elle, des histoires de famille, de santé, des histoires d’amour, un enfant, un autre, et puis… et puis tout ce qui ne va pas autour de tout ça, tout ce qui empêche de travailler sans qu’on s’y attende. Si une histoire d’amour était fragile, j’étais convaincue qu’il ne fallait surtout pas aller faire l’actrice, que ça aurait été l’échec amoureux assuré, que le couple allait devenir bancal… C’était le côté “ si je ne suis pas là, il risque d’aller voir ailleurs ”, ou “ il faut que je lui montre à quel point notre relation compte pour moi ”. Mais ça ne marche pas. A chaque fois que j’ai voulu faire comme l’autre, là, celle qui n’est pas actrice, la fille normale, ça n’a pas fonctionné. Ca n’intéresse personne, ça n’intéresse aucun homme ”. Heu, steplaît, Isabelle, une seconde : la “ fille normale ”, celle que tu appelles “ l’autre, là ”, un brin (façon de parler) condescendante, c’est nous, et si tu permets, ben, c’est pas très sympa, ce que tu dis, là. Parce que, bon, t’es mignonne, hein, mais nous, on n’a pas Truffaut, Ferrara, “ Match ” et Photoshop pour appâter Raoul. En même temps, c’est peut-être la différence avec toi, même s’il nous en fait voir, on l’aime bien, notre Raoul (et puis, faut reconnaître, ça nous arrive aussi d’être un peu chiante).

“ Le problème, en couple, c’est qu’on s’embarque avec son futur ennemi ”
Adjani aurait-elle un vieux compte à régler avec les hommes ? Ses déceptions amoureuses l’auraient-elle rendue un tantinet aigrie ? Elle le dit à Despentes : “ Etre aimée pour soi-même, c’est une connerie, c’est une connerie, parce que “ soi-même ”, c’est quoi ? C’est tout ce qu’on est, tout ce qu’on fait, tout ce qu’on représente “. Pfiou ! Et c’est tout ? Houlà non ! Ca continue : “ Je ne sais pas au juste pourquoi les gens continuent à essayer de se mettre en couple. C’est vrai, le problème ne vient pas de ce que ça se termine mal, mais de ce qu’on s’embarque avec son futur ennemi ! ( ! ! !) C’est génial comme idée, non ? Personne ne fait de cadeau à personne. Tout le monde veut tuer tout le monde ! Et ça se passe rarement autrement ”. Ben, dis donc, ça m’a l’air sévère, c’t affaire…

En amitié aussi, l’autre, c’est l’ennemi
C’est bon, on a fait le tour de la question ? Non ! L’amer constat de l’actrice est “ valable sur le plan amoureux comme sur le plan de l’amitié. Un jour, dit-elle, on se retrouve nez à nez avec quelqu’un qu’on ne connaissait absolument pas. Capable du pire. Sans aucune fidélité à ce qui a été vécu d’intrahissable, croyait-on. Quelqu’un qui a été extrêmement proche se transforme en pur inconnu. C’est monstrueux. Par peur ? Par lâcheté ? Par intérêt ? La survie du prédateur peut devenir meurtrière, comme s’il n’y avait plus d’autre choix, comme si sa panique dominatrice s’était saisie de tout. C’est une forme de cannibalisme. Celui-là bouffe l’autre pour s’en sortir, lui. Virtuellement, il le dévore ”. On résume, les hommes, les amis — les autres, en bref : tous des méchants, rien que des cannibales. Wow ! Tout va bien, tout va très très bien, dans le monde merveilleux d’Adjani. Elle le dit d’ailleurs en conclusion (après une savante digression sur l’impossibilité d’élever des enfants dans la société d’aujourd’hui) : “ Je ne me fais aucune illusion : on est tous devenus complètement cinglés. De l’air ! Ouvrons les fenêtres ! ” On n’aurait pas si bien dit…

Vous en voulez encore ?
Et vous voulez vous fendre la poire… Jetez un œil aux photos de Charles Berling et de sa dulcinée, Virginie Coupérie-Eiffel (comme la tour, oui), en vacances dans “ Match ”. Leur séjour dans le grand ouest américain, au pays des cow-boys, est franchement hilarant. Quant au cliché des deux “ vacanciers ” en tenue d’Eve et d’Adam (pris de loin, il est vrai), ils est, heu, hem !, déton(n)ant.
Vous voulez des frissons, vous faire peur un bon coup ? Ne lâchez pas “ Match ”, vous tenez le bon bout. Page 84, à l’occasion de la sortie de “ Expendables 2 : unité spéciale ”, le magazine publie un portrait groupé d’Arnold Schwarzenegger, Silvester Stallone et Jean-Claude Van Damme qui fait frémir — et, bon, pas mal rigoler, aussi.
Rayon amour(s), sinon : Jenifer Aniston et Justin Theroux se marient (partout) ; suite au scandale de sa liaison avec Rupert Sanders, le réalisateur de “ Blanche-Neige et le chasseur ”, Kristen Stewart, n’a pas eu le courage d’assister à la première de “ Sur la route ” le 16 août à Londres (“ Grazia ”) ; son “ ex ”, Robert Pattinson, lui, n’a pas tremblé et affronté les feux du “ Daily Show ” et de “ Good Morning America ” où il n’a strictement rien dit de “ l’affaire ” (“ Voici ”) ; Ashton Kutcher et Mila Kunis ont passé une semaine en amoureux à Bali (“ Gala ”) ; Eva Longoria a un nouvel amoureux : l’acteur latino Wilmer Valderrama (“ Public ”) ; Vanessa Paradis est en vacances en solo mais avec les enfants dans "Voici" ; Kate Bosworth s’est fiancée avec le réalisateur Michael Polish (“ Gala ”, “ Be ”, “ Grazia ”, “ Public ”) ; pour couper court aux rumeurs de divorce, Melanie Griffith et Antonio Banderas la jouent très complices devant les paparazzi (“ Gala ”) ; David Duchovny et Gillian Anderson, les Mulder et Scully de la série “ X-Files ”, sont ensemble (“ Public ”). Eh oui ! ; Joey Starr a emmené l’ex de Frédéric Beigbeder, Priscilla de Laforcade, roucouler au bord du lac de Côme (“ Public ”) ; Shy’m ne quitte plus Daniel, “ un mannequin très tatoué ” (“ Voici ”) ; c’est pas tout jeune, ça reste assez crunchy : d’après Christopher Andersen, auteur du livre “ Mick, sexe et rock’n’roll ” (Lattès), la princesse Margaret, sœur de la reine d’Angleterre, aurait eu une liaison avec Mick Jagger (“ Gala ”).
En vrac : Beyonce (32 millions d’euros) et Jay-Z (24 millions d’euros) ont remporté la palme du classement Forbes des couples célèbres les plus riches (“ Gala ”, “ Be ”, “ Public ”) ; depuis qu’il a repris le rôle-titre de “ Mon oncle Charlie ”, Ashton Kutcher est l’acteur de télévision le mieux payé du monde (700 000 dollars) ; Mischa Barton a ouvert une boutique de vêtements dans le centre de Londres (“ Public ”).
Côté dossiers : “ Oops ! ” propose un spécial “ Les stars et le sexe ”, assez gras mais distrayant, et “ Public ” un “ Tics et TOC Beach ” franchement pas captivant. Passé à l’heure d’automne, “ Elle ”, de son côté, balance son “ horoscope de la rentrée ”. Yeehaw ! On a croisé le nôtre avec celui de Raoul, et c’est plutôt encourageant. On vous en souhaite autant.





Valérie la menace, Nicolas et le roi

Après le tweet, le mail ? Scoop ! D’après “Grazia”, la première dame se serait fendue d’une drôle de missive visant à dissuader la presse de la suivre de trop près. Ce n’est pas tout ! Il y a aussi Sarkozy (un peu trop ?) chouchouté par Mohammed VI, Chirac triste à Saint-Trop, Anne Sinclair à New York (et quourpoi, hmmm ?) et… Adjani cuisses nues en soutif visiblement en guerre avec les hommes… Grosse semaine chez les people !
Après le tweet, le mail ? Calme, shhhh… ne vous échauffez pas : l’affaire n’est pas aussi grave. Elle n’en reste pas moins un tantinet, comment dire ? Embarrassante ? Disons… troublante, allez. Voici les faits, rapportés dans “ l’édito ” de Christine Régnier, directrice de la rédaction du magazine “ Grazia ”. “ Oh, surprise !, s’exclame la journaliste. Alors que la France s’éveille mollement en ce 8 août cagnardesque, arrive dans la boîte mail de “Grazia” une lettre de la première dame de France. En plein cœur de l’été ? Valérie T. ? Un fax envoyé par mail ? Bizarre. D’autant que le couple présidentiel passe, comme chacun le sait, de très caaaalmes vacances au fort de Brégançon depuis le 2 août. Peut-être Valérie T. trouve-t-elle le temps si long en son château qu’elle a eu envie de nous écrire un petit mot ensoleillé ? Je vous l’accorde, c’est un peu gros. Mais qui sait ce que Valérie T. peut décider de faire, elle, l’archétype de la liberté et de la spontanéité ? ” Ben oui, chi lo sa, hmmm ? ! ?

L’injonction de Valérie
“ Malheureusement, point de billet doux, répond Christine Régnier, mais une injonction à “ éviter la publication d’articles ou de photographies qui seraient attentatoires à son droit à l’image et à son droit au respect de sa vie privée, ainsi qu’à ceux de ses enfants ”, sous peine de “ devoir recourir aux voies judiciaires pour faire valoir ses droits ” ”. Ah oui, quand même… Dûment reproduite par le journal, la missive est en fait rédigée par “ le conseil ” de Valérie Trierweiler, dont le nom est, comme il se doit, flouté. Il y indique que “ Madame Trierweiler, si elle comprend et accepte, qu’en tant que compagne du Président de la République, elle soit désormais soumise à une plus grande curiosité médiatique, souhaiterait néanmoins protéger une part d’intimité pour elle-même et les siens. (…) Elle regretterait en effet, poursuit-il, de devoir recourir aux voies judiciaires pour faire valoir ses droits si ceux-ci faisaient l’objet de violations malgré la présente. Je suis naturellement à votre disposition, conclue-t-il, pour tout échange utile, y compris le cas échéant avec celui de mes confrères qui défend vos intérêts ”. Ben, ça rigole pas, dis donc ! Ca sentirait même un peu la menace, non ?

“ Grazia ” et “ la première peste de France ”
“ Qu’avons-nous commis qui mérite l’envoi de cette mise en garde estivale ?, se demande Christine Régnier. Serait-ce cet article sur la fameuse affaire du tweet — le seul publié dans “ Grazia ” depuis deux mois sur la première “ girlfriend ” de France ? Admettons que le titre ne lui ait pas fait plaisir (“ La première peste de France ”, remember). Il n’y a pas là matière à fouetter un journaliste de “ Grazia ” en place publique ”. C’est bien vrai, ça, Christine — et cela même si l’article en question, comme nous l’avions alors noté (voir la revue de presse du 16 juin), n’était pas à la hauteur de celui de “ Libération ”, plus malignement intitulé, d'ailleurs, “ La première gaffe de France ”. Pas plus impressionnée que ça, la directrice de la rédaction de “ Grazia ” le promet en tout cas : “ Si matière il y a — tweet again ou autre déclaration — oui, nous serons là. Pas par vacherie. Mais par professionnalisme. Car tel est notre métier : traiter l’info, la décrypter, la commenter, avec humour et (im)pertinence ”. Oui, parce qu’au fond l’idée, c’est quoi ? Qu’on reste là, les doigts sur la couture du pantalon ?

“ On tourne en rond à Brégançon ? ”
“ L’injonction ” de Valérie Trierweiler à “ Grazia ” est d’autant plus troublante qu’elle est paradoxale. La première dame, il ne faudrait pas l’oublier en effet…, est et demeure journaliste. Le fait n’a pas échappé à Christine Régnier. “ Je me remets au feuilletage du “ Paris-Match ” de la semaine dernière, écrit-elle. Vous savez, celui sur les vacances paparazzées du couple présidentiel où l’on voit François H. en maillot bleu et Valérie T. (la première dame) en deux-pièces noir. Celui aussi qui accueille une interview d’Amélie Nothomb signée par… Valérie T. (la journaliste, cette fois). Amusante ou schizophrène situation, on ne sait plus. Il est dit dans l’article (celui consacré au couple présidentiel) qu’on tourne en rond à Brégançon. Ceci explique peut-être cela… ” Et chclac !

Carla de dos et pas en maillot
Et puisqu’il est question de “ Match ” et de vacances présidentielles, l’hebdomadaire (histoire d’équilibrer les comptes ?) s’intéresse cette semaine à celles de, on vous le donne en mille…, Nicolas Sarkozy. Contrairement au président et à sa belle, la semaine dernière, “ l’ex ” ne fait pas la couverture. Et Carla n’y paraît pas une seule fois. Même dans “ VSD ” qui, pour le coup, affiche Sarko en une, l’ancienne première dame est on ne peut plus discrète puisqu’elle n’apparaît que sur une seule photo, de dos et pas en maillot, je vous prie, mais en robe longue et châle très couvrants. De là à penser qu’il y a différence de traitement… D’après l’article de “ Match ”, “ Carla sort moins que (Nicolas). (…) A l’abri des regards, elle s’occupe de sa petite fille. Elle bouquine au bord de la piscine. Elle a pris du recul ”. Valérie, tu sais ce qu’il te reste à faire…

Nicolas et Carla prennent le train
Et ces vacances, alors, c’était comment ? Bien beau !, nous raconte “ Paris-Match ” : “ Ce bel été passé aux côtés de Carla et Giulia a commencé par une dizaine de jours au Canada, début juillet. Louis, venu des Etats-Unis, où il est scolarisé dans une académie militaire près de Philadelphie, et Aurélien, le fils de Carla, étaient là aussi. Ensemble, ils sont allés voir les belugas, les fameuses baleines blanches de l’océan Arctique. Ils ont fait de grandes balades en forêt. Puis, de retour en France, le couple Sarkozy a séjourné une semaine chez leur ami Jean-Michel Goudard, à Mollèges, dans les Alpilles. Ils y sont descendus en TGV et l’ancien chef de l’Etat a aimé ça. “ Les gens ont été très gentils avec moi ”, a-t-il raconté à un proche ”. Comme avec François (descendu en train à Brégançon) ? Hou, ben, elle valait le coup d’être tentée, Nicolas, cette première expérience en TGV !

Royal Sarko
Mais le luxe a du bon… Le mag le précise : après les très chics Alpilles, Nicolas et Carla “ sont ensuite repartis quelques jours à Marrakech. Le roi du Maroc, aux petits soins pour eux, y a mis à leur disposition une de ses résidences, Jnane Lekbir. A 3 kilomètres de la capitale, au bord de la Palmeraie, elle offre une totale discrétion et un confort absolu. Carla et Nicolas la connaissent bien. Ils y ont déjà logé plusieurs fois à Noël. C’est aussi là qu’ils ont passé les trois premières semaines qui ont suivi leur départ de l’Elysée, en mai. C’est là qu’ils ont cicatrisé leurs plaies. Physiquement et moralement, ils avaient accusé, les premiers jours, un vrai contrecoup. Enfin, depuis début août, place au cap Nègre. Ils y sont arrivés sans repasser par Paris : Mohammed VI avait mis un avion à leur disposition ”. Ah, ben, c’est sûr, c’était plus pratique que de rentrer à Paris et de redescendre en TGV… L’est bien serviable, le roi. Aux dernières nouvelles, d’après “ VSD ”, l’aurait même proposé un job en or de “ conseiller international ” à Nicolas (voir la revue de presse de jeudi).

Chirac triste à Saint-Trop
D’une douce “ retraite ”, l’autre… moins riante, beaucoup plus tristoune, en fait. Un seul coup d’œil à la photo de “ VSD ” suffit à s’en convaincre : Jacques Chirac n’a pas l’air d’aller bien. Du tout, du tout. Et même à Saint-Trop. “ Très affaibli par la maladie, l’ancien président s’est autorisé une unique sortie, indique le mag. (…) Une tomate, mélange trompe-couillon de pastis et de sirop de grenadine, (c’est) l’unique petit plaisir qu’ait pu s’accorder l’ancien chef de l’Etat à la terrasse de Sénéquier, l’institution tropézienne où il a pourtant son rond de serviette depuis qu’il a quitté l’Elysée et que François Pinault l’invite chaque été dans sa propriété varoise. (…) C’est que, à bientôt 80 ans, le Corrézien ne se déplace plus sans officiers de sécurité transformés en authentiques gardes-malade, qui l’ont littéralement porté de sa voiture blindée à la table du célèbre troquet. Mais, même affaibli, Chirac profita de l’absence de son épouse pour taper la bise à (une) jolie blonde et poser, malgré son masque tristement fatigué, face aux badauds photographes. Car oui, où était donc Bernadette ? Dans la rue Laugier, juste derrière, faisant le pied de grue devant la boutique de fringues Loro Piana, où elle tentait d’entrer. Mais en vain, Elton John en ayant privatisé l’accès pour un shopping en amoureux. Un été vraiment pourri pour l’ex-première dame ”. Heu, pas que pour elle, “ VSD ” chéri, pas que pour elle… Pauvre Jacquou ! Quoi qu’on en pense, c’est quand même moche, tout ça.

Anne Sinclair : premières vacances en solo
Elle a failli être première dame, elle se retrouve… journaliste, et célibataire ! Comment Anne Sinclair a passé “ ses premières vacances en solo ” ? “ Gala ” nous dit tout : “ Le 13 juillet, l’épouse bafouée de l’ex-président du FMI s’est envolée pour Calguary, au Canada, un pays qu’elle affectionne et où elle a toujours trouvé refuge dans les moments difficiles. Ses amis intimes, Jean et Daniela Frydman, y possèdent un ranch en pleine nature, si loin des hommes que Valéry Giscard d’Estaing s’y était exilé après sa défaite de 1981 (décidément, on n’en sort pas…, ndlr). Invitée permanente, Anne y a passé quelques jours l’année dernière, à la mi-juillet, au sortir de l’affaire du Sofitel. (…) Pendant dix jours, au creux des vallons canadiens, en harmonie avec les éléments, Anne la battante s’est lavée des épreuves endurées ”. Sont violon, dis donc, chez “ Gala ”…

Anne à New York. Et quourpoi ?
“ Après le Canada, reprend le people, la femme élue la plus marquante de l’année par les Français, a passé cinq jours à New York. Depuis l’affaire Nafissatou Diallo, la ville de sa naissance s’éclaire d’une lumière équivoque. D’une part, Big Apple lui raconte l’épopée de son père venu ici, pendant la Seconde guerre mondiale, embrasser la cause de la France libre, en troquant son nom de Schwartz pour Sinclair. De l’autre, elle est le théâtre de la chute vertigineuse de DSK. Veste en cuir et fière allure, Anne Sinclair a veillé à ne rien changer à ses habitudes, multipliant les déjeuners bio et les escapades dans les boutiques chics de la Cinquième avenue de Manhattan. Elle a également séjourné dans les Hamptons, dans le Connecticut. Contente de retrouver sa ligne, elle a enchaîné séances de natation et sorties à vélo. Elle a également consulté ses avocats. Au cas où son mari serait condamné par la justice américaine à verser au civil une somme importante à Nafissatou Diallo, elle veut être sûre qu’elle n’aura rien à débourser. ” Houlà, l’a fini de faire le dos rond, Anne, on dirait, à force de l’avoir brisé. On ne va pas lui jeter la pierre, en même temps…

Adjani cuisses nues, en soutif
Elle s’apprête à s’envoler pour New York pour y tourner l’adaptation d’Abel Ferrara sur l’affaire du Sofitel dans lequel elle interprètera le rôle… d’Anne Sinclair aux côtés de Gérard Depardieu/DSK. En attendant, et en guise d’entraînement ( ? ? ?), Isabelle Adjani s’affiche en sari dans “ Gala ” (à l’occasion du tournage de “ Love in Paris ” du réalisateur indien Prem Raj) et à la une de “ Paris-Match ”. Entre la mata-hari enrubannée de rose de “ Gala ” et la jouvencelle fraîche et mutine qui pose dans “ Match ”, c’est un peu le jour et la nuit. Le cliché de la belle, prise à contre-jour dans la chaleur de midi, en déshabillé blanc transparent, haut ouvert sur un soutien-gorge turquoise, tranche passablement sur celui de la “ mamma ” hindi avec et sans bindi. Et on ne parle pas des photos d’Isabelle “ au réveil ” en boxer et caraco de soie, cuisses nues, faisant son salut au soleil… Bon, et sinon, elle a toujours 56 ans (info Wikipedia) ?

“ La France : trop petite pour elle ”
Une chose est sûre : si Isabelle se dévoile beaucoup, elle ne dit rien, ah !, ah !, du projet DSK d’Abel Ferrara. L’entretien qu’elle donne à “ Match ”, réalisé, nota bene, par Virginie Despentes, n’en est pas moins… édifiant. A l’écrivain qui lui demande si elle pensait être comédienne toute sa vie, elle répond : “ Ah non ! Quand j’étais très jeune (mais tu l’es toujours, Isabelle, hmmm), j’avais écrit mon histoire, c’était clair : j’allais faire film sur film, je ne travaillerais qu’avec de très grands metteurs en scène, je ne tournerais que des films marquants, qui auraient un impact sur l’histoire du cinéma, puisque François Truffaut avait dit : “ La France est trop petite pour elle… ” (c’est gentil de nous le rappeler, Isabelle — en toute modestie, cela va de soi). Puis, évidemment, j’arrêterais avant d’avoir 40 ans, parce que dans la vie il y avait d’autres choses à faire, et j’arrêterais sans regret, parce que j’aurais rempli mon contrat. Bien sûr, rien ne s’est tout à fait passé comme je l’avais prévu ! ” Bien sûr…

“ L’autre, là, celle qui n’est pas actrice, la fille normale, ça n’intéresse aucun homme ”
“ Il y a eu beaucoup d’interruptions, explique-t-elle, des histoires de famille, de santé, des histoires d’amour, un enfant, un autre, et puis… et puis tout ce qui ne va pas autour de tout ça, tout ce qui empêche de travailler sans qu’on s’y attende. Si une histoire d’amour était fragile, j’étais convaincue qu’il ne fallait surtout pas aller faire l’actrice, que ça aurait été l’échec amoureux assuré, que le couple allait devenir bancal… C’était le côté “ si je ne suis pas là, il risque d’aller voir ailleurs ”, ou “ il faut que je lui montre à quel point notre relation compte pour moi ”. Mais ça ne marche pas. A chaque fois que j’ai voulu faire comme l’autre, là, celle qui n’est pas actrice, la fille normale, ça n’a pas fonctionné. Ca n’intéresse personne, ça n’intéresse aucun homme ”. Heu, steplaît, Isabelle, une seconde : la “ fille normale ”, celle que tu appelles “ l’autre, là ”, un brin (façon de parler) condescendante, c’est nous, et si tu permets, ben, c’est pas très sympa, ce que tu dis, là. Parce que, bon, t’es mignonne, hein, mais nous, on n’a pas Truffaut, Ferrara, “ Match ” et Photoshop pour appâter Raoul. En même temps, c’est peut-être la différence avec toi, même s’il nous en fait voir, on l’aime bien, notre Raoul (et puis, faut reconnaître, ça nous arrive aussi d’être un peu chiante).

“ Le problème, en couple, c’est qu’on s’embarque avec son futur ennemi ”
Adjani aurait-elle un vieux compte à régler avec les hommes ? Ses déceptions amoureuses l’auraient-elle rendue un tantinet aigrie ? Elle le dit à Despentes : “ Etre aimée pour soi-même, c’est une connerie, c’est une connerie, parce que “ soi-même ”, c’est quoi ? C’est tout ce qu’on est, tout ce qu’on fait, tout ce qu’on représente “. Pfiou ! Et c’est tout ? Houlà non ! Ca continue : “ Je ne sais pas au juste pourquoi les gens continuent à essayer de se mettre en couple. C’est vrai, le problème ne vient pas de ce que ça se termine mal, mais de ce qu’on s’embarque avec son futur ennemi ! ( ! ! !) C’est génial comme idée, non ? Personne ne fait de cadeau à personne. Tout le monde veut tuer tout le monde ! Et ça se passe rarement autrement ”. Ben, dis donc, ça m’a l’air sévère, c’t affaire…

En amitié aussi, l’autre, c’est l’ennemi
C’est bon, on a fait le tour de la question ? Non ! L’amer constat de l’actrice est “ valable sur le plan amoureux comme sur le plan de l’amitié. Un jour, dit-elle, on se retrouve nez à nez avec quelqu’un qu’on ne connaissait absolument pas. Capable du pire. Sans aucune fidélité à ce qui a été vécu d’intrahissable, croyait-on. Quelqu’un qui a été extrêmement proche se transforme en pur inconnu. C’est monstrueux. Par peur ? Par lâcheté ? Par intérêt ? La survie du prédateur peut devenir meurtrière, comme s’il n’y avait plus d’autre choix, comme si sa panique dominatrice s’était saisie de tout. C’est une forme de cannibalisme. Celui-là bouffe l’autre pour s’en sortir, lui. Virtuellement, il le dévore ”. On résume, les hommes, les amis — les autres, en bref : tous des méchants, rien que des cannibales. Wow ! Tout va bien, tout va très très bien, dans le monde merveilleux d’Adjani. Elle le dit d’ailleurs en conclusion (après une savante digression sur l’impossibilité d’élever des enfants dans la société d’aujourd’hui) : “ Je ne me fais aucune illusion : on est tous devenus complètement cinglés. De l’air ! Ouvrons les fenêtres ! ” On n’aurait pas si bien dit…

Vous en voulez encore ?
Et vous voulez vous fendre la poire… Jetez un œil aux photos de Charles Berling et de sa dulcinée, Virginie Coupérie-Eiffel (comme la tour, oui), en vacances dans “ Match ”. Leur séjour dans le grand ouest américain, au pays des cow-boys, est franchement hilarant. Quant au cliché des deux “ vacanciers ” en tenue d’Eve et d’Adam (pris de loin, il est vrai), ils est, heu, hem !, déton(n)ant.
Vous voulez des frissons, vous faire peur un bon coup ? Ne lâchez pas “ Match ”, vous tenez le bon bout. Page 84, à l’occasion de la sortie de “ Expendables 2 : unité spéciale ”, le magazine publie un portrait groupé d’Arnold Schwarzenegger, Silvester Stallone et Jean-Claude Van Damme qui fait frémir — et, bon, pas mal rigoler, aussi.
Rayon amour(s), sinon : Jenifer Aniston et Justin Theroux se marient (partout) ; suite au scandale de sa liaison avec Rupert Sanders, le réalisateur de “ Blanche-Neige et le chasseur ”, Kristen Stewart, n’a pas eu le courage d’assister à la première de “ Sur la route ” le 16 août à Londres (“ Grazia ”) ; son “ ex ”, Robert Pattinson, lui, n’a pas tremblé et affronté les feux du “ Daily Show ” et de “ Good Morning America ” où il n’a strictement rien dit de “ l’affaire ” (“ Voici ”) ; Ashton Kutcher et Mila Kunis ont passé une semaine en amoureux à Bali (“ Gala ”) ; Eva Longoria a un nouvel amoureux : l’acteur latino Wilmer Valderrama (“ Public ”) ; Vanessa Paradis est en vacances en solo mais avec les enfants dans "Voici" ; Kate Bosworth s’est fiancée avec le réalisateur Michael Polish (“ Gala ”, “ Be ”, “ Grazia ”, “ Public ”) ; pour couper court aux rumeurs de divorce, Melanie Griffith et Antonio Banderas la jouent très complices devant les paparazzi (“ Gala ”) ; David Duchovny et Gillian Anderson, les Mulder et Scully de la série “ X-Files ”, sont ensemble (“ Public ”). Eh oui ! ; Joey Starr a emmené l’ex de Frédéric Beigbeder, Priscilla de Laforcade, roucouler au bord du lac de Côme (“ Public ”) ; Shy’m ne quitte plus Daniel, “ un mannequin très tatoué ” (“ Voici ”) ; c’est pas tout jeune, ça reste assez crunchy : d’après Christopher Andersen, auteur du livre “ Mick, sexe et rock’n’roll ” (Lattès), la princesse Margaret, sœur de la reine d’Angleterre, aurait eu une liaison avec Mick Jagger (“ Gala ”).
En vrac : Beyonce (32 millions d’euros) et Jay-Z (24 millions d’euros) ont remporté la palme du classement Forbes des couples célèbres les plus riches (“ Gala ”, “ Be ”, “ Public ”) ; depuis qu’il a repris le rôle-titre de “ Mon oncle Charlie ”, Ashton Kutcher est l’acteur de télévision le mieux payé du monde (700 000 dollars) ; Mischa Barton a ouvert une boutique de vêtements dans le centre de Londres (“ Public ”).
Côté dossiers : “ Oops ! ” propose un spécial “ Les stars et le sexe ”, assez gras mais distrayant, et “ Public ” un “ Tics et TOC Beach ” franchement pas captivant. Passé à l’heure d’automne, “ Elle ”, de son côté, balance son “ horoscope de la rentrée ”. Yeehaw ! On a croisé le nôtre avec celui de Raoul, et c’est plutôt encourageant. On vous en souhaite autant.