Vous la connaissez, la dernière de Coluche ? C’est l’histoire d’un mec… Un mec, heu, normal, quoi. Blanc, pas Belge… Candidat socialiste et normal, le mec… Attendez ! C’est pas là qu’il faut rire. Le mec, heu, il veut parler d’un autre mec, du Président qui préside, candidat aussi, mais pas normal… Bon, alors le mec normal, il imite le pas normal, et il dit : « Je suis un sale mec ». Enfin, c’est ce que répète un journal. Alors, heu, tous les copains de l’autre, du candidat pas normal, ils crient : « Il l’a dit ! C’est pas beau, et c’est celui qui dit qui y est ». Alors le mec, le premier, le socialiste - vous suivez, là, hein, parce que je vais pas répéter… Donc le mec y dit : « J’ai dit sale mec, oui, mais c’était pour expliquer. Et ça suffit comme ça ! » Bon, et qu’est-ce qu’il dit, l’autre mec, le pas normal de droite ? Ben rien… Voilà, c’est tout. Elle est rigolote, hein ?
jeudi 5 janvier 2012
Vous la connaissez, la dernière de Coluche ? C’est l’histoire d’un mec… Un mec, heu, normal, quoi. Blanc, pas Belge… Candidat socialiste et normal, le mec… Attendez ! C’est pas là qu’il faut rire. Le mec, heu, il veut parler d’un autre mec, du Président qui préside, candidat aussi, mais pas normal… Bon, alors le mec normal, il imite le pas normal, et il dit : « Je suis un sale mec ». Enfin, c’est ce que répète un journal. Alors, heu, tous les copains de l’autre, du candidat pas normal, ils crient : « Il l’a dit ! C’est pas beau, et c’est celui qui dit qui y est ». Alors le mec, le premier, le socialiste - vous suivez, là, hein, parce que je vais pas répéter… Donc le mec y dit : « J’ai dit sale mec, oui, mais c’était pour expliquer. Et ça suffit comme ça ! » Bon, et qu’est-ce qu’il dit, l’autre mec, le pas normal de droite ? Ben rien… Voilà, c’est tout. Elle est rigolote, hein ?
Sarkozy, «sale mec» : l'UMP veut des excuses de Hollande
Il aura suffi d'une courte citation de trois mots enfouie au milieu d'un article pour embraser la majorité. Plusieurs ténors de l'UMP ont réclamé mercredi à François Hollande des excuses publiques vis-à-vis du chef de l'Etat qu'il aurait traité de «sale mec». Des paroles qui se sont finalement révélées retranscrites incorrectement. La polémique est née d'un article du Parisien, daté de mercredi. Le quotidien relate un déjeuner, mardi midi, entre François Hollande et six journalistes, dont l'auteur de l'article. «Pour Hollande, il n'y a pas de mystère: c'est bien le chef de l'Etat, ‘un président en échec', ‘un sale mec', qui se cache derrière les formules de l'UMP'», écrit le quotidien qui évoque les attaques des élus de la majorité sur la personne du député de Corrèze.
Ces propos rapportés n'ont pas tardé à susciter l'ire l'UMP. La ministre de l'Apprentissage Nadine Morano et la députée Valérie Rosso-Debord, ont exigé des «excuses publiques». La première a jugé les propos prêtés au candidat socialiste d'«intolérables et inqualifiables». «C'est carrément carton rouge, on n'insulte pas le président de la République», a affirmé la seconde. Le maire de Nice, Christian Estrosi, a lui dénoncé un «comportement indigne d'un candidat à la présidence de la République», évoquant une attitude «abjecte sur le plan personnel mais également dangereuse sur le plan politique car elle abaisse la fonction présidentielle». «Hollande a commis une erreur. Si on n'est pas mauvais, on peut monter cela en épingle», a décrypté au MondeBrice Hortefeux. «Soit il s'excuse, et souligne sa faute. Soit il persévère, soulignant son absence de crédibilité, car il n'est pas capable de respecter les hommes et les institutions». «Quand on dit une connerie, c'est très difficile de savoir comment on s'en sort. C'est un spécialiste qui vous parle», relevait l'ancien ministre de l'Intérieur.
«C'est quelque chose qui est intolérable», a jugé l'actuel locataire de la place Beauvau, Claude Guéant. «J'observe que beaucoup de gens qui travaillent avec lui se laissent aller à des propos violents, mensongers, à des insultes». «François Hollande est un mauvais candidat qui rend la campagne médiocre», a déploré Gérard Longuet, ministre de la Défense. «La France mérite mieux que ce type de formule». «En démocratie, il est bon qu'il y ait des propositions, pas des attaques personnelles. À mon avis, il a fait une grosse erreur», tranchait de son côté Pierre Lellouche, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur.
"Sale" polémique pour François Hollande
Mardi midi, le candidat socialiste s'attable avec six journalistes pour une conversation en "off", où les propos ne sont pas destinés à être publiés. Ce mercredi matin, pourtant, un article du Parisien explique qu'au cours de la conversation Hollande a qualifié le chef de l'Etat de "sale mec".
Problème, cette formulation a été démentie par plusieurs participants, du moins l'interprétation qui en a été faite par le Parisien. Selon un journaliste de l'AFP, présent à table, le candidat PS se serait glissé dans la peau de Nicolas Sarkozy pour imaginer sa façon d'entrer en campagne, notamment avec la TVA sociale: "Je suis le président de l'échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j'ai le courage...", aurait-il en réalité déclaré.
"Mais le choix de ce qualificatif pour appuyer son raisonnement en dit long sur l'estime qu'il porte à son adversaire. Raison pour laquelle nous avons décidé, ce matin, de le publier", s'est justifié l'auteur de l'article du Parisien, Matthieu Croissandeau, sur le site Internet du quotidien.
"Nous sommes choqués par ces propos indignes de celui qui se voyait déjà président de la République", a fustigé le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, lors de ses voeux.
Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe de l'UMP, s'indigne également "des propos insultants". Elle "condamne ce dérapage inacceptable et exige du candidat des excuses publiques. La démocratie ne s'accommode ni de l'injure ni du dénigrement. Quand on aspire aux plus hautes fonctions de l'Etat, la moindre des qualités est le sang-froid et la sérénité", écrit-elle dans un communiqué. Sur BFM TV, elle continue en soutenant que "François Hollande n'insulte pas seulement Nicolas Sarkozy, mais la fonction de Président elle-même".
Le député-maire de Nice, Christian Estrosi (UMP), estime qu'après avoir écrit dans Libération que le chef de l'Etat "méprise la République", le candidat socialiste "jette une fois de plus le discrédit sur le PS et sa candidature. L'injure ne peut pas tenir lieu d'argument politique. Monsieur Hollande vient de démontrer qu'il n'est pas au niveau pour un tel poste." Pour le député-maire de Nice, s'il s'agit d'un dérapage, la majorité "attend des excuses immédiates" et s'il s'agit d'une ligne politique, François Hollande "emprunte un sale chemin".
Dans l'entourage de François Hollande, on dit vouloir s'assurer de la teneur exacte des propos du candidat socialiste avant une éventuelle réaction.
Cette agitation, qui ne fait pas la grandeur de la politique, pourrait être zappée en quelques secondes si elle ne risquait pas de coûter de précieux points au favori des sondages. Et c'est bien ce qui explique les tirs en rafales de l'UMP depuis ce matin.
En 2002, en off là aussi, Lionel Jospin avait en effet qualifié Jacques Chirac d'homme "vieux, fatigué et usé." Là aussi la majorité s'était déchainée contre l'ancien Premier ministre. Et Chirac avait immédiatement senti le bénéfice, qu'il pouvait en tirer. "Le grand fauve politique a immédiatement compris que son adversaire avait gravement dérapé et qu'il allait en tirer un avantage politique significatif, racontait en août dernier, à L'Express, son directeur de campagne de l'époque, Antoine Rufenacht. J'ai rarement vu Jacques Chirac aussi joyeux et détendu qu'au cours de la réunion matinale de travail qui a suivi la déclaration de Lionel Jospin. C'était une belle matinée de printemps. Nous étions tous heureux."
mercredi 4 janvier 2012
Les étudiants étrangers rejettent la nouvelle circulaire Guéant
Les étudiants étrangers réunis dans le Collectif du 31 mai continuent de réclamer le retrait de la circulaire Guéant, car son assouplissement annoncé mercredi 4 janvier est fondé sur des critères "qui laissent la place à l'arbitraire", ont-ils annoncé lors d'une conférence de presse.
"Les principaux concernés n'ont pas été représentés à la réunion et nous le regrettons. L'enjeu crucial du nouveau texte concerne les critères d'appréciation, et on demande des critères clairs qui ne laissent pas place à l'arbitraire", a déclaré Fatma Chouaïeb, porte-parole du Collectif. "En outre, quel va être le devenir des victimes de la circulaire ? Nous avons recensé plus de 1 000 cas, les dégâts créés sont bien trop importants. Donc on demande encore le retrait de la circulaire, le retour à la situation d'avant le 31 mai", a-t-elle ajouté."ON RESTE DANS L'ARBITRAIRE"
"Que veut dire 'compétence spécifique' ? Parfois les étudiants ne connaissent pas leur pays d'origine. La nouvelle circulaire ne règle donc pas la situation, on reste dans l'arbitraire", a déclaré lors de la conférence de presse Bertrand Monthubert, un des initiateurs (PS) d'une pétition demandant le retrait de la circulaire controversée qui a recueilli quelque 30 000 signatures.
Des signataires de cette pétition vont organiser mardi 10 janvier "une séance publique de parrainage" d'étudiants en difficultés, a-t-il annoncé.
Dans un communiqué, la première organisation étudiante, l'UNEF, a elle aussi "demandé l'abrogation de la circulaire Guéant", car le nouveau texte revient à "beaucoup de bruit pour des évolutions mineures". "Ces évolutions ne sont pas satisfaisantes, c'est au final encore une fois la logique du cas par cas qui prime sur l'établissement de règles claires garantissant les mêmes droits pour tous", a regretté l'UNEF, qui va proposer des mobilisations dans les universités pour obtenir le retrait de la circulaire.
"TROP PEU, TROP TARD"
"C'est trop peu et trop tard", a pour sa part réagi le député socialiste Alain Claeys, responsable du supérieur dans l'équipe de François Hollande. "Trop tard parce que depuis la parution du premier texte, le 31 mai, des milliers d'étudiants ont connu des tracasseries administratives qu'ils n'auraient pas dû subir dans un pays qui s'enorgueillit de savoir les accueillir et les former", a-t-il expliqué.
"Trop tard aussi parce que l'Allemagne, si souvent citée en modèle, n'a pas attendu pour assouplir entre-temps les conditions d'emploi des étudiants étrangers et prendre un temps d'avance dans la compétition mondiale en matière de formation à laquelle se livrent les grands pays occidentaux", a-t-il ajouté.
"Trop peu parce que plus qu'un texte, cette circulaire est devenue pour des millions d'étudiants étrangers le symbole d'une France qui ne souhaite plus les attirer sur son sol. C'est pour cette raison que ce texte n'a pas besoin d'être rapiécé, mais supprimé", a conclu M. Claeys.
Présidentielle 2012 : Hollande cible des attaques
François Hollande s'est montré très actif depuis le début de l'année. Le candidat socialiste a publié une lettre puis est passé au 20h de France 2. Des sorties vivement critiquées.
A commencer par Cécile Duflot. La chef de file d'Europe Écologie les Verts a vu dans la lettre de Hollande « beaucoup de formules qui la frustrent un peu ». Attendant qu'on « débatte des solutions », la secrétaire nationale des Verts s'est aussi étonnée d'une publication « en tête d'un journal », une « forme un peu surprenante ». Le candidat du MoDem, François Bayrou, a dénoncé « une opération de com » et « du techno-politico-bla-bla ».
L'UMP cogne
L'UMP et le gouvernement ont focalisé leurs critiques sur l'absence de propositions. Jean-François Copé a ainsi estimé que François Hollande incarnait « la couardise en politique » en refusant « d'abattre ses cartes ». La droite dénonce une grande « imposture ». « C'est le candidat du vent, de la parole, des grands mots », a affirmé Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement.Mais du côté du socialiste, on garde une ligne de conduite ferme. Pour Bruno Le Roux, porte-parole de Hollande, « la vigueur des critiques montre que François Hollande a fait quelque chose qui place sa campagne sur une dimension de président de la République », a-t-il commenté auprès de l'AFP. « M. Copé est dans l'escalade verbale précisément parce que le texte de Hollande présente un contenu politique fort, clair et précis », a estimé Delphine Batho, autre porte-parole. Sur le terrain, le député de Corrèze va multiplier dans les prochaines semaines déplacements et meetings alors que le chef de l'Etat s'est lancé dans le marathon des voeux avec à la clé un vaste tour de France.
François Hollande sera mercredi à Mérignac (Gironde), jeudi à Caen, samedi à Tulle (Corrèze), dimanche à Jarnac (Charente) pour l'anniversaire de la mort de l'ex-président François Mitterrand. Le 22 janvier, de retour des Antilles et de Guyane, il tiendra au Bourget le premier des sept grands meetings qui doivent rythmer sa campagne. Le candidat socialiste trace sa route.
Le patron de la Française des Jeux le dit, bien assis sur son jackpot 2011 record : « Le principe de la loterie, c’est de donner un petit moment de bonheur dans un univers de contrariétés ». En trois mots, vive la crise ! On se gratte moins la tête avec les numéros de la FDJ qu’en recalculant la dette du pays et en renégociant la sienne avec son banquier. Le cinéma aussi, qui a battu ses records de fréquentation peut remercier la crise. La 3D construit des mondes meilleurs que le triple A de Moody’s, surtout quand des films ravivent de vraies valeurs humanistes et solidaires comme Intouchables. Réfugiés dans les salles obscures et des bureaux de tabac, les Français jouent et se divertissent mais surtout cherchent du rêve et du rire pour entretenir le moral, les illusions et les utopies. Tout ce que les politiques n’ont plus les moyens ni l’audace de proposer. Solutions ou échappatoires, le peuple se fait du bien en jouant et en se divertissant. Et tant pis si demain, avec la TVA sociale, pour avoir son ticket à la FDJ et au cinéma, il faudra passer un peu plus à la caisse.
mardi 3 janvier 2012
La lettre du candidat Hollande aux Français
Dans une longue tribune publiée mardi par Libération, le candidat socialiste à l'Élysée attaque les «fautes économiques et morales» du quinquennat de Sarkozy et promet d'oeuvrer à «l'indispensable redressement de la Nation».
Soulignant que le scrutin «interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la cinquième République», il estime que le choix des électeurs au printemps 2012 sera «décisif». «Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes», écrit-il.
Les «échecs» et les «contorsions» de Sarkozy
Estimant que «la dépression économique est là, l'angoisse sociale est partout, la confiance nulle part», François Hollande éreinte le chef d'État. Car pour lui, la crise n'explique pas tout. «Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l'Etat depuis cinq ans», dit-il. «Comme les choses seraient faciles, si l'échec devenait une excuse, si l'expérience -même malheureuse- devenait une justification opportune de poursuivre et si l'abandon des promesses une preuve de courage!». Il ironise sur les «contorsions» de Sarkozy, «incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize “sommets de la dernière chance” en à peine deux ans». «Plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président tout simplement?».Pour redresser le pays, il se fixe quatre principes: «la vérité, je ne serai pas un président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu'il doit changer de cap», «la volonté», «la justice» et «l'espérance», car «je veux retrouver le rêve français».
«Oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin», poursuit le candidat PS, rappelant «que la gauche et la droite, ce n'est pas la même chose». «Il peut y avoir des défis incontournables. Il n'y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre, pire, un mensonge».
«Incarner l'alternance»
Face à la candidate FN Marine Le Pen aux alentours de 20% dans les intentions de vote, il dit ne «rien ignorer des tentations d'électeurs, souvent issus des classes populaires vers l'extrême-droite». «Ma campagne sera tournée vers eux, je leur parlerai net. J'entends leur colère et leur désarroi», mais «je leur démontrerai» qu'avec l'extrêmisme, «c'est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République».S'agissant des autres candidatures de gauche et des écologistes, Hollande estime qu'elles «peuvent marquer des orientations», mais qu'il «sera difficile pour l'une d'entre elles d'être présente au second tour». «Dès lors, il me revient d'incarner l'alternance et de permettre le changement». «Rien n'est acquis», prévient-il, mais, «comme il y a 31 ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes (...) c'est à moi que (les Français) confieront la responsabilité de diriger le pays».
François Hollande entre dans le vif de sa campagne cette semaine. Invité du JT de France 2 mardi soir, il tiendra mercredi à Mérignac en Gironde son premier meeting depuis sa victoire à la primaire, avant d'enchaîner jeudi par un déplacement à Caen, samedi sur ses terres de Corrèze et dimanche à Jarnac en Charente pour l'anniversaire de la mort de l'ex-président François Mitterrand. Hormis les très nombreux déplacements thématiques, le candidat tiendra sept «grands meetings» de portée nationale. Le premier aura lieu le 22 janvier au Bourget avec «un discours à la nation», devant «plusieurs milliers de personnes», a détaillé Manuel Valls, responsable de sa communication. A l'heure où Nicolas Sarkozy multiplie les déplacements pour ses voeux de nouvel an, François Hollande cherche à tout prix à occuper le terrain.
QUEL MARIOLLE !!!!
lundi 2 janvier 2012
Le PS dénonce l'éditorial de Dassault
Le PS a dénoncé un éditorial de l'avionneur Serge Dassault, président du Figaro, qui, dans le journal aujourd'hui, "défend sur quatre colonnes à la une" du quotidien "la politique de Nicolas Sarkozy".
Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité, à la diversité et à la promotion sociale, estime que Serge Dassault qui "cumule les casquettes de député-maire UMP, de patron de presse et de marchand d'armes, défend sur quatre colonnes à la une du Figaro la politique de Nicolas Sarkozy".
Pour le PS, ce "nouvel épisode" après "les voyages répétés de Nicolas Sarkozy à bord du jet de Vincent Bolloré, autre milliardaire patron de presse, illustre la collusion malsaine des grands groupes de médias avec le pouvoir Sarkozy".
"Les amis milliardaires patrons de presse de Nicolas Sarkozy ont transformé leurs médias en nouvelles pravdas du pouvoir", juge M. Lamdaoui.
Serge Dassault adresse ses voeux aux lecteurs à la Une du Figaro et "à la France qui a choisi un président dynamique et courageux". "Nos encouragements et notre appui l'accompagnent pour réformer un pays dont les habitudes ont besoin d'être changées", écrit-il, soulignant que Nicolas Sarkozy "a déjà fait beaucoup en quelques mois".
Fiction : de l'euro au mundo, chronique d'un (impossible ?) collapse
La sortie de l'euro de la Grèce entraîne la fin de l'expérience de la monnaie unique. Chaque pays revient aux parités de 1999. Mais le dollar ne résiste pas à l'onde de choc. Un nouvel étalon monétaire s'impose.
Le défaut total de la Grèce, que tout le monde prédit depuis un an, aura donc bien lieu courant mars prochain, avec son corollaire, la sortie du pays de la zone euro. Ce n'est pas la fin du monde mais les conséquences seront, une fois de plus, aussi inattendues que précipitées.
En Grèce, le troc, déjà largement pratiqué, sera généralisé, la « nouvelle » drachme dévaluée de 70 % par rapport à l'euro, et la dette privée et publique, devenue insupportable, sera tout simplement annulée. De toute façon, le pays n'a plus accès aux marchés financiers, bénéficiera de l'aide du FMI, de la Banque mondiale et de la Berd pour faire tourner les infrastructures et l'État sera contraint de lancer un programme drastique de réductions des dépenses, avec suppression de l'armée et privatisation de l'Acropole.
Réaction en chaîne
L'épreuve sera terrible pour les jeunes, les retraités, les malades et les fonctionnaires. L'émigration massive et la solidarité devraient cependant amortir le choc social. Bien évidemment, la défaillance d'un État va provoquer la défaillance du pays le plus faible suivant.
C'est ce que les économistes appellent « la contagion ». Pressés par leurs opinions publiques, les pays du « Club Med » déclarent, chacun leur tour, leur incapacité à rembourser leur dette, le retour au protectionnisme et au contrôle des changes, et font appel à l'épargne forcée de leurs habitants. Dans le plus grand secret, durant le week-end pascal, la France et l'Allemagne décident de mettre un terme à l'expérience de la monnaie unique et préparent un retour aux monnaies nationales sur la base des parités de 1999.
À court terme, chacun y trouve son compte (sauf l'Allemagne) : les dévaluations compétitives dopent la croissance, l'inflation repart, les bilans bancaires s'améliorent. Certes, tous les États se préparent à de sévères cures d'austérité pour faire face à l'explosion du coût du service de la dette.
Mais chacun sait qu'une partie des dettes ne sera jamais remboursée. Les grands perdants sont les retraités et les rentiers, ceux-là mêmes qui avaient largement voté en faveur de la sortie de l'euro. Le « credit crunch » menace, les taux d'intérêt explosent. Cela tombe bien, il faut de toute façon changer nos modes de vie, consommer moins, apprendre la frugalité et suivre le nouvel indicateur PIB « bonheur ».
Problème, la contagion ne s'arrête pas aux frontières européennes. Déjà le dollar et la livre subissent les assauts des marchés. Le système financier international, vrillé par le jeu des contreparties et des produits dérivés, vacille. La volatilité des primes et des monnaies devient incontrôlable. Chacun tente de rapatrier ses capitaux.
La Chine et les États-Unis sont d'accord sur un point : il est grand temps de convoquer un nouveau Bretton Woods. Le discrédit sur le dollar, dernière devise de réserve, est tel que la fondation d'un nouvel étalon monétaire devient impérieuse. C'est chose faite durant l'été. Le nouvel étalon ne sera adossé à aucune monnaie. La parité avec l'or est partiellement réintroduite mais le coeur du dispositif repose sur une chambre de compensation internationale des dettes. Adieu l'euro, vive le mundo !
La zone euro cherche à lever les ambiguïtés ayant présidé à sa création
Bruxelles Bureau européen - Voilà donc dix ans que l'euro a remplacé les devises nationales dans les porte-monnaie des citoyens européens. Cet anniversaire coïncide avec une crise sans précédent de l'Union monétaire. Une tempête qui n'a pas cessé de gonfler depuis le naufrage, en 2010, de la Grèce, admise dans la zone euro après avoir trafiqué ses comptes. Et qui s'est amplifiée avec le surendettement des Etats, fragilisés par la crise financière, mais aussi avec l'incapacité collective à endiguer l'onde de choc.
Gouvernance embryonnaire, manque de leadership, dissensions entre capitales, batailles institutionnelles... l'Union monétaire a perdu une bonne partie de sa crédibilité en étalant ses faiblesses. Au point que les plus pessimistes doutent des chances de survie de la monnaie unique.
Les dix-sept pays membres ont certes entrepris, cahin-caha, de rebâtir leur maison commune. Mais ce chantier revient souvent à lever les ambiguïtés qui ont présidé à la conception de l'euro, sous l'égide de François Mitterrand et d'Helmut Kohl.
Le renflouement des Etats en difficulté C'est l'un des principaux acquis de la crise. Désormais, il est possible de renflouer un Etat en détresse financière, alors que les traités interdisaient cette perspective. Cette rupture a d'ailleurs suscité, et suscite toujours de fortes tensions politiques dans les pays du nord de la zone euro, les plus vertueux (Allemagne, Pays-Bas, Finlande), sur fond de montée des forces eurosceptiques.
La Grèce, puis l'Irlande et finalement le Portugal ont ainsi pu être placés sous assistance financière, avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI), en échange de la mise en oeuvre de plans d'assainissement drastiques.
Cependant, la force de frappe des fonds de secours mis en place dans l'urgence risque de ne pas suffire pour stabiliser des pays comme l'Italie ou l'Espagne en cas de nécessité en 2012.
Or, les capitales se déchirent sur la meilleure façon de rehausser les "pare-feu". Et elles ne se sont toujours pas accordées sur la possibilité de procéder à une mutualisation des dettes.
Le renforcement de la discipline budgétaire Il s'est imposé comme une contrepartie aux efforts inédits de solidarité acceptés par les pays les plus solides. La chancelière allemande, Angela Merkel, a par exemple posé comme condition d'avoir les moyens de peser sur les choix budgétaires avant de voler au secours de la Grèce.
Dans la foulée du premier plan d'aide, en 2010, le Pacte de stabilité et de croissance a été durci. En décembre 2011, les dix-sept Etats de la zone euro - et neuf pays qui n'y sont pas encore - ont, surtout, mis sur les rails un nouveau traité censé muscler leur pacte budgétaire. Seul le Royaume-Uni a refusé de s'engager dans cette voie.
L'accent mis sur les politiques de rigueur risque néanmoins d'affaiblir encore un peu plus les économies les plus fragiles de la zone euro, au point d'amplifier les divergences économiques au sein de l'Union monétaire. Or, sans investissements ni créations d'emplois, rien ne sera réglé à terme.
Le rôle la Banque centrale européenne La BCE - son action est cruciale dans la gestion de la crise et la stabilisation du secteur bancaire - a fait preuve d'un certain pragmatisme pour pallier l'inertie des politiques, au risque, selon les plus orthodoxes, d'outrepasser son mandat.
Mais l'extension de la crise a aussi incité certains pays, dont la France, à accroître leurs pressions pour transformer la BCE en prêteur en dernier ressort des Etats, sur le modèle de la Fed, son homologue américaine.
L'Allemagne s'oppose à une telle approche, brandissant les traités qui interdisent de renflouer un Etat en faisant marcher la planche à billets. Le sujet est donc prudemment ignoré dans les discussions sur le futur traité à vingt-six.
La mise en place d'un gouvernement économique L'Allemagne, qui refusait depuis le lancement de l'Union monétaire de renforcer son volet politique dans le but de "protéger" la BCE, s'est finalement rangée au souhait exprimé de longue date par la France. Les avis divergent cependant sur le pilotage de ce gouvernement économique, et sur les modalités de son contrôle démocratique.
Nicolas Sarkozy veut placer l'ensemble sous l'autorité des sommets de la zone euro ; des pays, comme l'Italie, la Belgique, ou la Pologne, souhaitent renforcer le rôle des institutions bruxelloises.
Jean-Claude Trichet, l'ex-président de la BCE, avait proposé la création d'une fonction de ministre des finances européen, chargé de superviser les politiques budgétaires et économiques des Etats.
Toutes ces pistes nécessiteraient des transferts plus importants de souveraineté. Un choix politique ultrasensible, en particulier en France, au moment où les opinions publiques voient la construction européenne, et l'euro, d'un oeil critique.
L'EDITO DE MERDE DU JOUR EST ENCORE DANS "LE MONDE"
Hollande, toujours favori des sondages
Selon l’Ifop, Marine Le Pen est la candidate incontestée des ouvriers, François Hollande, celui des jeunes, et Nicolas Sarkozy, celui des retraités.



















