lundi 2 mai 2011
dimanche 1 mai 2011
Pippa, petite sœur de Kate et reine de beauté du mariage princier
Party Girl
Déjà bien connue des Anglais, Pippa a été élue en 2009 « célibataire la plus attirante » par le magazine Tatler. Plus boute-en-train et exhubérante ue Kate, qu'elle considère comme sa meilleure amie, Pippa a une réputation de « party girl qui n'aime rien tant que passer ses nuits dehors ». Elle collectionne les admirateurs et les love stories avec la crème de l'aristrocratie britannique. Diplômée de littérature anglaise, la piquante brunette partage ses semaines entre The Party Times, un webzine sur l'organisation des goûters pour enfants créé pour le site Internet de la société de ses parents, et Table Talk, une société évènementielle basée à Londres.Libye : L'Otan visait-elle le fils de Kadhafi ?
Le commandant en chef de l'opération « Protecteur unifié », le général Charles Bouchard de préciser : « Nous regrettons toute perte de vie, particulièrement celle de civils innocents ». L'Otan soutient en effet que toutes ses cibles « sont de nature militaire et ont été clairement liées aux attaques systématiques du régime Kadhafi sur la population libyenne et les zones peuplées. Nous ne visons pas les individus ».
Pour sa part, la Russie doute que les frappes de l'Otan n'aient pas eu Kadhafi pour cible. Le ministre russe des Affaires étrangères dénonce l'usage « disproportionné » de la force en Libye par les forces de la coalition.
Dans la soirée de samedi, une frappe d’un avion de l’Otan au-dessus de Tripoli a tué le plus jeune fils du leader libyen et trois de ses petits-enfants. C’est le porte-parole du gouvernement, Moussa Ibrahim, qui a annoncé la nouvelle du « martyre » de Seif al-Arab Kadhafi, 29 ans (à ne pas confondre avec son frère ainé Saif al-Islam Kadhafi).
Sale temps pour le muguet
La floraison précoce du muguet, liée aux fortes températures enregistrées en avril, a conduit les producteurs nantais à jeter une partie de leur cueillette, a déclaré samedi la Fédération des maraîchers nantais. Les producteurs de la région nantaise ont "trié au maximum" les brins pour pouvoir commercialiser un muguet de la meilleure qualité possible, a expliqué Gaëtan Corgnet, responsable de la commission muguet de la Fédération des maraîchers nantais. Le muguet de la région nantaise représente environ 80 % de la production française, contre 20 % pour la région bordelaise.
"Entre 20 et 50%" de la production, suivant les entreprises, a été jetée, indique M. Corgnet, producteur à Arthon-en-Retz (Loire-Atlantique), en déplorant une année 2011 "qui ne sera pas rentable économiquement" pour les maraîchers. L'éclosion du muguet avec deux semaines d'avance a engendré "un nombre de manipulations beaucoup plus élevé qu'à l'ordinaire" pour éviter qu'il ne fane avant la date fatidique du 1er mai, a-t-il affirmé. "Il a fallu également louer beaucoup plus de surface de frigo" pour y conserver les brins, ce qui a augmenté les coûts de production, a-t-il expliqué. Au niveau de la production, "les prix sont stables", a-t-il dit.
Plusieurs fleuristes nantais reconnaissent une hausse des prix. "J'ai dû payer 20 % de plus pour avoir la même qualité de muguet que l'année dernière, je suis forcée de répercuter sur le prix de vente", témoigne une fleuriste. "Je le vends à 1,80 euro au lieu de 1,50 l'an dernier", renchérit une autre, en reconnaissant que l'unique carton de muguet commandé cette année "est déjà un peu abîmé".
La floraison précoce des brins cette année remonte aux premiers coups de froid de l'automne, survenus dès fin octobre. "Fin décembre, le muguet était parfaitement réveillé", a expliqué Patrick Verron, conseiller muguet auprès des maraîchers nantais. La douceur des températures qui a suivi, en janvier et février, lui a permis de pousser et de sortir de terre "dès mars".
Aujourd'hui, les traditionnelles clochettes blanches, payées l'an dernier 42 centimes le brin à Rungis, devraient coûter chez le fleuriste et à la sauvette plusieurs dizaines de centimes supplémentaires par rapport à l'an dernier. A Paris, Monceau Fleurs affichera 2,90 euros la paire de clochettes et huit euros environ pour le pot de trois brins.
Qui va cueillir les tulipes ?
La présence de nos compatriotes serait particulièrement problématique dans les grandes villes telles que Rotterdam, Utrecht, Amsterdam et La Haye. Marnix Norder, l’un des conseillers municipaux de La Haye, a employé le terme "tsunami de Polonais" pour qualifier la présence polonaise évaluée entre 20 000 et 30 000 personnes dans cette ville. Malgré la réaction de l'ambassade de Pologne, le terme a été repris par le monde politique.
La campagne visant les immigrés bat son plein sous l'impulsion du Parti pour la liberté, formation xénophobe dirigée par Geert Wilders, qui soutient le gouvernement du Premier ministre Mark Rutte. Cela avec le consentement de la société néerlandaise, de moins en moins favorable à l'intégration européenne.
Le "tourisme des allocations" dans le collimateur
Malheureusement, ce climat xénophobe, attisé par les médias, atteint le pouvoir. En février dernier, Henk Kamp, le ministre des Affaires sociales et de l'Emploi a déclaré dans le quotidien néerlandais De Telegraaf que les immigrés d'Europe de l'Est sans domicile fixe et sans emploi devraient être renvoyés chez eux, voire expulsés s’ils refusaient de partir.Débu avril, ce même ministre a présenté au Parlement une liste de propositions censées mieux réglementer la situation dans ce secteur du marché du travail. Kamp explique vouloir en finir avec des intermédiaires frauduleux qui ne respectent pas la loi et font subir aux immigrés un travail forcé. Ses propositions visent également ce que l'on appelle, à Amsterdam et à La Haye, "le tourisme des allocations". Il s'agit de Polonais, de Roumains, ou de Bulgares qui viennent aux Pays-Bas à la recherche d'une vie meilleure, mais qui, en perdant leur emploi (ou en n'en trouvant pas), se retrouvent rapidement à la rue et survivent à l'aide des allocations.
Ainsi, le ministre laisse entendre que sans moyens de subsistance, les immigrés provenant des pays de l'UE perdraient au bout de trois mois le droit de séjourner aux Pays-Bas. Dès lors, les Polonais, les Roumains, mais aussi les Allemands et les Français, sans emploi depuis trois mois, devraient dire adieu au pays des moulins et des tulipes.
De plus, tous les travailleurs immigrés en provenance des pays de l'UE feraient l'objet d'un enregistrement auprès des bureaux de l’immigration. Les autorités locales seraient ensuite chargées de vérifier leurs conditions de logement (il arrive aujourd'hui que jusqu'à vingt immigrés polonais, ou roumains vivent entassés dans un seul appartement). Quant aux employeurs qui escroquent les immigrés avec leurs offres "nourri, logé" à prix d'or, ils seraient sévèrement punis. Kamp souhaite également que l'accès aux allocations sociales soit réservé aux personnes maîtrisant le néerlandais.
La Pologne fustige des "lois discriminatoires"
Un bon nombre de propositions du ministre néerlandais frôlant la discrimination, le gouvernement polonais n'a pas tardé à réagir. "Nous sommes critiques et nous espérons que des lois discriminatoires n'entreront pas en vigueur au Royaume des Pays-Bas. Nous attendons également que la Commission européenne examine très attentivement cette affaire", a déclaré récemment le porte-parole du ministère polonais des Affaires étrangères, Marcin Bosacki.Le ministère des Affaires étrangères polonais a adressé à La Haye une lettre officielle, indiquant que l'idée d'expulser des Polonais sans emploi des Pays-Bas remettait en question l'une des libertés fondamentales de l'UE, celle de la libre circulation des personnes. Sur ce point, Varsovie compte sur le soutien de Bruxelles. D'ailleurs, fin février, Viviane Reding, la vice-présidente de la Commission européenne en charge de la justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté, a bien mis en garde La Haye contre toute tentative d'enfreindre les règles communautaires.
L'attitude des Hollandais provoque la colère des organisations de Polonais vivant aux Pays-Bas. Małgorzata Bos-Karczewska, responsable du portail de la communauté polonaise Polonia.nl et présidente de l'Association des experts polonais aux Pays-Bas, a publié dans le prestigieuse quotidien NRC Handelsblad, un article cinglant sur l'hypocrisie néerlandaise. Titrant son papier "Travaillez ou dégagez !", elle conseille aux Polonais des Pays-Bas d'aller s'installer en Allemagne, qui ouvre en mai 2011 son marché du travail.
Les producteurs du sud des Pays-Bas crient leur désarroi. Ils préviennent qu'il n'y aura personne pour cueillir les fraises et les pommes, les Hollandais ne voulant plus mettre la main à la pâte.
Les syndicats peinent à mobiliser pour ce 1er mai.
Après plusieurs années de fortes mobilisations, le 1er mai 2011 fait figure de recul pour les syndicats français, qui n'ont pas réussi à faire descendre les travailleurs dans la rue. Les centrales ne s'attendaient pas à une grande mobilisation, la journée tombant, cette année, un dimanche, comme le faisait remarquer Nadine Prigent, de la CGTqui remplaçait dans le défilé parisien un Bernard Thibault souffrant d'un lumbago. "C'est toujours un rendez-vous compliqué pour les organisations syndicales, mais les attentes sociales sont très importantes", assurait-t-elle.
Les autres leaders syndicaux ont eux aussi pris acte de la faible mobilisation. Pour François Chérèque "le syndicalisme ce n'est pas seulement manifester dans la rue, c'est aussi les accords interprofessionnels". La CFDT "en a signé cinq ces trois derniers mois, notamment sur l'assurance chômage, l'emploi des jeunes, et les retraites complémentaires". Quant à Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, elle a relevé que "les mobilisations difficiles sont le signe de temps difficiles, mais pas celui du renoncement ou de l'acquiescement à la politique du gouvernement".
FAIBLE MOBILISATION EN RÉGIONS
A Paris, on comptait quelques milliers de manifestants, 12 000, selon la police, derrière les banderoles de cinq centrales syndicales (CGT, CFDT, FSU, Solidaires et Unsa). Soit un peu plus de la moitié de l'effectif de 2010, qui était monté à 21 000, toujours selon les ofrces de l'ordre. Force Ouvrière, qui avait choisi de manifester à part dimanche matin, n'a quant à lui rassemblé que 300 personnes environ.
La banderole unitaire derrière laquelle défilait le cortège parisien appelait à la"solidarité internationale et (au) progrès social". Les thèmes défendus étaient à la fois "le soutien aux peuples des pays arabes qui se soulèvent pour la dignité et la liberté", et "l'égalité des droits" entre travailleurs français et étrangers, en réaction à "la préférence nationale" défendue par le Front national, en progression dans l'opinion selon les sondages.
Dans les régions, la mobilisation a été faible: De 2000 à 5000 personnes à Marseille, selon les organisateurs, de 1200 à 3500 à Toulouse, de 2200 à 3300 à Lyon, 2000 à 3000 à Bordeaux, 500 à 1000 personnes à Rennes, autant à Lille, Dunkerque, Orléans, et à Caen .
A un an de la présidentielle, la gauche était également présente dans les cortèges. "On n'est pas obligé d'être dans la rue" pour célébrer la journée internationale des travailleurs, a déclaré la première secrétaire du PS Martine Aubry, qui défilait à Lille, estimant que les salariés manifesteraient "en 2012 dans les urnes". Candidat à la primaire socialiste, François Hollande a pris place dans la manifestation parisienne.
L’invasion venue de l’Est n’aura pas lieu
A partir du 1er mai, le marché du travail allemand sera entièrement ouvert aux ressortissants des Etats qui ont rejoint l’Union européenne en 2004. Les Polonais, les Tchèques, les Slovaques, les Hongrois et les Baltes pourront désormais travailler librement en Allemagne sans que l’agence pour l’emploi n’étudie auparavant leur profil pour vérifier qu’ils n’occupent pas un poste auquel pourrait prétendre un travailleur allemand.
Les ressortissants d’Europe de l’Est ont donc désormais le droit de venir en Allemagne. Mais le veulent-ils ? Pas tant que ça, répondent les économistes. "Le 1er mai ne marquera pas le début d’une immigration massive", affirme Christoph Schmidt, responsable de l’Institut de recherche économique de Rhénanie-Westphalie (WRI), à Essen. Selon ses estimations, l’Allemagne devrait accueillir au maximum 100 000 travailleurs est-européens supplémentaires chaque année, ce qui n’est pas une grande augmentation quand on sait qu’ils sont déjà 600 000 dans le pays. "Ce n’est pas comme s’il suffisait d’ouvrir la porte pour voir débarquer les spécialistes", résume-t-il.
Les jeunes de l'Est n'ont pas forcément envie de venir en Allemagne
Qui l’eût cru ? Pendant des années, nous avons craint que les Tchèques et les Polonais ne viennent inonder notre marché du travail et prendre nos emplois dès l’instant où les frontières seraient ouvertes. A présent, c’est exactement l’inverse qui se produit: les entreprises allemandes pourraient bien avoir urgemment besoin de travailleurs qualifiés venus de Pologne, de République tchèque et de Slovénie. L’Allemagne manque de bras. Et pourtant, certains indices montrent déjà que les jeunes travailleurs d’Europe de l’Est ne meurent pas forcément d’envie de venir en Allemagne.La principale explication est que bon nombre de médecins, infirmiers, ingénieurs et autres artisans sont déjà partis depuis longtemps et sont aujourd’hui au Royaume-Uni, en Irlande ou en Suède. Ces pays ont en effet ouvert leurs frontières dès 2004 et des centaines de milliers de travailleurs ont effectivement migré vers l’ouest à l’époque.Deux ans plus tard, ce fut au tour de l’Espagne, du Portugal, de la Finlande, de la Grèce et de l’Italie de leur ouvrir leur marché du travail. D’autres pays ont également accepté un minimum de travailleurs immigrés dans les professions déficitaires.
Seules l’Allemagne et l’Autriche ont fermement campé sur leurs positions. "Il y a eu un effet de dispersion, explique Herbert Brücker, chercheur à l’Institut allemand pour la recherche sur le marché du travail (IAB). Avant 2004, 60% des émigrants venus d’Europe de l’Est voulaient venir en Allemagne. Aujourd’hui, ils ne sont plus 23%."
Pour s’assurer les services de travailleurs de l’Est, les entreprises doivent avoir quelque chose à leur offrir. C’est ce que fait Alexander Wittker, dont l’agence intérimaire, Job Impulse, emploie 4000 personnes et possède 14 succursales dans les nouveaux pays membres de l’Union. Wittker propose aux entreprises allemandes d’employer des électriciens, des ouvriers outilleurs, des programmateurs ou des développeurs venant d’Europe de l’Est. A ces travailleurs, il offre en échange des bourses et des cours d’allemand et s’occupe de tout l’aspect administratif avec les autorités allemandes. Ses représentants vont jusque dans les écoles pour recruter de futurs employés. Ils vont naturellement aussi dans les universités et les écoles professionnelles, comme à Koscisze dans l’est de la Slovaquie.
Un programme national pour attirer les travailleurs étrangers
Les entreprises allemandes commencent lentement à comprendre que le personnel qualifié qu’elles recherchent ne viendra pas à elles de lui-même. L’Allemagne aurait besoin d’un vaste programme national – comme celui des années 60 – afin d’attirer les travailleurs étrangers. Qu’il s’agisse du syndicat national de l’Industrie (BDI), de la Fédération des employeurs allemands (BDA) ou de l’Association des chambres de l’industrie et du commerce (DIHK), aucune grande organisation ne prend d’initiative au niveau national, sans parler d’accord de recrutement soutenu par l’Etat.Dans les années 50 et 60, le gouvernement allemand s’était d’abord tourné vers l’Italie, puis l’Espagne, la Grèce, la Turquie et la Yougoslavie. A l’époque, c’était l’Agence fédérale pour l’emploi qui envoyait ses représentants sur place pour examiner les candidatures et fournir directement un contrat de travail à ceux qui avaient le bon profil.
Aujourd’hui, ce sont les petits qui font tout le travail : les PME, les associations régionales, les petits intermédiaires. En avril, la chambre d’industrie et de commerce de Cottbus a mis en place un programme de formation pour une centaine de stagiaires polonais. Le syndicat patronal des métiers de la santé voudrait s’associer avec la municipalité de Neuendettelsau, en Bavière, pour parrainer des stagiaires polonais en Allemagne. Personne ne se fait toutefois d’illusion sur l’efficacité de ces initiatives face au manque de personnel dont souffre tout le pays. Cela fait longtemps qu’on pense à aller chercher les infirmières jusqu’en Inde.
Pourquoi ils détestent Hollande
Son premier meeting, mercredi soir, a agacé le camp DSK. En forme dans les sondages, le Corrézien s’attire depuis de longues années les foudres d’Aubry et Fabius.
DSK le prend de haut
Aubry le juge "fainéant"
Fabius le "prend pour un imbécile"
Docteur House en terrasse dans la capitale alsacienne
Tout le monde l'a reconnu, ce samedi midi place du Marché-Gayot à Strasbourg. Docteur House, alias Hugh Laurie, a déjeuné au Bistrot du Gayot, accompagné de deux gardes du corps et de trois autres personnes (ses musiciens?). Bien entendu, l'acteur de la célèbre série a dû se résoudre à signer quelques autographes, mais il n'a pas été importuné plus que cela.
Né en 1959 à Oxford, Hugh Laurie n'est pas seulement l'acteur vedette de "Docteur House", il est aussi écrivain, scénariste, chanteur, musicien et compositeur. Son premier album, "Let them Talk", est sorti le 18 avril dernier en France. Il y reprend des standards du blues. Hugh laurie était en concert à Berlin le 28 avril. Lundi 2 mai, il sera en concert à Cheltenham en Grande-Bretagne, après avoir effectué une belle tournée des plateaux télé. Ce soir, il doit assister à un concert dans la région, dit-on. Lequel? Mystère. En tout cas, il loge au Sofitel.
Champions des ordures
En termes de quantité de déchets, certains pays continuent toujours de nous dépasser, comme la Roumanie ou la Bulgarie. Mais en ce qui concerne notre retard pour le tri des déchets, personne ne nous arrive à la cheville. Nous atteignons même un record: 33% des personnes interrogées, ni ne trient, ni ne font du compost, alors que neuf Européens sur dix ont adopté ce comportement. Pourtant, les possibilités de trier et recycler existent en Lituanie. Depuis 2006, le ministère de l’Environnement a acheté environ 20 000 poubelles pour collecter le verre, le plastique et le papier. De plus, le tri des déchets est un service public et peut être accessible à tous. La directrice du département de la gestion de déchets au ministère de l’Environnement affirme que l’implantation d’un système de tri des déchets est totalement gratuit. Il suffit que les habitants en expriment le souhait et s’adressent aux institutions compétentes.
Payer une amende revient souvent moins cher que recycler
Les spécialistes reconnaissent que les Lituaniens ne sont pas enclins à trier. Pourquoi le faire, alors qu'ils ne sont pas disposés à acheter des biens fabriqués à partir de produits recyclés, au contraire d’autres Européens. Par exemple, en Suède, l’inscription "fabriqué à partir de papier recyclé" serait un avantage. En Lituanie, c’est le contraire. 49% de nos concitoyens ne choisiraient pas un tel produit.Le métal, le papier ou les contenants en verre sont les produits les plus recyclés, car les habitants peuvent recevoir de l’argent. La situation est plus préoccupante en ce qui concerne le plastique. Les habitants considèrent qu'il n'a pas de valeur et personne ne le sépare des déchets ménagers. Ce n’est pas pour rien que les hommes politiques évoquent la possibilité d’introduire une consigne pour les récipients en plastique. Cela diminuerait considérablement la quantité d'ordures en plastique qui jonchent le bord des rivières ou les parcs. Elles seraient ramassées par les personnes qui cherchent à gagner quelques centimes.
Les amendes sont souvent inadaptées dans notre pays. Etre verbalisé revient souvent moins "cher" que recycler les déchets. Ainsi, explique Almontas Kybartas, le directeur de l'entreprise EMP Recycling, traiter une tonne de piles galvaniques coûte 8 000 litas (2318 euros), et le prix de l’amende pour cette même tonne non traitée coûte tout juste 500 litas (145 euros).
samedi 30 avril 2011
La Fédération française de foot encourage des quotas de blancs dans les équipes de jeunes, accuse le site Mediapart… Odieux, scandaleux, pas de ça chez nous, s’indigne le monde du football. Qui reconnaît cependant un problème avec les jeunes binationaux, formés en France avant d’aller jouer pour leur pays d’origine — entendez, l’histoire de la France étant ce qu’elle est, au Maghreb et en Afrique. La Fédération admet aussi vouloir diversifier le recrutement : moins de grands baraqués, plus de petits techniciens. Ce qui ne voudrait pas dire : moins de Blacks, plus de blancs… Dans le tumulte et la confusion, une certitude : cette querelle des quotas trahit un pays en mal d’égalité. Piégé par la logique de la discrimination positive, pour les blacks et leurs beurs dans les grandes écoles, pour les blancs dans les écoles de foot. Si au moins, ça faisait deux réussites…
Il y a cent ans, le soleil ne se couchait jamais sur l’Empire britannique, avant que les orages du XXe siècle ne ramènent la première puissance mondiale à un rang très ordinaire. Hier, pour un jour, la Grande-Bretagne a rayonné de nouveau sur l’ensemble de la planète par la grâce d’un mariage princier qui a tenu toutes ses promesses. Et au-delà.
Même le monde du Web 2.0, très ironique à la veille de la célébration, n’a pas été insensible, finalement, à l’émotion irrationnelle dégagée par l’événement. Il faut bien le reconnaître : la magie a opéré. L’assemblage réussi de l’apparat d’une autre époque et de la fraîcheur du couple star a su créer un de ces instants de communion dont les Britanniques, mieux que n’importe quel autre peuple, ont le secret.
Les acteurs du spectacle hollywoodien qui a transcendé Londres sont parvenus à donner une touche d’humanité et de rêve à ce qui aurait pu n’être qu’une mascarade costumée. La monarchie britannique en sort revigorée.
Elle qui était apparue à bout de souffle lors des funérailles de Lady Di, en 1997, littéralement épuisée par les frasques des enfants Windsor, le vieillissement de la souveraine, et l’inconséquence d’une famille royale déconnectée de la réalité, a peut-être reconquis sa légitimité évanouie.
La voilà redevenue très nettement majoritaire dans le cœur des sujets de sa majesté. Même un quotidien républicain « par principe » comme le Guardian admet volontiers son utilité et le rôle irremplaçable qu’elle joue dans l’unité aux ressorts complexes de cet État des quatre nations (Anglais, Gallois, Écossais et Irlandais du Nord).
Le symbole de continuité, sécurisant, qu’elle représente — 1 000 ans d’histoire, tout de même — ne peut se passer d’un supplément d’âme qui s’éteignait doucement. C’est précisément lui que William et Kate ont su ressusciter dans une cérémonie ultra-codifiée dont ils ont dépassé, avec autant de simplicité que possible, le protocole de fer et l’inévitable côté compassé.
Malgré le carrosse, les landaus, les Bentley, les toilettes plus ou moins réussies des invitées, les chapeaux extravagants et la présence de Victoria Beckham à Westminster Abbey, ce rendez-vous irréel a évité le pathétique du bling-bling. Ce n’était pas gagné d’avance…
Hormis les dépenses de sécurité, la parenthèse enluminée de ce vendredi qui a offert aux Britanniques une dernière évasion hors du temps avant d’affronter l’austérité programmée par le gouvernement Cameron, n’a presque pas coûté une livre au contribuable. Pas cher, donc, au regard du bénéfice net considérable qu’il rapporte à l’image de la Grande-Bretagne, à ses produits et à son tourisme. God save William and Kate ! L’avenir du mariage-consécration, dans l’air du temps, entre ces deux amants de dix ans — conditionne désormais celui d’une très vieille monarchie. Sauront-ils être ses héros modernes ?
vendredi 29 avril 2011
Les Windsor sont éternels
Le dramaturge George Bernard Shaw voyait dans la monarchie une "hallucination universelle" des peuples qui ne tarderait pas à disparaître. H. G. Wells, romancier progressiste, estimait que la monarchie avait autant de chances de survie que "le Lama du Tibet a de chances de devenir l’empereur de la Terre".
Ces prédictions paraissaient parfaitement raisonnables. A l’aube du XXe siècle, les vieilles monarchies d’Europe étaient féodales, absurdes et totalement coupées de l’esprit démocratique de leur époque. En outre, la suite des événements n’allait pas tarder à confirmer la clairvoyance de ces détracteurs de la monarchie. Quelques années après le couronnement de George V, une bonne partie des grandes dynasties furent balayées. Trois ans plus tard, l’archiduc François-Ferdinand, héritier présomptif de la couronne d’Autriche, était assassiné avec sa femme Sophie à Sarajevo. Le cousin de George V, le Kaiser Guillaume II, fut contraint de s’exiler à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. En Russie, les Romanov furent massacrés.
Une institution qui paraît anachronique
Cependant, la famille royale britannique a survécu au carnage. Il y a certes eu des moments délicats, notamment la crise de l’abdication en 1936 et les convulsions populaires qui ont suivi la mort de Diana, la princesse de Galles, en 1997. Mais la monarchie s’en est sortie — et elle a rarement paru aussi forte que cette semaine, à l’approche du mariage du prince William et de Catherine Middleton. Alors comment expliquer la survie d’une institution qui paraît à première vue si anachronique ? La question mérite d’être posée.Tout d’abord, cette survie est le fruit d’un pragmatisme hautement intelligent. La sagesse populaire tient les Windsor pour des idiots. En fait, ils ont toujours eu un sens très sûr de l’adaptation. Les monarques britanniques modernes ont accepté des compromis: la Reine, cédant aux pressions, a accepté de payer l’impôt sur le revenu à partir de 1993; la semaine dernière, elle a donné son accord à une modification des lois de succession dans le sens d’une plus grande parité (même si une mesure visant à autoriser des catholiques à épouser des membres de la famille royale a été abandonnée, l’Eglise d’Angleterre ayant soulevé des objections).
Toutefois, ces tactiques politiques, si astucieuses soient-elles, ne suffisent pas à expliquer la profonde affection des Britanniques pour la monarchie. Nous sommes un pays attaché au cérémonial, aux coutumes, aux traditions. Nous sommes profondément conscients de notre passé tantôt glorieux, tantôt tragique, parfois honteux. La monarchie est l’expression nationale de notre vénération commune de l’expérience.
L'affection pour la reine enracinée dans l'inconscient collectif
Mais la relation entre la reine et ses sujets va plus loin encore. Car la monarchie ne nous définit pas seulement comme nation, elle nous définit comme individus. Notre respect et notre affection pour la reine s’enracinent dans notre inconscient collectif.C’est irrationnel, c’est sentimental, c’est absurde. Et parfois complètement dingue. Et pourtant, la monarchie fonctionne: elle humanise un Etat qui sans elle pourrait sembler distant et impersonnel. Les gens qui ont beaucoup de mal à se sentir concernés par un loi du parlement, une directive de Bruxelles, un law lord [juge siégeant à la Chambre des Lords] ou un secrétaire permanent [chargé de la bonne marche d’un ministère], tous rouages essentiels de l’Etat, voient très bien quel est le rôle de la famille royale. Nous partageons leurs tragédies, leurs joies et leurs drames familiaux.
Seul un groupe se sent exclu : les intellectuels. Qu’ils soient de gauche ou de droite, ceux-ci ont toujours méprisé l’institution monarchique. Comment pourrait-elle cadrer avec leurs projets grandioses et abstraits de transformation de la société? Tony Benn, le républicain le plus distingué de Grande-Bretagne, se plaît à demander si nous accorderions notre confiance à un pilote de ligne ou à un médecin héréditaires. Il n’y a pas de réponse à cette question. L’institution est illogique.
Mais pour autant, cela ne signifie pas que la monarchie n’ait aucune utilité. Bien au contraire: elle occupe un espace public qui autrement serait capté par les partis politiques. Si le chef d’Etat n’était pas la reine, ce serait une Thatcher ou un Blair, qui l’un comme l’autre diviseraient le pays.
La présence de la famille royale au cœur des affaires nationales est l’une des principales raisons de l’extraordinaire stabilité politique de la Grande-Bretagne depuis deux cents ans. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’écrivain socialiste George Orwell a reconnu cet état de fait, observant que la présence de la famille royale avait contribué à sauver la Grande-Bretagne du fascisme pendant la crise des années 30.
La presse anglaise se moque de la famille royale
Les intellectuels de gauche (et d’extrême droite) ne veulent pas entendre ces vérités élémentaires. C’est pourquoi, ces dernières semaines, à l’approche du mariage princier, une partie de la presse — The Guardian et The Independent en tête — a multiplié les insultes et les moqueries à l’encontre de la famille royale.Dans le lot, il y a beaucoup de propos choquants que nous ne nous abaisserons pas à répéter. D’autres étaient d’une suffisance ridicule — je pense en particulier à un article déplaisant, plein de mépris et d’invectives, où Joan Smith de The Independent se plaint amèrement qu’un jour "alors que je venais de lui dire un simple ‘bonjour’ sans lui faire la révérence, la reine a fait comme si elle ne me voyait pas".
Mais certains articles sont carrément sinistres. The Guardian a présenté un projet de cours sur la monarchie à l’intention des enseignants, qui comporte des slides [diapositives] PowerPoint, à utiliser en classe en prévision du grand jour. Il s’agit d’une propagande anti-royaliste éhontée, et l’auteur déclare son objectif sans vergogne : "La présentation PowerPoint donne aux élèves le vocabulaire et l’information, tous les éléments dont ils ont besoin pour se faire leur propre idée sur la question et se préparer au défi final : faut-il abolir la monarchie?"
Le mariage de cette semaine sera un grand jour : le prince William et Catherine Middleton laissent présager une ère nouvelle, plus détendue, pour la famille royale. Mais si la bienveillance nationale a de quoi réjouir, le couple princier ne doit pas pécher par excès de confiance. Ses ennemis les plus intelligents ont compris que la cause républicaine restait sans espoir tant que la reine était en vie. Mais quand elle se sera éteinte, ils vont revenir à la charge. La famille royale va alors devoir puiser dans toutes ses réserves de pragmatisme et de sagesse tranquille si elle veut traverser le XXIe siècle.
Reactions
Une opinion publique confuse
Réformer Schengen, un geste dérisoire
La récente offensive menée contre la convention de Schengen en est un bon exemple. Les gouvernements français et italien veulent temporairement rétablir des contrôles à la frontière entre pays européens au cas où l'Europe serait confrontée à un afflux massif de réfugiés. L’Allemagne approuve.
A la Commission européenne, Rome et Paris – sur le principe – jouent sur du velours. Leur proposition ne soulève concrètement aucune objection. Rien ne laisse penser que cette idée met sérieusement en péril le principe de la liberté de circulation en Europe. Seulement voilà: cette initiative n’a strictement rien à voir avec le véritable problème à propos duquel l’Europe fuit systématiquement ses responsabilités.
La vraie question est la suivante : comment l’Union européenne peut-elle mettre en place une politique d’immigration commune et solidaire ? Il est nécessaire pour les Etats membres de se répartir équitablement le travail entre l’accueil et l’intégration des demandeurs d’asile, ce indépendamment d’évènements ponctuels comme le récent afflux de dizaines de milliers de réfugiés en provenance de Tunisie.
L’Europe échoue toujours lamentablement à répondre à cette question importante. Les principaux obstacles sont l’Allemagne et l’Autriche. Ils ne veulent pas des réfugiés qui traversent la Méditerranée pour fuir la misère. Politiquement, la position de l’Europe est complètement au point mort. Alors l’Europe s’agite. Par principe.
Cible des islamistes marocains : les sites touristiques
Pour ces terroristes, les étrangers qui visitent le pays le “pervertissent”.
Depuis toujours, la stratégie des islamistes marocains (mais aussi tunisiens, égyptiens, etc.) liés à la mouvance « salafiste jihadiste », dont al-Qaida est l’avant-garde, consiste à frapper les zones touristiques, afin de déstabiliser les dirigeants « impies » ou apostats liés aux pays occidentaux, d’où viennent la majorité des touristes qui « pervertissent » les pays musulmans, selon les islamistes.
Rappelons que, le 16 mai 2003, une série d’attaques terroristes visant également des touristes fut perpétrée à Casablanca, la plus grande ville du Maroc. Les attentats, qui firent 45 morts (dont 12 kamikazes) et 100 blessés, visaient un hôtel, des restaurants fréquentés par des étrangers et des établissements juifs de la ville. Entre 2001 et 2011, les autorités marocaines ont régulièrement démantelé des cellules terroristes et arrêté des terroristes plus ou moins liés à la mouvance al-Qaida. Ainsi, le 11 mars 2007, un kamikaze marocain trouva la mort en actionnant une bombe dissimulée sous ses vêtements dans un cybercafé de Sidi Moumen, à Casablanca, et, le 13 août 2007, un autre kamikaze marocain se fit exploser avec une bonbonne de gaz, à Meknès, manquant de peu le bus de touristes qu’il visait.
Parmi les terroristes arrêtés par les services marocains, figure Saad Houssaini, soupçonné de liens avec al-Qaida et d’implication dans les attentats de Casablanca en 2003 et de Madrid en 2004.
Saad Houssaini était le chef de la commission militaire du GICM (Groupe islamique combattant marocain). Depuis août 2006, suite au démantèlement de l’organisation terroriste marocaine Ansar al-Mahdi, les autorités marocaines ont multiplié les mesures de sécurité dans les ports, sur les routes et dans les aéroports. Il est clair que le Maroc est l’un des pays musulmans les plus visés par le terrorisme salafiste djihadiste, en raison de ses liens avec les Etats-Unis et l’Occident, de son islam modéré, du fait qu’il abrite une communauté juive importante liée au pouvoir monarchique, et du fait que ce pays mène une lutte sans merci contre les réseaux islamistes maghrébins liés à al-Qaida, notamment à AQMI (al-Qaida au Maghreb islamique). Dans ce contexte, les autorités marocaines n’ont pas seulement procédé à des arrestations de terroristes, mais elles ont également interdit plusieurs partis politiques islamistes qui se disent opposés au terrorisme mais qui entretiendraient des liens avec certains groupes violents. C’est ainsi que le parti islamiste al-Badil al-Hadari fut interdit en raison de l’implication de ses dirigeants dans l’affaire du réseau terroriste Belliraj : un réseau dirigé par un islamiste marocain résidant en Belgique, dont l’argent provenait des braquages, recels et de contributions diverses. Les arrestations visèrent même des membres du respectable Parti islamiste de la justice et du développement, le PJD, du mouvement al-Badil al-Hadari, ou du Hizb al-Oumma.
En fait, l’islamisme marocain est éclaté en trois grandes mouvances. La composante salafiste violente (« djihadiste »), considère le Maroc comme une société « impie » dont il faut se dissocier en s’exilant ou combattre par le terrorisme. D’où le fait que nombre de salafistes quittent les villes touristiques marocaines « terres du péché » pour s’installer dans le Sahel, le Sahara ou les périphéries marginales, comme les banlieues de Sidi Moumen, dont sont originaires les auteurs des attentats de Casablanca. Ainsi, le Groupe islamique des combattants marocains (GICM), fondé en 1997 par des anciens d’Afghanistan, est affilié à al-Qaida, a pris le Sahara, le sud désertique de l’Algérie et la Mauritanie comme bases arrière. Lié aux mouvements terroristes algériens (GSPC) et à AQMI, qui en est l’émanation, le GICM veut créer un Etat islamique au Maroc. L’un de ses fondateurs, Saad Houssaini, encourt la peine de mort pour sa participation aux attentats de Casablanca et de Madrid.





















