mercredi 15 février 2012
Notre Président est devenu un candidat. Ni tout à fait le même, ni tout à fait un autre. Je n’ai pas changé, j’ai appris, nous dit-il. Pour porter sa parole de candidat, il a choisi une femme jeune et belle, Nathalie Kosciusko-Morizet. Comme l’était (et l’est toujours) Rachida Dati en 2007. Mais la porte-parole d’aujourd’hui est diplômée de Polytechnique, petite-fille d’un Ambassadeur de France issu de la noblesse polonaise. Celle d’hier, fille de maçon marocain, n’avait qu’une maîtrise de sciences économiques… C’est là peut-être la marque de cinq années au pouvoir : le temps n’est plus à bousculer les vieilles élites, à imposer la belle et rebelle Rachida aux magistrats, mais à rassurer avec la diaphane Nathalie. Cela n’interdit certes pas de poursuivre la rupture – mais nous savons depuis hier qu’elle n’aura plus le même visage, ni le même style.
Grèce: Le travail pour survivre
Le sixième plan de rigueur en deux ans vient d'être adopté par le parlement grec. Cette fois, le tour de vis place la majorité des Grecs dans des difficultés non plus pour vivre, mais pour survivre...
De notre envoyée spéciale à Athènes
Des mégaphones, ça, oui, il en vend. C’est même l’une des choses qu’il vend le plus, Nicolaou Thanos, depuis deux ans, avec toutes ces manifestations. Pour le reste des produits de sa boutique, «les gens continuent d’acheter mais seulement les prix d’entrée. Les accessoires comme les clés USB se vendent bien, mais plus les autoradios et autres produits désormais considérés comme luxueux.» Un régime sans fantaisie que s’applique à lui-même ce père de cinq enfants. «Tout mon argent va dans la nourriture. Pour ce qui est des vêtements, on fait le minimum.» Plus question de loisirs.Theodora faisait de la danse l’année dernière encore mais a dû interrompre ses cours faute de moyens. En guise de sorties, cette étudiante timide de 19 ans regarde des films téléchargés avec des amis. Son père est chauffeur de taxi, sa récente licence achetée en bonne et due forme et de nouvelles taxes ont plombé son activité. Pour ne pas l’aider, «les gens prennent le bus, ils n’ont plus assez d’argent pour le taxi», ajoute la jeune femme. C’est désormais sa mère, productrice d’huile d’olives, qui assume les charges. La solidarité familiale, en Grèce, est une institution, et remise au goût du jour par les temps qui courent.
Le drapeau noir en signe de deuil
Thomais Vekiou, petite brune aux yeux vifs, en sait quelque chose. Sa mère ne touche pas de pension de retraite alors la travailleuse sociale de 41 ans lui verse une partie de ses 700 euros de salaire tous les mois. Un salaire en baisse de 40% depuis l’année dernière, jure-t-elle. Elle participe aux manifestations dès qu’elle le peut. Celle de mardi la concernait tout particulièrement : son employeur, une organisation d’aide aux ouvriers, va être fermé par l’Etat. D’ici six mois elle devrait être au chômage. Un chant partisan retentit dans la foule. L’un de ses collègues dresse un drapeau noir en signe de deuil.
Bien loin de se douter de ce qui se passe au même moment devant le ministère du Travail, Giota Tsatsaki fume une cigarette avant de reprendre son service à l’hôtel. Elle a sorti sa calculette depuis l’annonce du nouveau plan d’austérité : le mois prochain, peut-être le suivant, elle va perdre 200 euros par mois, sur un salaire de base de 690 euros. Elle fait partie de ces salariés du privé, ceux du bas de l’échelle, accablés par le dernier plan d’austérité. Elle est désemparée, écrase son mégot et retourne travailler.
mardi 14 février 2012
L’actualité est avare de bonnes nouvelles. Et voici que, soudain généreuse, elle nous en offre deux en une journée. Deux victoires comme on les aime, du pot de terre contre le pot de fer. A Lyon, la victoire de Paul François, simple paysan, contre le géant américain Monsanto. A Turin, la victoire des milliers d’anonymes victimes de l’amiante contre le groupe suisse Eternit… Voilà qui réchauffe l’esprit et le cœur en ces temps de glaciation : deux preuves en une que la justice n’est pas condamnée à être au service des puissants. Et que notre santé peut peser plus lourd que leur argent. Mais le plus réjouissant, à Lyon comme à Turin, c’est la défaite du défaitisme, du « à quoi bon », du « ça ne vaut pas la peine ». Car la leçon d’optimisme de ces deux jugements, c’est bien qu’il suffit que quelques personnes, quelque part, disent « non » - et tiennent bon.
Grèce : à quoi joue Merkel ?
Et si l’Allemagne voulait forcer Athènes à sortir de l’euro ?
Le traitement infligé à la Grèce par l’Union européenne – totalement sous la coupe allemande dans ce dossier – est sans précédent dans l’Europe de l’’après-guerre. Les ultimatums s’ajoutent aux diktats, on n’épargne aucune humiliation publique aux dirigeants d’Athènes. A Bruxelles et à Berlin, on ne semble pas se soucier outre mesure de la possible, voire probable déstabilisation politique d’un pays situé dans une zone géographique sensible.
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| Pas trop l'air de plaisanter !! |
Alors, à quoi jouent Angela Merkel et son redoutable ministre des finances Wolfgang Schäuble ? Un rapide coup d’œil dans la presse d’outre-Rhin et notamment dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), le journal qui reflète la pensée des milieux d’affaires allemands, donne la clé de l’énigme. Pour les éditorialistes de la FAZ, la cause grecque est entendue : ce pays est inamendable. La gabegie, le clientélisme, la corruption sont inscrits dans ses gènes, et il est inutile de s’éreinter comme Sisyphe (un autre Grec) pour lui faire retrouver le sentier escarpé de la vertu. Or, on sait d’expérience que la pensée-FAZ n’est jamais très éloignée de celle des cercles gouvernementaux lorsque la droite est au pouvoir. La preuve en est administrée par la position contraire adoptée par l’hebdomadaire de centre-gauche Der Spiegel qui tire à boulets rouges sur le Spardiktat (le diktat de l’austérité) imposée par Berlin aux héritiers de Platon et Démosthène.
Pour comprendre le jeu allemand, il suffit de se reporter aux statistiques du commerce extérieur de notre grand voisin. 55% des exportations de la RFA sont effectuées vers les pays de la zone euro, et 80% en direction des pays de l’UE. L’Allemagne a donc un intérêt majeur à la préservation de la stabilité monétaire de cette zone de chalandise pour ses produits, car la clientèle des pays émergents, même si elle est prometteuse, serait loin de compenser les pertes provoquées par un désordre économique et monétaire sur l’ensemble du continent. C’est en constatant que le risque de faillite de la Grèce, dont le PIB ne représente que 3% de celui de l’eurozone, était de nature à déstabiliser l’ensemble de l’édifice que Berlin a décidé de contraindre Athènes à sortir de la monnaie unique. On peut lire, toujours dans la FAZ, que les principaux acteurs de l’économie allemande ont fait marcher leur calculette : provisionner les pertes consécutives à un défaut grec est, au bout du compte, moins coûteux que de remplir le tonneau des Danaïdes. Comme il est politiquement impossible d’obtenir de l’UE une décision d’expulsion de la Grèce de la zone euro, il faut donc procéder autrement.
Il faut amener les Grecs à décider eux-mêmes d’abandonner la monnaie unique en leur serrant tellement la vis qu’ils craquent comme une vieille planche malmenée par un bricoleur amateur. C’est pourquoi les images des manifestations violentes d’Athènes, ou la perspective d’une victoire électorale des anti-européens lors des élection anticipées d’avril n’ont rien d’effrayant pour la chancelière et ses amis, bien au contraire. Les seuls exportateurs allemands qui risquent de perdre des plumes dans l’affaire sont les marchands d’armes, fournisseurs principaux d’une armée surdimensionnée en raison de l’interminable conflit avec la Turquie sur la question chypriote. Mais les marchés pour ce genre de produits, les machines à tuer haut de gamme, sont loin d’être saturés. Pour le reste, le dommage causé par une Grèce ramenée à son destin balkanique à la balance commerciale allemande est négligeable. Le Portugal est aussi dans la ligne de mire des snipers germaniques : il ne pèse pas beaucoup plus lourd que la Grèce dans l’économie européenne, et il est également menacé par la spirale mortelle austérité-déflation-défaut de paiement.
En revanche, la France, l’Italie et même l’Espagne n’ont dans l’avenir proche, aucun souci à se faire. Les exportateurs allemands n’ont aucun intérêt à voir ces marchés perdre en solvabilité, car c’est vers eux, plus le Royaume-Uni et les Etats-Unis qu’ils écoulent la plus grande partie de leurs produits. L’Allemagne est donc en train de remodeler l’Europe continentale à sa convenance, comme une zone de libre-échange où elle fait la loi sans obligation de solidarité avec ses maillons les plus faibles. Vae victis !
48 BATIMENTS ENDOMMAGÉS OU DÉTRUITS 150 MAGASINS PILLÉS
athenes par murphybrac
"Ils n’ont aucune idée de ce que signifie le soulèvement du peuple grec"
Neuf pays demandent un débat rapide sur la taxation des transactions financières
Neuf pays de l'Union européenne ont demandé à la présidence danoise d'accélérer les travaux en cours sur le projet de taxation des transactions financières, a annoncé mardi 7 février le ministre de l'économie français, François Baroin. Mis à part la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche, la Belgique, l'Espagne, la Finlande, la Grèce et le Portugal expriment leur volonté d'aboutir rapidement à cette taxe. Selon des sources proches du dossier, ils pourraient, en cas de blocage au niveau de l'UE, adopter leur propre dispositif dans le cadre d'une "coopération renforcée", autorisée par les traités européens à condition qu'elle réunisse au moins neuf Etats.
La lettre adressée à l'UE fait valoir qu'une taxe sur les transactions financières, qui fait l'objet de l'opposition de plusieurs autres pays européens et du Royaume-Uni en particulier, "est nécessaire au niveau communautaire, à la fois pour assurer une juste contribution du secteur financier au coût de la crise financière, mais aussi pour améliorer la régulation des marchés financiers". Les neuf responsables apportent leur "plein soutien" au projet de directive européenne et invitent la présidence danoise "à accélérer les travaux du Conseil" afin d'achever une première lecture du projet de directive "dès le premier semestre 2012".L'idée d'une taxe sur les transactions financières rencontre une forte opposition en Europe, certains pays craignant qu'elle ne favorise la délocalisation d'activités financières. Mais l'Allemagne, qui y est favorable, a appelé récemment à accélérer les discussions sur les propositions de la Commission européenne, et la France a annoncé qu'elle appliquerait unilatéralement, dès le mois d'août, une taxe de 0,1 % sur certaines transactions financières, par laquelle le président français Nicolas Sarkozy espère "montrer l'exemple" à ses partenaires. La lettre commune, d'initiative franco-allemande, "démontre que la proposition d'une taxe française […] est complémentaire de la démarche communautaire et peut entraîner d'autres Etats à se joindre au mouvement", a fait valoir M. Baroin.
En France, cette taxe devrait rapporter un milliard d'euros par an. Selon le texte du projet de loi, elle s'appliquera sur "toute acquisition à titre onéreux d'un titre de capital", du moment que ce titre "est émis par une entreprise dont le siège social est situé en France et dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d'euros au 1er janvier de l'année d'imposition" – un critère qui concerne actuellement plus d'une centaine d'entreprises cotées à la Bourse de Paris.
lundi 13 février 2012
DIRECT. Grèce: des élections législatives anticipées en avril
Après le vote du nouveau plan d'austérité par le Parlement, Athènes est secouée par des manifestations qui dégénèrent. Suivez la journée en direct.
L'édito vidéo de Christophe Barbier
[Lire l'analyse d'un député grec: "Les Européens veulent faire de la Grèce un protectorat"]
13h23. Alors que les Grecs manifestent, l'Union européenne semble satisfaite. Le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, a salué le vote du Parlement grec en faveur d'un nouveau plan de rigueur comme une "avancée cruciale" vers le déblocage d'une aide européenne de 130 milliards d'euros, vitale pour Athènes. A ses yeux, il s'agit de "l'expression de la détermination du pays à mettre un terme à la spirale des finances insoutenables et de la perte de compétitivité". Ce vote était l'un des trois éléments exigés d'Athènes d'ici mercredi par ses partenaires de la zone euro en échange du déblocage de cette aide, dont la Grèce a absolument besoin pour éviter le défaut de paiement brutal dès le 20 mars, lorsque 14,5 milliards d'euros d'obligations grecques viendront à échéance.
13h19. L'organisation altermondialiste Attac dénonce "une violence sans précédent" de l'Union européenne contre la Grèce. L'ONG avance plusieurs mesures comme une "annulation des dettes illégitimes" pour sortir de l'impasse le pays secoué par des manifestations massives contre les plans d'austérité. "L'économie grecque est littéralement laminée par les politiques d'austérité, dont le nouveau plan est une étape supplémentaire", affirme dans un communiqué Attac France. "L'Union européenne exerce une violence sans précédent contre l'un de ses pays membres, prélude à d'autres violences contre d'autres pays", dit-elle. Selon l'organisation altermondialiste, "la restructuration de la dette ne servira qu'à maintenir à long terme le flux des intérêts qui saignent l'économie grecque en alimentant les banques européennes".
Le contexte: La Grèce a choisi dimanche d'accepter l'austérité imposée par ses créanciers afin de pouvoir échapper à la faillite et rester dans la zone euro, après un vote du parlement en faveur d'un programme de rigueur draconienne violemment contesté lors de spectaculaires manifestations.
Le suspense, insoutenable, touche à sa fin. Nicolas Sarkozy devrait dévoiler sa candidature cette semaine. Une annonce précédée d'un entretien-fleuve dans la « presse amie » du Figaro Magazine, accompagnée d'indiscrétions savamment distillées. L'idée initiale d'une campagne courte et tardive, après la mi-mars comme François Mitterrand en 1988, semble oubliée. Moins pour faire cesser la supercherie du « président candidat » que pour tenter de secouer un encéphalogramme des intentions de vote qui reste désespérément plat. L'autre inflexion porte sur le contenu. Les thèmes économiques - préoccupations pourtant prioritaires en ce moment - semblent appelés à passer au second plan derrière des sujets de société « clivants » et un retour aux « valeurs » de droite : l'ordre, la famille, la sécurité. Au risque de donner l'impression d'une candidature aux abois prête à tout pour se relancer. Ce retour aux fondamentaux, qui se veut dans la ligne des thématiques de 2007, devra éviter quelques gros écueils : voilà cinq ans, ce discours libéral-conservateur était accompagné d'un lyrisme social, sur le travail, difficile à reprendre ; et un chef d'État sortant assume, quoi qu'il en veuille, son passif. Toute promesse sera analysée au prisme des attentes insatisfaites de ce premier mandat. Enfin, c'est la parole même de l'actuel chef de l'État qui apparaît aujourd'hui décrédibilisée. Même mis en scène en « candidat du peuple », il lui faudra bien deux mois de campagne pour tenter d'inverser la tendance.
Présidentielle : Sarkozy n’est pas forcément battu
Que François Hollande, qui fait la course tête et a réussi un très bon mois de janvier, ait les meilleures chances aujourd’hui de l’emporter, c’est indiscutable. Que les jeux soient « faits », ça se discute, en revanche.
Nicolas Sarkozy dispose –au moins sur le papier- de sept atouts.
C’est un formidable bagarreur. « Meilleur candidat que président », disent ses ennemis, sarcastiques. En tout cas, jusqu’à preuve du contraire, excellent candidat. Or, aujourd’hui, il « piaffe ».
Il a le dossard du challenger. Un dossard qui peut se révéler porteur, alors que le dossard de leader (ou de favori) est parfois, on le sait et on l’a vérifié, lourd à porter. Nicolas Sarkozy entend, en tout cas, exploiter ce statut inattendu de challenger en « renversant la table ». C’est-à-dire en organisant, à coup de propositions-chocs, la… rupture avec son propre quinquennat.
L’air ambiant est « droitier ». Certes, dans toute l’Europe, les « sortants », quels qu’ils soient, paient cash la crise historique qui ébranle continent. Or Sarkozy est un sortant. En revanche, idéologiquement et Hollande en a parfaitement conscience, les vents dominants ne sont pas favorables à la gauche.
Une nouvelle crise n’est pas exclue. Une crise qui, à partir du drame grec, relancerait le débat sur l’avenir de l’actuelle Europe et, plus encore, de l’euro. Certes, l’Europe d’aujourd’hui, c’est celle du « couple » Sarkozy-Merkel mais si la secousse est violente, il pourrait y avoir une prime à ceux qui ont déjà fait leurs preuves. En permettant d’éviter, au moins jusqu’ici, le drame absolu.
La coalition Hollande a ses fragilités. Candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon réunit dans ses meetings des foules imposantes qui acclament un discours beaucoup plus à gauche que celui (jugé tiède) du candidat PS. Quant à Eva Joly, invitée dimanche du « Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, au-delà de sa volonté réaffirmée de faire sortir la France du nucléaire et de rétrocéder à l’Europe le « droit de veto » dont la France bénéficie à l’Onu depuis la fin de la second guerre mondiale, elle souhaite maintenant que les Français cessent de moderniser leur force de dissuasion, et réfléchissent à son abandon pur et simple. Ce n’est pas exactement du Hollande dans le texte.
L’anti-sarkozysme peut servir Sarkozy. Ou cet antisarkozysme –« Sarkozy, on n’en veut plus », entend-on depuis des semaines de droite à gauche, et de l’extrême-droite à l’extrême-gauche- devient une déferlante, et la cause est alors entendue. Ou la dimension passionnelle et parfois inouïe que cela prend peut finir, paradoxalement et jusqu’à un certain point, par transformer Sarkozy en « victime ». Ce serait un comble, diront beaucoup. Peut-être, mais qui sait ?
Le bilan du quinquennat est contrasté. La crise aidant, il est terrifiant sur le terrain du chômage. Mais, par exemple, Hollande n’envisage plus aujourd’hui le retour pur et simple à la retraite à 60 ans. Un slogan qui avait amené il ya quelques mois des centaines de milliers de Français à défiler dans les rues. Au coude-à-coude avec les leaders du PS.
La présidentielle serait jouée ? C’est vite dit. D’autant que, depuis le début, elle est -à tous points de vue- hors-normes.
ÉTAT GÉNÉRAL
En principeOui: 199N, 745 membres présents a déclaréSur l'article 1Oui: 190N: 83Présent: 5Sur l'article 2,Oui: 201N: 74Présent: 3Sur l'article 3Oui: 199N: 74Présent: 5Sur l'article 4Oui: 202N: 74Présent: 2
* Spyros Kouvelis, A Athènes
* Anna Vagenas, d'abord à Athènes
* Luka Katseli, B Athens
* Mme Xenogiannakopoulou, B Athens
* Deuxième Vasso Papandreou à Athènes
Lambros Michos *, B 'Athènes
* Maria Kyriakopoulou, Achaïe
* Andreas Triantafyllopoulos, Achaïe
* Claus Toyoda, Béotie
* George Kassaras, Dodécanèse
* Haris Kastanidis, I Thessaloniciens,
* Dimanche Tectonidis, I Thessaloniciens,
* Chris Katsouris, Jharkhand,
* John Michelogiannakis, Héraklion,
* Theodore Parastatidis, Kilkis,
* Alexandros Athanasiadis, Kozani,
* George Papamanolis, Cyclades
* Ulysse Voudouris, Messénie
* Mantatzi Tsetinis, Xanthi,
* Elias Theodoridis, Pella
* John Amiridis, Himachal Pradesh,
* Chris solitaire, Trikala,
LES "NON" POUR LA NEA DEMOKRATIA
* Elena Kountouras
* Eliza Vozempergk
* Dimitris Stamatis
* Constantin Papasiozos
* George Vlahos
* Michael Giannakis
* Tzimas Margaritis
* Tsambika Iatridis
* Lexandros Dermetzopoulos
* Konstantinos Markopoulos
* Manolis Kefaloyiannis
* Constantin Gioulekas
* Zissis Tzikalagia
* Christos Zois
* Spyridon Galien
* Panayotis Melas
* George Karasmanis
* Théophile Leontaridis
* Anastasios Karipidis
* Maria Kollias - Tsarouha
* George Vagionia
Le choc de la rencontre entre Houston et Gainsbourg
La rencontre en 1986 entre Whitney Houston et Serge Gainsbourg durant l'émission Champs-Élysées de Michel Drucker reste dans les mémoires comme un grand moment de télé.
Une image rabaissante
La scène reste dans les mémoires tant par la réaction de la chanteuse, choquée, que par celle de Michel Drucker, gêné et tentant de poursuivre son émission. Serge Gainsbourg présentera plus tard ses excuses. Cette séquence avait beaucoup fait parler de Whitney Houston, mais l'avait rabaissé au rang d'une petite américaine prude aux yeux des spectateurs français. Ce qui n'était pas du tout le cas aux Etats-Unis ou son aura de diva internationale a longtemp flamboyé.Serge Gainsbourg vs. Whitney Houston par larsen42
Michel Polnareff: Cette scène «l'a beaucoup choquée»
Le chanteur français Michel Polnareff à fait savoir ce dimanche matin 12février sur ses réseeaux que «malgré toute mon admiration pour Serge, l'image des Français a été salie par son intervention et l'a beaucoup choquée quand on en a parlé. C'était, en dehors de son talent, quelqu'un de très sensible et très simple. Je suis personnellement très attristé par son départ.»La chanteuse et actrice américaine Whitney Houston, était l'une des artistes pop ayant vendu le plus de disques avant de voir sa carrière sombrer dans la drogue et l'alcool. Elle est morte samedi à 48 ans dans un hôtel de Beverly Hills.
Sa mort intervient à la veille de la cérémonie des 54e Grammy Awards, les «Oscars» de la musique aux États-Unis, qui doivent se tenir ce dimanche soir à Los Angeles.
dimanche 12 février 2012
Merkel "mène l'Europe dans la mauvaise direction", selon George Soros
Le milliardaire américain George Soros affirme que la chancelière allemande Angela Merkel "mène l'Europe dans la mauvaise direction". Dans un entretien publié dimanche sur le site internet du magazine Der Spiegel, le financier avoue craindre une répétition des erreurs de la crise de 1929.
"J'admire la chancelière Merkel pour sa capacité de leadership. Mais malheureusement, elle mène l'Europe dans la mauvaise direction", a déclaré George Soros à l'hebdomadaire allemand. Il préconise de "ranimer la conjoncture dans les Etats européens en crise par l'injection d'argent plutôt que de forcer les gouvernements à réaliser des économies". "Sinon nous répétons les erreurs qui ont plongé l'Amérique de 1929 dans la grande dépression. C'est ce qu'Angela Merkel ne comprend pas", affirme-t-il.
Selon l'hebdomadaire allemand, Soros ne partage pas non plus l'idée d'impliquer le Fonds monétaire international dans la gestion de la crise. "L'Europe devrait être capable de résoudre ses problèmes toute seule", estime-t-il. Il juge que c'était une erreur d'octroyer des crédits d'aide à la Grèce seulement contre le paiement d'intérêts élevés. "C'est pour ça que le pays ne peut plus être sauvé aujourd'hui, et il arrivera la même chose à l'Italie si nous plaçons ce pays dans la camisole de force de paiements d'intérêts violents", prévient Soros.
Une faillite de la Grèce provoquerait d'après lui une escalade de la crise qui "pourrait mener à une ruée vers les guichets bancaires en Italie et en Espagne, et là l'Europe éclaterait".
Soros s'attend malgré tout à un nouveau sauvetage d'Athènes par l'Europe, pour éviter un tel scénario.
25 000 manifestants devant le parlement grec
Des milliers de manifestants affluaient dimanche après-midi dans le centre d'Athènes sur la place de Syntagma pour dire non, à l'appel des syndicats et de l'opposition, au nouveau plan d'austérité dont l'UE et le FMI ont exigé le vote par le parlement. Une heure après le début de la manifestation, 25 000 personnes étaient rassemblées devant le Parlement, selon la police.
Les premiers manifestants, dont certains brandissaient des drapeaux grecs, se sont massés devant l'esplanade du soldat inconnu, en contrebas du parlement, dont un important cordon de forces anti-émeutes barrait l'accès.
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| PLACE SYNTAGMA |
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| SOUS LES EFFETS DES GAZS |
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| LES ÉLÉMENTS FACHISTES SONT TRÈS ACTIFS À ATHÈNES |
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| DÉBAT HOULEUX À LA BOULY |
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| UN DÉPUTÉ DU KKE BALANCE LE TOME UN DE LA LOI SUR LES NOUVELLES MESURES. |
3 000 POLICIERS DÉPLOYÉS
Les deux grandes centrales syndicales du pays, la GSEE pour le privé et l'Adedy pour le public, ainsi que la gauche radicale ont appelé à cette manifestation à partir de 17 heures heure locale. Quelque 3 000 policiers ont été déployés, et les fordes de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes contre les manifestants, dont certains ont lancé des cocktails Molotov.
Les organisateurs du rendez-vous entendent protester contre l'adoption prévue au parlement, lors d'un vote après minuit heure locale, d'un nouveau plan de redressement durcissant les mesures d'austérité déjà adoptées depuis deux ans. Il combine rigueur et dérégulation du marché du travail.
Nouveau vote du Parlement grec sur fond de... par euronews-fr
Il le disait en 2007 : « Si le chômage n'est pas tombé à 5 % en 2012, eh bien ce sera un échec ! » Le chômage, cinq ans plus tard, est à 10 %. C'est donc un échec pour Nicolas Sarkozy. Lui répondra que la crise est passée par là. Il trouvera des arguments quand François Hollande le renverra à ces propos. C'est le jeu. L'action politique est plus compliquée que le commentaire. Les professeurs d'économie prodiguent parfois d'excellents conseils. Mais c'est une chose que de poser un diagnostic et de proposer des remèdes, et une autre que d'appliquer la thérapie. Surtout quand elle promet d'être douloureuse. Or elle le sera. Les candidats veulent être élus, ils évitent donc le discours churchillien - « Du sang et des larmes. » Ils ont aussi compris qu'ils ne pouvaient pas annoncer le retour du plein emploi, de la croissance et du pouvoir d'achat pour 2014, parce que personne ne les croirait. Ils sont donc dans une situation d'entre-deux, où il faut donner de l'espoir pour mobiliser, sans vendre trop d'illusions. Réduire les dépenses publiques sans toucher au nombre de fonctionnaires diminuer la pression des prélèvements obligatoires sans renoncer à la solidarité nationale augmenter les impôts sans faire baisser la consommation relancer la compétitivité de nos entreprises sans s'attaquer aux salaires... Dans cette campagne, les deux principaux candidats marchent sur des oeufs. Pour ne pas les casser, chacun a sa méthode. François Hollande se fait le plus léger possible. Il suggère l'effort nécessaire plus qu'il ne le proclame il susurre que tout ne sera pas possible, mais quand même un peu il montre qu'il a vu le gouffre de la dette puisqu'il propose plus d'impôts pour le combler mais il ne veut pas décourager son électorat naturel et promet la poursuite de la dépense publique dans des domaines sensibles. Nicolas Sarkozy veut éviter la casse en empruntant un autre chemin, celui des valeurs. C'est un raccourci qui évite la longue, escarpée et sinueuse route de l'explication économique. Dans cette voie de traverse, on se passe de ces lourdes démonstrations propices à la contradiction pour préférer la réactivation des réflexes primaires. Ces « valeurs » qu'on agite en campagne électorale sont souvent l'autre nom de ces idées toutes faites qui rassemblent et qui tiennent chaud. L'action politique est donc très compliquée en temps de crise aiguë. C'est entendu. On n'exigera pas du prochain président qu'il fasse des miracles. Mais peut-on espérer que les candidats nous proposent, plutôt qu'un catalogue de promesses ou qu'un catéchisme idéologique, une stratégie politique et économique pour cinq ans, exprimée clairement, et que le vainqueur appliquerait avec un peu de constance ? Ces « valeurs » qu'on agite en campagne électorale sont souvent l'autre nom de ces idées toutes faites qui rassemblent et qui tiennent chaud.


































