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samedi 17 mars 2012
Candidats
Le sort en est jeté, nous ne pourrons pas voter Cindy Lee. La
candidate du Parti du plaisir, effeuilleuse de profession, avait proposé
la création d’un Samu sentimental. Elle n’a pas recueilli ses
parrainages, son rabatteur Rachid Nekkaz a même été placé en garde à
vue… Nous aurons cependant le choix entre au moins neuf candidats, à peu
près équitablement répartis de l’extrême gauche à l’extrême droite.
Certains d’entre nous regretteront l’absence de tel ou tel. Mais enfin,
votons, l’offre est assez large pour que chacun exprime ses craintes et
ses espoirs, ses colères et ses rêves. Car c’est cela aussi, une
élection présidentielle, une grande décharge d’émotions personnelles qui
fabrique au final un destin collectif. Un compromis, toujours, donc des
frustrations. Mais tout le monde ne peut pas promettre, comme Cindy Lee
:
« Si le citoyen est en attente, il faut le satisfaire ».
mercredi 14 mars 2012
Courbes
Une campagne présidentielle ménage peu d’occasions de rire. Elle
réserve cependant un plaisir rituel, qu’on appellera « le jour d’après »
: le spectacle des sondeurs expliquant, face au vote des électeurs,
comment ils ne s’étaient pas trompés. C’est toujours brillant… Autre
source d’hilarité : entendre un responsable politique, comme Monsieur
Copé, nous affirmer qu’il ne lit jamais les sondages. C’est vrai, les
politiques ne lisent pas les sondages – ils les dévorent. Avec autant
d’appétit, devons-nous reconnaître, que les commentateurs… Il y a aussi
les moments de grande collision, quand un sondeur nous prédit l’exact
contraire d’un autre sondeur. C’est le cas depuis deux jours : se
croisent-elles, ou ne se croisent-elles pas, les courbes de Messieurs
Hollande et Sarkozy ? La face de la France peut en être changée, nous
dit-on… Rions. Et votons, comme ça nous chante.
vendredi 9 mars 2012
Retrait
Si je perds, je pars, a dit Monsieur Sarkozy, et cela a fait l’étonnement du jour… Mais l’étonnant est bien que cela nous étonne ! Quoi de plus normal, que de partir quand on perd ? Il n’y a rien d’infamant à perdre une élection, mais la moindre des choses est d’en tirer les conséquences. Ainsi font les dirigeants des pays voisins : quand ils sont battus, ils se mettent en retrait pour laisser la place à d’autres, plus jeunes. En France, nous élisons François Mitterrand et Jacques Chirac à la troisième tentative, au risque d’une fin de présidence dominée par la maladie. Et nous voyons aujourd’hui, à droite et à gauche, des quadragénaires priés de patienter parce qu’ils seraient trop jeunes… La bonne question, ce n’est pas : pourquoi partir ? Mais : pourquoi rester ? Donc : et vous, Monsieur Hollande, si vous perdez, à 58 ans, vous retirerez-vous de la politique active ?
mardi 6 mars 2012
Mangement
Monsieur Fillon, que l’on sait bon catholique, mange-t-il du poisson le vendredi ? Vous vous en fichez, sans doute : nos parents ne nous ont-ils pas appris qu’il est impoli de regarder dans l’assiette du voisin ? Monsieur Fillon, que l’on sait également bien élevé, l’a oublié pour s’interroger sur quelques traditions ancestrales, faisant que les uns mangent casher, ou d’autres halal. Il faut dire, pour sa défense, qu’il y a été poussé par son candidat, Monsieur Sarkozy. Lui-même ayant suivi un ami, Monsieur Guéant, qui avait repris un peu de la viande halal d’abord servie par Madame Le Pen… Mais arrêtons là cette dispute culinaire. Ecoutons Monsieur Prasquier, président des Institutions juives de France : il regrette la querelle, et demande que l’on s’occupe plutôt de la manière de sortir la France de la crise. Nous ne savons pas comment il mange, ce Monsieur Prasquier, mais il parle bien.
samedi 3 mars 2012
Galouzeau
Il a arpenté hier le Salon de l’Agriculture, superbe, forcément, mais sans tambour ni trompette : Dominique Galouzeau de Villepin, candidat sans troupe ni parrain, le plus célèbre inconnu de cette campagne. Il eut un jour le monde entier pour auditoire à l’Onu, contre la guerre d’Irak. Il est aujourd’hui pareil aux gargouilles de Notre-Dame qui, au soir tombé, bavardent, éructent, jacassent, mais que les hommes ont cessé d’écouter. Lui reste la raillerie contre ceux qui « prennent les Français pour des couillons »… Oui, il cause comme ça maintenant, Galouzeau. Mais n’en doutez pas, il s’amuse : « Au baromètre du plaisir, je suis en tête ». Il prend la pose dans un quotidien le dos tourné à l’objectif, en Sisyphe arc-bouté contre sa cheminée. Et il lance, au Salon : « Je n’ai pas mis ma culotte de chou pour me faire brouter le derrière par les petits lapins ». Ce Villepin-là nous manquera.
Il a arpenté hier le Salon de l’Agriculture, superbe, forcément, mais sans tambour ni trompette : Dominique Galouzeau de Villepin, candidat sans troupe ni parrain, le plus célèbre inconnu de cette campagne. Il eut un jour le monde entier pour auditoire à l’Onu, contre la guerre d’Irak. Il est aujourd’hui pareil aux gargouilles de Notre-Dame qui, au soir tombé, bavardent, éructent, jacassent, mais que les hommes ont cessé d’écouter. Lui reste la raillerie contre ceux qui « prennent les Français pour des couillons »… Oui, il cause comme ça maintenant, Galouzeau. Mais n’en doutez pas, il s’amuse : « Au baromètre du plaisir, je suis en tête ». Il prend la pose dans un quotidien le dos tourné à l’objectif, en Sisyphe arc-bouté contre sa cheminée. Et il lance, au Salon : « Je n’ai pas mis ma culotte de chou pour me faire brouter le derrière par les petits lapins ». Ce Villepin-là nous manquera.
vendredi 24 février 2012
Paillettes
Nous formons, nous autres Français, un drôle de peuple. On nous dit égoïstes, et nous plébiscitons la générosité des « Intouchables ». On nous dit racistes, et nous mettons au panthéon de la popularité Noah et Zidane, avant d’offrir ce soir peut-être un César à Omar Sy — tous « Français de sang mêlé », résumerait notre Président. On nous dit vieux, et les réalisateurs vedettes de ces César, les Toledano, Nakache, Hazanavicius et autres Maïwenn ont la quarantaine, voire moins. On nous dit en déclin, et notre cinéma triomphe en France mais aussi à Hollywood, avec dimanche peut-être un Oscar pour Jean Dujardin… Sûr que quelques pellicules et paillettes ne font pas le printemps. Mais pourquoi bouder les bonnes nouvelles, quand la campagne électorale nous assomme de sombres perspectives, qui nous ont cette semaine précipités dans les salles pour voir — devinez quoi ? « La Vérité si je mens ! »
jeudi 23 février 2012
National
C’est un programme clair et toujours populaire, de bouter l’étranger hors de France. Il y a chez tout Français, que la pucelle nous pardonne, un enfant de Jeanne d’Arc et d’Astérix : si même les Allemands disent qu’on est « heureux comme Dieu en France », pourquoi aurions-nous besoin d’étranger ? Le problème est que ces Allemands qui nous envient ont aussi un constructeur automobile nommé Volkswagen, qui roule loin devant nos constructeurs nationaux. Il est également que notre vieille régie Renault a dû aller chercher un moteur de relance au Japon chez Nissan, ce dont elle se trouve fort bien. Notre problème est enfin d’apprendre que PSA, entreprise familiale qui prétendait défendre seule la fierté nationale, pourrait demain être contrainte d’appeler au secours l’Américain General Motors. Ce ne serait d’ailleurs pas la première fois que les Ricains nous sauvent, n’est-ce pas ?
mercredi 22 février 2012
Bébête
« Vous n’avez pas le monopole du cœur pour les chiens et les chats, je les aime moi aussi » : François Mitterrand avait ainsi, lors du débat télévisé de l’entre-deux tours en 1988, paré une attaque de Jacques Chirac contre la hausse de la TVA sur les aliments pour animaux. On peut perdre une présidentielle pour moins que ça… N’allez pas sourire, la question animale est capitale : trente millions d’amis font autant de maîtres, et autant d’électeurs. Un site répond à leurs attentes, en compilant les positions des candidats en ce domaine. Il nous explique, par exemple, que Nathalie Arthaud n’a rien à dire sur les animaux de compagnies (peut mieux faire), que Dominique de Villepin est un aficionado de la corrida (c’est pas bien), et que Nicolas Dupont-Aignant interdit les cirques sur sa commune (c’est bien). Pourquoi pas — mais attention à ne pas transformer la présidentielle en bébête-show.
mardi 21 février 2012
Tarpéienne
C’était écrit, annoncé et déjà commenté: Dominique Strauss-Kahn et Nicolas Sarkozy allaient se retrouver fin avril sur un plateau de télévision, pour un duel devant décider du prochain président de la République... Le duel n’aura pas lieu. Tous deux seront cette semaine à Lille, mais sans se croiser : Nicolas Sarkozy y vient jeudi soir en meeting, DSK y sera peut-être encore, mais en garde en vue. Car il est entendu ce matin par un juge, menacé d’être poursuivi pour complicité de proxénétisme et abus de biens sociaux. Ainsi roulent les destins, qui nous font souvenir que la roche Tarpéienne est proche du Capitole, les pensionnaires de Dédé la Saumure pas très éloignées des experts du FMI, et la chute toujours proche de la gloire. Nous aimerions l’oublier, parce que ces apparentements font désordre. Mais comme la vie serait ennuyeuse, si elle devait ressembler à un commentaire de journaliste.
samedi 18 février 2012
Gifle
Evidemment, c’est pas bien. Personne ne peut féliciter un adulte d’avoir giflé un enfant… Mais il y a le principe, et la réalité. Dans le procès d’hier, qui a condamné le gifleur à une amende, l’enfant est un adolescent de 16 ans, qui venait de l’injurier et de le menacer de mort. Et le condamné est le maire de la commune. Certes pas au-dessus des lois, mais quand même chargé de les faire respecter. On pourra toujours lui faire la leçon, à Monsieur le Maire, lui expliquer qu’il aurait dû savoir exercer son autorité sans violence. Monsieur le Procureur ne s’en est d’ailleurs pas privé, qui a moqué son attitude de shérif… Mais il fera comment, ce procureur, si demain un ado l’injurie : il lui donnera un cours de droit ? Ou il prendra la fuite ?…. Ce n’est jamais simple, l’autorité. Et c’est surtout plus simple dans les principes d’un tribunal que dans la réalité de la rue.
vendredi 17 février 2012
Franc
Les Grecs forment un peuple optimiste. Menacés d’être bientôt chassés de l’euro, ils n’en vont pas moins, dans quinze jours, enterrer leur ancienne monnaie, la drachme. Et nous Français ? C’est dès aujourd’hui que nous achevons notre franc. Jusqu’à ce soir, nos vieux Debussy, Cézanne et Saint-Exupéry auront encore de la valeur aux guichets de la Banque de France. Demain, fini, le franc français sera mort après deux siècles de bons et loyaux services. Et tant pis si son remplaçant, l’euro, après seulement dix années d’existence, donne des signes de grande faiblesse… Ceci dit tous les pays de l’euro ne suivront pas la France et la Grèce. L’Allemagne, par exemple, a choisi de conserver éternellement une valeur aux billets en deutschemark. Alors, un conseil : s’il vous reste des francs, n’allez pas les porter à la banque, changez-les plutôt en deutschemark – au cas où…
Les Grecs forment un peuple optimiste. Menacés d’être bientôt chassés de l’euro, ils n’en vont pas moins, dans quinze jours, enterrer leur ancienne monnaie, la drachme. Et nous Français ? C’est dès aujourd’hui que nous achevons notre franc. Jusqu’à ce soir, nos vieux Debussy, Cézanne et Saint-Exupéry auront encore de la valeur aux guichets de la Banque de France. Demain, fini, le franc français sera mort après deux siècles de bons et loyaux services. Et tant pis si son remplaçant, l’euro, après seulement dix années d’existence, donne des signes de grande faiblesse… Ceci dit tous les pays de l’euro ne suivront pas la France et la Grèce. L’Allemagne, par exemple, a choisi de conserver éternellement une valeur aux billets en deutschemark. Alors, un conseil : s’il vous reste des francs, n’allez pas les porter à la banque, changez-les plutôt en deutschemark – au cas où…
mardi 14 février 2012
Optimisme
L’actualité est avare de bonnes nouvelles. Et voici que, soudain généreuse, elle nous en offre deux en une journée. Deux victoires comme on les aime, du pot de terre contre le pot de fer. A Lyon, la victoire de Paul François, simple paysan, contre le géant américain Monsanto. A Turin, la victoire des milliers d’anonymes victimes de l’amiante contre le groupe suisse Eternit… Voilà qui réchauffe l’esprit et le cœur en ces temps de glaciation : deux preuves en une que la justice n’est pas condamnée à être au service des puissants. Et que notre santé peut peser plus lourd que leur argent. Mais le plus réjouissant, à Lyon comme à Turin, c’est la défaite du défaitisme, du « à quoi bon », du « ça ne vaut pas la peine ». Car la leçon d’optimisme de ces deux jugements, c’est bien qu’il suffit que quelques personnes, quelque part, disent « non » - et tiennent bon.
L’actualité est avare de bonnes nouvelles. Et voici que, soudain généreuse, elle nous en offre deux en une journée. Deux victoires comme on les aime, du pot de terre contre le pot de fer. A Lyon, la victoire de Paul François, simple paysan, contre le géant américain Monsanto. A Turin, la victoire des milliers d’anonymes victimes de l’amiante contre le groupe suisse Eternit… Voilà qui réchauffe l’esprit et le cœur en ces temps de glaciation : deux preuves en une que la justice n’est pas condamnée à être au service des puissants. Et que notre santé peut peser plus lourd que leur argent. Mais le plus réjouissant, à Lyon comme à Turin, c’est la défaite du défaitisme, du « à quoi bon », du « ça ne vaut pas la peine ». Car la leçon d’optimisme de ces deux jugements, c’est bien qu’il suffit que quelques personnes, quelque part, disent « non » - et tiennent bon.
samedi 11 février 2012
Chaos
La crise financière s’apaise, l’Europe n’est plus au bord du gouffre, nous expliquait récemmment notre Président. C’est gentil, mais un peu vite dit. Car à l’autre bout de l’Europe, en Grèce, son collègue Lucas Papademos paraît beaucoup moins apaisé. Son pays, nous dit-il, est au bord d’un «chaos incontrôlé». Toujours en crise financière, et sous la menace d’un effondrement économique et d’une explosion sociale. Evidemment, c’est loin, la Grèce. Pas moins civilisée que la France, certes, mais plus pauvre. Le malheur grec ne saurait donc gâcher le printemps électoral français... Tout de même, on compatit, et l’on s’inquiète. Car l’ennui, dans le chaos et la théorie qui l’accompagne, c’est le papillon. Vous savez, cet insecte dont un battement d’aile peut se faire sentir à l’autre bout du monde, sous forme de tornade. Tout va bien, nous dit notre Président.
mais craignons le papillon grec.
mais craignons le papillon grec.
vendredi 10 février 2012
Référendum
Surprise, crac boum, badaboum : notre Président nous propose un référendum — et même deux d’un coup ! C’est gentil de nous demander notre avis. C’est d’ailleurs la première fois en cinq ans, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Notre Président veut nous demander, si nous avons bien tout compris : êtes-vous d’accord pour que les chômeurs travaillent, et pour que les immigrés illégaux soient expulsés ? Sûr que nous ne pourrons que dire oui. Notre Président reprend ainsi une règle bien connue des psychologues et des VRP : les questions les meilleures sont celles qui impliquent l’approbation. Il semblerait cependant que nous n’aurons à répondre que dans plusieurs mois. Il nous faudra d’abord dire oui ou non à une autre question : souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy reste président de la République ? Mais ça, ce n’est plus un référendum, ça s’appelle une élection présidentielle.
Surprise, crac boum, badaboum : notre Président nous propose un référendum — et même deux d’un coup ! C’est gentil de nous demander notre avis. C’est d’ailleurs la première fois en cinq ans, mais il n’est jamais trop tard pour bien faire. Notre Président veut nous demander, si nous avons bien tout compris : êtes-vous d’accord pour que les chômeurs travaillent, et pour que les immigrés illégaux soient expulsés ? Sûr que nous ne pourrons que dire oui. Notre Président reprend ainsi une règle bien connue des psychologues et des VRP : les questions les meilleures sont celles qui impliquent l’approbation. Il semblerait cependant que nous n’aurons à répondre que dans plusieurs mois. Il nous faudra d’abord dire oui ou non à une autre question : souhaitez-vous que Nicolas Sarkozy reste président de la République ? Mais ça, ce n’est plus un référendum, ça s’appelle une élection présidentielle.
jeudi 9 février 2012
Moelle
Le mouvement des marées et le mouvement des capitaux sont les deux mamelles du mouvement perpétuel, a établi Pierre Dac, penseur aujourd’hui trop négligé, heureusement remis à l’affiche d’un cabaret parisien. Ses analyses nous manquent, par exemple à la découverte des dernières recommandations de la Cour des comptes : dépensez moins, nous disent les Sages des Comptes, mais ne succombez pas à l’austérité. Serrez-vous la ceinture, maigrissez plus vite et plus fort, mais surtout n’en mourrez pas… C’est gentil pour nous. Ces Messieurs des Comptes ont certes bien compris que, sinon, la liste des problèmes sociaux qui iront de mal en pis avant de s’arranger, risque fort de s’allonger avant de diminuer. Le problème est que les Rois des Comptes ne nous expliquent pas comment faire toujours moins sans arriver à rien — sinon bien sûr à l’os à moelle, cette métaphore du contribuable.
Le mouvement des marées et le mouvement des capitaux sont les deux mamelles du mouvement perpétuel, a établi Pierre Dac, penseur aujourd’hui trop négligé, heureusement remis à l’affiche d’un cabaret parisien. Ses analyses nous manquent, par exemple à la découverte des dernières recommandations de la Cour des comptes : dépensez moins, nous disent les Sages des Comptes, mais ne succombez pas à l’austérité. Serrez-vous la ceinture, maigrissez plus vite et plus fort, mais surtout n’en mourrez pas… C’est gentil pour nous. Ces Messieurs des Comptes ont certes bien compris que, sinon, la liste des problèmes sociaux qui iront de mal en pis avant de s’arranger, risque fort de s’allonger avant de diminuer. Le problème est que les Rois des Comptes ne nous expliquent pas comment faire toujours moins sans arriver à rien — sinon bien sûr à l’os à moelle, cette métaphore du contribuable.
samedi 4 février 2012
Courage
Chez les Assad, en Syrie, on est boucher de père en fils. Hier, le président Bachar al-Assad a fait tirer sur les manifestants qui commémoraient les massacres perpétrés trente ans plus tôt par le père du ci-devant, Hafez al-Assad. Les Syriens se battent depuis maintenant plus de dix mois pour qu’aucun des deux fils de Bachar ne puisse un jour reprendre la boucherie familiale… Les Syriens descendent dans la rue, chaque vendredi, sous les balles des soldats. Ils voient leurs propres enfants torturés par les sbires du régime, qui brûlent, battent, électrocutent, violent, arrachent les ongles… À New York, l’ONU parlemente, impuissante face à l’alliance des affreux : Assad et son ami russe Poutine. Tant pis, les Syriens continuent seuls le combat.
Chez les Assad, en Syrie, on est boucher de père en fils. Hier, le président Bachar al-Assad a fait tirer sur les manifestants qui commémoraient les massacres perpétrés trente ans plus tôt par le père du ci-devant, Hafez al-Assad. Les Syriens se battent depuis maintenant plus de dix mois pour qu’aucun des deux fils de Bachar ne puisse un jour reprendre la boucherie familiale… Les Syriens descendent dans la rue, chaque vendredi, sous les balles des soldats. Ils voient leurs propres enfants torturés par les sbires du régime, qui brûlent, battent, électrocutent, violent, arrachent les ongles… À New York, l’ONU parlemente, impuissante face à l’alliance des affreux : Assad et son ami russe Poutine. Tant pis, les Syriens continuent seuls le combat.
Ils illustrent dans l’anonymat cette vertu si souvent évoquée, cependant si rare :
le courage.
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