TOUT EST DIT

TOUT EST DIT
ǝʇêʇ ɐן ɹns ǝɥɔɹɐɯ ǝɔuɐɹɟ ɐן ʇuǝɯɯoɔ ùO

lundi 2 janvier 2012

Le PS dénonce l'éditorial de Dassault

Le PS a dénoncé un éditorial de l'avionneur Serge Dassault, président du Figaro, qui, dans le journal aujourd'hui, "défend sur quatre colonnes à la une" du quotidien "la politique de Nicolas Sarkozy".

Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité, à la diversité et à la promotion sociale, estime que Serge Dassault qui "cumule les casquettes de député-maire UMP, de patron de presse et de marchand d'armes, défend sur quatre colonnes à la une du Figaro la politique de Nicolas Sarkozy".

Pour le PS, ce "nouvel épisode" après "les voyages répétés de Nicolas Sarkozy à bord du jet de Vincent Bolloré, autre milliardaire patron de presse, illustre la collusion malsaine des grands groupes de médias avec le pouvoir Sarkozy".

"Les amis milliardaires patrons de presse de Nicolas Sarkozy ont transformé leurs médias en nouvelles pravdas du pouvoir", juge M. Lamdaoui.

Serge Dassault adresse ses voeux aux lecteurs à la Une du Figaro et "à la France qui a choisi un président dynamique et courageux". "Nos encouragements et notre appui l'accompagnent pour réformer un pays dont les habitudes ont besoin d'être changées", écrit-il, soulignant que Nicolas Sarkozy "a déjà fait beaucoup en quelques mois".

CE N'EST QUE JUSTICE, LA POLITIQUE DE SARKOZY EST LA SEULE QUI SOIT RÉALISABLE.
LES SOCIALISTES MENTENT, RÊVENT, OU MENTENT ENCORE.

Fiction : de l'euro au mundo, chronique d'un (impossible ?) collapse

La sortie de l'euro de la Grèce entraîne la fin de l'expérience de la monnaie unique. Chaque pays revient aux parités de 1999. Mais le dollar ne résiste pas à l'onde de choc. Un nouvel étalon monétaire s'impose.

L'éclatement de la zone euro ? Personne n'y croit, tout le monde y pense. Tant les « anti » que les « pro » euro se demandent quel impact pourrait avoir un tel big bang aujourd'hui. Bien sûr, le collapse ne peut venir que du berceau de la démocratie.
Le défaut total de la Grèce, que tout le monde prédit depuis un an, aura donc bien lieu courant mars prochain, avec son corollaire, la sortie du pays de la zone euro. Ce n'est pas la fin du monde mais les conséquences seront, une fois de plus, aussi inattendues que précipitées.
En Grèce, le troc, déjà largement pratiqué, sera généralisé, la « nouvelle » drachme dévaluée de 70 % par rapport à l'euro, et la dette privée et publique, devenue insupportable, sera tout simplement annulée. De toute façon, le pays n'a plus accès aux marchés financiers, bénéficiera de l'aide du FMI, de la Banque mondiale et de la Berd pour faire tourner les infrastructures et l'État sera contraint de lancer un programme drastique de réductions des dépenses, avec suppression de l'armée et privatisation de l'Acropole.
Réaction en chaîne
L'épreuve sera terrible pour les jeunes, les retraités, les malades et les fonctionnaires. L'émigration massive et la solidarité devraient cependant amortir le choc social. Bien évidemment, la défaillance d'un État va provoquer la défaillance du pays le plus faible suivant.
C'est ce que les économistes appellent « la contagion ». Pressés par leurs opinions publiques, les pays du « Club Med » déclarent, chacun leur tour, leur incapacité à rembourser leur dette, le retour au protectionnisme et au contrôle des changes, et font appel à l'épargne forcée de leurs habitants. Dans le plus grand secret, durant le week-end pascal, la France et l'Allemagne décident de mettre un terme à l'expérience de la monnaie unique et préparent un retour aux monnaies nationales sur la base des parités de 1999.
À court terme, chacun y trouve son compte (sauf l'Allemagne) : les dévaluations compétitives dopent la croissance, l'inflation repart, les bilans bancaires s'améliorent. Certes, tous les États se préparent à de sévères cures d'austérité pour faire face à l'explosion du coût du service de la dette.
Mais chacun sait qu'une partie des dettes ne sera jamais remboursée. Les grands perdants sont les retraités et les rentiers, ceux-là mêmes qui avaient largement voté en faveur de la sortie de l'euro. Le « credit crunch » menace, les taux d'intérêt explosent. Cela tombe bien, il faut de toute façon changer nos modes de vie, consommer moins, apprendre la frugalité et suivre le nouvel indicateur PIB « bonheur ».
Problème, la contagion ne s'arrête pas aux frontières européennes. Déjà le dollar et la livre subissent les assauts des marchés. Le système financier international, vrillé par le jeu des contreparties et des produits dérivés, vacille. La volatilité des primes et des monnaies devient incontrôlable. Chacun tente de rapatrier ses capitaux.
La Chine et les États-Unis sont d'accord sur un point : il est grand temps de convoquer un nouveau Bretton Woods. Le discrédit sur le dollar, dernière devise de réserve, est tel que la fondation d'un nouvel étalon monétaire devient impérieuse. C'est chose faite durant l'été. Le nouvel étalon ne sera adossé à aucune monnaie. La parité avec l'or est partiellement réintroduite mais le coeur du dispositif repose sur une chambre de compensation internationale des dettes. Adieu l'euro, vive le mundo !

Suspense garanti…

Chez nos voisins, où le citoyen choisit ses dirigeants par le biais d’élections législatives, le nom du chef de gouvernement et la majorité sont annoncés quatre à six mois à l’avance sauf événement dramatique de dernière minute. Chez nous, avec cette exception française en Europe nommée présidentielle, la campagne sert à démentir les augures, déjouer les parieurs, défaire un favori, démolir un outsider, débusquer un inconnu. La fameuse rencontre entre le peuple et le candidat… À chaque édition, le scénario s’est révélé différent et en dehors de la première en 1965, au 2 janvier, l’affaire était loin d’être emballée pour le futur vainqueur.

Où en sont-ils cette année ? La personnalité du Président Sarkozy, sans doute davantage que son bilan, suscite du rejet chez beaucoup de Français. Mais celle de son principal adversaire, François Hollande ne soulève ni enthousiasme ni adhésion forte y compris dans son camp. François Bayrou reste étiqueté à droite pour la majorité des électeurs de gauche, ce qui, à ce jour, limite son potentiel. Marine Le Pen n’est pas perçue crédible sur les questions économiques. Or, la seule indication fiable à ce jour, c’est que la crise sera le mot, le thème, l’enjeu de la campagne. Tous les candidats doivent encore faire leurs preuves… à l’épreuve de cette situation et de la campagne. On a vraiment la chance de voter en France : le suspense est garanti.

La zone euro cherche à lever les ambiguïtés ayant présidé à sa création

Bruxelles Bureau européen - Voilà donc dix ans que l'euro a remplacé les devises nationales dans les porte-monnaie des citoyens européens. Cet anniversaire coïncide avec une crise sans précédent de l'Union monétaire. Une tempête qui n'a pas cessé de gonfler depuis le naufrage, en 2010, de la Grèce, admise dans la zone euro après avoir trafiqué ses comptes. Et qui s'est amplifiée avec le surendettement des Etats, fragilisés par la crise financière, mais aussi avec l'incapacité collective à endiguer l'onde de choc.

Gouvernance embryonnaire, manque de leadership, dissensions entre capitales, batailles institutionnelles... l'Union monétaire a perdu une bonne partie de sa crédibilité en étalant ses faiblesses. Au point que les plus pessimistes doutent des chances de survie de la monnaie unique.


Les dix-sept pays membres ont certes entrepris, cahin-caha, de rebâtir leur maison commune. Mais ce chantier revient souvent à lever les ambiguïtés qui ont présidé à la conception de l'euro, sous l'égide de François Mitterrand et d'Helmut Kohl.
Le renflouement des Etats en difficulté C'est l'un des principaux acquis de la crise. Désormais, il est possible de renflouer un Etat en détresse financière, alors que les traités interdisaient cette perspective. Cette rupture a d'ailleurs suscité, et suscite toujours de fortes tensions politiques dans les pays du nord de la zone euro, les plus vertueux (Allemagne, Pays-Bas, Finlande), sur fond de montée des forces eurosceptiques.
La Grèce, puis l'Irlande et finalement le Portugal ont ainsi pu être placés sous assistance financière, avec le soutien du Fonds monétaire international (FMI), en échange de la mise en oeuvre de plans d'assainissement drastiques.
Cependant, la force de frappe des fonds de secours mis en place dans l'urgence risque de ne pas suffire pour stabiliser des pays comme l'Italie ou l'Espagne en cas de nécessité en 2012.
Or, les capitales se déchirent sur la meilleure façon de rehausser les "pare-feu". Et elles ne se sont toujours pas accordées sur la possibilité de procéder à une mutualisation des dettes.
Le renforcement de la discipline budgétaire Il s'est imposé comme une contrepartie aux efforts inédits de solidarité acceptés par les pays les plus solides. La chancelière allemande, Angela Merkel, a par exemple posé comme condition d'avoir les moyens de peser sur les choix budgétaires avant de voler au secours de la Grèce.
Dans la foulée du premier plan d'aide, en 2010, le Pacte de stabilité et de croissance a été durci. En décembre 2011, les dix-sept Etats de la zone euro - et neuf pays qui n'y sont pas encore - ont, surtout, mis sur les rails un nouveau traité censé muscler leur pacte budgétaire. Seul le Royaume-Uni a refusé de s'engager dans cette voie.
L'accent mis sur les politiques de rigueur risque néanmoins d'affaiblir encore un peu plus les économies les plus fragiles de la zone euro, au point d'amplifier les divergences économiques au sein de l'Union monétaire. Or, sans investissements ni créations d'emplois, rien ne sera réglé à terme.
Le rôle la Banque centrale européenne La BCE - son action est cruciale dans la gestion de la crise et la stabilisation du secteur bancaire - a fait preuve d'un certain pragmatisme pour pallier l'inertie des politiques, au risque, selon les plus orthodoxes, d'outrepasser son mandat.
Mais l'extension de la crise a aussi incité certains pays, dont la France, à accroître leurs pressions pour transformer la BCE en prêteur en dernier ressort des Etats, sur le modèle de la Fed, son homologue américaine.
L'Allemagne s'oppose à une telle approche, brandissant les traités qui interdisent de renflouer un Etat en faisant marcher la planche à billets. Le sujet est donc prudemment ignoré dans les discussions sur le futur traité à vingt-six.
La mise en place d'un gouvernement économique L'Allemagne, qui refusait depuis le lancement de l'Union monétaire de renforcer son volet politique dans le but de "protéger" la BCE, s'est finalement rangée au souhait exprimé de longue date par la France. Les avis divergent cependant sur le pilotage de ce gouvernement économique, et sur les modalités de son contrôle démocratique.
Nicolas Sarkozy veut placer l'ensemble sous l'autorité des sommets de la zone euro ; des pays, comme l'Italie, la Belgique, ou la Pologne, souhaitent renforcer le rôle des institutions bruxelloises.
Jean-Claude Trichet, l'ex-président de la BCE, avait proposé la création d'une fonction de ministre des finances européen, chargé de superviser les politiques budgétaires et économiques des Etats.
Toutes ces pistes nécessiteraient des transferts plus importants de souveraineté. Un choix politique ultrasensible, en particulier en France, au moment où les opinions publiques voient la construction européenne, et l'euro, d'un oeil critique.

Zap Gauche Anti sarko






UNE GAUCHE DÉNUÉE DE SOLUTIONS.
AVIDE DE POUVOIR, MAIS POUR EN FAIRE QUOI ?

L'EDITO DE MERDE DU JOUR EST ENCORE DANS "LE MONDE"

Les meilleurs vœux (pieux) du président

Grave, courageux et solide "dans la tempête" : telle est l'image de lui-même que Nicolas Sarkozy entend donner aux Français. Engagée depuis des mois, cette bataille de la crédibilité présidentielle a franchi un nouveau palier le 31 décembre 2011, avec la présentation de ses vœux aux Français.

Rien n'a été négligé pour dramatiser la situation : économie mondiale "au bord de l'effondrement" depuis trois ans, "crise inouïe, la plus grave sans doute depuis la seconde guerre mondiale", "circonstances exceptionnelles", "destin de la France" qui "peut une fois encore basculer"... Difficile de faire plus churchillien et gaullien à la fois ! Pour mieux convaincre les Français de reconduire ce président qui fait face, plutôt que de confier le sort du pays à des candidats dont aucun ne serait, à ses yeux, à la hauteur des défis du temps présent.

Tout cela aurait une certaine allure si ne flottait, sur ce discours, un insistant parfum de rodomontade. Ainsi du rôle des marchés financiers et des agences de notation.

Depuis deux ans, le président de la République ne cesse de marteler la nécessité de diminuer nos dépenses publiques et de réduire notre dette pour garder la confiance de ceux - les marchés en premier lieu - qui prêtent à la France l'argent dont elle a besoin pour boucler ses budgets. Récemment encore, dans ces colonnes, il récusait tout "laxisme". Depuis deux ans, il justifie des réformes aussi emblématiques que celle des retraites par cette ardente obligation. Depuis deux ans, il fait de la note AAA de la France un "trésor national" à préserver à tout prix.

Et le voilà qui, d'une phrase, paraphrasant de Gaulle ("La politique de la France ne se fait pas à la corbeille"), assure que "ce ne sont ni les marchés ni les agences qui feront la politique de la France". Qui peut le croire, quand tout démontre le contraire ?

De même pour le chômage, qui doit, a assuré Nicolas Sarkozy, faire "l'objet de toute notre attention" et sur lequel "nous devons changer notre regard", afin que la formation des chômeurs "devienne la priorité absolue, afin que chacun puisse se reconstruire un avenir". Très bien, et il y a urgence. Mais que n'a-t-il engagé cet effort voilà trois ans, quand la crise a commencé ? Les Français peuvent se poser la question.

Quant aux "dérèglements de la finance" et aux "dégâts qu'elle a provoqués", on passe véritablement des voeux de bonne année au voeu pieux : "La taxe sur les transactions financières doit être mise en oeuvre." Mais par quel miracle ? L'instauration de cette taxe était l'un des objectifs de la présidence du G8 et du G20 que M. Sarkozy a assurée en 2011. Il n'a pas été atteint. On voit mal comment il le serait, cette année, alors que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne y restent farouchement opposés.

Le chef de l'Etat ne cesse d'affirmer sa volonté de dire la vérité aux Français. Pour convaincre, il conviendrait qu'il y conforme ses actes. De même, avant de donner aux autres des leçons de sérieux, il serait avisé de ne pas les oublier pour lui-même.

La crise est aussi une crise éthique

L'euro est en crise, dit-on. Non, c'est nous-mêmes qui sommes en crise. Pourquoi ? Parce que les réalités nous apprennent que nous n'avons pas été loyaux, réguliers avec nos propres décisions, Nous avions choisi I'euro voici dix ans, mais en assortissant ce choix d'un certain nombre de contraintes dont la plupart des États de la zone euro se sont affranchis. Nous avons contracté des dettes à rembourser demain pour obtenir des satisfactions que nous ne pouvions nous payer aujourd'hui. Pourtant, aujourd'hui, il nous faut faire face à nos obliga- tions. Ce sera difficile. C'est cela la crise qui met en cause l'Europe, sa solidarité, son avenir, ce projet exceptionnel et unique dans I'Histoire, à savoir une vaste union de peuples effectuée, non pas sous la contrainte, mais dans la libre adhésion.
L'année qui s'ouvre en fait trembler plus d'un, qu'il soit banquier, responsable politique ou simple citoyen ; qu'il soit riche parce qu'il craint de perdre, qu'il soit pauvre parce qu'il redoute de devenir plus pauvre encore. Et le pessimisme, si I'on on croit les sondages, étreint les Français plus encore que les autres Européens.

Pourtant, heureusement, tout n'est pas perdu, loin de là. Notre pays est plein de ressources, à commencer par sa démographie, exemplaire en Europe, avec 150 000 personnes de plus chaque année (en Allemagne, 700 000 personnes de moins par an), 600 000 entrepreneurs ont créé leur activité en 2011 (1). Bien sûr, nous avons de graves faiblesses dans le domaine économique, mais nous savons que l'économique n'est pas la seule mesure de I'homme. ll nous faut réfléchir et inventer notre avenir. "Alors que le communisme s'est écroulé, notait Vaclav Havel qui vient de nous quitter, les Occidentaux qui l'ont combattu pendant des décennies donnent I'impression de ne pas savoir quoi faire de leur victoire ! "
Revigorer la volonté
C'est cela qu'il faut éclairer : il faut nous demander ce que nous voulons ou non construire oubien, comme le soulignait encore Vaclav Havel, si nous voulons continuer " la poursuite effrénée de la croissance de la croissance ? ".
Nous devrions écouter cettevoix dont Lech Walesa dit qu'elle "manquera à I'Union européenne maintenant alors qu'elle traverse une crise sérieuse .Cette voix qui nous dit que " le souci de l'âme " de chaque individu devient inséparable du "souci de l'âme" de la Cité. Cette voix qui nous appelle à développer profondément " le sentiment de responsabilité personnelle pour le monde ". En effet, "la crise qui menacele vieux continent est une crise éthique", a déclaré le Pape Benoît XVl, lors de ses vceux de Noël. ll ajoutait : " Même si des valeurs comme la solidarité, l'engagement pour les autres, la responsabilité envers les pauvres et ceux qui souffrent sont en général indiscutées, il manque souvent la force stimulante capable d'inciter les personnes individuelles et les grands groupes sociaux à des renoncements et à des sacrifices. La connaissance et la volonté ne vont pas nécessairement de pair. La volonté qui défend l'intérêt personnel obscurcit la connaissance et la connaissance affaiblie n'est plus en mesure de revigorer la volonté."
Tout cela sïgnifie, qu'il nous faut nous dépasser dans un grand effort vers l'avant, vers l'avenir pour aller au-delà de nos petitesses, de notre nombrilisme et travailler en pleine solidarité avec les autres Européens pour maintenir et développer dans ce monde surarmé et en plein changêment ces valeurs inestimables et si fragiles: la démocratie et la paix,Il faut pour y parvenir revigorer notre volonté. C'est le voeu que nous pouvons formuler pour cette année 2012.


(1) Entretien avec M. Jean-Hervé Lorenzi, Ouest-France, jeudi 29 décembre 2011

Les risques d'une année politique

Meilleurs voeux à tous les lecteurs du Courrier picard. Santé, bonheur, et plaisir de lire des nouvelles de Picardie, le tout à partager avec vos familles, vos proches et tous ceux qui vous entourent. Telle est une des missions du journal : favoriser, voire animer le lien social sur son territoire. Certains ricanent déjà. Ceux que quelques articles agacent. Ceux qui nous traitent de gauchistes comme ceux qui nous disent à la solde du grand capital, surtout depuis que nous avons quitté les vertueux habits de la société coopérative de production ouvrière (Scop). Les uns et les autres lisent entre les lignes, interprètent et veulent absolument voir « leur » diable dans nos publications. Il en est ainsi surtout des sujets politiques. Un exemple : interrogez les inscrits de décembre sur les listes électorales sur le sens de leur démarche. Ils disent presque tous leur souhait de faire barrage à Nicolas Sarkozy. Est-ce une prise de position que de le relater ? C'en aurait été une de le camoufler ! En 2012, présidentielle et législatives en vue : tout ce que nous écrirons - ou pas - pourra être retenu contre nous ! C'est pourquoi on annonce la couleur : nous ne roulerons pour personne. Ni contre. Toutes les idées ont leur place dans nos colonnes, mais nous restons méfiants et vigilants face aux extrémismes de tous bords. Quel que soit le prochain président de la République, nous ne serons ni heureux, ni malheureux. Notre rédaction est à l'image des Picards : pluraliste. C'est l'honnêteté qui doit guider nos plumes et on essaiera de les tremper dans l'encre de la sincérité. C'était le cas dès le début de ce "Bonne année, chers Picards."

Hollande, toujours favori des sondages

Selon l’Ifop, Marine Le Pen est la candidate incontestée des ouvriers, François Hollande, celui des jeunes, et Nicolas Sarkozy, celui des retraités. 

La précampagne a livré ses premières tendances. À seize semaines du premier tour, l’Ifop a établi un bilan à partir des études réalisées entre mai et décembre 2011. Huit mois marqués par les surprises, depuis l’empêchement de DSK jusqu’au come-back de François Bayrou, la candidature de Dominique de Villepin, en passant par le forfait de Jean-Louis Borloo.

Marine Le Pen prête à profiter du moindre faux pas

Premier constat à la lecture de l’évolution des intentions de vote au premier tour : trois candidats se sont très nettement détachés, avec une bipolarisation Hollande-Sarkozy et un trouble-fête, Marine Le Pen. En tête, François Hollande, grand favori des sondages, a su faire oublier DSK. Après un pic à 35 % au lendemain de sa victoire à la primaire PS, le député de Corrèze reste haut avec 27,5 % d’intentions de vote. Vient ensuite Nicolas Sarkozy, seul candidat non encore déclaré, qui, menacé par Marine Le Pen en début de séquence, a connu six mois de remontée, avant de rechuter à 24 % au mois de décembre. Il a en tout cas éloigné le danger d’une élimination au premier tour. Pour le moment. Car Marine Le Pen, toujours très haut, se stabilise à 20%, prête à profiter du moindre trou d’air de ses deux principaux adversaires.
Parmi les autres candidats testés, seul François Bayrou, qui achève l’année sur une grande remontée, après sa déclaration de candidature (plus 4 points en un mois), avec 11 % d’intentions de vote, semble être en mesure de perturber un tant soit peu le trio de tête. Jean-Luc Mélenchon termine la période à peu près comme il l’avait commencée, à 6,5%, quand Eva Joly stagne à 5%. Depuis l’annonce de sa candidature, Dominique de Villepin retrouve son niveau du mois de mai, au moment de la présentation de son projet, soit 3,5 %.
Des candidats, mais pour quels électeurs ? L’Ifop a ventilé les intentions de vote au premier tour d’après les études réalisées entre le 14 novembre et le 15 décembre. Le candidat des jeunes? Sans conteste Hollande, 38% des 18- 24 ans déclarent souhaiter voter pour lui. Celui des personnes âgées? Sarkozy, elles sont 38% en sa faveur, même si Hollande obtient de bons résultats (29%) sur ce segment. Quant à Le Pen, elle séduit les 35-49 ans (27%), alors que c’est sur cette catégorie, "à la fois en âge de travailler et d’avoir des enfants au foyer", rappelle l’Ifop, que Hollande et Bayrou font leurs plus mauvais scores.
Autre enseignement de ce sondage, Le Pen s’est affirmée comme la candidate des ouvriers, avec un écrasant 35% d’intentions de vote, quand ni les candidats de gauche ni ceux de droite ou du centre ne les séduisent. Autre fait notable, les salariés du privé votent désormais Hollande (26%) et Le Pen (25%), quand ils ne sont que 21% à choisir Sarkozy. La nette faillite du "travailler plus pour gagner plus". En 2007, rappelle l’Ifop, le candidat de l’UMP était pourtant largement en tête dans cette catégorie, avec 32% et sept points d’avance sur Ségolène Royal. Aujourd’hui, il n’est plus majoritaire que chez les travailleurs indépendants et les retraités.
HOLLANDE CANDIDAT DES JEUNES, NORMAL ILS N'ONT PAS GALÉRÉ DE 1981 JUSQU'À NOS JOURS, NOUS PAYONS ENCORE LE SOCIALISME MITTÉRRANDIEN; MAIS ÇA, ILS NE LE SAVENT PAS, LEURS PROFS D'ÉCONOMIE SONT SOCIALISTES, DONC.....

Le retour du refoulé industriel

Dix ans plus tard, la production est partie là où on accepte de fabriquer encore. Et le cours de Bourse s'est effondré.

Défaites le joli noeud, déchirez le papier, faites tourner le cadeau entre vos mains, souriez bêtement, remerciez gentiment, et regardez subrepticement l'origine de l'objet. Vous verrez que cette année encore le père Noël est allé se servir en Chine. Le père Noël n'est pas cocardier.

Il est même carrément antinational.

Il s'est fourni au moins disant, n'écoutant pas les objurgations de Nicolas Sarkozy, de François Hollande, de François Bayrou, d'Arnaud Montebourg, de Jean-Luc Mélenchon, de Marine Le Pen, d'Eva Joly. La classe politique exhorte en choeur le peuple français à acheter et à produire en bleu, blanc, rouge. Le salut est hexagonal désormais.

On a vu ces dernières semaines nos leaders en campagne traverser avec des allures martiales les ateliers et les chantiers, casque sur la tête, lunettes de protection sur le nez. Il s'agissait de montrer au pays qu'en France demeurent quelques usines. La photo idéale montrait le candidat serrant la main d'un ouvrier, comme on salue le dernier des Mohicans.

Ce retour du refoulé industriel est un remords et une tromperie.

Nos gouvernants ne sont ni idiots ni sous-informés. Ils ont entendu assez de conseillers, rencontré suffisamment de patrons, pour savoir que la France perd ses usines depuis vingt ans comme on perd son sang. Nos déficits commerciaux abyssaux le prouvent. Nos entreprises ne sont plus assez compétitives.

Pour pallier cette déshérence industrielle, il suffisait d'écouter les bons spécialistes et les bons praticiens demander qu'on restaure les marges des entreprises, qu'on finance et encourage la recherche et l'innovation, qu'on renforce les passerelles entre universités et monde du travail, qu'on développe l'apprentissage, qu'on crée les conditions pour le développement des PME, qu'on favorise leurs exportations. Il fallait se résigner à un travail ingrat, pas toujours populaire, qui n'a rien de spectaculaire, qui ne rapporte pas de voix, et qui exige durée et effort. Quelle horreur !

On a préféré prendre pour un génie ce patron d'un groupe du CAC 40 prônant une stratégie d'entreprise sans usines. Dix ans plus tard, la production est partie là où on accepte de fabriquer encore. Et le cours de Bourse du mastodonte industriel s'est effondré.

La tromperie consiste à faire croire aux Français que pour retrouver un lustre industriel et une meilleure santé économique, il suffit de dresser des herses aux postes frontières. Alors que la France appartient à une Union européenne qui possède ses propres frontières à l'intérieur desquelles se fait la majorité de nos échanges commerciaux, alors que le monde est entré dans une ère de partage du travail où les places ne sont pas données mais acquises de haute lutte.

Mais il faut bien se faire élire.

dimanche 1 janvier 2012

"Bayrou ne sera pas au second tour" (E1)

"François Bayrou ne sera pas au second tour de l'élection présidentielle". Manuel Valls ( Le grand prédicateur, le mage royal)  , invité dimanche matin du Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France a exprimé de manière très claire son ressenti sur les desseins du candidat centriste. "C'est clair. Il doit déjà dire derrière quel candidat il se rangera au second tour", a-t-il insisté.
"François Hollande rassemblera toute la gauche, les écologistes et bien au-delà après le 1er tour", a ajouté le directeur de communication de la campagne du candidat socialiste. Mais il a prévenu, en répondant aux questions sur les éventuelles conditions de ralliement : "le Premier ministre sera de toute façon socialiste si François Hollande est élu. C'est notre tradition. Mais nous ne sommes pas dans ces calculs. Vous croyez vraiment qu'on va commencer maintenant à établir un gouvernement, comme ça se faisait dans la IVe République ?", a raillé au passage le député-maire d'Evry.

Et les politiques les plus agaçants sont…

Quand la fin de l’année approche, l’heure est aux bilans et autres rétrospectives. Un sondage a voulu se différencier en demandant aux internautes d’élire l’homme ou la femme politique la plus agaçante. 

L’année aura vraiment été noire pour ces deux là. Favori des favoris à la présidentielle, Dominique Strauss-Kahn a perdu toutes ses illusions entre une suite du Sofitel de New-York et une autre du Carlton de Lille. Ségolène Royal, que tous les sondages donnaient perdante, se rêvait encore un destin doré, avant la chute de la primaire socialiste. Le sondage en ligne réalisé pour VSD par Harris Interactive auprès de 1.001 personnes représentatives de la population de 18 ans et plus ne devrait pas leur redonner le sourire.

Sarkozy échoue au pied du podium

La personnalité la plus agaçante n’est autre que celle dont la popularité en 2007 confinait à l'adoration. Mais en 2012, le style anachronique de Ségolène Royal ne convenait plus à la situation de crise actuelle. Les Français voulaient être rassurés, pas bousculés. Résultat : la Dame du Poitou en a excédé 68%. Habitué à la première place des sondages pendant des mois, DSK doit cette fois se contenter de la place de dauphin. L’ancien directeur du FMI a été jugé comme le plus agaçant par 63% des sondés. Mais sur un autre critère, il reprend la pole position. Il forme en effet avec Anne Sinclair le couple le plus agaçant de l’année (58%), devant Johnny et Laeticia Hallyday (47%) et, en troisième position, le duo formé par les éditorialistes Eric Naulleau et Eric Zemmour (32%).
Pour compléter le podium des politiques, les internautes ont choisi Eva Joly (63%). La candidate écologiste a un style qui détonne dans la classe politique. Ses amis essayent de la "cadrer" davantage. Elle s’y refuse, arguant que cette différence sera sa force. A en croire les résultats de ce sondage, le calcul n’est - pour le moment - pas le bon. Toujours à la peine dans les enquêtes de popularité, on aurait pu imaginer Nicolas Sarkozy un peu plus haut, mais le chef de l’Etat ne termine donc "que" quatrième de cette enquête (61% de taux d’agacement). Il devance Marine Le Pen (59%), Jean-François Copé (57%), Rachida Dati (56%) et Martine Aubry (53%). François Hollande arrive en 11e position avec 47%, selon ce sondage réalisé à partir d'une liste pré-établie.

C'EST VRAI QUE LA ROYAL FERAIT DÉBANDER UN RÉGIMENT DE SOCIALISTES PERVERS.
LA PREUVE;  FLAMBY S'EST TIRÉ AILLEURS

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 
A TOUS.

Russie : Poutine démine

Vladimir Poutine, Premier ministre russe, continue de minimiser l'ampleur des manifestations qui secouent son pays. Lors de ses voeux à la nation, il a expliqué ne rien voir "d'anormal" qualifiant les mouvements contestataires de "prix à payer pour la démocratie". Samedi, la police a procédé à une dizaine d'arrestations dont l'opposant et écrivain Edouard Limonov à l'origine d'un rassemblement réclamant "une nouvelle année sans Poutine". 

Alors que les rues de Moscou s'emplissent de manifestants depuis le début du mois, le Premier ministre Vladimir Poutine n'y voit rien d'"anormal". "Tout est un peu déstabilisé, tout bouillonne, mais c'est le prix à payer pour la démocratie", a-t-il tempéré alors qu'il présentait ses vœux télévisés aux Russes. Celui qui envisage de briguer un troisième mandat à la présidentielle de mars prochain mise sur le statu quo et continue de minimiser l'ampleur de la contestation populaire.
Mardi dernier, il s'était déjà montré ferme en réponse aux manifestations du 24 décembre qui dénonçaient des fraudes lors des dernières élections législatives et réclamaient un nouveau scrutin."Les élections de la Douma (la chambre basse du Parlement) sont terminées", avait-il répondu ajoutant qu’il ne pouvait être "question de discussions sur une révision" des résultats. En outre, il estime qu'un dialogue avec les opposants est impossible. A ses yeux, le mouvement est trop désorganisé, sans leader, ni programme.

Une dizaine d'interpellations

Le régime Poutine fait face à la vague de contestation la plus importante depuis son arrivée à la tête de l'État en 2000. Le soir du réveillon de Noël, près de 100.000 russes investissaient les rues de Moscou pour réclamer une "Russie sans Poutine". Début décembre, après les élections législatives, l'opposition avait déjà réuni des dizaines de milliers de personnes, une mobilisation exceptionnelle pour le pays.
Pour le dernier jour de l'année, l'écrivain Edouard Limonov, l'un des principaux opposants, a appelé à une manifestation, place Trioumfalnaïa, à Moscou , autour du slogan "une nouvelle année sans Poutine". Le rassemblement - non autorisé - a été maté par la police qui a procédé à une dizaine d'arrestations, dont celle de l'écrivain contestataire. Un important dispositif policier avait été déployé dès samedi après-midi pour quadriller les lieux. Certains manifestants ont été interpellés directement à la sortie du métro, située à côté de la place, empêchant toutes contestations. L'opposition compte poursuivre le mouvement et, pour l'heure, a promis d'organiser un nouveau rassemblement après la longue période de jours fériés (du 1er au 10 janvier), sans pour autant fixer de date.

Le temps de la solidarité


Pour les politiques, les vœux du 1 er janvier sont toujours une corvée. Ils s’en débarrassent le plus souvent comme ils signent leurs volumineux parapheurs. Avec le sens du devoir mais sans enthousiasme. Mécaniquement. Et quand il leur prend de renouveler le genre pour faire moderne, en faisant visiter, au besoin, leur petit chez-eux, ils parviennent à transformer le fastidieux exercice en objet de dérision. Dommage. Ils ratent ainsi l’occasion — qui ne se représente pas si souvent — d’être plus grands qu’eux-mêmes.

Ils auraient bien fait l’impasse pour ce numéro 2012. Le cahier des charges est très lourd, il faut bien le reconnaître. Comment parler d’espérance sans être ridicule quand le pays s’enfonce dans une crise fondamentale qui remet en question toutes ses certitudes ? Comment se livrer avec authenticité à moins de quatre mois du premier tour de l’élection présidentielle ? Il faudrait avoir l’instinct aventurier, ou désespéré, voire carrément fou, pour prendre le risque de tout perdre en parlant vrai. Mais on préfère, décidément, être raisonnable. L’est-ce bien, raisonnable, quand les circonstances, elles, ne le sont pas ?

Ah, la vérité… Vous verrez, ce sera le mot de l’année. Le concours a déjà commencé. C’est à qui donnera les meilleurs gages de son courage. L’oscar du boniment pour célébrer la vertu autoproclamée de l’effort réclamé. Pour emporter le morceau, on poussera même, au besoin, la chansonnette sacrificielle. La tentation c’est la version sombre, comme la météo. De l’anti-Trenet. Ce n’est pas le cœur qui fait boum, mais le chômage, et à l’horizon, cher Bashung, les golfes ne sont pas très clairs. La nuit, quand on se pose des tonnes de questions, on ment, on ment, pour ne pas voir. Les mots noirs, comme l’obscurité, sont si commodes pour se lover dans l’immobilité.

Déjà minuit et on frissonne. Léger vertige devant le compteur à zéro. Mais à 0h01, tout est à réinventer. Les difficultés ont résisté aux jolies bulles ensorceleuses et aux décomptes échevelés qui cavalcadent, inconscients, vers un inconnu menaçant. Elles ont traversé la frontière du calendrier avec leur cortège bruyant d’égoïsmes et d’inégalités qui ne demandent qu’à prospérer dans le froid climat de la récession. On en oublierait presque la belle héroïne, silencieuse, un peu à l’écart, qui leur tourne le dos. Elle tremblote un peu au vent d’hiver mais elle sourit. Elle sourit toujours… Et ne renonce jamais à parler d’avenir. Discrète et volontaire, elle a juste un nom, un peu compliqué, c’est vrai, en cinq syllabes. Solidarité.

Europe: les dates clés de janvier

Pour beaucoup d'investisseurs, il est clair que la crise de la dette en Europe va encore durer. Après l'action de la Banque Centrale Européenne (BCE) la semaine dernière pour améliorer les liquidités bancaires, leur humeur est passé à l'aigre. Les banques ont stockés un niveau record de dépôt à la BCE au lieu de s'en servir pour prêter aux entreprises et relancer l'économie, la Grèce est toujours dans l'ornière, et bien que les rendements des obligations italiennes et espagnoles se sont améliorés, les spécialistes doutent que cela dure indéfiniment.
Actuellement, les doutes et la peur mènent les négociations, et voici les dates clés qui pourrait aggraver ou donner une solution à la crise.
  • 4 janvier: Une estimation rapide de l'indice des prix à la consommation pour la zone euro pourrait influencer la politique monétaire de la BCE, et montrer à quel point la crise ralentit l'économie. Selon Bloomberg, les analystes prévoient une baisse de l'inflation: 2,8% en décembre, alors qu'elle était à 3% en novembre.
  • 7 janvier: les chefs d'entreprises espagnols et les syndicats doivent parvenir, à cette date, à un accord sur la réforme du travail. L'accord sera centré sur l'éducation, les vacances, la résolution des différends en dehors du travail et les règles de participation des travailleurs. Ils auraient déjà fait de substantiels progrès vers un accord. Cependant, couplé avec les modifications du budget du gouvernement, pourrait provoquer grèves et protestations.
  • 9 janvier: Selon l'indiscrétion d'un fonctionnaire européen, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy pourraient se rencontrer à Berlin le 9 janvier afin de discuter de la position franco-allemande sur la politique économique de la zone euro. Cette réunion n'est cependant pas confirmée.
  • 12 janvier: le conseil des gouverneurs de la BCE doit se réunir à Francfort afin d'arrêter ses décisions à propos de la politique monétaire. Cette décision dépendra beaucoup de l'indice des pris à la consommation, notamment en Allemagne, et des risques sur la stabilité des prix.
  • 20 janvier: A cette date devrait prendre fin le voyage des représentants de la troïka (Commission européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne) en Grèce. Le but de cette visite est de discuter avec le gouvernement de coalition d'un deuxième plan de renflouement de 130 milliards d'euros et du projet d'échange de dette avec le secteur privé. La Grèce va devoir combler un trou de 1,2 milliard d'euros du budget de l'an prochain, ce qui rend de nouvelles mesures d'austérité incontournables.
  • 23-24 janvier: Les ministres de finances des 27 pays de la zone euro se rencontreront à ces dates. La clé ici seront les relations entre le ministre britannique Georges Osborne, qui ne fait pas partie de la zone euro, et les autres ministres, car les tensions entre ministres pourraient changer la face de l'Union Européenne.
  • 30 janvier: Les leaders de l'Union européenne se réuniront pour un sommet, cette fois pour tenter de trouver une solution face au fort taux de chômage.
  • 31 janvier: Cette date est la limite pour les détenteurs privés d'obligations grecques pour accepter un accord d'échange avec le gouvernement grec. Bien que ces entretiens aient été menées à huis clos, le pronostic pour une transaction réussie apparaît sombre.

Les personnalités les plus agaçantes de 2011

Une enquête, réalisée par Harris Interactive pour le magazine VSD, révèle les noms de ceux et celles qui ont le plus irrité les Français en 2011.
Chaque année qui s'achève connaît son lot de classements et de palmarès. L'hebdomadaire VSD Nikos Aliagas et de Patrick Sébastien. Ségolène Royal en politique et Franck Ribery en sport sont eux aussi des récidivistes. La présidente du conseil régional de Poitou-Charentes (70%) devance ainsi Dominique Strauss-Kahn et la candidate Europe-Ecologie à la présidentielle Eva Joly. Nicolas Sarkozy est quatrième. Quant à Frank Ribéry, il se place devant son coéquipier de l'équipe de France Karim Benzema et l'entraîneur de l'Olympique de Marseille Didier Deschamps.   dévoile ainsi les têtes à claques de 2011. Selon ce sondage en ligne, Benjamin Castaldi remporte la palme pour la deuxième année consécutive dans la catégorie télé, suivi de
En revanche, si l'ancien président du FMI se fait voler la vedette en politique, il se rattrape en formant avec Anne Sinclair le couple le plus agaçant de l'année avec 58% des votes, devant Johnny et Laeticia Hallyday, et Eric Naulleau et Eric Zemmour. Enfin, en "arts et spectacles", c'est le philosophe et écrivain Bernard-Henri Levy qui rafle la mise avec 50% des voix, précédant Joey Starr, Tristane Banon et Carla Bruni-Sarkozy. A noter que Yannick Noah, désigné personnalité préférée des Français pour la septième année consécutive en août dernier, est paradoxalement classé sixième. 

samedi 31 décembre 2011

2012, obligation d’équité… Enfin ! 

Ce soir on bascule. Finie 2011 et sa cohorte de mauvaises nouvelles qui ont remisé définitivement nos certitudes au vestiaire. Finie 2011 et cette actualité si chaude qu’on a fini par exploser tous les records de chaleur depuis que les relevés météo existent.

Vivement 2012, vivement ce soir minuit qu’on en termine, que l’on puisse repartir d’un bon pied et se jurer que, cette fois, cette année, « on » fera entendre nos voix d’indignés. Cela tombe bien. 2012 c’est d’abord une année d’élections. En France, en Russie, aux États-Unis, on va voter. L’occasion unique de choisir sa route et son guide, un peu comme à l’orée d’un désert à traverser, on parie sur celui – ou celle – qui nous emmènera le plus loin sans qu’on en vienne à manquer d’eau.

Bien sûr, nous allons encore y laisser des plumes. On a trop dépensé, on a trop exigé, on a trop fermé les yeux, se voulant aveugles d’un monde qui, peu à peu, nous laisse de côté après nous avoir trop donné. On désigne à l’envi ceux qui nous gouvernent de tous les maux, alors que nous avons tant de mal, chacun chez soi, à réviser nos façons. Cette fois, c’est dit, on va se serrer la ceinture d’un cran, tout nous y contraint. Pas trop avant les élections… Bien plus après.

Nous pourrons le faire, tous, à une seule condition, fondamentale et nécessaire maintenant. Que celles et ceux qui nous gouvernent, ici et ailleurs, imposent enfin la seule chose qui nous manque vraiment dans ce monde : l’équité.

Hollande souhaite pour 2012 «une année du changement»




François Hollande : "2012, l'année du changement" par francoishollande


POUR QUI SE PREND-IL, CE SINISTRE CON ?

Grèce : Papademos populaire malgré la crise

Le Premier ministre grec Lucas Papadémos demeure populaire malgré les mesures d'austérité mises en oeuvre par son gouvernement de coalition pour éviter la faillite au pays, à en croire samedi un sondage rendu public.
Soixante-six pour cent des personnes interrogées disent avoir une bonne ou plutôt bonne opinion de Papadémos, contre 25% qui le voient sous un jour défavorable, selon l'enquête de l'institut Kapa pour le journal To Vima. Les neuf pour cent restants ne se prononcent pas.
Le sondage, réalisé les 28 et 29 décembre, indique d'autre part que les conservateurs de la Nouvelle démocratie (ND) arriveraient en tête de législatives si elles avaient lieu aujourd'hui. Mais avec 21,4% seulement, ce parti serait loin d'avoir la majorité. Les socialistes du Pasok ne recueilleraient que 12,6%, les communistes du KKE 9,3% et le parti d'extrême droite LAOS 5,3%.

Grèce: grève sur l'Acropole

L'Acropole d'Athènes, monument phare de l'antiquité grecque, ainsi que les principaux sites et musées du pays sont restés porte close aujourd'hui en raison d'une grève des gardiens protestant contre leur non-paiement le week-end.

"Fermé pour cause de grève du personnel", indique une affichette à l'entrée de l'Acropole, où des groupes de dizaines de touristes exprimaient leur déception, a rapporté une photographe de l'AFP. L'Union panhellénique des gardiens des sites archéologiques (Peyfa) a relancé cette mobilisation, qui touche la plupart des sites et musées, en raison "du non-règlement du problème du paiement des week-ends", a affirmé à l'AFP un de ses responsables, Costas Oikonomou. Après le vote cet automne d'une loi imposant de nouvelles mesures de rigueur au pays, "le paiement des week-ends a été purement et simplement supprimé, le ministère de la Culture nous avait promis de régler la question mais n'a rien fait".

Les gardiens, qui avaient mené mené plusieurs journées d'actions d'avertissement fin novembre, seront en grève "tous les samedis jusqu'à un règlement", a-t-il affirmé.
La Grèce, qui est parmi les premiers pays à être frappés par la crise de la dette depuis deux ans, est soumise à une austérité draconienne sous la pression de ses créanciers, l'UE et le FMI, en échange de sa mise sous perfusion financière, au prix d'importantes réductions des salaires surtout dans la fonction publique. Les grèves des gardiens des sites et musées sont fréquentes en Grèce, au grand désespoir des opérateurs touristiques.

Une bonne année 2012 (quand même)

Ce soir, Nicolas Sarkozy va sacrifier à la rituelle cérémonie des vœux. Le président devrait faire dans le sobre. L'exercice s'annonce ardu. Difficile il est vrai d'évoquer comme l'an passé une nouvelle « année utile » — après le contre-exemple de celle qui s'achève par l'entrée du pays en récession économique. Surtout quand l'avenir n'apparaît guère enthousiasmant, plombé par son lot d'augmentations dès le 1er janvier et rythmé par une présidentielle dont on peine à saisir pour l'heure une quelconque dynamique de changement… Un regard rétrospectif offre pourtant des raisons, sinon de se réjouir, au moins d'attendre des surprises. En 2011, on a ainsi eu un accident nucléaire au Japon, une icône de la geek culture, Steve Jobs, vrai révolutionnaire de nos modes de vie, qui s'est éteint, la sidérante chute de DSK, une crise européenne qui croît de manière implacable, mais aussi des régimes autocratiques qui s'effondrent dans le monde arabe, un terroriste mythique qui disparaît quasi fugitivement (qui parle encore de Ben Laden ?) ou l'irruption dans le monde entier de nouvelles formes de contestation inédites. Autant d'événements inimaginables il y a douze mois… Plus personne n'ose aujourd'hui revendiquer un sens de l'Histoire ou prétendre qu'elle a atteint sa fin… sinon les adeptes de la cosmologie maya qui l'ont daté au 21 décembre prochain. À défaut de certitudes, cet avenir mouvant peut donc apporter son lot de tragédies mais aussi de motifs d'espérances. De quoi pouvoir légitimement — et sincèrement — souhaiter une heureuse année à tous nos lecteurs.

Grèce: Elefthérotypia, un quotidien historique de gauche, risque la faillite

 La société propriétaire du quotidien historique de gauche Elefthérotypia, l'un des principaux journaux grecs, a demandé vendredi à la justice d'être soumise à une procédure spéciale, prévue pour les entreprises en difficulté financière, a-t-on appris de source judiciaire.

Cette procédure, prévue dans le code des faillites, permet à l'entreprise d'élaborer avec l'accord de ses créanciers un plan de restructuration et d'assainissement afin d'éviter la faillite, selon la même source.


Comptant environ 800 journalistes, administratifs et techniciens, "le quotidien n'a pas été publié depuis une semaine en raison des grèves reconductibles de 48 heures du personnel réclamant des salaires impayés depuis le mois d'août", a indiqué à l'AFP Panos Sokos, représentant des employés.

Me Dimitris Klokotaras, l'avocat du personnel, estime que "le recours à la justice n'est qu'une manoeuvre de la société pour éviter de payer les arriérés" et que le journal "ne risque pas la faillite".

Déficitaire depuis 2008, comme plusieurs médias grecs pour cause de crise, la société propriétaire du quotidien, X.K.Tegopoulos S.A, "a entamé en été son assainissement et demandé un emprunt auprès d'une banque grecque, qui jusqu'ici n'a pas été octroyé", explique M. Sokos.

Les banques grecques, qui détiennent un grand nombre d'obligations de l'Etat, sont soumises depuis septembre à un contrôle international en vue de leur recapitalisation dans le cadre de la restructuration de la dette grecque.

Ce contrôle a limité l'octroi de crédits aux entreprises, dont plusieurs souffrent de manque de liquidités.

Depuis sa fondation en 1975, un an après la chute de la junte, Elefthérotypia, surnommé "le journal des rédacteurs", a cultivé une image de tribune libre pour les mouvements de gauche. Il fut parmi les premiers quotidiens à publier les revendications des groupes extrémistes grecs dans les années 80 et 90.

La crise de la dette depuis deux ans a provoqué la fermeture de deux quotidiens grecs tandis que les licenciements sont monnaie courante. Une chaîne privée de télévision a récemment cessé de transmettre son programme pour cause de grève du personnel, impayé depuis plusieurs mois.
TOUTE PRESSE DE GAUCHE QUELLE QU'ELLE SOIT DOIT DISPARAITRE, ELLE VÉHICULE UN PSEUDO-HUMANISME DE PACOTILLE QUI AVEUGLE LES PEUPLES.